Burnhaupt-le-Bas
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| Burnhaupt-le-Bas | |
La mairie[1]. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Haut-Rhin |
| Arrondissement | Thann-Guebwiller |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach |
| Maire Mandat |
Alain Grieneisen 2020-2026 |
| Code postal | 68520 |
| Code commune | 68059 |
| Démographie | |
| Gentilé | Burnhauptois |
| Population municipale |
1 969 hab. (2023 |
| Densité | 167 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 43′ 07″ nord, 7° 09′ 45″ est |
| Altitude | Min. 279 m Max. 330 m |
| Superficie | 11,77 km2 |
| Type | Bourg rural |
| Unité urbaine | Burnhaupt-le-Haut (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Mulhouse (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Masevaux-Niederbruck |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | Site Officiel |
| modifier |
|
Burnhaupt-le-Bas est une commune de la couronne périurbaine de Mulhouse située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , dans le territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.
Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace.
Ses habitants sont appelés les Burnhauptois et les Burnhauptoises.
Localisation

Cette section est rédigée à partir des informations fournies par l'office de tourisme[2].
Burnhaupt-le-Bas fait partie de l'arrondissement de Thann et du canton de Cernay. Située à 1 km du lit de la Doller à la porte du Sundgau, la commune est idéalement placée près d'un nœud routier et autoroutier. Cernay est à 11 km, Thann à 15 km, Masevaux à 16 km, Mulhouse à 16 km et Altkirch à 14 km.
Milieux naturels et biodiversité

Présence de milieux remarquables :
- le massif du Buchwald : forêt située en direction de Gildwiller-Diefmatten reconnue comme un espace naturel sensible du département ;
- les espaces riverains de la Doller (rivière reconnue de première catégorie) abritent des habitats naturels de type prairies humides, quelques restes de sites de roselières ainsi que des chênaies-charmaies alluviales ;
- les prés-vergers autour du village ;
- l’étang de pêche du Hagendorn et le plan d’eau à l’entrée nord du village.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Doller, le Krebsbach, le Steinbaechel et le ruisseau Gross Runzgraben[3],[4],[Carte 1].
La Doller, d'une longueur de 46 km, prend sa source dans la commune de Dolleren et se jette dans l'Ill à Mulhouse, après avoir traversé 17 communes[5]. Les caractéristiques hydrologiques de la Doller sont données par la station hydrologique située sur la commune de Burnhaupt-le-Haut. Le débit moyen mensuel est de 4,19 m3/s[Note 1]. Le débit moyen journalier maximum est de 93,5 m3/s, atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de 134 m3/s, atteint le [6].
Le Krebsbach, d'une longueur de 15 km, prend sa source dans la commune de Soppe-le-Bas et se jette dans la Largue à Heidwiller, après avoir traversé sept communes[7].
Le Steinbaechel, d'une longueur de 14 km, prend sa source dans la commune et se jette dans la Doller à Pfastatt, après avoir traversé sept communes[8].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Doller ». Ce document de planification concerne le bassin versant de la Doller dont le territoire s’étend sur 280 km2. Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte « Rivières de Haute-Alsace »[9].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[12] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[13]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 793 mm, avec 9,2 jours de précipitations en janvier et 9,6 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Carspach à 12 km à vol d'oiseau[16], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 827,7 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,7 °C, atteinte le [Note 3].
Urbanisme
Typologie
Au , Burnhaupt-le-Bas est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Burnhaupt-le-Haut[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est ville-centre[Note 5],[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[21]. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[22],[23].
Toponymie
Histoire
Des vestiges du Néolithique et de l'époque témoignent d'un passé lointain du banc du village. Burnhaupt-le-Bas ne faisait qu'une seule agglomération.
Elle a été séparée en deux villages. Le village apparaît sous l'appellation de Brunnhobetum en 823[25], Brunnehoupten en 1271[25] et Nidern Burnhohbten dès l'année 1394. Il fait alors partie de la seigneurie de Thann et de la prévôté de Burnhaupt qui en 1671 comprend deux mairies avec les deux Burnhaupt et Gildwiller.
En 1474[26], Burnhaupt-le-Bas et une trentaine d'autres villages alentour (Gildwiller, Schweighouse-Thann...) furent victimes des mercenaires, lors de l'invasion de Charles le Téméraire Duc de Bourgogne. Les femmes et les enfants sont enlevés avec plus de 200 bovins. Les mercenaires égorgèrent le prévôt légitime, Henri de Ziellemp, à l'Abbaye de l'Oelenberg, puis pillèrent celle-ci.
Ce village a été ravagé par trois incendies : le premier incendie du a détruit 13 maisons d'habitation ; le second le en a dévoré 20 et lors du troisième le , 87 maisons ont été la proie des flammes.
Selon Jacques Baquol[25], avant le dernier incendie, il y avait encore une ruelle appelée Freyhof (aujourd'hui « Impasse du Freihof »[27]), qui passait pour avoir été un lieu d'asile. De cette ruelle on pouvait voir une tour carrée, qui existait déjà avant la guerre de Trente Ans, et qui fut l'unique vestige du village.
Avant les derniers incendies (1850), le village comptait 1 116 habitants[25]. En 1865, le village ne comptait plus que 943 habitants[25].
Lors d'une séance de la commission directoriale se déroulant le , on prend connaissance d'une lettre de M. le préfet du Haut Rhin, qui prie la « Commission directoriale » d'intervenir auprès des pasteurs du département, pour faire une collecte au profit des incendiés de Burnhaupt-le-Bas. Cette lettre sera transmise à M. l'inspecteur Heyler, avec « prière d'en donner connaissance aux quatre Consistoires du Haut Rhin et de les engager à remplir les intentions du préfet »[28].
Burnhaupt-le-Bas fut le siège d'une perception des contributions directes et possédait un atelier de tissage de coton, ainsi que deux moulins à blé. La foire aux râteaux se déroulait le lundi de Pentecôte ainsi que les troisièmes lundis du mois de mars, octobre et novembre.
Première et Seconde Guerres mondiales
Pendant la Première Guerre mondiale, le village est complètement ruiné. Il sera à nouveau endommagé, mais à un moindre degré durant la Deuxième Guerre mondiale[29].
La commune a été décorée de la croix de guerre 1914-1918[30].
Le [27], les soldats du 2e B.C.P. stationnés à Burhnaupt-le-Bas, montèrent à l'assaut du couvent de l'Oelenberg. 21 d’entre eux y périrent, ils reposent aujourd’hui dans le cimetière communal. De nombreux Louhannais avaient rejoint la première armée et en leur mémoire, la place de l'Église a été baptisée « Place du 2e B.C.P. ».
Son marché aux râteaux
Burnhaupt-le-Bas est connue pour son marché aux râteaux (Rachamarkt), du lundi de Pentecôte.

