Dans les
années 1970, certaines
féministes radicales discréditent les identités masculines pour leur culture machiste, contestent donc l'imitation des hommes et critiquent le couple «
butch-fem
» comme caricature du couple hétérosexuel (le film
Sex Revelations donne à voir une représentation de cette défaveur, dans sa partie centrale). Ces attaques ont mené à l'homogénéisation de l'apparence des lesbiennes, à la mode des lesbiennes
androgynes, puis à celle des lesbiennes dites «
lipstick » (rouge à lèvres), très
féminines, qui s'est diffusée par le biais de la
publicité.
C'est dans les années 1980 et 1990 que s'élève la défense et la réhabilitation de ces identités des années 1950, ainsi que de leurs codes d'identification, sous l'impulsion de Joan Nestle puis des théoriciens queer. En France, ces mots parviennent dans les années 1990 et 2000, où existaient déjà des vocables pour désigner les lesbiennes masculines tels que « camionneuse », ou « jules »/« nana » pour désigner un couple.
Dans les années 1990, avec Trouble dans le genre, Judith Butler analyse la dichotomie « butch-fem » d'un point de vue féministe. Elle soutient que le fait que des populations autres qu'hétérosexuelles puisse parodier des comportements hétéronormés montre que cette dualité des comportements n'est pas naturelle mais intégrée[réf. nécessaire] via un système de normes culturelles acquises.