Caroline Semaille
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Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (jusqu'à )
| Directrice générale Santé publique France | |
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Geneviève Chêne (d) |
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Santé publique France (depuis le ) Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (jusqu'à ) |
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Caroline Semaille, née en 1965[1], est médecin praticien hospitalier de santé publique, épidémiologiste et infectiologue française. Elle est directrice générale de Santé publique France, l'Agence nationale de santé publique depuis le [2]. Auparavant elle a occupé le poste de directrice générale adjointe à l'ANSM[3] (Agence nationale de sécurité du médicament ou des produits de santé) et directrice générale déléguée à l'Anses[4] (Agence de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail).
Née en 1965[1], Caroline Semaille est une médecin praticien hospitalier spécialiste en santé publique et en maladies infectieuses.
En 1999, elle effectue sa première mission humanitaire, s'occupant, seule, d'un dispensaire à la frontière irako-iranienne[5]. Elle y prend deux ans plus tard la direction de l'Unité VIH/Sida, IST et hépatites[3].
De à , elle est directrice générale déléguée chargée du Pôle produits réglementés à l'Anses[4]. En , elle y est nommée directrice générale adjointe chargée des opérations[3]. Elle est titulaire d'une habilitation à diriger des recherches en science de la vie et de la santé[4].
En , elle est nommée directrice de l'Agence nationale de santé publique[5],[6].
Caroline Semaille dispose de plus de 25 ans d'expérience professionnelle au sein de trois agence française de sécurité sanitaire (ANSM, Anses, Santé publique France - anciennement InVS). Elle a consacré une majeure partie de son parcours professionnel aux problématiques de gestion de crise, des politiques de santé publique, de la démocratie sanitaire, du management et de la gestion d'établissements publics dans les domaines de la santé et de l'environnement.
Carrière hospitalière et universitaire
De 1990 à 1995, Caroline Semaille effectue son internat en médecine dans les Hôpitaux de Paris, où elle prend en charge des patients atteints du VIH[7].
De 1995 à 1998, elle exerce comme chef de la clinique-assistance (CCA) en maladies infectieuses dans l'hôpital de Villeneuve-Saint-Georges. Par la suite, elle est restée attachée spécialiste en maladies infectieuses dans cet hôpital jusqu'en 2011. En 1998, elle devient directrice adjointe de la policlinique de l'Institut Alfred-Fournier (Centre collaborateur OMS).
Parcours dans les agences de sécurité sanitaire
Institut de veille sanitaire (InVS) / (2000-2013)
En 2000, elle rejoint l'Institut de veille sanitaire (désormais nommé Santé publique France) en tant que médecin épidémiologiste du programme EuroHIV[8]. Deux ans plus tard, elle prend la responsabilité de l'unité chargée de la surveillance du VIH/Sida, des infections sexuellement transmissibles (IST) et des hépatites virales, fonction qu'elle occupe jusqu'en 2013. Elle contribue notamment à la structuration des dispositifs de surveillance épidémiologique et met en œuvre des enquêtes innovantes auprès de populations vulnérables, tels que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), les usagers de drogues et les personnes détenues, avec le soutien de l'Agence nationale de recherches sur le sida et hépatites virales (ANRS).
Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) (2013-2019, 2021-2023)
De 2013 à 2019, elle exerce les fonctions de directrice des produits au sein de l'ANSM. Elle y supervise les dossiers relatifs aux vaccins, aux anti-infectieux, aux produits pour les maladies rares, aux traitements en dermatologie, en hépato-gastro-entérologie, et à certaines thérapies géniques[3]. Lors de cette période, elle participe à la mise en place de dispositifs comme les autorisations temporaires d'utilisation (ATU) de cohorte pour les traitements de l'hépatite C, ou encore la recommandation temporaire d'utilisation (RTU) pour la prophylaxie préexposition (PrEP) au VIH.
Elle participe également à la mise à disposition précoce de traitements contre le virus Ebola pour les professionnels de santé infectés en 2014.
En , elle est nommée directrice générale adjointe chargée des opérations à l'ANSM. Elle y coordonne l'ensemble des directions liées à l'accès aux produits de santé et à la sécurité sanitaire, dans un contexte de sortie progressive de crise liée à la pandémie de COVID-19.
Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) (2019-2021)
Entre 2019 et 2021, Caroline Semaille est directrice générale déléguée à l'Anses chargée du pôle des produits réglementés[9]. Elle y supervise l'évaluation et la délivrance des autorisations de mise sur le marché (AMM) pour les médicaments vétérinaires, les produits phytopharmaceutiques et les biocides[10]. Elle participe également au renforcement du dispositif de phytopharmacovigilance.
Santé publique France (depuis 2023)
Par décret présidentiel publié le paru au Journal officiel[11], Caroline Semaille est nommée directrice générale de Santé publique France pour un mandat de trois ans, renouvelable une fois. Elle succède au Pr Geneviève Chêne. Sa nomination intervient dans un contexte de réflexion sur l'évolution du rôle de l'agence dans la gestion des crises sanitaires et la promotion de la santé publique.
