Contes et légendes du Québec

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La Chasse-galerie (représentée ici par une peinture d'Henri Julien) est une histoire classique de la culture orale québécoise.

Les contes et légendes du Québec occupent une place importante dans la culture québécoise. Issus de la tradition orale et de la culture populaire, ces récits sont caractérisés par leurs thèmes et leurs références propres à la réalité québécoise, notamment son histoire, son territoire, son climat, la religion catholique et les grandes figures du folklore canadien-français (notamment le diable, le loup-garou, la sorcière et le revenant).

Les contes et les légendes constituent également deux genres importants dans la littérature québécoise. Très populaires du début du XIXe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle, influencés par divers mouvements artistiques, ces récits ont visé à préserver des traces de la mémoire collective et à donner des assises à l'identité narrative des Canadiens français.

Un conte est un bref récit d'aventures imaginaires, mettant en scène des héros réalisant des exploits extraordinaires et des éléments merveilleux ou surnaturels (loup-garou, fée, géant, monstre, etc.)[1]. Récit de pure fiction suivant une structure narrative simple, son but est d'amuser le spectateur ou de l'effrayer tout en lui enseignant une morale. Provenant de la tradition orale multiséculaire et quasi universelle, le conte est aussi un récit dont l'auteur demeure généralement inconnu[2].

De son côté, la légende désigne un récit basé sur un fait réel, déformé par la tradition et reposant sur la croyance. Elle met en scène des personnes ayant véritablement existé (comme des personnages historiques, de la Nouvelle-France et au-delà) et inscrit son récit dans un temps et un espace précis, tout en gardant une fin ouverte, toujours en quête de résolution. La légende se distingue donc du conte populaire ou merveilleux, dont le récit est de tout temps et de tout lieu (« il était une fois, dans un lointain pays… ») et dont la fin est fermée par une morale, généralement d'inspiration chrétienne[3].

Dans la tradition orale, le conteur de légende commence son récit en cherchant à établir sa crédibilité auprès du public. C'est pourquoi les légendes commencent souvent par des formules jurant de la vérité de ce qui sera raconté (le conteur se disant « incapable de mentir »), ou par des affirmations précisant l'année, la journée, le lieu du récit, et enfin, surtout, le nom de la personne à qui l'aventure est arrivée[4]. Ceci permet de distinguer la légende traditionnelle du conte de mensonge (ou conte de menterie), un autre genre de récit oral ancré plutôt dans l'improvisation, l'exagération et l'absurde, et dont le but avoué est de repousser les limites de l'incrédulité du spectateur[5]. À l'écrit, la légende est généralement présentée sous forme de récit à l'intérieur d'un autre récit, racontée par un deuxième narrateur à qui le premier cède la parole en guise de caution[6].

Selon le critique Michel Vaïs, la séance de contes de la veillée traditionnelle peut s'apparenter à une forme primitive de théâtre, de la même façon que la chanson folklorique peut être apparentée à une forme primitive de poésie[7].

Histoire

Notes et références

Annexes

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