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Ervy-le-Châtel

commune française du département de l'Aube From Wikipedia, the free encyclopedia

Ervy-le-Châtel est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Faits en bref Administration, Pays ...
Ervy-le-Châtel
Ervy-le-Châtel
Détail d'un décor de maison d'Ervy.
Blason de Ervy-le-Châtel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité CC du Chaourçois et du Val d'Armance
(siège)
Maire
Mandat
Roger Bataille
2026-2032
Code postal 10130
Code commune 10140
Démographie
Gentilé Ervytains, Ervytaines
Population
municipale
1 099 hab. (2023 en évolution de −7,88 % par rapport à 2017)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 30″ nord, 3° 54′ 43″ est
Altitude Min. 115 m
Max. 186 m
Superficie 21,39 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Aix-Villemaur-Pâlis
Législatives 2e circonscription de l'Aube
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Ervy-le-Châtel
Géolocalisation sur la carte : France
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Ervy-le-Châtel
Géolocalisation sur la carte : Aube
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Ervy-le-Châtel
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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Ervy-le-Châtel
Liens
Site web https://www.ervy-le-chatel.fr
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Géographie

Localisation

Ervy-le-Châtel est un bourg rural situé au sud du département de l'Aube, à mi-chemin entre Troyes et Auxerre, à l'est du pays d'Othe.

La commune se trouve dans la zone d'emploi de Troyes et dans le bassin de vie de Saint-Florentin[I 1]

Elle est depuis l'année 2003 en Pays d'Armance[pas clair].

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Auxon, Chessy-les-Prés, Courtaoult, Davrey, Eaux-Puiseaux, Montfey, Villeneuve-au-Chemin et Vosnon.

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 21,39 km2 ; son altitude varie de 115 à 186 mètres[1].

Le village central se trouve à 161 mètres d'altitude, sur une colline au pied de laquelle coule la rivière Armance.

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Ervy-le-Châtel[Note 2].

La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie.

Elle est drainée par l'Armance, le ruisseau du Saussoi, le ruisseau de Chamblin, le ruisseau de Montigny, le canal 01 de la commune de Chessy-les-Prés, le canal 01 de la Prairie du Parc, le canal 01 des Corvées, le canal 02 de la Prairie du Parc, le canal 02 du Moulin du Bois, le cours d'eau 01 du Moulin Baillot, le cours d'eau 02 des Sablons et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].

L'Armance, d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune de Chaource et se jette dans l'Armançon à Saint-Florentin, après avoir traversé 19 communes[3].

Le ruisseau du Saussoi, d'une longueur de 11 km, prend sa source dans la commune de Vosnon et se jette dans l'Armance sur la commune, après avoir traversé trois communes[4].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : le plan d'eau de la commune d'Ervy-le-Châtel (2,6 ha)[Carte 1],[5].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Armançon ». Ce document de planification concerne le territoire du bassin versant de l'Armançon qui s’étend sur 3 100 km2 et se répartit sur trois départements (l'Aube, l'Yonne et la Côte-d'Or). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le syndicat mixte du bassin versant de l'Armançon (SMBVA)[6].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[7]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[8]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[9] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[10]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[11],[12].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 745 mm, avec 11,5 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[7]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chessy-les-Prés à 2 km à vol d'oiseau[13], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 756,5 mm[14],[15]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22,2 °C, atteinte le [Note 3].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[16], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité

Le loup est présent sur le territoire de la commune. Auxon par arrêté préfectoral figure dans le cercle 2 c'est-à-dire la zone « où des actions de prévention sont nécessaires du fait de la survenue possible de la prédation par le loup pendant l'année en cours »[17]

Urbanisme

Typologie

Au , Ervy-le-Châtel est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18].

Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[19],[20].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,6 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (35,8 %), terres arables (26,6 %), prairies (23,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,2 %), zones urbanisées (3,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,2 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 628, alors qu'il était de 642 en 2016 et de 623 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 78,1 % étaient des résidences principales, 5,9 % des résidences secondaires et 16,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 13,7 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ervy-le-Châtel en 2022 en comparaison avec celle de l'Aube et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5,9 %) supérieure à celle du département (5,1 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).

Davantage d’informations Typologie, Aube ...
Le logement à Ervy-le-Châtel en 2022.
Typologie Ervy-le-Châtel[I 3] Aube[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 78,1 85,7 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 5,9 5,1 9,7
Logements vacants (en %) 16,1 9,2 8
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Toponymie

Le finage d'Ervy en 1784.

Au cadastre de 1833 sont cités : Armance, Belete, Bergerie, Breuil, Chaillots, Chamblin, Champ-de-Tir, Charbonnière, Château Chinon, Châne-Merlin, les Chânes, Chicois, Cognadon, Conciergerie, Cosdon-Chamblin, Hermitage, Fontaine-Alix, Fricambault, Garenne, Guérande, Haie-Meunier, Jard, Maison-Brûlée et Maison-Rouge, Moulin Gillot et à-Vent, Maladière, Malvoie, Maulny, Mesnil-Saint-Georges, Monthiérault, la Motte, la Motte-Bouillot, les Mottes, Moulin-à-Vent, les Noues, le Parc, Picardie, le Plessis, Croix-de-la-Potence, le Prieuré, Renouillières, Saint-Antoine, Saint-Hilarion, Saint-Jacques, Saulsois, les Deux-Tombelles, les Ventes, Villiers et Vollerons.

