Carlos Saboga

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Nom de naissance Carlos Alberto Mendes Saboga
Nationalité Drapeau du Portugal Portugaise
Décès (à 89 ans)
Paris 13e, France
Carlos Saboga
Nom de naissance Carlos Alberto Mendes Saboga
Naissance
Figueira da Foz, Portugal
Nationalité Drapeau du Portugal Portugaise
Décès (à 89 ans)
Paris 13e, France
Profession Réalisateur, scénariste, auteur
Films notables Les Lignes de Wellington
Mystères de Lisbonne
Photo

Carlos Saboga, né le à Figueira da Foz et mort le à Paris[1], est un scénariste et réalisateur portugais.

Né au Portugal en 1936, Carlos Saboga fuit très tôt la dictature de Salazar et rejoint clandestinement la France, l'Algérie puis l’Italie avant d’être naturalisé français.

Scénariste et traducteur reconnu, il a d'abord été journaliste, critique de cinéma et assistant réalisateur

Dès les années 1970, le travail de Carlos Saboga est salué par la critique internationale. Il reçoit en 1984 le Prix FPCC du meilleur scénario pour O Lugar do Morto (La Place du mort) réalisé par António-Pedro Vasconcelos[2]. Et réitère sa collaboration avec Vasconcelos en 1999, sur le film Ras le bol (Jaime), qui reçoit le Prix spécial du jury au Festival de Saint-Sébastien et le Prix Cannes Junior au Festival de Cannes.

En 1997, il écrit la minisérie Les Filles du maitre de chai, réalisée par François Luciani. Nommée sept fois aux 7 d’or, elle reçoit le Grand Prix du Sénat de la meilleure série française[3].

Carlos Saboga collabore ensuite avec le réalisateur et directeur de la photographie Mário Barroso sur Le Miracle selon Salomé en 2004, et Un amour de perdition en 2007. Les deux films sont sélectionnés aux festivals de San Sebastian et de Buenos Aires.

C'est avec Mystères de Lisbonne, la dernière réalisation de Raúl Ruiz, traduite et adaptée du roman classique portugais de Camilo Castelo Branco, que Carlos Saboga s'impose comme un scénariste majeur[4],[5].

Cette fresque romanesque de près de 4 heures 30, aux multiples personnages et complexités, autour Pedro da Silva, un orphelin en quête de son identité et du père Dinis, ancien aristocrate devenu justicier, entre le Portugal, la France, l’Italie et le Brésil du 19ème siecle, est encensée par la critique et le public. Sélectionnée dans de nombreux festivals (Toronto, New-York, San Sebastian, São Paulo, Hong-Kong, Buenos Aires), Mystères de Lisbonne reçoit le prix Louis-Delluc en 2010, le Prix du meilleur réalisateur à San Sebastian et le Prix de la critique à São Paulo.

Carlos Saboga continue sa collaboration avec Raúl Ruiz, en lui confiant son scénario, Les Lignes de Wellington, fresque historique sur l'un des premiers revers de l'armée napoléonienne en 1810 au Portugal, mené par le général Wellington face aux troupes du maréchal Masséna[6],[7]. Le film mêle grande et petites histoires, et met en avant les stratégies de guerre et le rôle décisif des femmes. Raúl Ruiz s'éteint avant le tournage,, et le film est réalisé par sa compagne et monteuse, la réalisatrice chilienne Valeria Sarmiento[8],[9],[10]. Le film est sélectionné en compétition officielle à la Mostra de Venise.

C'est en 2012, à 76 ans, que Carlos Saboga réalise son premier long-métrage Photo, film à l'esthétique photographique et l'atmosphère mystérieuse, porté par Anna Mouglalis, à la recherche d'un passé familial contestataire, pendant la révolution des Œillets, dans le Portugal des années 1970, est sélectionné en compétition officielle au Festival de Rome[11]

En 2014, Carlos Saboga réalise À une heure incertaine (A Uma Hora Incerta), long métrage en huis clos sur un jeune couple de réfugiés français suspectés dans le Portugal de Salazar[12]. Sélectionné en compétition officielle à la Viennale, le film reçoit le Prix du Jury du journal Der Standard.

En 2019, Le Cahier noir, nouvelle adaptation de Camilo Castelo Branco par Carlos Saboga et réalisé par Valeria Sarmiento, est sélectionné aux festivals de San Sebastian et de Toronto[13].

En 2020, Marío Barroso réalise L'Ordre moral, écrit par Carlos Saboga, tiré de l'histoire vraie de Maria Adelaide Coelho da Cunha , grande bourgeoise, propriétaire d’un quotidien national et éprise de liberté dans la Lisbonne conservatrice du début du XXe siècle. Le film gagne le Prix du meilleur scénario de la Sociedade Portuguesa de Autores (pt) (Société portugaise des auteurs)[14],[15].

Filmographie

Réalisateur

  • 2012 : Photo (ou Foto)
  • 2015 : À une heure incertaine (A Uma Hora Incerta)

Scénariste

Cinéma

Courts métrages

Télévision

Journaliste

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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