Oderen
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Oderen | |
Vue depuis le Treh. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Collectivité territoriale | Collectivité européenne d'Alsace |
| Circonscription départementale | Haut-Rhin |
| Arrondissement | Thann-Guebwiller |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin |
| Maire Mandat |
Jean-Marie Grunenwald 2020-2026 |
| Code postal | 68830 |
| Code commune | 68247 |
| Démographie | |
| Population municipale |
1 215 hab. (2023 |
| Densité | 64 hab./km2 |
| Population unité urbaine |
9 523 hab. (2023) |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 54′ 36″ nord, 6° 58′ 34″ est |
| Altitude | Min. 445 m Max. 1 264 m |
| Superficie | 19,12 km2 |
| Type | Petite ville |
| Unité urbaine | Saint-Amarin (ville-centre) |
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Cernay |
| Législatives | Quatrième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
|
Oderen [odəʁən] ⓘ est une commune française de moyenne montagne située dans la circonscription administrative du Haut-Rhin et, depuis le , intégrée au territoire de la Collectivité européenne d'Alsace, en région Grand Est.
Cette commune se trouve dans la région historique et culturelle d'Alsace et fait partie du massif des Vosges.
Ses habitants sont appelés les Oderinois.
Localisation
Oderen est une commune de la vallée de la Thur. Elle se situe en aval de Kruth et en amont de Fellering. Le col d'Oderen (884 m) mène à Ventron dans les Vosges mais la route qui l'emprunte fait un crochet par Kruth. Oderen fait partie du canton de Saint-Amarin et de l'arrondissement de Thann.
C'est une des 201 communes du parc naturel régional des Ballons des Vosges[1].
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par la Thur, le Drehlochbach[2], le Gottbach[3], le Hundsrunz[4], le Schalmbach[5], le Steinlebach[6] et le ruisseau Runscherunz[7],[8],[Carte 1].
La Thur, d'une longueur de 53 km, prend sa source dans la commune de Wildenstein et se jette dans l'Ill à Ensisheim, après avoir traversé 20 communes[9].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Maerel (1,6 ha)[Carte 1],[10].
Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Lauch ». Ce document de planification concerne les bassins versants de la Lauch, de l’Ohmbach et du Rimbach dont le territoire s'étend sur 358 km2. Le périmètre a été arrêté le 7 mars 2013 et le SAGE, à proprement dit, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte « Rivières de Haute-Alsace »[11].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[14] et est dans la région climatique Vosges, caractérisée par une pluviométrie très élevée (1 500 à 2 000 mm/an) en toutes saisons et un hiver rude (moins de 1 °C)[15]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 587 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 1,1 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 6,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 489,3 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 30,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −20,4 °C, atteinte le [Note 2].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Record de chaleur (°C) date du record |
13,7 01.01.22 |
17,1 27.02.19 |
18,7 30.03.21 |
21,9 06.04.24 |
25,4 25.05.09 |
30,2 26.06.19 |
30,2 24.07.19 |
30,3 07.08.15 |
25,2 14.09.20 |
22,6 08.10.23 |
17,7 08.11.15 |
14,5 18.12.23 |
30,3 2015 |
| Température maximale moyenne (°C) | 1 | 1,1 | 4,2 | 8,5 | 12,5 | 16,3 | 17,9 | 18 | 13,8 | 10 | 5 | 2 | 9,2 |
| Température moyenne (°C) | −1,4 | −1,3 | 1,4 | 5,3 | 9,2 | 12,8 | 14,5 | 14,6 | 10,8 | 7,3 | 2,6 | −0,3 | 6,3 |
| Température minimale moyenne (°C) | −3,7 | −3,7 | −1,4 | 2,1 | 5,8 | 9,3 | 11 | 11,3 | 7,7 | 4,7 | 0,3 | −2,5 | 3,4 |
| Record de froid (°C) date du record |
−14,9 10.01.03 |
−18,9 07.02.12 |
−16,5 01.03.05 |
−9,5 08.04.03 |
−3,5 05.05.19 |
−0,5 02.06.06 |
3,4 09.07.1996 |
1,8 28.08.1998 |
−1,1 24.09.02 |
−8,3 24.10.03 |
−14 22.11.1998 |
−20,4 20.12.09 |
−20,4 2009 |
| Précipitations (mm) | 153,1 | 115,2 | 121,5 | 79,5 | 124,5 | 111,1 | 119,6 | 114 | 111,8 | 138,4 | 130,4 | 170,2 | 1 489,3 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
117,3 13.01.04 |
94,5 14.02.1990 |
87 19.03.02 |
52,6 08.04.22 |
150,4 30.05.00 |
53 02.06.21 |
61 09.07.00 |
59,8 12.08.08 |
63,6 24.09.06 |
55,6 28.10.1998 |
96,3 20.11.15 |
96 06.12.10 |
150,4 2000 |
Urbanisme
Typologie
Au , Oderen est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Amarin[Note 3], une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle est ville-centre[Note 4],[21],[22]. La commune est en outre hors attraction des villes[23],[24].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (63,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,4 %), zones agricoles hétérogènes (7,5 %), zones urbanisées (4,3 %), prairies (1 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Oderen est dérivé du dialecte alsacien Oder = veine d'eau ou de l'allemand roden = défricher. Le village est dénommé de Odern en 1253.
