Cadenet
commune française du département de Vaucluse
From Wikipedia, the free encyclopedia
Cadenet est une commune française située dans le département de Vaucluse, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, sur le versant sud du massif du Luberon et dans la vallée de la Durance.
| Cadenet | |||||
Vue de la plaine. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Vaucluse | ||||
| Arrondissement | Apt | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Sud Luberon | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Marc Brabant 2020-2026 |
||||
| Code postal | 84160 | ||||
| Code commune | 84026 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cadenétiens, Cadenétiennes | ||||
| Population municipale |
4 363 hab. (2023 |
||||
| Densité | 174 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 44′ 36″ nord, 5° 22′ 34″ est | ||||
| Altitude | 234 m Min. 147 m Max. 376 m |
||||
| Superficie | 25,08 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Cadenet (ville-centre) |
||||
| Aire d'attraction | Marseille - Aix-en-Provence (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Cheval-Blanc | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Vaucluse
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | http://www.mairie-cadenet.fr | ||||
| modifier |
|||||
Ses habitants sont appelés les Cadenétiens.
Cadenet est le lieu de naissance d'André Estienne (1777-1837), le tambour d'Arcole (1796), dont un monument rappelle le souvenir.
Géographie
Situation et communes limitrophes
Le village de Cadenet se trouve à 57 km au sud-est d’Avignon, 59 km au nord de Marseille et 616 km à vol d’oiseau au sud-est de Paris.
La commune est limitrophe du département des Bouches-du-Rhône.
Elle fait partie de l'aire urbaine de Cadenet.[pas clair]
Voies de communication
Cadenet est relié à Lourmarin au nord par la route départementale D 943.
La route départementale D 943 traverse le sud du village sur un axe est-ouest et le relie à l’ouest, à Lauris et à l’est, à Villelaure et Pertuis.
Les routes départementales D 43, D 59, D 118 et D 139 traversent aussi la commune.
Une voie ferrée traverse la commune sur un axe est-ouest dans la plaine située au sud du village. Il s'agit de la ligne de Cheval-Blanc à Pertuis, qui n'est plus ouverte aux voyageurs.
Relief et géologie
Le village est situé sur une colline surplombant la vallée de la Durance, au sud du massif du Luberon, massif montagneux formé de terrains de l'ère secondaire (Crétacé inférieur).
Plusieurs collines se situent à l’est de celle-ci, notamment celle du Castellar.
Au sud du village, se trouve la plaine alluvionnaire de la Durance.

La commune fait partie du périmètre de la réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité de sites fossilifères exceptionnels[réf. nécessaire].
Sismicité
Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon et Pertuis sont classés en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du département de Vaucluse sont classés en zone Ia (risque très faible). Ce zonage correspond à une sismicité ne se traduisant qu’exceptionnellement par la destruction de bâtiments[1].
Hydrographie et risques d'inondation
La Durance, qui borde la commune au sud, constitue la limite entre les départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône[2].
La Durance est une rivière à la fois alpine et méditerranéenne à la morphologie bien particulière. C'est une rivière dite « capricieuse », autrefois appelée « le troisième fléau de la Provence »[3], redoutée pour ses crues, ) aussi bien que pour ses étiages,
Torrent de Laval.[pas clair][4]
Nombreuses « mines », sources sous forme de collecteurs d’eau creusés dans le roc et réseau d’irrigation important, les roubines.[pas clair][5]
De 1986 à 1994, la commune a subi six inondations et coulées de boue, ainsi qu'une grosse tempête, qui ont été reconnues catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de « reconnaissance de catastrophe naturelle » au Journal Officiel[6].
