Caltavuturo
commune italienne
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Caltavuturo (en sicilien : Caltavuturu) est une commune italienne de 3 334 habitants[3] située dans la ville métropolitaine de Palerme, en Sicile.
| Caltavuturo | |
Armoiries |
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| Noms | |
|---|---|
| Nom sicilien | Caltavuturu |
| Administration | |
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Maire | Salvatore Di Carlo |
| Code postal | 90022 |
| Code ISTAT | 082015 |
| Code cadastral | B430 |
| Préfixe tél. | 0921 |
| Démographie | |
| Gentilé | caltavuturesi |
| Population | 3 323 hab.[1] (2026) |
| Densité | 34 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 37° 49′ 00″ nord, 13° 53′ 00″ est |
| Altitude | 635 m |
| Superficie | 9 790 ha = 97,9 km2 [2] |
| Divers | |
| Saint patron | Maria Santissima del Soccorso |
| Fête patronale | 10 septembre |
| Localisation | |
Localisation dans la ville métropolitaine de Palerme. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
| modifier |
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Géographie
Le territoire communal de Caltavuturo, à 80 km au sud-est de Palerme, fait partie du parc naturel régional des Madonies.
Toponymie
Les érudits s'accordent à dire que le nom de la commune remonte à la période arabe. D'après Ibn al-Athîr (Histoire parfaite, VII), en l'an 268 de l'Hégire (881-882 apr. J.-C.), le général aghlabide Abou-Thawr est vaincu par les Byzantins et son armée anéantie ; seuls sept hommes survécurent au massacre[4]. Le site est alors désigné en arabe Qalʿat Abī Ṯawr (« château d'Abou-Thawr »), dont dérive le nom actuel. Une autre hypothèse soutient quant à elle que le toponyme dérive de l'arabe qal'at (« forteresse ») et du sicilien vuturu (« vautour »), au sens de « fort des vautours ».
Histoire
À l'époque byzantine (du vie siècle à la conquête arabe), Caltavuturo est un bourg fortifié. En 852, Abbas l'assiège et capture de nombreux habitants pour les revendre comme esclaves. Vers 1063, la ville, alors sous domination musulmane, est pillée par le chevalier normand Roger de Hauteville[5]. Un nouveau village est fondé au sud de l'ancien, abandonné, au xviie siècle.
Le , treize paysans manifestant pour le partage des terres du duc de Ferrandina sont tués par l'armée et des dizaines d'autres sont blessés alors que les faisceaux de travailleurs se créent dans le reste de l'île. L'évocation de ces morts à la Chambre des députés par Napoleone Colajanni donne à la petite ville un retentissement national[6].
C'est dans cette commune que la Phiale Aurea aurait été découverte fortuitement en 1980. Depuis 2010, la phiale en or est exposée au musée Pirro-Marconi du site archéologique d'Himère[7].
Monuments et lieux d'intérêt
- L'église paroissiale, construite au xvie siècle et profondément remaniée deux siècles plus tard, abrite une statue de la Vierge Marie.
- L'église Santa Maria la Nova présente des stucs du xviiie siècle.
- Le séminaire San Francesco et son cloître d'époque médiévale.