Bénédicte Tilloy
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Bénédicte Anne Elisabeth Baudoux |
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Bénédicte Tilloy (née le à Saint-Quentin, Aisne), était d'[1] à directrice générale des ressources humaines et secrétaire générale de SNCF Réseau, l’EPIC gestionnaire unifié du réseau ferroviaire français. Elle était précédemment, depuis , directrice générale de SNCF Transilien[2]. En , elle rejoint la start-up Schoolab[3].
Elle publie, le , le roman La Team, Le jour où j'ai quitté mon Comex pour une startup à la suite de cette expérience[4]. En , elle a repris pied à la SNCF au sein de son atelier de transformation sociale pendant six mois[5]. Elle a depuis co-fondé les sociétés Ask for the moon[6],[7] et 10h32[8]. Elle est également chroniqueuse pour Les Échos[9] et Experte Le Lab pour Welcome to the Jungle[10], et enseigne à Sciences Po Paris pour le programme Executive Education[11]. Elle publie régulièrement en tant qu'aquarelliste sur LinkedIn[12] et Twitter[13].
Formation
Diplômée de l’ESSEC en 1982[2], Bénédicte Tilloy commence sa carrière par des fonctions marketing dans le secteur de la grande consommation (Duracell).
Parcours à la SNCF
Elle entre au service marketing de la SNCF en 1989[14] comme chef de produit sur la carte Vermeil. Promue chef de secteur Atlantique, elle se voit proposer ensuite les commandes du marketing avant de diriger, en 1996, un projet important et sensible pour la SNCF : la gestion tarifaire[14], sur le modèle du Yield management. Louis Gallois, le PDG, et Guillaume Pepy, patron des grandes lignes, lui confient ensuite la direction du projet de modernisation du réseau des trains Corail, et de leur service de nuit[14]. Puis de 2001 à 2007, elle a la charge de la direction régionale SNCF de Paris Rive gauche et dirige 10 000 contrôleurs et leur encadrement. En , Bénédicte Tilloy est nommée directrice générale de SNCF Transilien[15], supervisant 20 000 salariés et 6 000 trains par jour servant trois millions de voyageurs quotidiens[16]. En , elle est nommée directrice générale des ressources humaines et secrétaire générale de SNCF Réseau, l’EPIC gestionnaire unifié du réseau ferroviaire français. Au sein de SNCF Réseau, Bénédicte Tilloy continue d'innover grâce au digital. Elle modernise la relation RH en faisant dialoguer et réagir sur Twitter tous les salariés de son entreprise, à tous les niveaux hiérarchiques[17]. « Nous devons faire émerger de nouvelles formes de leadership sur les réseaux sociaux, faire en sorte que les salariés puissent suggérer des propositions, quelle que soit leur place dans l’organisation [18]» explique-t-elle.
Direction générale de Transilien : un « laboratoire du ferroviaire »
À sa nomination, Bénédicte Tilloy a pour missions clés d’améliorer la qualité de fonctionnement des trains et de la relation client, de négocier les contrats avec le STIF et de mettre en œuvre les investissements SNCF liés aux projets du Grand Paris et du STIF, pour diminuer la saturation du réseau Transilien[2].
En 2011, elle lance une opération de mille recrutements en gare du Nord[16].
Elle initie, en , un programme d’aménagement du travail, offrant aux agents SNCF la possibilité de travailler dans des gares bi-localisées proches de leur domicile, avec pour contrepartie, la possibilité d’apporter une assistance opérationnelle en gare[19]. Elle plaide auprès du Medef, sans grand succès, pour l’aménagement des horaires de travail des salariés de l'Île-de-France et pour le télétravail, de façon à lutter contre les pointes d'affluence dans les transports publics[20].
En 2013, elle mène à terme le projet d’augmentation des dessertes sur le tronçon Nord du RER B et de mise en place de la première ligne au commandement unifié SNCF-RATP[21].
Bénédicte Tilloy participe également au renouvellement des matériels. Le Francilien, train Bombardier, cofinancé par le STIF en fait partie[22],[23]. Elle participe également à la mise en œuvre des schémas directeurs RER votés par le STIF[24]. Pour renforcer l’information des usagers, les agents sont équipés de smartphones et de tablettes numériques.
Elle se fait également l'apôtre d'une « évangélisation » numérique de la SNCF, dans cette fonction à la tête du Transilien, puis à ses nouvelles fonctions aux Ressources Humaines[25]. En 2012, elle initie l’ouverture de Transilien à l’open data[26] et à la production participative (ou crowdsourcing) à travers le concours Open Apps et des hackatons (« hack days Transilien », « Hackcess Transilien ») : une application mobile (Tranquilien) permettant de connaître à l’avance l’occupation des trains de banlieue, est créée à partir de données SNCF et d’informations en temps réel des voyageurs[27]. Un journaliste de Rue 89, enquêtant sur l'usage des réseaux sociaux à la SNCF, la qualifie de « big boss très active sur Twitter et depuis longtemps »[25].