Carves

commune française du département de la Dordogne From Wikipedia, the free encyclopedia

Carves est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

Faits en bref Administration, Pays ...
Carves
Carves
Maisons du village de Carves.
Blason de Carves
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède
Maire
Mandat
Maryvonne Chaumel
2020-2026
Code postal 24170
Code commune 24084
Démographie
Population
municipale
98 hab. (2023 en évolution de −5,77 % par rapport à 2017)
Densité 9,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 47′ 13″ nord, 1° 03′ 58″ est
Altitude Min. 87 m
Max. 262 m
Superficie 10,13 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de la Vallée Dordogne
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Carves
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Carves
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Carves
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    Géographie

    Généralités

    Dans le quart sud-est du département de la Dordogne, en Périgord noir, Carves est une commune rurale[1] arrosée par la Vallée et bordée par son affluent le Neufond.

    À l'écart des routes principales, le petit bourg de Carves se situe en distances orthodromiques, quatorze kilomètres au sud-est du Buisson-de-Cadouin et seize kilomètres au sud-ouest de Sarlat-la-Canéda.

    La commune est desservie par les RD 51 et 53.

    Communes limitrophes

    Carves est limitrophe de six autres communes. À l'est, le territoire de Castelnaud-la-Chapelle est distant de moins de 250 mètres.

    Géologie et relief

    Géologie

    Situé sur la plaque nord du Bassin aquitain et bordé à son extrémité nord-est par une frange du Massif central, le département de la Dordogne présente une grande diversité géologique. Les terrains sont disposés en profondeur en strates régulières, témoins d'une sédimentation sur cette ancienne plate-forme marine. Le département peut ainsi être découpé sur le plan géologique en quatre gradins différenciés selon leur âge géologique. Carves est située dans le troisième gradin à partir du nord-est, un plateau formé de calcaires hétérogènes du Crétacé[2].

    Les couches affleurantes sur le territoire communal sont constituées de formations superficielles du Quaternaire et de roches sédimentaires datant pour certaines du Cénozoïque, et pour d'autres du Mésozoïque. La formation la plus ancienne, notée j7, date du Tithonien, composée de calcaires micritiques en petits bancs à joints marneux, dolomicrites et dolomies cristallines. La formation la plus récente, notée Eg, fait partie des formations superficielles de type grèze ou colluvions fluvio-glaciaires calcaires cimentées. Le descriptif de ces couches est détaillé dans les feuilles « no 831 - Belvès » et « no 832 - Gourdon » de la carte géologique au 1/50 000 de la France métropolitaine[3],[4] et leurs notices associées[5],[6].

    Carte géologique de Carves.

    Relief et paysages

    Le département de la Dordogne se présente comme un vaste plateau incliné du nord-est (491 m, à la forêt de Vieillecour dans le Nontronnais, à Saint-Pierre-de-Frugie) au sud-ouest (m à Lamothe-Montravel). L'altitude du territoire communal varie quant à elle entre 87 m et 262 m[7],[8].

    Dans le cadre de la Convention européenne du paysage entrée en vigueur en France le , renforcée par la loi du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, un atlas des paysages de la Dordogne a été élaboré sous maîtrise d’ouvrage de l’État et publié en [9]. Les paysages du département s'organisent en huit unités paysagères[Note 1] et 14 sous-unités[10]. La commune fait partie du Périgord noir, un paysage vallonné et forestier, qui ne s’ouvre que ponctuellement autour de vallées-couloirs et d’une multitude de clairières de toutes tailles. Il s'étend du nord de la Vézère au sud de la Dordogne (en amont de Lalinde) et est riche d’un patrimoine exceptionnel[11].

    La superficie cadastrale de la commune publiée par l'Insee, qui sert de référence dans toutes les statistiques, est de 10,13 km2[7],[12],[Note 2]. La superficie géographique, issue de la BD Topo, composante du Référentiel à grande échelle produit par l'IGN, est quant à elle de 10,4 km2[4].

    Hydrographie

    Réseau hydrographique

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseaux hydrographique et routier de Carves.

    La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[15]. Elle est drainée par la Vallée et le Neufond et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 17 km de longueur totale[4],[Carte 1].

    La Vallée, d'une longueur totale de 11,33 km, prend sa source dans la commune de Saint-Laurent-la-Vallée et se jette dans la Nauze à Siorac-en-Périgord[16]. Elle traverse le territoire communal du sud au nord-ouest sur près de quatre kilomètres et demi dont deux kilomètres servent de limite, en deux tronçons, face à Grives et Sagelat.