Selon une légende allemande, saint Wendelin, fils du roi d'Écosse, quitta ses richesses et ses terres avec un bâton de pèlerin. Il vécut en Allemagne vers l’an 600, très pauvrement, en gardien des troupeaux et se retira en ermite. C'est pourquoi il devint le saint-patron des bergers et des paysans.
Fortement vénéré depuis le XVe siècle en Alsace, le plus important lieu de culte qui lui a été dédié dans la région se trouve à Burnhaupt-le-Bas. C'est la chapelle située à la sortie du village en direction de Bernwiller qui a été reconstruite à plusieurs reprises à la suite d'importants dommages de guerre.
Chaque année, le , jour de la Saint-Wendelin, la foule de pèlerins s'y rassemblait. Paysans, bergers et artisans apportaient leurs offrandes pour la bonne saison écoulée (objets de culte et divers produits de la ferme). Tout cela était vendu aux pèlerins au profit de la chapelle.

Ainsi le culte de saint Wendelin fut à l'origine d'une foire, qui en fit renommée.
Existant depuis des siècles, elle fut interdite lors de la Révolution française de 1789 en raison de son caractère civil et religieux à la fois, et à nouveau autorisée officiellement en 1821 sous Louis XVIII.
Comme le profane (danse, autres réjouissances et foire) se mêlait de plus en plus au sacré au cours de ces fêtes patronales, l'Église autorisa bientôt l'institution d'une fête civile à une autre date, fixée par délibération du conseil municipal.
Les édiles de Burnhaupt-le-Bas fixèrent alors la « Kilbe » (fête foraine), ainsi que le transfert de la foire de la Saint-Wendelin au lundi de Pentecôte.
Comme les « Rachemacher » (les fabricants de râteaux) de Burnhaupt étaient réputés pour leurs râteaux à faner légers, commodes, solides et plus modernes, qu'ils proposaient à la vente avant le début de la fenaison, cette foire reçut le nom de « Rachamarkt », foire aux râteaux vers 1855.
Le choix de cette date est également dû au fait que depuis 1672, le lundi de Pentecôte était aussi la fête des gardiens de troupeaux.
Le matin, un cortège de quête de « Pfingstpflitter » (frileux de Pentecôte) défilait dans le village. Ce personnage symbolique était légèrement habillé et décoré de verdure, portait un chapeau de joncs et représentait l'hiver finissant, ainsi que l'état de verdure des prés permettant l’ouverture des pâturages de printemps. L’après-midi, une course de chevaux se déroulait sur les « Blingen » (prés situés entre l'actuelle salle des Fêtes et la rue du Blingen), suivie de la danse de Pentecôte.
Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la « Kilbe » avait la primauté.
Plus tard, la foire ou « Rachamarkt » prit la prépondérance et grandit d’année en année.
Burnhaupt-le-Bas, issu de la division de Burnhaupt en deux agglomérations, apparaît en 1441 sous la dénomination de « Inferior Burnhoupten ». Le village appartient en ce temps aux Habsbourg, jusqu'à la paix de Westphalie, puis, de 1658 à la Révolution française aux ducs de Mazarin. La commune est titulaire de la croix de guerre 1914-1918.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune de Burnhaupt-le-Bas est membre de la communauté de communes de la Vallée de la Doller et du Soultzbach[31], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Masevaux-Niederbruck. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[32].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Thann-Guebwiller, à la circonscription administrative de l'État du Haut-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[31].
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Masevaux-Niederbruck pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[33].
Chronologie des maires
- Signature du maire, Hass Jean[35] ; 1835 - 1843 Burnhaupt le Bas.
- Signature du maire, Apollinaire Bitsch[35] ; 1832 - 1835 Burnhaupt le Bas.
- Signature du maire, Augustin Bitsch[35] ; 1843 - 1860 Burnhaupt le Bas.
Administration de 1789 à 1920
| Souveraineté | 1789, Royaume de France 1790. Haut-Rhin |
| Département | 1793, Haut Rhin 1801, Haut-Rhin |
| District | 1793, Belfort |
| Arrondissement | 1801, Belfort 1871, Kreis Thann |
| Canton | 1793, Seyrenay 1801, Cernay |
| Municipalité | 1793, Burnhaut Bas 1801, Burnhaupt Bas |
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[41].
En 2023, la commune comptait 1 969 habitants[Note 9], en évolution de +4,85 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).









