Brigade spécialisée de terrain

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En France, les Brigades territoriales de contact (BTC), anciennement « UTeQ » (Unités TErritoriales de Quartier) puis « BST » (Brigades Spécialisées de Terrain), sont des unités de la Direction nationale de la Sécurité publique (DCSP) de la police nationale et faisaient partie de la police de proximité.

Leur mission

Les UTeQ étaient implantées en milieu urbain et travaillaient dans les quartiers sensibles[1]. Leurs missions se faisaient plutôt à pied. Elles avaient vocation de police générale sur leur zone d'attribution et pouvaient mener des actions répressives ; leur mission était surtout de faire remonter l’information et renouer le contact avec les habitants[2].

Elles faisaient partie de la lutte contre les violences urbaines en même temps que les Compagnies de sécurisation. Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux annonce leur quasi-doublement le  ; le , il supprime les UTeQ et les remplace par des brigades spécialisées de terrain (BST)[3].

Les BST seront différentes : ce ne seront pas des « policiers d'ambiance ou des éducateurs sociaux... [ni des] grands frères inopérants en chemisette qui font partie du paysage », a précisé le ministre[3]. Le ministre préfère le terme « policier de terrain »[3] et souligne qu'il s'agit d'une évolution et non d'une suppression[4].

Histoire

Les trois premières UTeQ ont été implantées en (leur formation a débuté le 28 mars 2008[réf. nécessaire]) en Seine-Saint-Denis pour couvrir les quartiers du Chêne-Pointu, du Bois du temple et des Bosquets à Clichy-Montfermeil, le Franc-Moisin-Bel Air à Saint-Denis, et la cité des 4000 à La Courneuve. L'effectif total était théoriquement de 60 policiers[2].

Elles sont soutenues par la nouvelle Compagnie de sécurisation de Seine-Saint-Denis : la CS-93 (située alors à Bobigny). La CS-93 n'apparaitra qu'en . Jusque là, les UTeQ ont été appuyées principalement par la CDI-93, les UMS-93.

En , 24 UTeQ avaient été mises en place en France. 26 supplémentaires étaient attendues d'ici fin 2009[5]. D'ici 2011 il était prévu 100 UTeQ.[réf. nécessaire]. Leur remplacement par les BST en 2010 serait la conséquence d'un audit des 34 UTeQ existantes fin 2009. Les deux premières BST ont vu le jour à Toulon et Perpignan à l'automne 2010[3].

En 2017, les BST voient leur nom changer en BTC (Brigades Territoriales de Contact) dans le cadre de la politique de police de sécurité du quotidien (PSQ) voulue par Emmanuel Macron et le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gérard Collomb.

Selon Sébastien Durand, directeur départemental de la sécurité de proximité dans le Val-de-Marne, déclare : « Leur mission consiste à répondre aux doléances des citoyens qui nous parviennent grâce à une cellule d'écoute qui épluche les courriers, les appels et les courriels que nous reçevons. » ; ces unités, qui arpentent leurs secteurs à pied, à VTT ou en voiture, sont une « source précieuse de renseignements opérationnels. »

Structure

Qualification du personnel

Les fonctionnaires de Police travaillant en UTeQ ont reçu plusieurs formations :

  • l'habilitation à la plupart des armes à létalité réduite en dotation dans la Police nationale ;

Les BTC seront constituées de « fonctionnaires expérimentés, travaillant en tenue d'intervention ». Ils reçoivent une formation spécifique de trois semaines pour les mettre en mesure d'avoir une « action ciblée dans le temps en s'inspirant de l'emploi du temps des délinquants » et de la délocalisation éventuelle de leurs activités[3].

Localisation

Chaque BTC est basée dans un commissariat central de Police ou un hôtel de police, à l'exception de la BTC de Saint-Denis qui est basée sur le commissariat subdivisionnaire de La Plaine Saint-Denis. Elle est commandée par un gradé du corps d'encadrement et d'application (brigadier-chef ou major. La BTC est composée de fonctionnaires de Police en tenue, volontaires.

Notes et références

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