| Type de catastrophe | Début | Fin | Arrêté | Parution au J.O. |
|---|---|---|---|---|
| Tempête | ||||
| Inondations, coulées de boue et glissement de terrain | ||||
| Inondations et coulées de boue | ||||
| Inondations et coulées de boue | ||||
| Inondations et coulées de boue | ||||
| Inondations et coulées de boue | ||||
| Inondations et coulées de boue | ||||
| Inondations et coulées de boue |
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 691 mm, avec 5,9 jours de précipitations en janvier et 2,4 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 14,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 703,0 mm. La température maximale relevée sur cette station est de 44,3 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 1],[9],[10].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de chaleur date du record |
20,3 10.01.15 |
22,6 28.02.19 |
25,2 30.03.12 |
28,2 21.04.18 |
34,8 24.05.09 |
44,3 28.06.19 |
39,3 31.07.17 |
42,6 23.08.23 |
35,5 10.09.23 |
31,8 08.10.23 |
25,2 14.11.23 |
21 30.12.21 |
44,3 2019 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 10,9 | 12,5 | 16,3 | 19,8 | 23,7 | 28,9 | 32 | 31,6 | 26,9 | 21,3 | 15,3 | 11,5 | 20,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 5,9 | 6,7 | 10 | 13,2 | 16,8 | 21,4 | 24 | 23,5 | 19,5 | 15,1 | 10,1 | 6,6 | 14,4 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | 1 | 0,9 | 3,7 | 6,6 | 9,9 | 13,8 | 16 | 15,4 | 12,2 | 9 | 4,9 | 1,6 | 7,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Record de froid date du record |
−9 19.01.17 |
−12,7 12.02.12 |
−5,2 22.03.18 |
−3,3 04.04.22 |
0,5 07.05.19 |
6,5 04.06.13 |
8,8 31.07.15 |
7,7 08.08.12 |
3,3 17.09.17 |
−4,5 23.10.07 |
−9,2 18.11.07 |
−9,3 16.12.10 |
−12,7 2012 |
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 54,3 | 44,2 | 48 | 60 | 66,4 | 43,3 | 22,9 | 36,5 | 58,4 | 91,8 | 112,8 | 64,4 | 703 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[11]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en [12].
Urbanisme
Typologie
Au , Cadenet est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[13]. Elle appartient à l'unité urbaine de Cadenet[Note 2], une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est ville-centre[Note 3],[14],[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[15]. Cette aire, qui regroupe 115 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (30,6 %), forêts (26,6 %), cultures permanentes (23,2 %), terres arables (10,3 %), zones urbanisées (7,1 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (1,1 %), eaux continentales[Note 5] (1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine
La répartition des sols de la commune est la suivante[19] (donnée pour un total de) :
| Type d'occupation | Pourcentage | Superficie (en hectares) |
|---|---|---|
| Zones urbaines | 7,10 % | 183,61 |
| Zones agricoles | 60,63 % | 1 568,66 |
| Zones naturelles | 31,68 % | 819,74 |
| Total | 100 % | 1 761,51 |
Les zones naturelles sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le petit Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Côtes du Luberon).
Logement
Dépôts de permis de construire sur dix mois de 2006 : 82 permis déposés et 98 déclarations de travaux[20].
Ces chiffres montrent une urbanisation importante sur le secteur.
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous la forme Cadaneto ou Cadenato au Xe siècle, de Cataneto en 1037[21].
Cadenet est issu de l'occitan Cadanet, toponyme formé sur le mot bas latin catanus « genévrier » , suivi du suffixe collectif -etum. D'où le sens général de « ensemble de genévriers »[21].
Le radical (cada « sorte de genévrier ») est probablement préceltique étant donné son aire de répartition et l'absence de cognat dans les langues celtiques[22]. Sans doute[réf. nécessaire] ce lieu était-il propice à la croissance de cet arbuste dont on tire une huile, appelée huile de cade.
Histoire
Protohistoire et Antiquité
Durant la Protohistoire, le territoire de la commune est le site de la tribu des Caudellenses (Cavares)[pas clair].
La présence d’un important oppidum sur la colline du Castellar, l'oppidum du Castellar, fait de Cadenet la première capitale du pays d'Aigues à l’époque pré-romaine[Quand ?].
Après l'arrivée des Romains, ce territoire fait partie de la province de Gaule narbonnaise.
Moyen Âge
Au VIIIe siècle, des attaques sarrasines détruisent complètement la bourgade[23].
L’agglomération médiévale se forme autour d’un château construit sur une autre colline dans le courant du XIe siècle, par le seigneur Rostaing de Cadenet. Stratégiquement placé sur son promontoire rocheux dominant la vallée Durance, le château de Cadenet traversa du Moyen Âge à l’époque moderne de nombreuses vicissitudes. Bien que plusieurs fois reconstruit, il n’en reste aujourd’hui que des ruines de différentes périodes. Autour de ce lieu s’établit un embryon d’habitat troglodytique dans les falaises[24]. Elle profite du lieu de passage sur la Durance, établi à Gontard (rive opposée) : un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1037[25].
De 1075 au XVe siècle, l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y possède le prieuré Sancta Maria ad Veirunas (actuelle Notre-Dame-des-Anges, en ruines), qui appartenait auparavant à Saint-Victor de Marseille[26].
