Capture de Bahia
From Wikipedia, the free encyclopedia
La capture de Salvador de Bahia, en 1624, est un affrontement entre le Portugal et la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales, qui réussit à s'emparer de la ville. L'objectif néerlandais est de prendre aux portugais la capitale du Brésil puis leur principal fort sur la côte angolaise, São Paulo de Luanda, afin de contrôler les plantations de canne à sucre sud-américaines et la traite atlantique des esclaves africains [1].
| Date | 9 mai 1624 |
|---|---|
| Lieu | Salvador de Bahia, Brésil |
| Issue | Victoire néerlandaise |
| Jacob Willekens
Piet Hein |
Diogo de Mendonça Furtado (PDG) |
| 35 navires 6 500 hommes |
3 000 hommes |
| 50 morts | Inconnues |
Contexte
Le 22 décembre 1623, une flotte néerlandaise, sous le commandement de l'amiral Jacob Willekens et du vice-amiral Piet Hein, composée de 35 navires et transportant 6 500 hommes, quitte Texel [2]. Treize navires appartiennent aux Provinces-Unies, les autres à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales. Ces navires font route vers le Cap-Vert [3] où ils arrivent après avoir été dispersés par une tempête. Willekens y révèle son objectif : la prise de la ville de Salvador de Bahia. Les plans néerlandais d'invasion du Brésil sont rapportés par des espions espagnols à la cour du roi Philippe IV mais son principal ministre, Gaspar de Guzmán, n'y prête pas attention [4].
Le 8 mai, la flotte néerlandaise apparaît au large de Salvador de Bahia. L'objectif principal de l'expédition est la prise du port afin d'en faire une base commerciale pour assurer le commerce néerlandais avec les Indes orientales [5]. De plus, ils peuvent contrôler une grande partie de la production sucrière de la région, Salvador étant un centre majeur pour ce produit [6].
Le gouverneur portugais, Diogo de Mendonça Furtado, tente d'organiser la défense de la ville avec 3 000 hommes recrutés à la hâte [7] au sein d'une milice composée principalement de paysans et d'esclaves noirs, tous hostiles à la domination espagnole [5]. Le port est protégé par l'océan et deux forts: celui de Santo António da Barra à l'est et São Filipe à l'ouest.
Capture

La flotte néerlandaise pénètre dans la baie divisée en deux escadres. L'une fait route vers la plage de Santo António et débarque des soldats commandés par le colonel Johan van Dorth. L'autre jette l'ancre au large de la ville et ouvre le feu sur les défenses côtières, qui sont rapidement neutralisées. À l'aube, la ville est encerclée par plus de 1 000 soldats néerlandais et deux pièces d'artillerie [5]. Intimidées, les miliciens portugais jettent leurs armes et fuient, laissant Diogo de Mendonça Furtado avec 60 soldats fidèles [5]. Le 9 mai 1624, Salvador est prise au prix de 50 pertes parmi les assaillants [5]. Lors de la reddition de la ville, le gouverneur Diogo de Mendonça Furtado est fait prisonnier par les Néerlandais et transporté en Hollande avec son fils [8].
Jacob Willekens et Piet Hein installent une garnison sous le commandement de Dorth avant de repartir pour de nouvelles missions, conformément aux ordres reçus. Quatre navires sont renvoyés aux Provinces-Unies chargés de butin [5] ainsi que d'instructions pour demander des renforts afin de sécuriser Salvador [9]. Les défenses de la ville sont renforcées et étendues par des douves ainsi que des remparts, et la garnison est rapidement portée à 2 500 hommes, avec de nombreux esclaves séduits par des promesses de liberté et de terres [5].
Conséquences
La garnison néerlandaise est bientôt harcelée par les guérilleros locaux, menés par l'évêque Dom Marcos Teixeira, qui s'est réfugié à l'intérieur des terres. Il parvient à rassembler une force de 1 400 Portugais et 250 auxiliaires indiens [10],[11]. Ils construisent des fortifications et organisent des embuscades contre les Néerlandais dans les bois. Johan van Dorth est tué, en tentant de repousser les assaillants des abords de la ville, et le moral de ses troupes s'effondre. Une expédition menée par les Espagnols reprend Salvador de Bahia aux Néerlandais l'année suivante.
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Cesáreo Fernández Duro, Armada española desde la Unión de los Reinos de Castilla y de León., Madrid: Est. tipográfico "Sucesores de Rivadeneyra"., .

- Boris Fausto, A concise history of Brazil., Cambridge University Press., (ISBN 978-0-521-56526-4).

- James Herman, Brazil After a Century of Independence., READ BOOKS., (ISBN 978-1-4067-5586-2).

- David Marley, Wars of the Americas: a chronology of armed conflict in the New World, 1492 to the present., ABC-CLIO, (ISBN 978-0-87436-837-6).

- José Manuel Santos Pérez et George F. Cabral de Souza, El desafío holandés al dominio ibérico en Brasil en el siglo XVII., Universidad de Salamanca., (ISBN 978-84-7800-467-6).

- Robert Southey et Pinheiro Fernandes, Historia do Brazil, Volumen 2., Rio de Janeiro: B. L. Garnier., .

- Carlos Calvo, Colección histórica completa de los tratados: convenciones, capitulaciones, armisticios, cuestiones de límites y otros actos diplomáticos de todos los estados, comprendidos entre el golfo de Méjico y el cabo de Hornos : desde el año de 1493 hasta nuestros dias., Paris: A. Durand., .

- Francisco Solano Constancio, Historia do Brasil, desde o seu descobrimento por Pedro Alvares Cabral até a abdicação do imperador Pedro i., Paris: J.P. Aillaud., .

- Gonzalo De Céspedes y Meneses, Primera parte de la historia de D. Felippe el IIII., rey de las Espanas., Lisboa: Con licencia la imprimio Pedro Craesbeeck., .

- Francisco De Avendaño y Vilela, Relación del viaje y suceso de la armada en Brasil., Sevilla., .
