Antistius Vetus est un partisan de Jules César et est nommé par ce dernier questeur (quaestor pro praetore) de Syrie, position qu'il occupe en 45 av. J.-C.[3]
Il est contraint de lutter contre Quintus Caecilius Bassus, le précédent gouverneur. Ce dernier est un opposant de César qui refuse de se démettre de son mandat. Vetus l'assiège jusqu'à ce que les Parthes viennent au secours de Bassus. Lucius Volcacius Tullus, gouverneur de la Cilicie voisine, refuse de venir aider Antistius Vetus, ce qui permet à Bassus de tenir jusqu'à l'arrivée des Parthes[4]. Vetus est malgré tout salué imperator par ses troupes[3].
Sur son chemin de retour à Rome en 44 av. J.-C., il est intercepté par Marcus Junius Brutus, l'un des principaux conjurés dans l'assassinat de Jules César, qui le persuade non seulement de lui remettre les revenus de sa province qu'il emmenait à Rome[5], mais aussi de rejoindre la cause des Libérateurs[6],[7].
En juin 43 av. J.-C., il est de retour à Rome. Cependant, il retourne bientôt aux côtés de Brutus, où il sert comme légat[8].
Après la défaite des Républicains à la bataille de Philippes, il parvient à s'enfuir avant de se réconcilier avec les triumvirs vainqueurs Marc Antoine et Octavien[9].
En 35 av. J.-C., Vetus reçoit le commandement de la campagne en cours contre les Salasses, un peuple alpin révolté, peut-être comme gouverneur de Gaule transalpine[10], qu'il poursuit avec vigueur mais sans succès[11].
En 30 av. J.-C., il devient consul suffect aux côtés d'Octavien[12]. L'année suivante en 29 av. J.-C., il est admis parmi les patriciens lors de la censure d'Octave[1].
Il est ensuite légat d'Hispanie citérieure en 26 av. J.-C., l'un des rares consulaires à recevoir une province militaire sous le règne d'Auguste[6]. Il succède au commandement des guerres cantabres à Auguste quand ce dernier tombe malade. Antistius mène une campagne contre les Astures avec Publius Carusius qui se conclut avec succès en l'an 25 av. J.-C.[13]