Nouvelles Éditions latines
maison d'édition française
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Les Nouvelles Éditions latines[2] (NEL) est une maison d'édition française créée en par Fernand Sorlot dont le nom reste associé à la publication (dans une visée nationaliste anti-hitlérienne) de la première traduction française non autorisée de Mein Kampf d'Adolf Hitler, en .
: immatriculation société actuelle
| Repères historiques | ||
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| Création | ||
| Dates clés | : décès du fondateur : immatriculation société actuelle |
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| Fondée par | Fernand Sorlot | |
| Fiche d’identité | ||
| Forme juridique | société à responsabilité limitée[1] | |
| Statut | édition indépendante | |
| Siège social | 1 rue Palatine, Paris (fermé)Chemin du Vieux-Moulin (Le Vaumain) (France) | |
| Dirigée par | François-Xavier Sorlot | |
| Site web | nouvelles-editionslatines.com | |
| Préfixe ISBN | 978-2-7233 978-2-85147 |
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La ligne éditoriale des NEL se situe généralement dans la mouvance de l'extrême droite traditionaliste.
Historique
Création
En , Fernand Sorlot, proche du mouvement d'Action française de Charles Maurras, et Marcel Bucard créent les éditions Les Étincelles situées 34 rue des Archives. En , les Nouvelles Éditions latines sont fondées par un groupe de jeunes écrivains. Le choix de ce nom s'inspire de l'attraction de Sorlot pour l'Italie fasciste[3].
D'abord en dépôt aux Étincelles, elles s'installent à la fin de l'année au 21 rue Servandoni et confient la distribution de leurs ouvrages à la Maison du livre français. Elles sont dirigées par Georges Raeders et par Fernand Sorlot.
Au cours des années 1930, la maison rachète les éditions Bossard ainsi que les éditions Catalogne, consacrées à la littérature étrangère. Certains ouvrages sont publiés sous des marques comme « Fernand Sorlot » ou « Sorlot ».
Le est rendu le jugement dans le procès intenté par l'éditeur munichois d'Adolf Hitler, Franz-Eher-Verlag (de), contre la récente traduction de Mein Kampf aux Nouvelles Éditions latines, laquelle traduction est saisie. Sorlot, accusé d'avoir publié la traduction sans autorisation, déclare que c'est volontairement qu'il a passé outre à l'interdiction, voulant mettre à la disposition des Français, pour les informer, une traduction non expurgée alors que celle qui a été cédée aux Britanniques et aux Italiens l'est[4]. Il est condamné à ne plus vendre le livre et à détruire les stocks existants et les clichés. Le tribunal de la Seine présidé par Piketty rejette tout préjudice moral subi par l'auteur, absent du procès.
L'Occupation et l'épuration
Le , Fernand Sorlot accepte l'aide[5] de l'éditeur allemand Paul List Verlag (de) pour publier trois nouvelles collections : « Écrivains du siècle », « Les Chefs-d'œuvre » et « La Vie européenne ». Il est arrêté le , puis remis en liberté le .
Entre-temps, le Syndicat des éditeurs décide l'exclusion de Bernard Grasset, Gilbert Baudinière, Jacques Bernard, Jean de La Hire, Henry Jamet et Fernand Sorlot.
Le , Sorlot est de nouveau arrêté ; il est remis en liberté le . Le , la Commission nationale interprofessionnelle d'épuration prononce un blâme sans publicité à son encontre. Son jugement a lieu le pour ses activités pendant l'Occupation[6]. Il est condamné à vingt ans[7] d'indignité nationale et à la confiscation de ses biens à concurrence de deux millions de francs de l'époque[8].
La maison d'édition continue par la suite son activité éditoriale, diffusant également l'éditeur Les Sept Couleurs (maison créée par Maurice Bardèche).
Les NEL aujourd'hui
Catalogue éditorial
Les Nouvelles Éditions latines comptent plus de 2 000 titres et plusieurs collections telles :
- « Art et Tourisme » (petites brochures sur le patrimoine régional[9])
- « Le Monde catholique »
- « Le Monde littéraire »
- « Histoire » (comprend de nombreuses sous-sections)
- « Docteur commun » (dirigée par Jean Madiran)[10]
Quelques auteurs
- Roger Trinquier, L’État nouveau
- Pierre Fontaine
- Jean-Philippe Delsol
- Paul Rassinier, Les Responsables de la Seconde Guerre mondiale[11]
- Gabriel Théry
- Adolf Hitler, Mein Kampf (Mon combat)