    Son affluent de rive droite le Neufond arrose la commune sur six kilomètres et demi, son cours servant presque intégralement de limite communale de l'est au nord-ouest en passant par le nord, face à Veyrines-de-Domme, Cladech et Saint-Germain-de-Belvès.

    Gestion et qualité des eaux

    Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Dordogne amont ». Ce document de planification, dont le territoire s'étend des sources de la Dordogne jusqu'à la confluence de la Vézère à Limeuil, d'une superficie de 9 700 km2 est en cours d'élaboration. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[17]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [18].

    La qualité des eaux de baignade et des cours d’eau peut être consultée sur un site dédié géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[19]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[20]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[21] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[22]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[23],[24].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 926 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 6,8 jours en juillet[19]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Émilion à 5 km à vol d'oiseau[25], est de 13,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 798,1 mm[26],[27]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,7 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14 °C, atteinte le [Note 3].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Carves est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[28]. Elle est située hors unité urbaine[29] et hors attraction des villes[30],[31].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (58,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (54,7 %), forêts (42,5 %), prairies (2,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,2 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Prévention des risques

    Le territoire de la commune de Carves est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon[33]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[34].

    Risques naturels

    Carves est exposée au risque de feu de forêt. L’arrêté préfectoral du fixe les conditions de pratique des incinérations et de brûlage dans un objectif de réduire le risque de départs d’incendie. À ce titre, des périodes sont déterminées : interdiction totale du 15 février au 15 mai et du 15 juin au 15 octobre, utilisation réglementée du 16 mai au 14 juin et du 16 octobre au 14 février[35]. En septembre 2020, un plan inter-départemental de protection des forêts contre les incendies (PidPFCI) a été adopté pour la période 2019-2029[36],[37].

    Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Carves.

    Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[38]. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[39]. 37,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (58,6 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national métropolitain)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 4],[40].

    La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2008 et par des mouvements de terrain en 1999[33].

    Risque particulier

    Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Carves est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[41].

    Toponymie

    En occitan, la commune porte le nom de Carvas[42].

    Histoire

    En 1864, la commune se nommait Carvès.

    Politique et administration

    Rattachements administratifs

    Dès 1790, la commune a été rattachée au canton de Belvès qui dépendait du district de Belvès jusqu'en 1795, date de suppression des districts. Le canton de Belvès est ensuite rattaché en 1800 à l'arrondissement de Sarlat (devenu l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda en 1965)[7].

    Intercommunalité

    Fin 2000, Carves intègre dès sa création la communauté de communes Entre Nauze et Bessède. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède.

    Administration municipale

    La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2017, onze conseillers municipaux ont été élus en 2020[43],[44].

    Liste des maires

    La mairie.
    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
             
    avant 1981 ? René Lapouge    
             
    mars 1989[45]
    (réélue en mai 2020)
    en cours Maryvonne Chaumel SE[46] Agricultrice
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    Équipements et services publics

    Justice

    Dans le domaine judiciaire, Carves relève[47] :

    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[49].

    En 2023, la commune comptait 98 habitants[Note 5], en évolution de −5,77 % par rapport à 2017 (Dordogne : +0,97 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    485482470479635640615599626
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    570578577477516478504421363
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    312298289239236235216199182
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
    173153148138131112112112106
    Davantage d’informations - ...
    2018 2023 - - - - - - -
    10498-------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[50].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Manifestations culturelles et festivités

    Économie

    Emploi

    En 2015[52], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent trente-quatre personnes, soit 32,7 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (deux) a augmenté par rapport à 2010 (zéro) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 5,7 %.

    Établissements

    Au , la commune compte seize établissements[53], dont sept au niveau des commerces, transports ou services, six dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, deux relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, et un dans l'industrie[54].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    L'église Saint-Martin.

    Personnalités liées à la commune

    • Eugène Gibiat (1815-1885), puissant patron de presse des années 1860-1880, est né à Carves.
    • René Coustellier, dit Soleil (1920). Devenu chef de maquis actif et contesté dans la forêt de la Bessède (Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Fanlac, 1999 ; Gillot et Lagrange, L'épuration en Dordogne selon Doublemètre (Pilote 24, 2002) ; Gillot, Les communistes en Périgord (Pilote 24, 2007) ; Gillot et Maureau, Résistants du Périgord (Sud-Ouest, 2011).

    Héraldique

    Davantage d’informations Blason, Détails ...
    Blason de Carves Blason
    D’azur au chevron d’or accompagné de trois étoiles d’argent, au chef aussi d’or chargé d’une lettre S capitale du champ[60].
    Détails
    Création Jean René Bousquet, 2003.
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    Pour approfondir

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    Articles connexes

    Liens externes

    Notes et références

    Related Articles

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