Camille Violand

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Nom de naissance
Marie Alphonse Urbain Camille ViolandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Camille Violand
Biographie
Naissance
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Nom de naissance
Marie Alphonse Urbain Camille ViolandVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata
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Camille Violand, né le dans le 6e arrondissement de Lyon et mort pour la France au Mesnil-lès-Hurlus dans le département de la Marne le , est un officier et homme de lettres français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Marie Alphonse Urbain Camille Violand, né le au No 27 de la rue Tête-d'Or à Lyon[1], est le fils de Marie Constant Adolphe René Violand (1858-1940), alors lieutenant de cuirassiers et général à la fin de Première Guerre mondiale, et de Marie Adèle Antoinette Daude (1869-1913)[2].

Fils d'un officier, dont les affectations changent régulièrement, il passe ses douze premières années dans des garnisons successives en Algérie[1]. Pendant les vacances, la famille revient dans le berceau familial du Lot. La famille s'installe à Alençon en 1904 où il y est élève de sciences au lycée (aujourd'hui lycée Alain) jusqu'en 1909. C'est là qu'il se lie d'amitié avec Henri Besnard en classe de première[3], avec qui il échangera ensuite une correspondance régulière[4]. Après Alençon, il suit son père nommé à Vouziers dans les Ardennes. Il commence à y préparer les licences de droits et de lettres avant de poursuivre à la faculté de droit de Paris[5]. À peine âgé de 20 ans et attiré par les lettres — il écrit des poèmes et des essais —, il fréquente des écrivains, assiste à des réunions de cercles littéraires[6] et rend visite à Henry Bordeaux pour lui demander conseil[7].

Juste après l'obtention de la licence de droit[8], il part en faire son service militaire au 161e régiment d'infanterie à Saint-Mihiel. À la suite de la mort de sa mère intervenue en [9], il est affecté au 8e régiment d'infanterie à Saint-Omer. Il est nommé caporal en , sergent en septembre. Décidé à devenir officier, il est envoyé à Amiens à la fin de 1913 comme élève-officier. Incorporé comme sous-lieutenant en au 87e régiment d'infanterie, il est à Saint-Quentin lorsqu'éclate la Première Guerre mondiale[10],[11].

Le , lors du combat de Virton à Houdrigny en Belgique (bataille des Frontières), il est blessé à la tête par un éclat d'obus[12]. Voulant garder le commandement de la 12e compagnie, le capitaine ayant été blessé et le lieutenant d'active tué, il veut rester au front, mais est évacué vers l'hôpital temporaire 104 à Limoges[13],[14]. Il rejoint son régiment le en Argonne et se voit confier le commandement de la 2e compagnie qu'il mène à l'assaut le lendemain à Servon[15]. Blessé d'une balle à l'épaule, il est de nouveau évacué et hospitalisé à Roanne[16].

En octobre, il est cité à l'ordre de l'armée, puis de retour dans son régiment, il est nommé lieutenant à la tête de la 12e compagnie et chevalier de la Légion d'honneur en [17]. La citation dit de lui : « blessé une première fois le , est revenu sur le front incomplètement guéri et sans profiter du congé de convalescence qui lui avait été accordé. Blessé à nouveau, dès son retour, d'une balle qui lui a traversé l'épaule, en entraînant sa section dans une attaque de nuit, vient de revenir, incomplètement guéri encore, prendre sa place dans son unité en donnant à tous, après l'exemple d'un très grand courage au feu, celui d'une indomptable énergie »[18],[19].

De fin à mi-, il est en première ligne dans le secteur très exposé des tranchées du bois de la Gruerie, en Argonne[20]. Le , Camille Violand est tué d'une balle, entre deux tranchées, au Mesnil-lès-Hurlus[21],[22],[23].

Dans une lettre datée du , adressée à son père et retrouvée dans son portefeuille, il avait écrit : « Si cette lettre vous arrive, c'est que vous aurez eu l'honneur d'avoir votre fils tué à l'ennemi […] Ma dernière pensée ira vers maman que j'aurai rejointe, vers vous, mon cher papa, qui êtes courageux, vers ma pauvre petite fiancée, mais je veux que mon dernier souffle soit pour dire : Vive la France ! »[21]

Distinctions

Hommages

Bibliographie

Références

Liens externes

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