Parti authenticité et modernité
parti politique marocain
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Le Parti authenticité et modernité (en arabe : حزب الأصالة والمعاصرة et en amazighe standard marocain : ⴰⵎⵓⵍⵍⵉ ⵏ ⵜⵣⵖⵕⵜ ⴷ ⵜⵎⴰⵜⵔⴰⵔⵜ, abrégé en PAM) est un parti politique marocain de centre gauche créé le par Fouad Ali El Himma, le conseiller du roi Mohamed VI, par la fusion de cinq formations politiques marocaines.
(depuis février 2024)
| Parti authenticité et modernité (ar) حزب الأصالة والمعاصرة | |
Logotype officiel. | |
| Présentation | |
|---|---|
| Coordinatrice de la direction collégiale | Fatima Ezzahra El Mansouri (depuis février 2024) |
| Fondation | 7 août 2008 |
| Siège | |
| Lettre-sigle | PAM |
| Symbole électoral | Tracteur[1] |
| Positionnement | Centre gauche[2],[3] Parti attrape-tout[4] |
| Idéologie | Social-libéralisme[3] Modernisme Réformisme Royalisme |
| Affiliation internationale | Internationale libérale[5] |
| Adhérents | 177 000 (2020)[6] |
| Couleurs | Bleu |
| Site web | pam.ma |
| Représentation | |
| Représentants | |
| Conseillers | |
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Composé de personnalités proches du roi Mohammed VI, le PAM se veut une alternative à la montée en puissance des islamistes du PJD. Cette proximité avec le pouvoir lui vaut d’être qualifié de « parti du Palais ». Il est dirigé depuis 2024 par une direction collégiale mise en place lors de son 5e congrès national. Fatima Ezzahra El Mansouri en est la coordinatrice, aux côtés de Mohamed Mehdi Bensaid et, depuis , de Fatima Saadi.
Après avoir siégé dans l'opposition entre 2011 et 2021, il participe pour la première fois au gouvernement à la suite des élections de 2021, dans une coalition formée avec le Rassemblement national des indépendants et le Parti de l'Istiqlal. Il arrive ensuite en tête des élections de 2026.
Bien que le PAM affiche un positionnement officiel de centre gauche, de nombreux politologues et analystes le qualifient de parti attrape-tout.
À la suite des élections législatives du 23 septembre 2026, il arrive en tête avec 97 sièges, sans disposer de la majorité des 395 sièges, à la Chambre des représentants.
Histoire
Origines et premières années
Fondé par Fouad Ali El-Himma, le conseiller le plus proche de Mohammed VI[7],[8], le PAM est considéré comme le « parti du roi » face aux islamistes du PJD, plus réformistes[9]. La transformation rapide de cette initiative en parti politique suscite des interprétations divergentes. Ses promoteurs la présentent comme une tentative de fédérer les forces démocratiques et modernistes, tandis que ses détracteurs y voient un instrument de réorganisation du champ partisan et de constitution d'une force capable de concurrencer le PJD[10]. Il est le fruit de la fusion de cinq partis politiques marocains[11],[12], à savoir : le Parti national-démocrate, devenu le Parti démocrate-national, le Parti Al Ahd, devenu le Parti Al Ahd Addimocrat, le Parti de l'environnement et du développement devenu le Parti de l'environnement et du développement durable, l'Alliance des libertés, et l'Initiative citoyenne pour le développement.
Lors des élections communales du 12 juin 2009, organisées moins d'un an après sa création, le PAM remporte 6 015 sièges sur 27 795, soit environ 21,6 % du total. Il se classe en première position devant le Parti de l'Istiqlal et le Rassemblement national des indépendants.
Cette progression rapide renforce sa place dans le paysage politique national. Ses dirigeants y voient la confirmation de son implantation territoriale, tandis que ses adversaires l'attribuent en partie au ralliement d'élus locaux et de notables précédemment affiliés à d'autres formations[13],[9].
Élections législatives de 2011
Les élections législatives de 2011 se déroulent dans le contexte du Mouvement du 20-Février et de l'adoption d'une nouvelle Constitution en juillet de la même année.