Histoire
Oderen connaît une présence humaine depuis le Néolithique.
En l'an 735, le comte Eberhard d'Alsace donne la haute vallée de la Thur aux Chanoinesses de Remiremont[26].
- Entrée du village d'Oderen.
- Une partie du village d'Oderen pris depuis l'église.
- Une partie du village vers le sud.
- Vue sur l'église adossée sur la colline du « Maerel ».
Le village est cité, pour la première fois, après avoir été administré par les abbesses de l'abbaye de Remiremont. Dès le XIIe siècle, le couvent de Remiremont possédait à Oderen une cour colongère, autour de laquelle allait se former une agglomération passée au Moyen Âge sous la domination des comtes de Ferrette et de Horbourg, puis sous la dynastie des Habsbourg, avant de dépendre de l'abbaye princière de Murbach (acte du ).
Après la guerre des Paysans, vers 1525, le village compte plus de 170 habitants et est ainsi le bourg le plus peuplé du bailliage. Pendant la guerre de Trente Ans le village est pillé et dévasté. Il sera ensuite repeuplé grâce à la venue d'une forte immigration suisse et bavaroise. Vers 1680 Oderen est le lieu d'un pèlerinage fort fréquenté, grâce à sa chapelle dédiée à Notre-Dame du Bon Secours.
Oderen avait un château qui fut cédé par les comtes de Horbourg à l'abbaye de Murbach qui passa ensuite aux sires de Bollwiller. Il fut l'objet en 1446 d'un litige à main armée entre les comtes de Montbéliard-Wurtemberg et l'abbaye de Murbach. C'est en réalité l'histoire du château de Wildenstein et non d'Oderen.
Au XVIIIe siècle, une verrerie est installée à une dizaine de kilomètres de la commune "La Glashütte" en amont du château du Wildenstein.
Si une partie de la population semble bénéficier de la présence des verriers, l'autre partie se dit lésée par l'accaparement des droits d'usage des forêts. Avec l'absence de débouchés, une partie de la population poussée par la misère se révolte contre la seigneurie de Saint-Amarin accusée de soutenir les forges(N.B. La verrerie n'a jamais été propriété des forges de Willer La Révolution abroge les privilèges des forges en 1794 et reconnaît la collectivisation de la forêt au profit de la population et de la commune.
Au début de la Première Guerre mondiale, le village est occupé par l'armée française. La Seconde Guerre mondiale apporte son lot de malheurs. La libération intervient cependant le , mais pendant deux mois encore après le retrait des Allemands, le village est la cible de tirs sporadiques de l'artillerie allemande.
Léon Lanot, Commandant FFI Louis son nom de guerre a la responsabilité du sous-secteur A (Haute-Corrèze), il dirige les unités qui combattent de juin à , à Tulle, Egletons, Soudeilles (le ) et Ussel. À la Libération, il commande environ 4 000 hommes en armes. Il est inhumé au cimetière d’Oderen[27].
La commune possédait au XIXe siècle une florissante industrie de tissage mécanique et à bras qui faisait vivre les habitants. À cette époque, il existait également un moulin, une scierie mécanique[28],[29],[30] et une huilerie.
Politique et administration
Découpage territorial
La commune d'Oderen est membre de la communauté de communes de la Vallée de Saint-Amarin[31], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Saint-Amarin. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[32].
Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Thann-Guebwiller, à la circonscription administrative de l'État du Haut-Rhin, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Grand Est[31].
Sur le plan électoral, elle dépendait jusqu'en 2020 du canton de Cernay pour l'élection des conseillers départementaux au sein du conseil départemental du Haut-Rhin. Depuis le , elle dépend du même canton pour l'élection des conseillers d'Alsace au sein de la collectivité européenne d'Alsace[33].
Liste des maires
Finances communales

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[36] :
- total des produits de fonctionnement : 915 000 €, soit 694 € par habitant.
- total des charges de fonctionnement : 839 000 €, soit 636 € par habitant.
- total des ressources d’investissement : 721 000 €, soit 547 € par habitant.
- total des emplois d’investissement : 409 000 €, soit 310 € par habitant.
- endettement : 738 000 €, soit 560 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d’habitation : 11,82 %.
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 16,13 %.
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 129,60 %.
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 %.
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Équipements et services publics
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[38].
En 2023, la commune comptait 1 215 habitants[Note 5], en évolution de −4,18 % par rapport à 2017 (Haut-Rhin : +0,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
