Béni Mellal-Khénifra
région du Maroc
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La région de Béni Mellal-Khénifra (en arabe : بني ملال-خنيفرة ; en amazighe : ⵜⴰⵎⵏⴰⴹⵜ ⵏ ⴰⵢⵜ ⵎⵍⵍⴰⵍ ⵅⵏⵉⴼⵕⴰ) est l'une des douze régions du Maroc, instituée par le découpage territorial de 2015[1].
| Béni Mellal-Khénifra (ber)ⵜⴰⵎⵏⴰⴹⵜ ⵏ ⴰⵢⵜ ⵎⵍⵍⴰⵍ ⵅⵏⵉⴼⵕⴰ (ar) بني ملال-خنيفرة | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Provinces | Béni Mellal Azilal Fkih Ben Salah Khénifra Khouribga |
| Chef-lieu | Béni Mellal |
| Conseil régional | Conseil régional de Béni Mellal-Khénifra |
| Président Mandat |
Adil Barakat (PAM) 2021-2027 |
| Wali(s) | Mohamed Benribag |
| Démographie | |
| Population | 2 525 801 hab. (2024) |
| Géographie | |
| modifier |
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Elle résulte du regroupement de l'ancienne région de Tadla-Azilal avec les provinces de Khénifra et de Khouribga. Située au centre du pays, elle s'étend entre la plaine de Tadla, le Moyen Atlas et le Haut Atlas. Son chef-lieu est Béni Mellal.
Depuis , le président du conseil régional est Adil Barakat, membre du Parti authenticité et modernité (PAM), tandis que le wali de la région est Mohamed Benribag.
Géographie

La région de Béni Mellal-Khénifra est composée de cinq provinces :
- la province d'Azilal ;
- la province de Béni-Mellal ;
- la province de Fquih Ben Salah ;
- la province de Khénifra ;
- la province de Khouribga.
Elle est limitée à l'ouest par les régions de Casablanca-Settat et Marrakech-Safi, au sud par Drâa-Tafilalet, à l'est par l'Oriental et au nord par Fès-Meknès et Rabat-Salé-Kénitra.
Climat
Le climat de la région varie selon le relief et l'altitude. Les plaines connaissent un climat à dominante continentale, avec des étés chauds et des hivers plus frais, tandis que les zones montagneuses du Moyen Atlas et du Haut Atlas présentent des conditions plus froides et plus humides. Les précipitations sont globalement plus abondantes dans les secteurs d'altitude que dans les plaines.
La région a adopté en un plan d’adaptation et de développement climato-résilient (PADCR)[2].
- Village d'Ourbia.
- Rivière encaissée.
Démographie
Selon les résultats du Recensement général de la population et de l'habitat de 2024, la région compte 2 525 801 habitants[3].
Lors du recensement de 2014, sa population était de 2 520 776 habitants, soit 7,4 % de la population nationale. La population rurale y représentait une part légèrement majoritaire de l'ensemble régional.
Histoire
Peuplement et évolutions historiques du Tadla
Les anciens habitants du Tadla étaient principalement des Berbères, notamment les Zénètes, établis dans les plaines et pratiquant l’agriculture, ainsi que les groupes Haskura-Snaga, présents dans les zones montagneuses et à dominante pastorale[4],[5].
Le premier contact de la région avec les populations arabes remonte au passage du conquérant Oqba Ibn Nafaa au VIIe siècle, dans le cadre des premières campagnes d’islamisation. Lorsque Idris Ier s’empare du Tadla en 789, la population musulmane y est encore limitée, tandis que des communautés juives et chrétiennes y sont également présentes[4],[6].
Au début du IXe siècle, en 818, des Arabes andalous fuyant l’Espagne à la suite de la révolte du Rabad (faubourg de Cordoue) s’installent dans la région. Ils sont rejoints quelques années plus tard par d’autres groupes venus de Fès, dans le contexte de l’établissement d’un pouvoir idrisside[4].
Une migration arabe plus importante intervient à la fin du XIIe siècle, sous les Almohades, qui déplacent vers le Maroc des groupes bédouins issus notamment des tribus des Banu Hilal et des Banu Sulaym, auparavant installées en Tunisie. Ces populations s’implantent progressivement dans différentes régions du pays, dont le Tadla[4].
Au XIIIe siècle, après l’assassinat de l’almohade Yahya b. Nasir en 1236, les Banu Jabir, une fraction des Djusham, s’installent dans le Tadla, notamment dans les zones de piémont, à proximité des populations Snaga établies en altitude. Leur implantation s’accompagne de relations variables avec les populations locales, incluant des alliances et des replis stratégiques en période d’instabilité[6].
Sous les Saadiens, d’autres groupes arabes, notamment les Ma'kil originaires du Yémen, sont introduits dans la région. Au fil du temps, ces différentes vagues de peuplement contribuent à une recomposition progressive de la population, marquée par des interactions et des formes de métissage entre populations d’origines diverses[4].
En raison de sa position stratégique entre le nord et le sud du Maroc, ainsi que de son rôle dans le contrôle des axes reliant Fès à Marrakech, le Tadla fait l’objet d’un intérêt constant de la part des différentes dynasties marocaines. Cette situation entraîne des périodes de stabilité alternant avec des phases de tensions et de conflits, notamment lors des transitions dynastiques.
Ces évolutions ont eu un impact sur l’organisation urbaine de la région : certaines villes ont été détruites puis reconstruites, tandis que d’autres ont disparu au profit de nouveaux centres. Au Moyen Âge, la ville de Tadla constituait un centre urbain important ayant donné son nom à l’ensemble de la région, notamment en raison de son activité agricole et commerciale, en particulier dans la production de coton[5].
Économie
L'économie régionale repose notamment sur l'agriculture, l'élevage, l'exploitation minière et certaines activités industrielles. Les plaines de Tadla constituent un important espace agricole, tandis que la province de Khouribga occupe une place majeure dans l'extraction du phosphate.
Culture et langues
La région présente une diversité linguistique et culturelle. L'arabe marocain et l'amazighe y sont pratiqués selon les territoires, en particulier dans les zones de montagne et de piémont.