Carlo Maiolini

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Naissance
Décès
(à 80 ans)
Ervy-le-Châtel
Nom de naissance
Maiolini Carlo Mario
Nationalité
Française
Carlo Maiolini
Autoportrait à l'âge de 17 ans.
Naissance
Décès
(à 80 ans)
Ervy-le-Châtel
Nom de naissance
Maiolini Carlo Mario
Nationalité
Française
Activité
Artiste-Peintre - Décorateur - Désign - Architecte d'intérieur
Formation
Beaux-arts Tunis et Paris
Mouvement
Influencé par
Michel-Ange
signature de Carlo Maiolini
Signature.

Carlo Maiolini, né le à Tripoli et mort le à Ervy-le-Châtel, est un artiste-peintre, designer et décorateur français, d'origine italienne, vivant et travaillant à Laroque-des-Albères (Pyrénées-Orientales).

Carlo Maiolini naît en 1940 à Tripoli (Tripolitaine).

Ses parents d'origines siciliennes reviennent en Sicile, en 1942. Il y fait ses premières études.

En 1950, la famille émigre en Tunisie, où est né son père et où une grande partie de ses aïeux s'étaient installés au début du XXe siècle. Son grand père Charles Maiolini y a peint un grand Christ, dans l'église de Djerba, et son père Henri Maiolini a réalisé les affiches de films pour le cinéma familial à Sfax.

Il a des difficultés dans l'apprentissage du français à l'âge de dix ans. Il montre une aptitude réelle au dessin. En 1955, il demande à ses parents de l'inscrire à l’Institut supérieur des beaux arts de Tunis, ceux-ci n'en ont pas les moyens, il devient décorateur de vitrine de magasin afin de financer ses études.

À la fin de sa 2e année aux Beaux-Arts, en 1958, il remporte le 1er Prix du concours « Bourse de voyage artistique ». Ce concours, normalement réservé aux élèves de 3e année, est présidé par Pierre Berjole (plus tard conservateur du Musée de l'Annonciade à Saint Tropez).

Ce prix lui permet de faire un voyage d'études en Italie. Il visite Rome, Florence, Venise, découvre la Renaissance. Au retour, un panneau entier lui est consacré au Salon des Beaux-Arts de Tunis pour montrer son travail. Ces tableaux seront acquis par le gouvernement tunisien et l'Ambassade de France.

En 1959, il part à Paris pour étudier aux Beaux-Arts, Arts-Déco et Académie de la Grande Chaumière. Il y a comme professeurs Roger Chapelain-Midy et Marcel Gromaire.

En 1960, il est appelé à faire son service militaire à Bizerte, en Tunisie. En raison de son 1er prix d’architecture de la Villa Médicis à Rome, le lieutenant Ivaldi lui demande de s’occuper de décor pour le « Théâtre des Armées », dont il était le responsable.

En 1962, il retourne à Paris, et s'oriente vers différents domaines artistiques : dessins de cartons pour canevas, illustrations pour des magazines, etc. Il fait la rencontre de Pierre Cardin, et va créer, pendant vingt ans, des modèles pour diverses maisons de couture.

Il se lance dans la figuration narrative.

En 1965, il s'installe à Nice, et continue son activité de styliste entre Nice, Paris, Milan, New York

En 1981, son cousin italien, Enzo Leopardi, grand amateur d’art, biographe, lui présente certains artistes de renom : Salvatore Fume, Biagio Brancato, Piero Guccione. Chacun lui dit qu’il doit reprendre les pinceaux.

Il organise le Bal à Versailles, en 1988, pour les 70 ans du Prince de Lignac, sur une plage privée de Saint Tropez. Il recrée le Grand Trianon, sur 1 700 m2 : bassin d'Apollon, avec ses jets d'eau, un temple d'amour, une statue équestre de Louis XIV grandeur nature, deux obélisques de 13 mètres de hauteur. La fête a un grand retentissement.

Hector Margotte, échevin de la culture et des musées de la ville de Liège, organise en 1999 une rétrospective de Carlo Maiolini au Musée d'art moderne et d'art contemporain de Liège en Belgique, dans la même salle où ont été exposés Marc Chagall et Pablo Picasso.

En 2000, une exposition personnelle est organisée à la Chapelle Ste Elisabeth par la ville de Villefranche-sur-Mer. M. Dimitri Salmon y repère une toile qui correspond au style de la future exposition « D’après l’Antique[1] » au musée du Louvre, dont il est commissaire. Cette exposition a lieu du au . Une œuvre de Maiolini est reproduite dans le catalogue, après acceptation de M. Pierre Rosenberg, alors président et directeur du musée du Louvre.

André Callego, président du groupe de presse Le Journal Toulousain, publie un livre sur sa vie et son œuvre, aux éditions de l'lxcéa, en 2007.

Au mois de , le ministère de la Culture tunisienne organise une rétrospective sur Maiolini au Dar Sébastien, Centre Culturel International de Hammamet, pour ses cinquante ans de vie artistique.

Cette même année, il réalise un ciel de 160 m2 sur la grande coupole du Théâtre de la Porte Saint-Martin à Paris.

En 2014, il s'installe dans l'Yonne[2].

En 2014, Jacques-Armand AKOUN, expert, écrit : « Maiolini ne signerait pas ses œuvres qu'on saurait que c'est lui. Une écriture éprouvée tant par sa technique que dans ses compositions. Surréalisme et figuration narrative mériteraient que chacun des tableaux raconte une histoire entre présent passé et avenir. » (Éditions Akoun)

Il meurt le à Ervy-Le-Châtel[3].

Tendances

Après les différentes écoles, l'évolution de Maiolini alla du figuratif à l'abstraction, mais ses racines familiales, son amour pour la Grèce et la Renaissance italienne, l'ont dirigé vers la « Nouvelle figuration ». Une facture plus précise dans un double traitement pictural confère à ses tableaux leur modernité. La mesure de l'espace, la composition, le dessin et les analyses des images sont pour lui primordiales, comme il se plait à dire : « Une peinture pour nourrir l'esprit. »

De la « réalité subjective » à la « figuration narrative », Maiolini confronte le réel à l'imaginaire.

Maiolini expose, dans sa galerie des Antiques, les deux arts (peinture et sculpture) ; pour lui : « Le tableau et la statuaire sont les deux seules représentations de l'excellence dans les arts plastiques. ».

Passionné par la mythologie grecque, il puise « dans ce grand chaudron » une partie de sa nourriture picturale, disant que tout n'a jamais été peint et exprimé de la même manière !

Parcours pictural (sélection)

Décors - Design etc.

  • 1960 - Bizerte - Théâtre aux armées (ses premières expériences de décorateur)
  • 1988 - Décors du Bal à Versailles pour le Prince de Lignac à Saint Tropez en France
  • 1994 - Directeur artistique de la Société Artichaut pour les Arts de la Table en France
  • 2000 - Première collaboration pour les Émaux de Longwy en France
  • 2007 - Fresque sur la coupole du Théâtre de la Porte Saint Martin à Paris

Presse (sélection)

  • 2000 - Parution d'une de ses toiles dans le catalogue D'après l'Antique du musée du Louvre
  • 2007 - André Gallego " Du rêve à l'acte " livre sur la vie et l'œuvre de Carlo Maiolini aux éditions de l'Ixcéa
  • 2008 - Les éditions Emile Hazan éditeront cinq de ses tableaux en poster.

Collections publiques

Notes et références

Liens externes

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