Brugine
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Histoire
Les origines de Brugine remontent à la période médiévale, le toponyme dérivant probablement du latin médiéval brugum, signifiant « bourg ». Dès les XIIe et XIIIe siècles, la localité est mentionnée sous les formes Brudicine, Brudizine ou Bruzene dans les actes notariés, ce qui suggère une occupation humaine ancienne et une activité économique liée à l'agriculture et à la pêche[2].
Au XIIe siècle, Brugine et Campagnola formèrent un libre commune, auquel s'ajouta plus tard la localité d'Ardoneghe. La présence d'un port florissant est attestée jusqu'en 1142, date à laquelle les seigneurs de Padoue entreprirent des travaux de canalisation des fleuves, modifiant ainsi le paysage hydraulique local. Les noms de certaines localités, comme Porto à Campagnola et Arzerini à Brugine, témoignent encore de cette ancienne voie navigable[3].
Pendant la période de la république de Venise (à partir de 1405), Brugine fut intégrée à la podestarie de Piove di Sacco. Les terres fertiles de la région attirèrent l'aristocratie vénitienne, qui y construisit des résidences somptueuses et des exploitations agricoles. Parmi les édifices notables, la Villa Roberti fut érigée vers 1553 par la famille de Roberti, ornée de fresques attribuées à des artistes tels que Veronese, Zelotti et Fasolo.
Au XIXe siècle, après la chute de la république de Venise, Brugine suivit le destin de la Vénétie, passant sous domination autrichienne puis italienne. La commune connut une période difficile pendant les deux guerres mondiales, avec des pertes humaines et des destructions. Après la Seconde Guerre mondiale, Brugine connut un développement économique et urbain, marqué par la division des terres et la modernisation des infrastructures[4].

