Camille Van Camp
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Camille Van Camp, né à Tongres le et mort à Montreux en Suisse le , est un peintre, aquarelliste et aquafortiste belge. Peintre polyvalent, il a réalisé des portraits, des paysages, des scènes de bataille, des sujets historiques et des nus.
Camille Jean Léopold Van Camp, né à Tongres[1] le , est le fils de Pieter Van Camp, substitut du procureur du Roi, originaire d'Anvers et d'Antoinette Asselberghs. Son père a été successivement affecté à Tongres, Anvers et Bruxelles terminant sa carrière comme conseiller à la Cour de cassation[2]. Il est également le neveu du député à la Chambre des représentants et bourgmestre d'Uccle, Louis Defré.
En 1878, alors qu'il réside au n° 26 de la rue Defacqz à Ixelles, Camille Van Camp épouse Marie Vanoverbeke, fille d'un avocat de Bruxelles, où elle habitait au n° 51 de la rue Royale[3]. Ils ont deux enfants, Elisa née à Bruxelles[4] en 1879, et Jacques né à Bruxelles[5] en 1881.
De 1848 à 1853, Camille Van Camp se forme à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles où il a comme professeurs le peintre néo-classique Navez, Louis Gallait et Louis Huard. Il y remporte le premier prix de composition. C'est là qu'il est influencé par le mouvement réaliste belge, qui cherche à représenter la réalité de manière objective, sans idéalisation. Il est également influencé par Hippolyte Boulenger, fondateur de l'École de Tervueren, son ami dont il réalise un portrait.
Il séjourne à Paris à vingt-cinq ans où il est fortement impressionné par les peintres de l'École de Barbizon tels que Camille Corot, Troyon et Daubigny. Grâce à son milieu familial aisé, il a une grande aisance financière et il passe pour avoir aidé Boulenger à s'installer à Tervuren. Il devient ainsi le lien le plus concret entre les deux écoles[6] en 1863.
En 1868, il est membre fondateur de la Société libre des Beaux-Arts. Il y promeut le courant artistique réaliste avec Félicien Rops, Constantin Meunier, Charles de Groux et Eugène Smits à rebours de l'académisme ambiant. Il est également l'animateur de la revue L'Art libre. Par ailleurs, il réalise des illustrations pour « La Légende d'Ulenspiegel » du romancier Charles De Coster. En 1886, il devient le premier président de la Société des Aquafortistes belges, nouvellement créée[7].
En 1880, sa participation aux fêtes du cinquantenaire de l'indépendance de la Belgique montre son engagement envers la Belgique et son histoire[8].
Dans les dernières années de sa vie, il souffre d'une grave affection cardiaque, raison pour laquelle il s'est installé en Suisse sur les bords du lac Léman[9].
À la suite de son décès à Montreux le , il est inhumé au cimetière d'Ixelles[9].
Style artistique
Peintre réaliste, il a commencé sa carrière artistique par des portraits avec lesquels il a enregistré ses premiers succès dans la bonne société bruxelloise[9]. Influencé par Alfred Stevens et épris de nature, il montre ensuite un intérêt pour la peinture en plein air et, en particulier, en associant des modèles féminins à la nature originelle[9]. Inspiré par les paysages de Camille Corot, il peint à Domburg, en Suisse, en Italie et dans le Pays Noir de Charleroi, ajoutant parfois une touche d'impressionnisme dans ses compositions picturales[10].
Il ne dédaignait toutefois pas la peinture d'histoire. Dans son œuvre La Mort de Marie de Bourgogne il dépeint un moment historique avec une grande précision et un souci du détail.
Dans sa palette artistique, il travaille par larges touches. Après avoir marqué une prédilection pour l'« école des gris », il s'oriente vers une palette aux tons clairs.
Sélection d'œuvres
Palais de la Nation
- Portrait de Mme Couteaux, huile sur toile.
- Madame Van Camp, mère de l'artiste, huile sur panneau, 92 × 62 cm, Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers[11].
- Portrait du baron Étienne de Gerlache, premier président de la Cour de Cassation, huile sur toile.
- Forêt de Fontainebleau. La Roche à Cabat, 1859, huile sur toile, 37 × 45 cm, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique[12].
- La Mort de Marie de Bourgogne, huile sur toile, 222 × 405 cm, 1878, Hôtel de Ville de Bruges.
- Portrait de femme, 1875, huile sur toile, 130 × 93 cm, Collection privée, vente 2004[13].
- Fête patriotique du cinquantenaire de l'indépendance belge, le , huile sur toile, 250 × 430 cm[14], 1890, Chambre des Représentants, Palais de la Nation, Bruxelles.
- Vue des Ardennes belges, huile sur panneau, 18 × 22 cm, Collection privée, vente à Chelsea 2008[15].
- Promenade à deux, huile sur toile, 89 × 53 cm, Collection privée vente 2009[16].
- Vue de Rome prise du Janicule, huile sur toile.
Hommages et distinctions
En , une exposition est consacrée à Camille Van Camp au musée moderne à Bruxelles et une autre à la Galerie Georges Giroux en 1952 à Bruxelles. Il y a une « Camille Van Camplaan » (avenue Camille Van Camp) à Tervuren.
La distinction suivante lui a été remise par le roi Léopold II de Belgique :
Madame Van Camp, mère de l'artiste
Musée royal des Beaux-Arts d'AnversVue des Ardennes belges
Collection privéePortrait de femme, 1875
Collection privéePromenade à deux
Collection privée