Carrés militaires de Robermont
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d’identificationWA02
Carrés militaires de Robermont *
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Les carrés militaires de Robermont, au fond le mémorial. | ||
| Coordonnées | 50° 37′ nord, 5° 36′ est | |
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| Pays | ||
| Subdivision | Province de Liège | |
| Numéro d’identification |
WA02 | |
| Année d’inscription | (45e session) | |
| Type | Culturel | |
| Critères | iii, iv, vi | |
| Superficie | 0,89 | |
| Zone tampon | 17,59 | |
| Région | Europe et Amérique du Nord ** | |
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
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| * Descriptif officiel UNESCO ** Classification UNESCO |
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Les carrés militaires de Robermont sont un ensemble de carrés militaires situés dans la ville belge de Liège, en région wallonne.
Construits après la Première Guerre mondiale, ils se composent de différents carrés militaires de nations différentes : Belgique, France, Italie, Royaume-Uni et Russie.
Ils sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco en 2023 avec 138 autres sites funéraires et mémoriels de la Première Guerre mondiale (Front Ouest).
Liège est l'une des premières villes attaquées par l'armée allemande, le , le jour de l'invasion de la Belgique. Prévue comme une attaque éclaire de quelques heures, la position fortifiée de Liège permettra à la ville de tenir une douzaine de jours et de tombée le . Après la guerre, la ville est internationalement renommée du fait d'être la première ville à avoir résisté aux allemands[1].
C'est de cette renommée internationale que la ville est choisie par les alliés pour la construction d'un monument, d'abord un projet avorté sur la place du marché, ensuite le Mémorial Interallié a été construit à Cointe. Mais la ville n'avait pas attendu les aides internationales pour construire son propre monument, ainsi, au sortir de la guerre, le cimetière de Robermont est désigné comme emplacement d'un monument en raison de son emplacement et de la renommée même du cimetière (le plus grand, le plus ancien et le plus prestigieux de la ville). De plus, près de 1000 corps de soldats y avaient été inhumés pendant la guerre[1].
Après avoir reçu la Croix de la Légion d'Honneur et la Croix de Guerre italienne, respectivement du roi Albert, de la reine Elisabeth, du maréchal Foch, du conseil municipal de Paris et du président français Raymond Poincarré pour la première et du gouvernement italien pour la deuxième, la ville reçoit, le , la Médaille militaire pour la bravoure en or de la délégation du royaume des Serbes, Croates et Slovènes, le jour de l'inauguration du monument aux civils et aux soldats morts pour la patrie, où seront établis les futurs carrés militaires[1].
Histoire
En 1920, le Conseil communal de la ville adopte un budget de 300 000 francs belges pour la construction du mémorial et des carrés militaires. Un concours est organisé et c'est en que les résultats du concours tombent : c'est l'architecte Victor Rogister et le statuaire Oscar Berchmans qui érigeront le monument. Il est achevé en 1926[1].
Inauguration
Le , la ville, avec le roi Albert et les représentants politiques de l'Angleterre, de la France, de l'Italie, de la Pologne, des Serbes, Croates et Slovènes ainsi que l'assistance de la Russie (dont les représentants politiques n'ont pas été conviés en raison de la non-reconnaissance de l'Union soviétique par la Belgique) inaugurent le mémorial. Les Allemands, quant à eux, ont été invités à la suite de l'apaisement des relations germano-belges après les accords de Locarno mais les représentants de l'Allemagne ont décliné l'invitation. Un monument aux soldats allemands est tout de même inauguré, en dehors du site[1], et se trouve actuellement dans la zone tampon du site classé au patrimoine mondial de l'Unesco.
Description
D'une dimension de soixante mètres d'envergure[2], les carrés militaires sont situés à l'est du cimetière de Robermont et la zone tampon correspond à toute la partie orientale du cimetière.
Symbolique
Le mémorial, situé en bout de site, est composé de plusieurs stèles. Sur la stèle centrale, un fronton supporté par des colonnes grecques contient un flamboyaut qui symbolise le Droit et la flamme du souvenir de la Première Guerre mondiale[2].
Sur le fond, entre deux colonnes, une inscription est visible :
« Aux héros de la Grande Guerre, tombés au Champ d'honneur »
- Monument de la pelouse d'honneur
Une allégorie de la Patrie et de l'Humanité, représentée par une femme en tunique, comporte également une inscription[2] :
« Gloire éternelle »
Le mémorial a été construit afin d'être symétrique et joue sur la représentation de la protection par des ailes d'anges représentées sur les extrémités du mémorial[2].
La Patrie est représentée sur la partie gauche, avec des représentations de toute la population, allant d'une mère allaitante à un vieillard. Sur la partie droite, c'est l'Humanité qui est représentée montrant un homme nu, une femme et un enfant tandis que des guerriers nus rendent hommage à des soldats morts devant une femme agenouillée pleurant les dépouilles[2].
- Partie de gauche
- Gloire et Liberté, panneau central
- Partie de droite
L'arrière du mémorial, présenté sous forme de triptyque, est représenté par un aigle allemand au centre s'attaquant à une femme sans défense ; c'est une allégorie de l'invasion de la Belgique par l'Allemagne. De chaque côté du panneau central, des discours de personnalités importantes sont retranscrites : celui du Général Leman et du maréchal Foch[2].
Monument aux héros allemands
Un monument aux héros allemands est situé au centre d'un carré militaire avec des stèles de soldats allemands.
- Monument aux héros allemands et carré militaire allemand