Cadenet relevait du comté de Forcalquier au XIIe siècle. En 1165, les comtes de Provence-Toulouse et de Provence-Barcelone, alliés contre le comte de Forcalquier, assiégèrent[23] et prirent la ville. Le fils du seigneur, âgé de cinq ans, est emmené en captivité à Toulouse, où il est élevé comme troubadour. Ce troubadour est connu sous le nom de Baguas ou comme Ellian Cadenet[27]. En 1173, l’abbaye Saint-Victor de Marseille établit un prieuré sur l’emplacement actuel de l’église Saint-Étienne et y annexa le prieuré Saint-Jean de Fanabrégol.
Lorsque le comté de Forcalquier perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Cadenet, lui est donnée, et en fait partie jusqu'à sa mort, vers 1250[28]. C'est lui qui aurait érigé Cadenet en vicomté en 1225 en faveur de Bertrand de Cadenet, qu'il qualifie son cousin[29].
En 1280, Louis Amat, seigneur de Puivert, du Puget et de La Roque d'Antheron, coseigneur de Lauris en Provence, habitant Cadenet, fonda dans l'église paroissiale de ce lieu la chapelle Saint-Étienne ; il fit son testament le et élut sa sépulture dans la chapelle qu'il avait fondée.
Au début du XIVe siècle, Pierre de Cadenet (issu de Bertrand ?) est seigneur de Cadenet et maître rational (contrôleur et juge des comptes publics : cf. Thierry Pécout : Les maîtres rationaux angevins en Provence) de 1344 à 1351[30]. Bertrand de Cadenet (?-1360) fut probablement son fils. En 1356, Albert de Cadenet donne par son testament la vicomté à son neveu, Elzéar d'Oraison[29]. Le , Jacques de Ceva, noble originaire de Cadenet, acheta à Pierre d'Alamanon, seigneur de Rognes, pour 1 000 florins d'or de Florence, la moitié des droits de la nau (barque) et du port de Cadenet. Carliste (partisan des Anjou-Durazzo Charles et Charles), il vit ses biens (dont les châteaux de Cadenet, Lauris et le Puget) confisqués par le sénéchal puis restitués à ses fils après sa mort[31].
Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne Ire (d'Anjou-Naples-Provence) (dite guerre de l’Union d'Aix, de 1382 à 1387), la communauté de Cadenet est plutôt favorable à la dynastie de Valois-Anjou, seul le curé prenant le parti de Charles de Duras[32].
1393, le vicomte Raymond de Turenne, surnommé le « fléau de la Provence », brûle et dévaste la région[23].
Époque moderne (1492-1789)
Le comté de Cadenet est concédé par Louis XIV à Honoré d’Albert, comte (dit marquis) de Cadenet, puis duc de Chaulnes[33]. Ce dernier était le créateur de la fameuse coiffure qu’on portait à la cour : les cadenettes.
La vicomté de Cadenet est revendue en 1709 par son successeur (?), le marquis de Villeneuve-Trans, à André d'Oraison[29], puis passe aux Ancezune de Caderousse, par le mariage en 1699 de Magdeleine d'Oraison avec Jacques-Louis d'Ancezune, 2nd duc de Caderousse, et enfin en 1778 à Omer de Valbelle, marquis de Valbelle (1767), Tourves, Rians et Monfuron, vicomte de Cadenet[34].
Époque contemporaine (depuis 1789)
Période de la Révolution et de l'Empire
XIXe siècle
Dans la première moitié du XIXe siècle, Cadenet retrouve une prospérité fondée sur le développement de l’artisanat : de nombreux ateliers de vannerie s’installent, travaillant l’osier cultivé dans la vallée de la Durance[24].
L’achèvement de la mise en culture de la plaine favorise la promotion du village au rang de chef-lieu de canton[Quand ?].
Seconde Guerre mondiale
Le , la commune reçoit la Croix de guerre 1939-1945[pourquoi ?][35].
Héraldique
Politique et administration
Tendances politiques et résultats

La commune de Cadenet a deux tendances très opposées. Si l'on regarde les chiffres des précédentes élections, on remarque que pour les élections locales, la majorité des suffrages se situe davantage à gauche. Lors des municipales de 2008, comme pour celles de 2001, il s'agit d'une liste DVG qui a remporté les élections. Également, lors des élections cantonales de 2011, la liste DVG l'a emporté largement en récoltant environ 56 % des suffrages au second tour. Pourtant, lors des élections nationales, la tendance s'inverse. Ainsi, depuis 1995 la droite (RPR, UMP ou FN) remporte toujours la majorité de suffrages au premier comme au second tour.
