Caroline Piketty

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Nom de naissance Caroline Marie Monique Thérèse Piketty
Naissance (67 ans)
Paris 20e
Nationalité Française
Caroline Piketty
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Nom de naissance Caroline Marie Monique Thérèse Piketty
Naissance (67 ans)
Paris 20e
Nationalité Française
Diplôme
Profession
Autres activités
Formation
Distinctions

Compléments

Sélection de publications

Caroline Piketty, née le à Paris 20e, est une archiviste, historienne et essayiste française.

En tant qu'archiviste, elle a notamment participé à l'ouverture des archives de l'Algérie et travaillé au sein de la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France. De cette expérience professionnelle elle a tiré un ouvrage personnel Je cherche les traces de ma mère : chroniques des archives, publié en 2006, puis devenu une source d'inspiration pour l'un des épisodes des Éphémères, joué par la troupe du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine.

Naissance et formation

Caroline Marie Monique Thérèse Piketty est née le dans le 20e arrondissement de Paris[1].

En 1979, Caroline Piketty[a] a 21 ans lorsqu'elle réussit, classée au treizième rang, le concours d'entrée à l'École nationale des chartes[1]. Elle intègre l'école lorsqu'elle est nommée élève de première année par l'arrêté du [2]. C'est au mois de [3] qu'elle soutient, devant M. Vernet et Mlle Hubert, sa thèse « Les maîtres et étudiants du collège Saint-Bernard de Paris de 1224 à 1494 ». Elle est nommée, « hors rang », archiviste paléographe, le [4].

Elle est la tante de l'économiste Thomas Piketty.

Parcours

Le , elle est nommée au Service historique de l'armée de terre[5]. En 1990, elle y prend la direction d'un groupe d'archiviste, dénommé « groupe Algérie », pour reprendre le fonds en affinant le traitement effectué par Jean Nicot de 1981 à 1990 et en précisant les délais de communicabilité des documents[6], ce qui permet l'ouverture au public de ces archives [b]. La première mouture de l'« inventaire des archives de l'Algérie » est publiée en 1994[7].

En 1994, elle est nommée conservateur aux Archives nationales[8]. Elle y débute par la poursuite d'un travail sur l'inventaire des archives du Président Georges Pompidou.

En , elle est mise à disposition des services du Premier ministre, dans le cadre de la création de la Mission d'étude sur la spoliation des Juifs de France, dont la présidence est confiée à Jean Mattéoli[9]. Les objectifs sont fixés par la lettre de mission, mais Annette Wieviorka constate qu'il n'y a pas eu de réflexion sur la manière de les atteindre. Elle souligne que le succès de la mission est notamment dû à Caroline Piketty, à Éliane Chemla, venue du Conseil d'État, et à Ady Steg, qui ont permis de faire émerger « l'idée que le travail de la mission devait être un rigoureux travail historique »[10].

Le , Caroline Piketty est affectée à la section du XXe siècle des Archives nationales[11]. Le , elle est nommée conservateur au Centre d'accueil et de recherche des Archives nationales (CARAN)[12].

Le elle est nommée conservateur en chef à la Cité nationale pour l'histoire de l'immigration (CNHI)[13] et adjointe à la directrice du musée de la Cité.

En 2006, Caroline Piketty publie « Je cherche les traces de ma mère, chronique des archives »[14]. Elle y décrit ses propres émotions mais également celles de personnes venant rechercher des traces d'un membre de leur famille lors de son travail sur la « spoliation des biens juifs »[15].

Elle est nommée membre du Conseil supérieur des archives le [16].

En , elle devient responsable du département de l'accueil des publics aux Archives nationales à Pierrefitte.

Je cherche les traces de ma mère : chroniques des archives

Cet ouvrage, publié en 2006, est directement issu des notes prises par Caroline Piketty lors de son action d'archiviste dans le cadre du bureau des recherches administratives familiale ouvert après le travail de la mission Mattéoli[17]. Cet ouvrage, qui selon Patrice Marcilloux « fait date » chez les archiviste du fait de son ton personnel « d'une manière qui n'est ni historique ni archivistique mais entièrement affective »[18], est à l'origine de l'un des épisodes du spectacle des Éphémères, joué par la troupe du Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine, qui montre « une fonctionnaire des archives accueillir, au milieu des cartons et des boîtes, une femme qui cherche à comprendre l'histoire de sa mère »[19].

Publications

Thèse

Thèse non publiée

  • Les Maîtres et étudiants du collège Saint-Bernard de Paris de 1224 à 1494 (thèse présentée pour l'obtention du diplôme d'archiviste-paléographe, texte imprimé, consultable aux Archives nationales sur autorisation de l'auteur), Paris, , 465 p. (présentation en ligne).
    Cette thèse n'a pas été publiée, mais des articles l'ont pour origine, en 1991 Jacques Verger cite la thèse et deux articles comme étant une étude utile mais limitée à un lycée dans le champ, « l'histoire de l'université de Paris au Moyen Âge », largement déficitaire en recherches[20].

Articles en liens avec la thèse

  • « Benoît XII et les collèges cisterciens du Languedoc », dans Marie-Humbert Vicaire et al., Les Cisterciens de Languedoc, XIIIe-XIVe s (actes du colloque tenu en 1985 sous la présidence de Jean Leclercq), Toulouse, Privat, coll. « Cahiers de Fanjeaux » (no 21), (présentation en ligne), p. 139-150.
  • « La promotion des études chez les cisterciens à travers le recrutement des étudiants du collège Saint-Bernard de Paris au Moyen Age », Cîteaux, no 39, , p. 65-78[21].
  • « Les lectures des œuvres des pensionnaires du collège Saint-Bernard : jalons pour l'histoire intellectuelle de l'ordre de Cîteaux à la fin du Moyen Age », Cîteaux, no 40, , p. 245-291[21].

Archiviste

Ouvrages

Articles

  • « Les archives de la période de l’Occupation : le cas des archives conservées aux Archives nationales », dans Sébastien Laurent (dir.), Archives «secrètes», secrets d'archives ?, Paris, CNRS Éditions, (ISBN 9782271061577, lire en ligne), p. 93-101.
  • « Concevoir les archives comme porteuse de valeurs citoyennes », dans Archives et construction de la citoyenneté (actes du séminaire, formation nationale - 6 & 7 avril 2005, IUFM de Paris-Molitor, CHAN), Paris, IUFM / Pôle national de ressources patrimoine-archives, (lire en ligne), p. 22-24.
  • « Les papiers de Jean Zay. Nouvelles sources d'archives pour l'histoire du début du XXe siècle », Histoire@Politique. Politique, culture, société,, no 16, , p. 1-11 (lire en ligne, consulté le ).

Essayiste

Grades de la fonction publique

Décoration

Notes et références

Sources

Voir aussi

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