Le PAM obtient 524 386 voix, soit 11,90 % des suffrages exprimés, et remporte 47 sièges sur 395. Il se classe quatrième, derrière le PJD, le Parti de l'Istiqlal et le Rassemblement national des indépendants.
Après la nomination d'Abdel-Ilah Benkiran à la tête du gouvernement, le PAM choisit de siéger dans l'opposition[14].
Élections de 2015 et 2016
Lors des élections communales de 2015, le PAM arrive en tête en nombre de sièges, avec environ 21 % des sièges, devant le Parti de l'Istiqlal et le PJD.
Le parti réalise une part importante de ses résultats dans les communes rurales, alors que le PJD s'impose dans plusieurs grandes villes, notamment Rabat, Salé, Tanger, Kénitra, Meknès, Marrakech, Agadir et Fès[15],[16].
Le troisième congrès national du parti se tient du 22 au 24 janvier 2016 à Bouznika. Ilyas El Omari est élu secrétaire général en remplacement de Mustapha Bakkoury. Fatima Ezzahra El Mansouri devient présidente du Conseil national[17].
Aux élections législatives du 7 octobre 2016, le PAM obtient 1 216 552 voix et 102 sièges sur 395. Il se classe deuxième derrière le PJD, qui remporte 125 sièges. Le PAM gagne 55 sièges par rapport à 2011, mais demeure dans l'opposition.
Crise de 2017-2020
Ilyas El Omari annonce sa démission du secrétariat général en 2017. Après plusieurs mois de transition, Hakim Benchamach est élu secrétaire général lors d'une session extraordinaire du Conseil national organisée en mai 2018[18].
En 2019, le parti traverse une crise opposant le secrétaire général Hakim Benchamach à plusieurs responsables réunis au sein du courant de « l'Appel pour l'avenir ».
Benchamach procède au remplacement ou à l'exclusion de plusieurs responsables régionaux. Ses opposants contestent la légalité de ces décisions et l'accusent de chercher à contrôler la commission préparatoire du quatrième congrès[19].
En juin 2019, les membres du courant saisissent le tribunal de première instance de Rabat pour contester plusieurs décisions du secrétariat général[20].
Le quatrième congrès national se tient du 7 au 9 février 2020 à El Jadida. Abdellatif Ouahbi, chef de file du courant de l'avenir, est élu secrétaire général. Il défend une plus grande autonomie du parti, une ouverture à différentes alliances politiques et un renforcement de la démocratie interne[21].
Élections de 2021 et entrée au gouvernement
Lors des élections législatives du 8 septembre 2021, le PAM obtient 87 sièges sur 395. Il se classe deuxième derrière le Rassemblement national des indépendants, qui remporte 102 sièges, et devant le Parti de l'Istiqlal.
Le parti rejoint la coalition gouvernementale dirigée par Aziz Akhannouch, aux côtés du RNI et de l'Istiqlal. Cette participation constitue la première entrée du PAM au gouvernement depuis sa création.
Lors des élections à la Chambre des conseillers d'octobre 2021, le parti obtient 19 sièges sur 120.
Affaire « Escobar du Sahara » et cinquième congrès
Le cinquième congrès national se déroule du 9 au 11 février 2024 à Bouznika, sous le slogan « Renouveler le parti pour assurer sa continuité ». Le congrès met fin au mandat d'Abdellatif Ouahbi et adopte une direction collégiale du secrétariat général, composée à l'origine de :
- Fatima Ezzahra El Mansouri, coordinatrice nationale ;
- Mohamed Mehdi Bensaid ;
- Salaheddine Aboulghali[22].
En septembre 2024, le bureau politique suspend Salaheddine Aboulghali de la direction collégiale à la suite de plaintes transmises à la commission d'éthique. Aboulghali conteste la décision et les accusations portées contre lui. Le , le Conseil national désigne Fatima Saadi pour le remplacer. La direction collégiale est dès lors composée de Fatima Ezzahra El Mansouri, Mohamed Mehdi Bensaid et Fatima Saadi[23],[24].