Liste des maires
Depuis 1871, les maires sont élus par le conseil municipal à la suite de son élection au suffrage universel.
Instances administratives et juridictionnelles
Cadenet est le chef-lieu du canton de Cadenet qui totalise 17 278 habitants en 2008 pour neuf communes. Le canton fait partie de l'arrondissement d'Apt depuis 1801 (sauf de 1926 à 1933 où ce fut Cavaillon) et de la deuxième circonscription de Vaucluse.
Cadenet fait partie de la juridiction d’instance d’Apt, mais du greffe détaché Pertuis, et de grande instance, de prud’homale, de commerce et d'affaires de Sécurité sociale d’Avignon[38].
Adhérente de la Communauté de communes des Portes du Luberon, la commune de Cadenet sera rattaché à la communauté de communes Sud Luberon, à partir du [39].
Politique environnementale
Deux déchèteries sur la communauté de communes des Portes du Luberon (à Lauris et Vaugines) ainsi que deux points spécialisés (pour les branchages, le site de Puget, et pour les gravats, celui de Puyvert).
Points d’apport volontaire pour le verre, les journaux et les emballages.
La commune, de par la communauté de communes, fait partie du syndicat mixte intercommunautaire pour l'étude, la construction et l'exploitation d'unités de traitement des ordures ménagères de la région de Cavaillon (Sieceutom).
La commune fait partie du syndicat intercommunal à vocations multiples (SIVOM) Durance-Luberon qui est un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) qui regroupe 21 communes des 23 communes (Lourmarin et Vaugines n'en font pas partie) des deux cantons de Pertuis et de Cadenet a pour compétence la distribution de l'eau et l'assainissement. Il a été créé en 1989 par transformation du syndicat intercommunal créé en 1946 mais qui n'avait comme compétence que la distribution de l'eau. Il comprend 42 membres (deux par commune). Son président est Maurice Lovisolo (vcie-président du conseil général de Vaucluse)[40]. Le prix de l'assainissement est variable dans chaque commune (à cause de la surtaxe communale) alors que celui de l'eau est identique[41].
Fiscalité
| Taxe | Part communale | Part intercommunale | Part départementale | Part régionale |
|---|---|---|---|---|
| Taxe d'habitation (TH) | 12,60 % | 0,40 % | 7,55 % | 0,00 % |
| Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | 17,67 % | 0,51 % | 10,20 % | 2,36 % |
| Taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) | 54,96 % | 1,58 % | 28,96 % | 8,85 % |
| Taxe professionnelle (TP) | 23,27 %* | 0,83 % | 13,00 % | 3,84 % |
La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.
La taxe professionnelle est remplacée en 2010 par la cotisation foncière des entreprises (CFE) portant sur la valeur locative des biens immobiliers et par la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) (les deux formant la contribution économique territoriale (CET) qui est un impôt local instauré par la loi de finances pour 2010[43]).
Jumelages
Le poète et philosophe Tores Albert écrit un poème sur le tambour d'Arcole une copie est offerte au représentant d'Arcole (Italie) lors de la fête du jumelage. La ville de Cadenet a offert une reproduction réduite de la statue du Tambour d'Arcole à Arcole. Elle se trouve dans le Musée Napoléon de la ville.
Varvari-Myrtia (Grèce).
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[45].
En 2023, la commune comptait 4 363 habitants[Note 6], en évolution de +4,13 % par rapport à 2017 (Vaucluse : +2,25 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture et éducation
La commune dispose d’une bibliothèque municipale (comprenant plus de 23 000 livres), d’un théâtre de verdure, d’un foyer rural, d’un foyer laïc.
La maison de la petite enfance d'une surface de 602 m2 construite par la communauté de communes des Portes du Luberon a été livrée en . À l'intérieur on trouve une crèche de 30 places (gérée par l’association Lou Calinou), d'un relais cantonal assistantes maternelles (RAM), un lieu d'accueil Parents-enfants (LEAP) et de la protection maternelle et infantile (PMI).
La commune possède la maternelle du cèdre[48], l'école primaire Mélina-Mercouri[49], le collège Le Luberon[50],[51] puis le lycée Val-de-Durance[52] à Pertuis (enseignement général) ou lycée Alexandre-Dumas[53] à Cavaillon soit lycée Alphonse-Benoit[54] à L'Isle-sur-la-Sorgue (enseignements techniques).
