Cadavres dans la Seine à Choisy-le-Roi
affaire criminelle française
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Les cadavres dans la Seine à Choisy-le-Roi sont liés à la découverte de quatre cadavres dans la Seine à Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne le .
| Cadavres dans la Seine à Choisy | |
| Titre | Cadavres dans la Seine à Choisy-le-Roi |
|---|---|
| Fait reproché | Homicide |
| Chefs d'accusation | Meurtres |
| Auteurs | Monji H. (mis en cause) |
| Pays | |
| Ville | Choisy-le-Roi |
| Date | |
| Nombre de victimes | 4 morts |
| Jugement | |
| Statut | Affaire non résolue |
| modifier |
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Le , un suspect est mis en examen pour meurtres en concours par le parquet de Créteil.
Faits
Le , quatre cadavres sont découverts dans la Seine à Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne. Un voyageur du RER C, lors d'un trajet à hauteur du pont de Choisy, est le premier à faire un signalement à la police. Elle arrive sur place et découvre quatre corps masculins ne présentant pas le même stade de décomposition[1],[2],[3].
Le parquet de Créteil confirme que toutes les victimes ont été identifiées dans la semaine du . Elles ont été déclarées disparues, l'une à la suite des autres, entre le et le par des proches ou des connaissances[4],[5].
Les victimes sont pour l'instant au nombre de quatre :
- Abdellah M., 21 ans, ressortissant algérien, sans domicile fixe, vivait avec le suspect dans le siphon de Choisy-le-Roi, disparu le .
- Amir B., 26 ans, ressortissant tunisien, sans domicile fixe, vivait également dans le siphon de Choisy-le-Roi, disparu le .
- Sami K., 21 ans, ressortissant algérien, vendeur sur les marchés, disparu le .
- Frantz D., 48 ans, ressortissant français, fonctionnaire vivant à Créteil, disparu le [1],[6],[7],[8].
Le , un cinquième corps est retrouvé à Charenton-le-Pont mais n'est pas lié à l'affaire selon des sources de plusieurs médias proches de l'enquête[9],[10]. L'enquête n'exclut pas la présence d'autres victimes dont deux sans-abri de nationalité étrangère de Choisy-le-Roi, portées disparues fin juillet et début août[11].
Le , un sixième corps est découvert à Vitry-sur-Seine. L’identité de la victime est encore inconnue et aucun lien avec les précédentes découvertes ne peut encore être effectué[12],[13].
Premiers éléments
Dans un premier temps, le parquet de Créteil indique que chaque victime pourrait constituer plusieurs affaires différentes.
Le , lendemain de la découverte des corps, des autopsies sont réalisées à l’Institut médico-légal de Paris. Le ministère public indique que l’autopsie du premier corps révèle des traces de violences, des lésions compatibles avec une strangulation, conduisant ainsi à privilégier la thèse d’un décès d’origine criminelle[14].
La DRPJ de Paris se saisit de l'enquête[15]. Le , une personne est interpellée et placée en garde à vue à Paris pour meurtre en concours. Elle est mise en examen le et défendue par les avocats Antoine Ory et Benjamin Bohbot[1],[4],[16].
Ce suspect est Monji H., un homme d'une vingtaine d'années, probablement de nationalité tunisienne, sans domicile fixe vivant dans un squat près de la Seine[17],[18]. Il prétendait être un Algérien du nom d'Ahmed ben Ali. Ce dernier serait présent en France depuis trois ans, en situation irrégulière, et connu des services de police[19]. Il était présent sur les lieux lors de la découverte des corps[1].
L'enquête n'exclut pas un possible tueur en série ayant commis des homicides homophobes puisque les victimes ont été retrouvées près d'un lieu connu pour être fréquenté par la communauté homosexuelle[20],[21],[22],[18]. Dans ce contexte, l'association STOP Homophobie se constitue partie civile et lance un appel à témoins[23]. La mère de Franz, l'une des victimes, indique vouloir se porter partie civile et pense à un possible « guet-apens homophobe[18]. »
Certaines victimes, tout comme le suspect actuellement en détention provisoire, avaient un suivi social avec l'organisme Assistance Support et Action Sociale à la Population (ASASP)[24]. Mourad Saoud, bénévole de cet organisme à Choisy-le-Roi, indique avoir rencontré le suspect qui aurait eu un comportement violent et tenu des propos homophobes. Un point sur les victimes a été réalisé ainsi qu'un portrait détaillé du suspect actuel Monji H. a été développé avec l'appui de la cellule sociale de l'Assistance Support et Action Sociale à la Population (ASASP). Un balayage des personnes ayant fréquentés Monji H. est en cours d'étude par ce même organisme avec le concours de la DRPJ[25].
Toutefois, la circonstance aggravante de meurtre homophobe n’est pas retenue à ce stade de la procédure judiciaire[1].