Cal Tjader Quartet
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| Sortie | 1956 |
|---|---|
| Enregistré |
le 24 mai 1956 à Hollywood. |
| Durée | 40:50 |
| Genre | Jazz West Coast, Latin jazz, bebop |
| Producteur | A. Ward Brill |
| Label | Fantasy Records |
| Critique |
Albums de Cal Tjader
Cal Tjader Quartet est un album studio de Cal Tjader enregistré en une seule séance en avec une formation Quartet. Il est sorti en 1956 et contient 9 titres.
• Face A (19:39)[1]
- Battle Hymn Of The Republic (A1) - 3:28 ∫ de Julia Ward Howe et William Steffe
- It Never Entered My Mind (A2) - 3:38 ∫ de Lorenz Hart et Richard Rodgers
- A Light Groove (A3) - 5:11 ∫ de Gerald Wiggins
- The Night We Called It A Day (A4) - 3:06 ∫ de Tom Adair et Matt Dennis
- Fancy Bea - 4:16 ∫ de Eugene Wright
• Face B (20:11)
- A Fifth For Frank (B1) - 4:05 ∫ de Gerald Wiggins
- For All We Know (B2) - 4:43 ∫ de John Frederick Coots et Sam M. Lewis
- Miss Wiggins (B3) - 5:57 ∫ de Gerald Wiggins
- Our Love Is Here To Stay (B4) - 5:26 ∫ d'Ira Gershwin et George Gershwin
Single extrait au format 45T (7")
- 1956 : …
Personnel et enregistrement
Cal Tjader choisit ici de réunir une formation quartet dans laquelle on retrouve deux des membres du Gerald Wiggins Trio de 1956 : Gerald Wiggins au piano et Bill Douglass à la batterie. Quant à la contrebasse, elle est tenue de main de maître par Eugene Wright que l'on retrouve sur plusieurs albums de 1956 à 1959 avant son départ pour le The Dave Brubeck Quartet.
- Enregistrements studio le à Hollywood[2] (Californie). Masters Fantasy Records.
| Historique | Formation détaillée | Discographie associée |
|---|---|---|
| Cal Tjader's Quartet [ IV ]. 1956 [3] |
|
Albums Studio 1956 : Cal Tjader Quartet Titres de 1 à 9 1. Battle Hymn Of The Republic 2. It Never Entered My Mind 3. A Light Groove 4. The Night We Called It A Day 5. Fancy Bea 6. A Fifth For Frank 7. For All We Know 8. Miss Wiggins 9. Our Love Is Here To Stay |
Production et son
| Producteur | Ingénieur du son | Arrangeur et Direction musicale |
|---|---|---|
| A. Ward Brill[4]? |
? | Gerald Wiggins[4]? |
Design de couverture
- Description : Portrait de Cal Tjader avec en arrière-plan ce que l'on devine être la baie de San Francisco (on devine des piles du pont dans le flouté artistique). Cal Tjader, grosses lunettes serties de noir, est proche d'une balustrade en surplomb de la baie, il tourne son regard sur l'épaule gauche Ces couleurs chaudes évoquent le feu, l'ambiance chaleureuse latine jazz et le jazz West Coast. Typographie de titrage : lettres larges en bdc[5] avec patin. En pied de pochette, figurent sur un alignement centré, tous les titres de l'album en petites majuscules. L'album est sobrement intitulé Cal Tjader Quartet. (Voir la pochette[6]).
Informations de sortie
- Année de Sortie : 1956
- Intitulé : Cal Tjader - Cal Tjader Quartet
- Label : Fantasy Records
- Référence Catalogue : Fantasy F-3227[7]
- Format : LP 33T ou (12")
- Liner Notes : Ralph J. Gleason[8]
Réédition format LP et CD
Réédition en album LP 33T même série 3000[9] sous le titre original « 'Cal Tjader Quartet' ».
- Références : Fantasy Records F-3307 (Année ?) [10].
Réédition en album LP 33T Série Stéréo Disque[11] sous le titre original « 'Cal Tjader Quartet' ».
- Références : Fantasy Records F-8083[10] (1962).
Réédition en CD sous le titre original « 'Cal Tjader Quartet' » dans la série « Original Jazz Classic » :
- Références : Fantasy Original Jazz Classics OJCCD 950 (1992) et OJCCD 950-2[10] (1997) . Remastering des bandes originales de Kirk Felton aux studios Fantasy de Berkeley (Californie).
Notes de présentation de la réédition sous le label Original Jazz Classics
Travailler[12], jouer sur une section rythmique faite de piano, de contrebasse et de batterie, était un format d'expression de choix pour des vibraphonistes en 1956, comme le confirme à cette époque les succès de Milt Jackson dans le Modern Jazz Quartet.