La commune prend le nom d'Ervy-le-Châtel en 1915[1].

Histoire

Moyen Âge

Connu en 1143 par un hommage du comte de Champagne au duc de Bourgogne, le fief ayant aussi comme seigneur la famille d'Ervy, Leterius dans le dernier quart du XIe siècle. Mais à partir de Henri le Libéral les comtes de Champagne ont toute la seigneurie.

Ervy avait deux foires dès 1220, l'une à la Saint-Remi et l'autre appelée Sainte-Croix lors de la Saints-Pierre-et-Paul.

Temps modernes

Gravure d'Ervy-le-Châtel en 1838.

Le nombre annuel de foire est porté à quatre au XVIIe siècle, outre les marché les mercredis et samedis.

Au cours du XVIIIe siècle, les loups sont nombreux dans les campagnes alentour, situées entre les massifs forestiers du Chaourçois et de la forêt d'Othe. En sept ans, de 1768 à 1774, 2 986 loups, louves et louveteaux sont tués dans les cantons d'Aix-en-Othe, Bouilly et Ervy-le-Chatel[réf. souhaitée].

Jusqu'à la Révolution française, Ervy est de l'intendance et la généralité de Paris, de l'élection de Saint-Florentin et du bailliage de Troyes.

En février 1949 fut installé proche de la gare le premier passage à niveau automatique de France. La ligne, qui reliait Troyes, n'est plus en service et le passage à niveau a été supprimé.[réf. nécessaire]

Monthiérault

Monthierost en 1784.

Monasterium Eraudi, fief dépendant de la baronnie d'Ervy. Il est aussi le siège d'un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre sous le vocable de Gervais et Protais cité en 1151 et avait une église, une chapelle à Mesnil-Saint-Georges et un moulin. L'église priorale était ruinée en 1542. Prieurs :

  • 1398 : Guillaume de Buteaux,
  • 1473 : Étienne Fournier,

...

  • 1789 : Antoine Quatresous.

Le prieur était aussi le seigneur de Monthiérault.

Bailliage

Les comtes de Champagne ont institué à Ervy un bailliage, qui, lors du passage du comté au domaine royal devient subordonné au Parlement de Paris.

Quelques baillis :

  • 1231 : Mauger,
  • 1558 : Jacques Evrard,
  • 1604 : Nicolas Billot,
  • 1665 : Jacques Leclerc,
  • 1690 : Henri-Anne Pot,
  • 1696 : Nicolas Thierriat,
  • 1720 : Nicolas Le Clerc,
  • 1750 : Ambroise Chassin,
  • 1758 : Mathieu-Joseph Joly.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Troyes du département de l'Aube[I 1].

Dans le cadre de la réforme administrative de 1789-1790, créant les communes, cantons, districts et départements, la commune d'Ervy est chef-lieu de district jusqu'en 1800.

Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton d'Ervy-le-Châtel[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Aix-Villemaur-Pâlis[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de l'Aube.

Intercommunalité

Ervy-le-Châtel était le siège de la communauté de communes du Val d'Armance, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (sauf dérogation), cette intercommunalité a fusionné avec la communauté de communes du Chaourçois pour former, le , la communauté de communes du Chaourçois et du Val d'Armance dont est désormais membre la commune[I 1].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successifs[22]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1878 ou avant[23]   François François    
         
    Victor Armand Jacotot Républicain Médecin
Conseiller d'arrondissement d'Ervy-le-Châtel (1880 → 1881)
    Émile Gillot Républicain Conseiller d'arrondissement d'Ervy-le-Châtel (1881 → 1887)
         
    Louis Charles Mottin Radical Conseiller d'arrondissement d'Ervy-le-Châtel (1913 → 1925)
         
1911   Victor Cornu[24] Rad. Médecin-chef de l'hôpital
Conseiller général d'Ervy-le-Châtel (1919 → 1928)
Officier de l'instruction publique
Chevalier de la Légion d'honneur
         
1945 1965 François Gagin[25] DVD-CNIP Quincaillier
Conseiller général d'Ervy-le-Châtel (1945 → 1967)
Chevalier de la Légion d'honneur
1965 juillet 1993[26] Jean Druot[27],[28] FGDS puis Centriste
puis UDF-Rad.
Ancien résistant, retraité de la Gendarmerie, expert au service des mines
Conseiller général d'Ervy-le-Châtel (1967 → 1992)
Médaille militaire
Chevalier de l'Ordre du Mérite malgache
Chevalier de l'Ordre du Mérite
Officier du Mérite agricole
Chevalier de la Légion d'honneur
Mort en fonction
septembre 1993[29] juin 1995 Roger Roussel   Garagiste retraité
juin 1995[30] mars 2008 Jean-Pierre Fresnais   Retraité
mars 2008[31] en cours
(au 5 mai 2026)
Roger Bataille   Architecte
Chevalier de l’Ordre national du mérite[32]
Réélu pour le mandat 2026-2032[33],[34],[35]
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Jumelages

Drapeau de la Belgique Stoumont (Belgique)

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].