Sports
Cadenet possède plusieurs clubs sportifs dont clubs de football, de taekwondo, d’aïkido, d'équitation, de handball, de cyclisme, de tennis, de boxe et de badminton. Le village possède aussi un stade de football, un terrain de basket et équipements divers. Les collines environnantes sont aussi souvent pratiquées par des VTT.
Santé
La commune dispose de plusieurs médecins généralistes et spécialistes (orthophoniste, kinésithérapeute, pédicure-podologue, psychologue, médecine chinoise, dentistes) et infirmières. Il y a également une pharmacie et un magasin d’optique. L'hôpital le plus proche est à Pertuis.
Secours
Centre de secours (25 pompiers volontaires dont deux filles, et trois officiers) disposant d'une ambulance de type (VSAV), un fourgon Incendie (FPT), deux camions feux de forêt (CCF), une camionnette toute utilité (CTU), un 4×4 de commandement (VLHR) et une embarcation.
La commune dispose également d'un CCFF (Comité communal des feux de forêt). Les hommes en orange patrouillent, surveillent, interviennent et guident les pompiers sur les feux de forêts.
Cadenet est couverte par la gendarmerie nationale et également par deux policiers municipaux et un agent de surveillance de la voie publique (ASVP).
Économie
Agriculture
Comme beaucoup de communes du département, Cadenet vit de l’agriculture et notamment des cultures maraîchères de fraises, asperges, etc. et des vergers, facilitées par un riche sol autour de la Durance et une importante possibilité d'irrigation.
- Vignes
La commune produit des vins AOC côtes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contrôlée peuvent revendiquer, après agrément, le label Vin de pays d’Aigues[55].
- Pomme de terre

En 2008, est créée la confrérie de la pomme de terre de Pertuis[56]. Et le la pomme de terre de pertuis devient une marque[57] des cantons de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles.
Appréciée pour sa valeur gustative et sa belle tenue au niveau de la conservation, elle possède une typicité liée au terroir sableux-limoneux très favorable de la plaine de la Durance. Une pomme de terre à chair jaune : les variétés les plus cultivées sont Monalisa et Samba non lavée, ce qui en favorise la conservation cultivée dans la région de Pertuis, Cadenet, Lambesc, Peyrolles et conditionnée en sacs portant le logo officiel de la Pomme de terre de Pertuis.
La route gourmande de la pomme de terre de Pertuis parcourt tout le bassin de production de la pomme de terre de Pertuis : le pays d'Aix en Provence, le Luberon et la vallée de la Durance[58].
Tourisme
Outre l’agriculture, le tourisme a aussi un impact sur l’économie locale et le village dispose d’ailleurs d’un office de tourisme. Les touristes étrangers proviennent principalement des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la Belgique et du Royaume-Uni[59].
Les touristes se rendant sur Cadenet ont plusieurs possibilités de logements : deux hôtels, des chambres d'hôtes labellisées et non labellisées, des gîtes, un camping, etc.
Il se développe de plus en plus un tourisme du vin avec visite de caves et une initiation à la dégustation.
Cadenet fut un centre important de vannerie grâce à la proximité de la Durance dont le lit fut, jusqu’au milieu du XXe siècle, un lieu de récolte de l’osier. Florissante entre 1920 et 1930, la production subit ensuite la concurrence du rotin importé d’Extrême-Orient et dut se diversifier : ustensiles à usage domestique, récipients et objets décoratifs. La dernière usine ferma ses portes en 1978. Il subsiste un Musée de la vannerie.
ZA de la Meilère au sud du village. Artisanat de faïence, grès...
Culture locale et patrimoine
Vie locale
Petits commerces sur place (quatre boulangeries, un boucher, une épicerie, etc.), un biomarché, un traiteur, commerces d’équipement de la maison et d’équipement de la personne, deux banques (Caisse d’épargne et Crédit Agricole), assurances, photographes, une librairie etc.
L’origine du marché hebdomadaire, encore en vigueur à Cadenet, remonte à Charles IX qui, par lettre patente donnée à Moulins le , officialisa ce marché le lundi[24].
Lieux et monuments
- Église Saint-Étienne.
- La place du Tambour d'Arcole.
- Château de Cadenet.
- Anciennes habitations troglodytes.
Patrimoine religieux
- Église Saint-Étienne de Cadenet construite aux XIIe et XVIe siècles[60],[61], son baptistère taillé dans la moitié d'un sarcophage gallo-romain comportant des scènes bachiques[62],[63] et son orgue de 1839[64]. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1990[65].