Pour Cal Tjader, cependant, ce fut un changement significatif en matière de formation et de musique, lui qui avait basé sa musique sur des percussions latines puissantes et très présentes, surtout quand on sait que le style Latin jazz a fait de lui, une star du vibraphone[13].
Tjader se saisit de l'occasion pour rendre un hommage appuyé et s'acquitter de sa dette vibraphonistique envers Milt Jackson, particulièrement sur le blues Miss Wiggins, où l'élégante économie de phrasé du pianiste Gerald Wiggins rend l'évocation du style MJQ[14] encore plus manifeste. De plus, Cal Tjader et ses associés établissent une approche rythmique incluant une conception sobre et claire de leur propre chef, conférant ainsi à chacun une note personnelle distinctive sur cette session.
Le jeu et l'écriture tant de Gerald Wiggins que du bassiste Gene Wright contribuent aussi de manière significative à faire de cet album un récital de jazz dans lequel Tjader nous fait comprendre que ses récents succès de mambo[15] n'ont pas entamé son potentiel de talent de jazzman.
Avec Gerald Wiggins, Gene Wright, Bill Douglass[16].
Observations
Cet album explore 4 nouvelles compositions dont trois de Gerald Wiggins et une du contrebassiste Eugene Wright. On trouvera aussi 4 reprises de standards remodelés par Cal Tjader et une surprise qui assure la « mise en oreille[17] » de cet album.
L'ouverture de cet album se fait donc sur une version jazz west coast d'un chant patriotique « Battle Hymn Of The Republic » composé pendant la guerre de Sécession[18] au XIXe siècle, que l'on peut considérer avec égard et respect pour son auteure poétesse, comme un chant traditionnel américain[19].
- It Never Entered My Mind est un titre extrait du spectacle musical « Higher and Higher[20] » (1940) écrit par le duo célèbre Richard Rodgers (compositeur) et Lorenz Hart (parolier), et qui fut introduit sur scène par Shirley Ross. Élevé rapidement au rang de standard de jazz, il a été réorchestré à maintes reprises pour figurer au répertoire notamment de Frank Sinatra, Bud Powell, Miles Davis, Ella Fitzgerald, Coleman Hawkins et Ben Webster, Stan Getz, June Christy… et plus près de nous, par le Keith Jarrett Trio sur l'album Standards de 1983.
- The Night We Called It A Day écrite en 1941, fut enregistré la première fois par le Tommy Dorsey Orchestra. Son statut de standard de jazz lui a valu être enregistré par plusieurs grands noms du jazz : notamment Frank Sinatra (3 enregistrements différents), Doris Day, Chet Baker, Chris Connor, June Christy et plus récemment par Diana Krall.
- For All We Know écrite en 1934[21], a été interprété pour la première fois par Hal Kemp et deviendra rapidement N°3 des charts US. On ne compte plus la liste talentueuse et innombrable d'interprètes pour ce classique du jazz[22] dont Cal nous livre ici sa version instrumentale jazz.
- Our Love Is Here to Stay, titre qui clôt cette session d'enregistrement est un standard de jazz composé par George Gershwin, sur des textes d'Ira Gershwin, pour le film « The Goldwyn Follies[23] » (1938). Il fut enregistré juste après la mort de George Gershwin pour le film par Kenny Baker. Our Love Is Here to Stay apparaît aussi dans la bande-son du film de 1951 de la MGM An American in Paris[24] dont il constitue le thème principal. L'éclairage musical apporté Cal Tjader à ce titre, dépouillé de ses paroles originales, arrive donc après une série d'interprétations à succès.
Avis critiques de cet album
Selon Scott Yanow[25] de All Music Guide, le vibraphoniste Cal Tjader a pris de brèves vacances avec le jazz afro-cubain[26] pour enregistrer cette excellente sélection de titres dans la droite ligne du style Bebop.
La réédition en format CD de 1997 met en valeur des talents musicaux réunis pour l'occasion : Cal Tjader, accompagné de Gerald Wiggins, pianiste sous-estimé mais toujours swinguant, de Eugene Wright, contrebassiste (deux ans avant qu'il n'ait rejoint le Dave Brubeck's Quartet) et de Bill Douglass, batteur.
Toujours selon lui, ils exécutent quatre originaux basiques (3 de Wiggins[27] et 1 Wright) et cinq standards[28] dont le swingueur Battle Hymn of the Republic et Our Love Is Here to Stay.
Et Scott Yanow de conclure[29] : « Sur cette session, Cal Tjader affiche délibérèment sa dette, son tribut au style emprunté de Milt Jackson. »