Caracalla II

From Wikipedia, the free encyclopedia

MèreAstronomie
Père de mèreAsterus
SexeM
Caracalla II
Image illustrative de l’article Caracalla II
Casaque de Marcel Boussac

Père Tourbillon
Mère Astronomie
Père de mère Asterus
Sexe M
Naissance 1942
Pays de naissance Drapeau de la France France
Pays d'entraînement Drapeau de la France France
Éleveur Marcel Boussac
Propriétaire Marcel Boussac
Entraîneur Charles Semblat
Jockey Jacques Doyasbère
Charlie Elliott
Nombre de courses 8
Nombre de victoires 8
Principales victoires Grand Prix de Paris (1945)
Prix Royal Oak (1945)
Gold Cup (1946)
Prix de l'Arc de Triomphe (1946)

Caracalla II (1942-1955?), dit Caracalla, est un cheval de course pur-sang anglais qui remporta le Prix de l'Arc de Triomphe en restant invaincu tout au long de sa carrière.

Résumé de carrière

Fleuron de l'élevage Boussac, réputé pour la magnificence de son modèle[1], Caracalla ne commence sa carrière qu'à trois ans, au printemps 1945, en remportant coup sur coup le Prix Bay Middleton et le Prix Reiset. Plutôt que tenter sa chance dans le Prix du Jockey Club, Charles Semblat, son entraîneur, fait valoir sa tenue en l'alignant dans le Grand Prix de Paris disputé à Longchamp qui vient de rouvrir ses portes après la guerre. Caracalla s'impose devant l'excellent Chanteur et on ne le revoit plus jusqu'à l'automne. Il aurait pu faire un solide favori du Prix de l'Arc de Triomphe, mais Marcel Boussac lui préfère Ardan, le tenant du titre, qui finira deuxième entre Nikellora et Chanteur. Caracalla, lui, est dirigé vers le Prix Royal Oak, qu'il s'adjuge sans coup férir.

De retour à 4 ans, Caracalla préserve facilement son invincibilité dans les Prix Edgard Gillois et de Dangu. Le voilà prêt à défier les Anglais dans la Gold Cup leur course-reine sur les longues distances, disputée lors du meeting de Royal Ascot. Favori (son frère ainé Marsyas, roi des stayers en Europe, lui a gentiment cédé la place et s'est rabattu sur une autre épreuve de longue haleine disputée le même jour : l'écurie Boussac ne met jamais tous ses œufs dans le même panier), il est à la tête d'un ambitieux contingent français avec Chanteur et Basileus, et l'emporte brillamment devant ses deux compatriotes, loin devant des Anglais terrassés comme rarement. Cette fois Caracalla, qui court assez peu finalement, a bien mérité de tenter sa chance dans l'Arc, nonobstant la distance. Et il y démontre qu'il est bien plus qu'un stayer hors normes. Bien que pris de vitesse, il finit en trombe et domine in extremis, une tête, les 3 ans Prince Chevalier, vainqueur du Jockey Club, et Pirette, lauréate du Prix de Diane. Caracalla n'aura jamais montré ses limites : invaincu, il se retire sur ce huitième et ultime succès. Dans leur livre de référence A Century of Champions, John Randall et Tony Morris considèrent Caracalla comme le meilleur cheval du monde en 1946, et le 17e meilleur cheval français du 20e siècle[2].

Date Hippodrome Pays Course Jockey Place Écart Deuxième
1945, 3 ans
26 avril Le Tremblay Drapeau de la France France Prix Bay Middleton 2 800 m J. Doyasbère 1er / 9 6 Phebus
10 mai Le Tremblay Drapeau de la France France Prix Reiset 3 000 m J. Doyasbère 1er / 7 2 Camarade
8 juillet Longchamp Drapeau de la France France Grand Prix de Paris 3 000 m André Rabbe 1er / 13 1 ½ Chanteur
9 septembre Longchamp Drapeau de la France France Prix Royal Oak 3 000 m J. Doyasbère 1er / 8 4 Basileus
1946, 4 ans
1er mai Le Tremblay Drapeau de la France France Prix Edgard Gillois 3 800 m J. Doyasbère 1er / 4 tête Urgay
9 juin Longchamp Drapeau de la France France Prix de Dangu 4 000 m Charlie Elliott 1er / 5 3 Basileus
21 juin Ascot Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni Gold Cup 4 000 m Charlie Elliott 1er / 7 2 Chanteur
6 octobre Longchamp Drapeau de la France France Prix de l'Arc de Triomphe 2 400 m Charlie Elliott 1er / 9 tête Prince Chevalier

Au haras

Origines

Références

Related Articles

Wikiwand AI