En décembre 2023, deux responsables du parti, Saïd Naciri, ancien président du WAC[25], et Abdenbi Bioui, président du Conseil de la région de l'Oriental, sont inculpés et placés en détention provisoire dans le cadre d'une affaire judiciaire portant notamment sur des soupçons de trafic international de stupéfiants, connu publiquement sous le nom Affaire «Escobar du Sahara». Les deux responsables restent présumés innocents jusqu'au prononcé de décisions judiciaires définitives[26]. L'image du parti est ternie par la condamnation de deux de ses cadres à douze et dix ans de prison ferme, en juin 2026, dans l'affaire « Escobar du Sahara »[27].
Élections législatives de 2026
Le parti est rejoint en juillet 2026 par Fouzi Lekjaa, ministre du Budget et président de la Fédération royale marocaine de football. Ce ralliement, alors que le parti sort affaibli par les scandales de corruption et de narcotrafic et une crise pour la direction du parti, est décrit comme un « parachutage téléguidé par le palais royal » par Le Monde. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football, qui jouit d'une immense popularité du fait du parcours de l'équipe du Maroc de football aux Coupes du monde 2022 et 2026, ainsi qu'à la CAN 2025, est alors perçu comme favori pour devenir chef du gouvernement, en prévision de la co-organisation de la Coupes du monde 2030[27].
Aux élections législatives de 2026, le Parti authenticité et modernité arrive en tête avec 97 sièges sur les 395 que compte la Chambre des représentants[28],[29].
Idéologie
Positionnement politique
Le Parti Authenticité et Modernité se présente comme une formation moderniste, réformiste et attachée à la démocratie sociale. Son idéologie cherche à concilier la modernisation des institutions et de la société avec la préservation des références historiques, culturelles et religieuses du Maroc. Cette orientation se traduit par une conception de la politique fondée sur la démocratie, la justice sociale, l’État de droit et la défense de l’identité nationale.
Sur le plan institutionnel et politique, le PAM défend la monarchie constitutionnelle et considère les institutions de l’État comme le cadre de la stabilité et de l’organisation de la vie politique nationale. Il affirme son attachement au pluralisme politique, à la séparation et à l’équilibre des pouvoirs, au renforcement des institutions et à la participation des citoyens à la vie publique. Cette orientation s’accompagne d’un soutien aux libertés publiques et individuelles ainsi qu’aux droits humains. Le parti associe donc la réforme politique au renforcement du fonctionnement démocratique des institutions.
Sur le plan social, le PAM place la justice sociale au cœur de son discours. Il met l’accent sur la réduction des inégalités, la solidarité entre les différentes catégories de la population et l’amélioration des conditions de vie. Cette approche implique notamment une attention portée à l’accès aux services publics, à l’éducation, à la santé, à l’emploi et à la protection sociale. La démocratie sociale défendue par le parti ne se limite ainsi pas à la participation politique : elle renvoie également à la recherche d’une plus grande égalité dans l’accès aux ressources et aux opportunités.
Sur le plan économique, son orientation s’inscrit dans une logique d’économie sociale et de développement inclusif. Le PAM accorde une place à l’initiative privée et au développement économique, tout en soulignant le rôle de l’État dans la régulation, la réduction des disparités et la protection sociale. L’objectif affiché est de rechercher un équilibre entre la dynamique économique et les impératifs de cohésion sociale, afin que la croissance bénéficie à différentes catégories de la population et aux territoires connaissant davantage de difficultés.
Sur le plan culturel et identitaire, le parti défend une conception de l’identité marocaine qui associe plusieurs dimensions historiques, culturelles et religieuses. L’islam y est reconnu comme une composante fondamentale de l’identité du pays, aux côtés des autres éléments constitutifs de la personnalité marocaine. Le PAM inscrit également son discours dans la défense de l’unité nationale et territoriale du Royaume. Cette conception de l’identité vise à inscrire les transformations de la société dans la continuité de l’histoire et des références propres au Maroc, plutôt qu’à considérer la modernisation comme une rupture avec celles-ci.