Expériences à l'internationale et engagements dans le VIH / Maladies infectieuses
Caroline Semaille a consacré la majeure partie de son parcours professionnel à la santé publique, aux problématiques liées aux maladies infectieuses, en particulier à la lutte contre le VIH/Sida au travers de projets de prévention, de mise à disposition précoce de traitements ou encore dans le cadre de missions humanitaires[12]. Elle sera membre du comité de rédaction de Transcriptases[13] de 1994 à 2011, une revue critique de l'actualité qui publie des articles de vulgarisation sur le VIH/Sida..
Au sein des Centres régionaux d’information et de prévention du Sida et pour la santé des jeunes, son parcours humanitaire débute dès 1990, année où elle a exercé pendant plusieurs années en tant que responsable médicale d’un dispensaire dans un camp de réfugiés kurdes à la frontière irako-iranienne[14], sous l’égide de l’Hôpital sans Frontière (HSF).
Caroline Semaille a participé à de nombreuses missions humanitaires avec Médecins du Monde, principalement axées sur l'évaluation ou la formation afin de lutter contre le VIH/sida. En 1993, elle occupe tout d'abord le poste de coordinatrice médicale en Asie du Sud-Est, dans une province éloignée du Cambodge, où elle est responsable de la mise en place d'un hôpital. Elle évalue ensuite la nécessité de développer un programme de lutte contre le sida à Savannakhet au Laos, puis l'année suivante à Pondichéry, en Inde[1].
En 1995, elle évalue pour le ministère français des Affaires étrangères les possibilités de mise en œuvre de programmes de coopération franco-kazakhs dans le domaine du VIH/sida. Parallèlement, de 1995 à 1998, elle anime des séminaires de formation sur le VIH/sida destinés aux professionnels de santé pour Médecins du Monde au Myanmar.
De 1996 à 1999, elle participe au programme VIH/sida à l'hôpital Calmette de Phnom Penh, financé par l'Union européenne et les fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Elle assure la conception, la réalisation et le suivi du projet, ainsi que la recherche de financement au Cambodge.
En 1998, l'ONUSIDA fait appel à son expertise pour participer au séminaire de consensus sur l'initiative d'accès aux médicaments contre le VIH à Hanoï au Vietnam.
En 1999, elle rejoint le Credes international (bureau d’études en santé publique apportant conseil et d’assistance technique dans les pays en développement et en transition) sur des projets de développement ou d’évaluation liés aux maladies infectieuses (Afrique du Sud, Côté d’Ivoire). Elle co-rédige, avec Sylvie Briant, un rapport sur l’évaluation des actions menées du Ministère de la Coopération en matière de lutte contre le VIH/Sida (1987-1997)[15].
En 2000, sa dernière mission humanitaire porte sur l’identification de structures hébergeant les mères avec leurs enfants dans le cadre d'un projet sous-régional en Afrique du Sud et en Namibie.
Ainsi, au cours de sa carrière, elle a contribué à la lutte contre le VIH/Sida et à la gestion de plusieurs crises sanitaires internationales, telles que le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) (2003), la grippe A (H1N1) (2009), le Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) (2012), l’Ebola (2014) et plus récemment la COVID-19 lors de sa mise à disposition temporaire auprès de Research and action targeting emerging infectious diseases (REACRing) / Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en mars-avril 2020
Participations à des instances ou groupes majeurs de travail
De 2002 à 2013, elle est membre de plusieurs comités scientifiques. Au sein de la Direction générale de la Santé (DGS), elle participe au plan de lutte contre le VIH/sida et les hépatites, au comité de suivi des personnes en situation de privation de libertés et au plan national des maladies rares (2008-2018). À la Haute Autorité de santé (HAS), son travail porte sur le dépistage du VIH et de la syphilis.
Engagée à l’ANRS, elle est membre des actions coordonnées de prévention, des études sur la dynamique de l'épidémie et les hépatites, ainsi que des comités scientifiques des études de mortalité (2005-2010). Elle contribue également à des enquêtes comme OncoVIH, KABP, et sur le contexte de la sexualité en France (CSF). Enfin, à l'European Center for Disease Prevention and Control (ECDC), elle siège au comité de suivi pour la surveillance du VIH.
Elle est membre du Haut Conseil de la santé publique (HCSP) de 2013 à 2019 et participe également à la Commission nationale de la déontologie et des alertes en matière de santé publique et d'environnement[2].
En mars et , elle a été exceptionnellement mise à disposition auprès de l'Inserm/REACTing pour soutenir la supervision des activités relatives aux nouvelles approches thérapeutiques, incluant l'interface avec les porteurs de projets, la Direction Générale de la Santé, et les investigateurs de l'essai Discovery.
Depuis le , Caroline Semaille est membre du conseil d'administration de l'International Association of National Public Health Institutes (IANPHI)[16], pour un mandat de trois ans, qui prendra fin le [17].
Décoration
Caroline Semaille est nommée chevalier de l'ordre national de la légion d'honneur par décret du Président de la République en date du [18] et décorée effectivement en 2024 des mains de Françoise Weber, notamment ancienne directrice générale de l'InVS.