En 2023, la commune comptait 1 099 habitants[Note 4], en évolution de −7,88 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6751 6761 6031 6251 8211 7551 7111 7841 858
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7161 6581 6711 6481 5881 6171 6041 9561 451
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4001 3931 3761 1731 2211 1691 1111 1261 135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 2041 1751 1981 2621 2211 2141 2001 1741 224
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
1 2101 1421 099------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[39].

En 2023, la commune comptait 1 099 habitants[Note 4], en évolution de −7,88 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6751 6761 6031 6251 8211 7551 7111 7841 858
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7161 6581 6711 6481 5881 6171 6041 9561 451
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 4001 3931 3761 1731 2211 1691 1111 1261 135
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 2041 1751 1981 2621 2211 2141 2001 1741 224
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
1 2101 1421 099------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

  • Festival les Médiévales, 1er week-end d'août.
  • Festival les Mosaïques musicales, début mai.

Économie

  • Gaec des Tourelles au Mesnil-Saint-Georges, lait et fromages.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

alternative de l'image à compléter
Halle circulaire sous la neige.
alternative de l'image à compléter
Porte Saint-Nicolas.

Ervy-le-Châtel fait partie du réseau des Petites Cités de Caractère®.

On peut signaler parmi les bâtiments ayant un intérêt patrimonial :

Personnalités liées à la commune

  • Eugène Belgrand, polytechnicien, ingénieur général des Ponts et Chaussées, né en 1810 à Ervy, mort en 1878. Il participa à la rénovation de Paris dirigée par le baron Haussmann, entre 1852 et 1870, et notamment à la création des égouts de Paris. Son nom figure sur la Tour Eiffel. Il a donné son nom au collège d'ervy-le-Châtel ;
  • Edmé Garnier, né et mort à Ervy (1595-1638). Abbé de la ville, que sa grande gentillesse rendait populaire. Il lutta avec les moyens de l'époque contre l'épidémie de peste qui sévit en 1638 à Ervy. Il périt victime de son dévouement[41] ;
  • Jacques-Antoine Grignon des Bureaux[42], né le à Buno-Bonnevaux, mort à Ervy le , où il s'était installé en 1758. Capitaine des grenadiers de France, il est l'un des philosophes les plus énigmatiques du XVIIIe siècle, que l'on a pu qualifier d'«Anaximandre champenois». Il fit du temps le premier principe de toutes choses, et fut le premier à présenter une formulation non ambiguë du transformiste évolutionniste. Ses œuvres n'ont été que récemment[C'est-à-dire ?] découvertes et publiées[43].
  • Baron Hector Hulot d'Ervy : personnage fictif de La Comédie humaine d'Honoré de Balzac, qui apparaît dans La Cousine Bette.
  • François-Édouard Jourdain, né à Troyes le , mort à Ervy le , neveu de Jacques-Antoine Grignon des Bureaux, maire d'Ervy de 1826 à 1830. Numismate, il constitua une collection de plus de 12 000 monnaies, acquise en 1842 par le conseil municipal de Troyes, et laissa des souvenirs autobiographiques manuscrits, publiés en 1993 par André Matton.
  • Alexandre Mocquery, général de brigade, né à Auxon, le et mort à Ervy, le .
  • Amant-Ambroise-Christophe Rambourgt, homme politique né à Ervy le ; mort à Troyes le . Neveu du général de l'Empire le vicomte Gabriel-Pierre-Patrice Rambourgt et héritier de son titre, il fut élu député de l'Aube dès 1852[41].
  • Jean Revol (1929-2012), peintre expressionniste et critique d'art ; il vécut à Ervy-le-Châtel et y repose. Une exposition-hommage s'est tenu en 2012.
  • Antoine-Narcisse Thiesson, musicien, compositeur et facteur d'orgue né à Ervy le . Il meurt à Viâpres-le-Petit, où il exerçait la fonction de prêtre, le [41].
  • Marin Noël des Vergers, homme politique et linguiste né à Ervy le  ; mort à Paris le . Il fut député de l'Yonne à partir de 1831. Il traduisit des ouvrages de langue arabe[41] ;

Héraldique

Davantage d’informations Blason, Détails ...
Blason de Ervy-le-Châtel Blason
D'azur à la porte de ville d'argent ouverte du champ et flanqué de deux tours carrées couvertes et girouettées ayant entre elles une lanterne aussi d'argent chaque tour chargée de trois croisettes pattées de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
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Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  5. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).

Cartes

  1. « Réseau hydrographique d'Ervy-le-Châtel » sur Géoportail (consulté le 18 mai 2024).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le ).
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

Related Articles

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Top Qs

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