Critiques publiques
Le PAM fait depuis sa création l'objet de nombreuses critiques portant à la fois sur ses origines, son rapport au pouvoir, son positionnement idéologique et la composition de ses élites. La première controverse concerne précisément les conditions de sa naissance en 2008. Le parti est fondé à l'initiative de Fouad Ali El Himma, ancien ministre délégué à l'Intérieur et proche conseiller du roi Mohammed VI[30], après la constitution du Mouvement de tous les démocrates puis la création du groupe parlementaire « Authenticité et Modernité ». Cette origine particulière a rapidement alimenté l'idée selon laquelle le PAM serait une formation créée ou soutenue par le Palais afin de réorganiser le champ partisan et de constituer un contrepoids à la progression du Parti de la justice et du développement (PJD)[31]. Plusieurs travaux et analyses consacrés à la naissance du parti ont ainsi souligné le caractère exceptionnel de la rapidité de son ascension et la place occupée, dans ses premières années, par des personnalités disposant de liens étroits avec les cercles du pouvoir. Dans le débat politique et médiatique marocain, cette proximité a donné naissance à des appellations telles que « parti du Makhzen », « parti du Palais »[32] ou encore « parti du Roi »[33], expressions qui renvoient moins à une définition juridique du parti qu'à une interprétation de ses conditions de création, de ses réseaux de recrutement et de ses relations avec les élites proches du pouvoir.
Une deuxième série de critiques concerne le positionnement idéologique du PAM. Le parti est aujourd'hui fréquemment présenté comme une formation de centre gauche ou comme un parti relevant de la démocratie sociale, mais cette classification fait l'objet de réserves en raison de la composition originelle particulièrement hétérogène de la formation. Le PAM n'est en effet pas issu d'une tradition idéologique homogène comparable à celle du PPS ou de l'USFP. Sa constitution résulte de la convergence de personnalités et de groupes issus d'horizons politiques différents, comprenant notamment des acteurs provenant de la gauche, des notables locaux, des entrepreneurs, des élus indépendants et des personnalités ayant évolué dans différents courants du champ politique marocain. Cette diversité originelle rend difficile son inscription dans une famille idéologique unique. Le parti s'est davantage construit autour d'un projet de modernisation politique, d'une opposition à la progression du PJD et d'une volonté de recomposition des élites politiques que sur la base d'une doctrine économique et sociale préalablement stabilisée.
Le PAM peut ainsi être analysé comme un parti « attrape-tout » ou « catch-all », dans la mesure où sa stratégie repose sur la capacité à agréger des groupes sociaux, des sensibilités politiques et des intérêts électoraux différents plutôt que sur la représentation exclusive d'une classe sociale ou d'une idéologie particulière[9]. Cette caractéristique permet de comprendre pourquoi son positionnement peut apparaître relativement flexible selon les périodes, les dirigeants et les enjeux politiques. L'évolution du parti sous Abdellatif Ouahbi, ancien militant de gauche, ainsi que l'affirmation plus récente de la démocratie sociale ont d'ailleurs contribué à modifier l'image idéologique initiale du PAM[13].
Une troisième critique concerne la sociologie des élites du PAM et la place importante occupée, notamment dans ses premières années, par des notables locaux, des entrepreneurs et des personnalités disposant de ressources économiques et sociales importantes[34]. Plusieurs analyses ont ainsi relevé le rôle de ces acteurs dans l’implantation du parti et dans sa capacité à se développer rapidement sur le terrain électoral. Cette caractéristique tient notamment au profil de certains responsables et candidats du parti, dont l’influence reposait moins sur une longue expérience militante que sur leur implantation locale, leurs réseaux relationnels et leur capacité à mobiliser des ressources[35]. Dans une analyse consacrée aux premières années du PAM, la Carnegie Endowment relevait notamment l’importance d’un réseau de notables influents et fortunés dans le succès électoral local du parti. Ces acteurs pouvaient contribuer au financement des campagnes, à la mobilisation des électeurs et à la mise en relation du parti avec différents groupes et réseaux présents à l’échelle locale.