- Couvent de Dominicains[66].
- Prieuré Saint-Jean-de-Fanabregol[67].
- Chapelles :
Patrimoine civil
- Château en ruine[74].
- Château de Collongue, aujourd’hui propriété de la famille d'Avon de Collongue[75]
- Beffroi de 1879 sur le site du château, qui a remplacé un ancien beffroi roman à trois arches (1500) qui menaçait de s'écrouler sur les habitations en contrebas[76],[77].
- Grenier Public, Hôtel de ville[78].
- Moulin à huile dit Moulin de Sainte-Anne, Hôtel de ville, École[79].
- Façades des XVIIe et XVIIIe siècles.
- Habitations troglodytes sur les hauteurs du village qui furent le refuge de Vaudois au XVIe. Cet habitat troglodyte a été occupé jusqu'en 1960[80],[81],[82],[83],[84],[85].
- Nombreuses fontaines et un lavoirs :
- Fontaine basse (1535) et lavoir,
- Haute fontaine (1545) : masques de fonte (bacs à fleurs),
- Fontaine et lavoir de l'Aube (1740)[86],
- Fontaine du Marché (1806) : obélisque, quatre dauphins,
- Fontaine de Lombardie (1806) et lavoir,
- Fontaine Baude (1806)[87],
- Fontaine des Héraults (1806) et lavoir (1726),
- Fontaine aux Pois Chiches (1830),
- Fontaine de la Placette (1848)[88],
- Lavoir sous voûte (1850), avenue Gambetta,
- Fontaine aux Osiers (1860),
- Fontaine (1937), place de la Mairie,
- Fontaine du Tambour (1992).
- Monument au Tambour d'Arcole[89], statue en bronze de Jean Barnabé Amy, représentant André Estienne et érigée en 1894.
- Musée de la vannerie avec présentation de créations de vanniers en rotin et osier.
- Pont suspendu construit en 1837[90],[91].
- Hôtel-Dieu[92].
- Monuments commémoratifs :
- Monument aux Morts dans l'ancien cimetière, Stèles commémoratives 1939-1945, Stèle commémorative de Dien-Bien-Phu[93].
- Stèles des huit fusillés du chemin des Piles[94].
- Plaque commémorative de la libération de Cadenet par les soldats américains, inaugurée le .
- Monument au Tambour d'Arcole[95],[96],[97].
- Plaque en provençal à la mémoire de Félicien David, sur sa maison natale au 11 rue Félicien David.
Patrimoine industriel et agricole
- Moulin à papier[98].
- Coopérative agricole dite Coopérative Agricole la Cerise[99].
- Musée de la vannerie de Cadenet
Personnalités liées à la commune
Nés à Cadenet
- Marc Antoine Bernard (1755-1794), homme politique, député des Bouches-du-Rhône, guillotiné le à Paris ;
- Félicien David (1810-1876), musicien et compositeur ;
- Joseph Sec (1715-1794), maître menuisier ;
- André Estienne, « le petit tambour d’Arcole » (1777-1838) dont une statue perpétue la mémoire sur la place Principale ;
- Ellian du Cadenet (1160-1235) ;
- Jean Laugier (1949-) ;
Morts à Cadenet :
- Jean-Daniel Pollet (1936-2004), cinéaste ;
- Marc-Antoine Malherbe, célèbre duelliste tué le ;
- Marie-Madeleine Signouret (1918-1996), ancienne députée du Vaucluse.
Cadenet et le cinéma
Cadenet a servi de décor à plusieurs tournages de films de cinéma et de télévision :
- 1963 : Le Voyage à Biarritz de Gilles Grangier, réalisé en 1962 avec Fernandel et Arletty comme acteurs principaux. On y reconnait plusieurs endroits du village comme la place du Tambour-d'Arcole pour le « café de la Gare », et la place du Chanvre pour la librairie ;
- 1989 : Moitié-Moitié de Paul Boujenah (dans le village) ;
- 2000 : D'un rêve à l'autre d'Alain Berliner (au bar des Amis) ;
- 2008 : Bienvenue chez les Ch'tis de Dany Boon (scènes à l'école, sur le boulevard Liberté) ;
- 2015 : La fin du village, le début de... de Bertrand Delais (documentaire TV sur l'évolution du village au cours des dernières décennies) ;
- 2018 : Crime dans le Luberon d'Éric Duret.

