Bête de Kamouraska

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Autres noms monstre, animal, bête
Groupe canidé
Sous-groupe Bête féroce
Caractéristiques Sa forme humaine ressemblerait à un mendiant
Bête de Kamouraska
Description de cette image, également commentée ci-après
Illustration du loup-garou faite par Henri Julien pour le conte « Le loup-garou » dans les Contes vrais de Pamphile Lemay.
Créature
Autres noms monstre, animal, bête
Groupe canidé
Sous-groupe Bête féroce
Caractéristiques Sa forme humaine ressemblerait à un mendiant
Origines
Origines Attaques en 1767
Région Régions de Chaudière-Appalaches et du Bas-Saint-Laurent, rive sud du gouvernement de Québec/District de Québec
Première mention 21 juillet 1766
Dernière mention 1775

La bête de Kamouraska est un signalement de loup-garou contemporain de la bête du Gévaudan. La bête aurait été vue pour la première fois en à Saint-Roch-des-Aulnaies dans la rive sud de la région de Québec, dans la province britannique de Québec.

Le , la Gazette de Québec publiait la nouvelle suivante :

« L’on apprend de St. Roch, près du Cap Mouraska, qu’il y a un Loup garou qui court les côtes sous la forme d’un Mendiant; qui, avec le talent de persuader ce qu’il ignore, et en promettant ce qu’il ne peut tenir, a celui d’obtenir ce qu’il démande. On dit que cet Animal, avec le secours de ses deux pieds de derriére, arriva à Québec le 17 dernier, et qu’il en repartit le 18 suivant, dans le dessein de suivre sa mission jusques à Montréal. Cette bête est, dit-on, dans son espece, aussi dangéreuse que celle qui parut l’année derniére dans le Gévaudan; c’est pourquoi l’ont exhorte le public de s’en méfier comme d’un Loup Ravissant.*[1]. »

* Dans le sens du verbe ravir (enlever).

Deuxième signalement à Kamouraska en 1767

Le , la Gazette de Québec parle une nouvelle fois de la même bête :

« INTELLIGENCE EXTRAORDINAIRE

De Kamouraska, le 2 Decembre. Nous apprenons qu’un certain Loup Garoux, qui roule en cette province de puis plusieurs Années, et qui a fait beaucoup de dégat dans le district de Québec, à réçû plusieurs assaults considerables au mois d’Octobre dernier, par divers animaux que l’on avoit armés et dechainés contre ce monstre, et nottamment, le trois de Novembre suivant, qu’il reçu un si furieux coup par un petit animal maigre, que l’on croïoit être entierement delivré de ce fatal animal, vû qu’il a resté quelques tems retiré dans sa taniere, au grand contentement du public. Mais l’on vient d’apprendre, par le plus funestre des malheurs, que cet animal n’est pas entiérement défait, qu’au contraire il commence à [réapparaître] plus furieux que jamais, et fait un carnage terrible par tout où il passe. [Meffiez] vous donc tous des ruses de cette maligne Bête, et prenez bien garde de tomber entre ses pattes[2]. »

Troisième signalement à Kamouraska en 1775

D'après le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli, un bûcheron de Kamouraska aurait été attaqué en 1775 par un loup-garou[3].

Loups-garous ultérieurs

George Nelson a mentionné dans ses journaux des histoires de loups-garous rapportées par les voyageurs lors de ses propres voyages entre Montréal et Sault-Sainte-Marie. L'une d'entre elles raconte que monsieur Lafremboise, en revenant à Montréal avec un équipage, s’enfuit soudainement dans les bois. Lorsque ses camarades lui coururent après pour voir ce qui n’allait pas, Lafremboise ne leur permit pas de s’approcher et s’enfuit plus profondément dans les bois. Après une longue et infructueuse recherche, l’équipage décida de l’abandonner et de poursuivre le voyage. Ils espéraient qu’un autre canoë de passage le ramasserait, et ils accrochèrent une lettre à un poteau pour raconter l’affaire et supplier Dieu et ses saints d’avoir pitié. Mais le jour suivant, au grand étonnement de l’équipage, ils le virent à leur hauteur sur le trajet. Il semblait hagard et effrayé, et une fois encore, ils partirent en vain à sa poursuite dans les bois. Encore une fois, dans l’après-midi, l’équipage le vit au loin, à leur hauteur. Ils pensèrent que c’était un mauvais esprit qui l’avait transporté là, car il était impossible aux êtres humains de voyager sur de si grandes distances, si rapidement et sans aide. Le jour suivant, l’équipage le découvrit à nouveau, cette fois dans une courbe de la rivière. Ils l’encerclèrent précautionneusement sur le rivage, et s’arrangèrent pour le ramener à bord du canoë.

George Nelson fut témoin de la capture du « loup-garou » :

« He showed all the signs of horror & anxiety upon being seized ; they secured & carried him on board, he looked quite wild & dejected, & his clothes were all in rags ! »

« Il montrait tous les signes de l’horreur et de l’angoisse d’être capturé ; ils l’attachèrent et le portèrent à bord, il paraissait tout à fait hagard et accablé, et tous ses vêtements étaient en lambeaux[4] ! »

L'historienne Carolyn Podruchny voyait dans cet incident un exemple de syncrétisme des voyageurs, mêlant le loup-garou et le wendigo[5].

D'après le Musée de la mémoire vivante de Saint-Jean-Port-Joli, un mendiant aurait averti les habitants de l'île d'Orléans qu'un loup-garou rôdait en 1800. En 1850, un homme de Bécancour aurait accusé son voisin de se changer en loup-garou les soirs de pleine lune. En 1900, une femme de Saint-Léon-le-Grand aurait accusé son mari d'être un loup-garou[3].

Cinéma

Voir aussi

Références

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