Organisation du parti
Instances nationales
Les principales instances du PAM comprennent :
- le congrès national ;
- le Conseil national ;
- la direction collégiale du secrétariat général ;
- le bureau politique ;
- les secrétariats régionaux, provinciaux et locaux ;
- les commissions fonctionnelles et thématiques ;
- les organisations parallèles et sectorielles.
Le congrès national est l'instance suprême du parti. Il adopte les documents politiques et organisationnels et choisit les organes dirigeants.
Le Conseil national est l'instance délibérative entre deux congrès. Il adopte les grandes orientations politiques et organisationnelles, élit les membres du bureau politique et contrôle l'action de la direction.
Secrétaires généraux et direction collégiale
| Période | Direction | Mode de désignation |
|---|---|---|
| 2008-2009 | Hassan Benaddi | Fondation du parti |
| 2009-2012 | Mohamed Cheikh Biadillah | Premier congrès national |
| 2012-2016 | Mustapha Bakkoury | Deuxième congrès national |
| 2016-2018 | Ilyas El Omari | Troisième congrès national |
| 2018-2020 | Hakim Benchamach | Session extraordinaire du Conseil national |
| 2020-2024 | Abdellatif Ouahbi | Quatrième congrès national |
| Depuis 2024 | Direction collégiale du secrétariat général | Cinquième congrès national |
Direction collégiale depuis octobre 2024
- Fatima Ezzahra El Mansouri : coordinatrice de la direction collégiale ;
- Mohamed Mehdi Bensaid : membre de la direction collégiale ;
- Fatima Saadi : membre de la direction collégiale depuis octobre 2024, en remplacement de Salaheddine Aboulghali ;
- Najwa Koukouss : présidente du Conseil national[22],[23].
Organisations parallèles
Le PAM dispose de plusieurs organisations parallèles, parmi lesquelles :
- l'Organisation des femmes du Parti authenticité et modernité ;
- l'Organisation de la jeunesse du Parti authenticité et modernité ;
- l'Organisation des élus du parti ;
- des structures professionnelles et sectorielles ;
- des forums réunissant des universitaires, des chercheurs et des cadres.
Résultats électoraux
Élections législatives
| Année | Résultat | Rang[36] | Sièges | Situation | |
|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | ||||
| 2011 | 524 386 | 11,90 | 4e | Opposition | |
| 2016 | 1 216 552 | 25,82 | 2e | Opposition | |
| 2021 | 1 385 230 | 18,30 | 2e | Akhannouch I et II | |
| 2026 | 1 065 371 | 21,30 | 1er | ||
Élections régionales
| Année | Résultat | Rang | Conseillers | Présidences régionales | |
|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | ||||
| 2015 | 1 318 700 | 19,91 % | 2e | ||
Élections communales
Représentation au sein du gouvernement marocain
Dans la composition gouvernementale issue du remaniement d'octobre 2024[37], les membres du PAM occupant des fonctions ministérielles comprennent :
| Ministre | Portefeuille |
|---|---|
| Abdellatif Ouahbi | Ministre de la Justice |
| Fatima Ezzahra El Mansouri | Ministre de l'Aménagement du territoire national, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la ville |
| Younes Sekkouri | Ministre de l'Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l'Emploi et des Compétences |
| Leila Benali | Ministre de la Transition énergétique et du Développement durable |
| Mohamed Mehdi Bensaid | Ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication |
Le 29 septembre 2026, conformément à l'article 47 de la Constitution marocaine, qui prévoit que le roi nomme le chef du gouvernement au sein du parti arrivé en tête des élections à la Chambre des représentants, le roi Mohammed VI reçoit Fatima Ezzahra El Mansouri au Palais royal de Rabat, et la charge de former le nouveau gouvernement en constituant une majorité parlementaire avant l'entrée en fonction de la nouvelle législature le 4 octobre. Elle devient ainsi, à 50 ans, la première femme nommée à la tête du gouvernement du Maroc[38],[39].
Affiliation internationale
Le PAM rejoint l'Internationale libérale comme parti membre à part entière lors du congrès de l'organisation tenu au Chili en décembre 2024[40].
Le parti participe ensuite à différentes activités de coopération entre formations libérales africaines et européennes.