Bureau français de coopération en Corée du Nord
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| Fondation |
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| Zone d'activité | |
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| Type | |
| Forme juridique |
(autre) service déconcentré de l'état à compétence territoriale |
| Domaine d'activité |
Affaires étrangères |
| Siège | |
| Pays | |
| Coordonnées |
| Effectif |
2 employés () |
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| SIREN | |
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| OpenCorporates |
Le bureau français de coopération en Corée du Nord est la représentation non-diplomatique de la France en Corée du Nord. Situé à Pyongyang, il agit dans les domaines culturel et humanitaire.
Contexte
Depuis 2001, la France est l'un des deux pays de l'Union européenne, avec l'Estonie, à ne pas avoir de représentation diplomatique en Corée du Nord[1]. La Corée du Nord a une représentation diplomatique en France depuis 1984[1].
Création
En [2], Nicolas Sarkozy – alors président de la République – charge Jack Lang d'une mission sur les relations avec la Corée du Nord[1],[3]. Ce dernier se rend alors à Pyongyang[4] et à son retour en [5], il recommande la création d'un bureau de coopération[2],[3]. En , la Corée du Nord donne son accord pour l'ouverture d'un bureau français à Pyongyang[6],[7].
En , Nicolas Sarkozy annonce la création d'un bureau en Corée du Nord[1], déclaration qui est réitérée en [1],[8],[3]. Les évènements de l'incident de la corvette Cheonan et du bombardement de Yeonpyeong[9] retardent la création effective du bureau[10],[11],[12],[13].
Les missions du bureau à Pyongyang sont effectivement créées le [14],[1].
Pour célébrer l'ouverture du bureau, un évènement culturel est organisé à Paris, prenant la forme d'un concert mêlant des musiciens nord-coréens – de l'orchestre Unhasu – et des musiciens français – de l’orchestre philharmonique de Radio France[15],[16].
Oliver Vaysset, le premier directeur du bureau, déclare : « il m'a fallu deux ans pour mettre en place un bureau opérationnel suffisant pour notre travail diplomatique. »[17].
Réactions
Le projet de création est perçu avec inquiétude par le Japon[3], mais est vu positivement par la Corée du Sud[1],[18],[19].
Des personnalités au sein de l'État français jugent le projet de bureau « prématuré ». Certaines personnes à l'Élysée estiment que la création du bureau est un signal incitant la Corée du Nord à poursuivre sa progression sur le plan nucléaire[3]. Le ministère des Affaires étrangères français pense que cela permettra de suivre les changements politiques et sociétaux d'un régime qui ne restera pas toujours enfermé dans ses frontières[3].
La Corée du Nord considère positivement cette initiative, percevant cette installation comme le dernier maillon avant l'ouverture de relations diplomatiques officielles[17].
Tension en 2013
Lorsque le conflit coréen s'intensifie en 2013, la Corée du Nord, entre autres pays, recommande à la France de quitter son bureau de coopération à Pyongyang car elle ne pourrait plus garantir sa sécurité en cas d'escalade après le [17],[20]. Cependant, la France annonce qu'elle ne veut pas retirer ses agents en Corée du Nord pour le moment[réf. nécessaire][21].
Fermeture depuis le Covid-19
Depuis le , et pour une durée indéterminée, le bureau de coopération est fermé temporairement jugeant que son fonctionnement était « gravement entravé »[22]. Le personnel français est évacué vers Vladivostok en avion[22],[23], à la suite de la stricte fermeture des frontières par les autorités nord-coréennes causée par la pandémie de Covid-19[24],[25].
Représentation non-diplomatique
Organisation
Le bureau est constitué de deux personnes sur place : un directeur et un « attaché linguistique »[28].
Il est situé dans une pièce du bâtiment des ambassades européennes[13], au sein de l'ambassade d'Allemagne à Pyongyang[17],[29].
Le premier directeur du bureau, Olivier Vaysset, précise : « j'ai dû installer le bureau au sein du campus allemand dans l'un des espaces abandonnés après la réunification de l'Allemagne »[17].
Directeurs
Objectif
La France n’ayant pas de relations diplomatiques avec ce pays[3], les missions du Bureau français de coopération sont essentiellement d’ordre humanitaire et culturel[24],[33],[34] mais aussi d'ordre linguistique et éducatif[1].
Le bureau est en lien avec les ONG humanitaires sur place[17], notamment deux ONG françaises : Triangle Génération humanitaire et Première Urgence Internationale[35],[36].
