Camp de réfugiés palestiniens de Nahr el-Bared
From Wikipedia, the free encyclopedia
Nahr el-Bared (نهر البارد, littéralement Fleuve froid) est un camp de réfugiés palestiniens situé dans le nord du Liban près de Tripoli.
| Pays | |
|---|---|
| Gouvernorat | |
| District | |
| Coordonnées |
| Fondation |
|---|
| Site web |
|---|
Histoire
Il fut fondé en 1949 à la suite de l'exode palestinien et abritait jusqu'au environ 31 000 réfugiés. Une partie de la communauté des Algériens de Palestine y a trouvé refuge[1].
En 1982, un nombre important de réfugiés du camp de Tall al-Zaatar, rescapés du massacre de Tel al-Zaatar (1976, plus de 4 000 morts), arrivent de Damour. Ils s'étaient installés dans cette ville côtière dont ils ont été chassés par l'invasion israélienne du Liban en 1982[2].
Siège de 2007
Le [3], l'armée libanaise bombarde et attaque le camp où le groupe radical Fatah al-Islam est présent. Le bilan fait mention de 32 soldats libanais, 34 civils et 24 activistes islamistes tués. 10 000 réfugiés ont fui les combats pour se réfugier dans d'autres camps lors du cessez-le-feu conclu après trois jours d'affrontements.
Le , on estime entre 5 000 et 10 000 le nombre de réfugiés encore dans le camp.
Le dimanche , l'armée libanaise pénètre pour la première fois dans le camp de Nahr el-Bared depuis plus de 37 ans. On dénombre alors depuis le début des combats au moins 220 morts dont 100 militaires libanais et 80 combattants islamistes.
Le dimanche , après d'ultimes combats, l'armée annonce avoir pris le contrôle total du camp.
Selon un bilan publié le mardi , au moins 22 civils sont tués dans les combats, ainsi que 222 terroristes et 163 soldats de l'armée libanaise, ce qui porte à au moins 427 le nombre de victimes de ce siège.
Une vingtaine de combattants islamistes auraient réussi à s'échapper.
Le camp a été quasi totalement détruit, vidé de ses biens et de ses habitants. Les 31 000 réfugiés ont ainsi perdu leurs maisons et leurs biens ainsi tout ce qu'ils ont pu construire – soit par leur travail ou par les aides de leurs proches expatriés au Golfe ou en Occident. La nouvelle génération de réfugiés de Nahr El Bared s'est retrouvée sans rien, dépendant des aides internationales celle de ses parents ou grands-parents réfugiés de la Palestine en 1948.
Le responsable des opérations pour l'armée libanaise au cours de ces combats était le général François el-Hajj, proche du chef d'état-major de l'armée, le général Michel Sleiman. Pressenti pour succéder à celui-ci à la tête de l'armée libanaise en cas d'élection du général Sleiman à la présidence de la République, il a été assassiné dans un attentat à la voiture piégée le à Baabda.
Arrivée de nouveaux réfugiés lors des guerres de 2023-2026
Lors de la guerre de Gaza et des guerres multiples qui ont suivi, l'armée israélienne envahit le Liban. Les bombardements, l'occupation et la destruction de nombreux villages du Liban du Sud (voir ligne jaune) provoquent la fuite d'un million de réfugiés du Sud du Liban vers le centre et le Nord. Les opérations israéliennes.en Syrie provoquent aussi un exil de Syriens et de Palestiniens de Syrie vers le Liban. Un certain nombre de ces réfugiés trouvent un abri dans le camp de Nahr el Bared. Début 2026, sa population est composée de 17 % de Libanais, 10 % de Palestiniens de Syrie et 4 % de Syriens[4].
Liens externes
Bibliographie
Asylon(s), numéro 5, sept. 2008 Sous la direction de Kamel Doraï et Nicolas Puig : "Palestiniens en / hors camps - Formes sociales, pratiques des interstices" : 12 articles intégralement en ligne, en accès libre.
