Aubeterre-sur-Dronne
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Aubeterre-sur-Dronne | |||||
Le village d'Aubeterre et son château. | |||||
Blason |
|||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente | ||||
| Arrondissement | Angoulême | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Lavalette Tude Dronne | ||||
| Maire Mandat |
Charles Audoin 2020-2026 |
||||
| Code postal | 16390 | ||||
| Code commune | 16020 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Aubeterriens | ||||
| Population municipale |
312 hab. (2023 |
||||
| Densité | 131 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 16′ 21″ nord, 0° 10′ 16″ est | ||||
| Altitude | Min. 38 m Max. 111 m |
||||
| Superficie | 2,39 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Tude-et-Lavalette | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | aubeterresurdronne.com | ||||
| modifier |
|||||
Aubeterre-sur-Dronne est une commune du quart sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).
Ses habitants sont appelés les Aubeterriens et les Aubeterriennes[1].
Elle fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France[2].
Localisation et accès

Le pont sur la Dronne.
La commune est située sur la Dronne, à l'extrême sud-est du département de la Charente. Elle est limitrophe du département de la Dordogne.
Chef-lieu de son canton, Aubeterre est à 42 km au sud d'Angoulême, la préfecture. Elle est aussi à 8 km au nord de Saint-Aulaye, 10 km à l'est de Chalais, 13 km à l'ouest de Ribérac, 15 km au sud de Montmoreau, 43 km à l'ouest de Périgueux, 75 km au nord-est de Bordeaux[3].
La commune est principalement desservie par la D 2 (D 20 en Dordogne), route d'est en ouest, de Chalais à Ribérac, par la D 10 qui va au nord vers Montmoreau, et la D 17 qui va au sud vers Bonnes et Saint-Aulaye. La D 17 va aussi au nord-est vers Laprade et Saint-Séverin[4].
La commune est relativement petite en surface et le bourg d'Aubeterre s'en trouve dans l'extrémité nord.
La gare la plus proche est celle de Chalais, où des TER circulent entre Angoulême et Bordeaux.
Hameaux et lieux-dits
Le bourg occupe l'extrémité nord de la commune. La partie sud, entièrement agricole, ne comporte aucun hameau à part quelques fermes : Pont Vieux et la Grange au pied de la ville et près de la Dronne, puis Jean Martin, Baisevigne, et le Poulard[4].
Communes limitrophes
Aubeterre-sur-Dronne est limitrophe de quatre autres communes, dont une dans le département de la Dordogne.

Géologie et relief
La grande partie ouest de la commune est occupée par les coteaux du Campanien (Crétacé supérieur), calcaire crayeux qui occupe une grande partie du Sud Charente. Les sommets au nord du bourg sont couverts de dépôts du Tertiaire, sables argileux et galets. La partie basse de la commune, vallée de la Dronne, est occupée par des alluvions du Quaternaire, dont les plus anciennes se sont accumulées en terrasses, et les plus récentes constituent la partie inondable[5],[6],[7].
Le site d'Aubeterre est celui d'une colline occupant la rive concave d'un méandre de la Dronne et formant un éperon vers le sud.
Le point culminant de la commune est à une altitude de 111 m, situé sur ce plateau près de la limite nord. Le point le plus bas est à 38 m, situé au bord de la Dronne en limite sud. Le bourg s'étage entre la vallée de la Dronne et le sommet de la colline[4].
Hydrographie
Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[8]. Elle est drainée par la Dronne, deux bras de la Dronne et par un petit cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 3 km de longueur totale[9],[Carte 1].
La Dronne, d'une longueur totale de 200,6 km, prend sa source en Haute-Vienne dans la commune de Bussière-Galant et se jette dans l'Isle — dont elle est le principal affluent — en Gironde à Sablons, après avoir traversé 51 communes[10]. Elle arrose la bordure orientale de la commune. Au sud de la commune, un petit bras de la Dronne s'appelle l'Astier du Poulard[4].
Gestion des cours d'eau
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Isle - Dronne ». Ce document de planification, dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[11]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne[8] qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [12].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[14]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[15] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[16]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 845 mm, avec 11,3 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[13]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rioux-Martin à 13 km à vol d'oiseau[19], est de 13,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 837,1 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,7 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,6 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[22], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité
À Aubeterre-sur-Dronne, la vallée de la Dronne fait partie de la ZNIEFF de type II nommée « Vallées de la Nizonne, de la Tude et de la Dronne en Poitou-Charentes »[23],[24].
Vingt-deux espèces déterminantes d'animaux y ont été répertoriées[23] :
- un amphibien : la Rainette verte (Hyla arborea) ;
- un crustacé, l'Écrevisse à pattes blanches (Austropotamobius pallipes) ;
- cinq insectes dont trois lépidoptères : l'Azuré de la sanguisorbe (Phengaris teleius), le Cuivré des marais (Lycaena dispar) et le Fadet des laîches (Coenonympha oedippus) et deux odonates : l'Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) et la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii) ;
- sept mammifères : la Loutre d'Europe (Lutra lutra) et le Vison d'Europe (Mustela lutreola), ainsi que cinq chauves-souris : le Murin à moustaches (Myotis mystacinus), l'Oreillard roux (Plecotus auritus), la Pipistrelle de Kuhl (Pipistrellus kuhlii), le Petit rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) et la Sérotine commune (Eptesicus serotinus) ;
- quatre oiseaux : l'Alouette lulu (Lullula arborea), le Martin-pêcheur d'Europe (Alcedo atthis), le Milan noir (Milvus migrans) et le Tarier des prés (Saxicola rubetra) ;
- trois poissons : le Chabot commun (Cottus gobio), la Lamproie de Planer (Lampetra planeri) et le Toxostome (Parachondrostoma toxostoma) ;
- un reptile : la Cistude (Emys orbicularis).
Vingt-neuf autres espèces animales (quatre mammifères et vingt-cinq oiseaux) y ont été recensées[23].
Urbanisme
Typologie
Au , Aubeterre-sur-Dronne est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[25]. Elle est située hors unité urbaine[26] et hors attraction des villes[27],[28].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (86,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,5 %), prairies (19,5 %), zones urbanisées (13,8 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %)[29]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs
Le territoire de la commune d'Aubeterre-sur-Dronne est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible)[30]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[31].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par ruissellement et coulée de boue, notamment la Dronne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1986, 1992, 1999, 2009 et 2021[32],[30].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des éboulements, chutes de pierres et de blocs et des glissements de terrain[33].
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 93,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 243 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 243 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[34],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[35].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2013[30].
Toponymie
Le nom Albaterra se retrouve en 1004[36].
Alba terra signifie « Blanche terre », car un roc à pic de craie blanche domine le bourg[37],[38].
Aubeterre est située dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et se nomme Aubaterra en dialecte limousin[39].
Histoire
Moyen Âge
La châtellenie d'Aubeterre est connue dès le XIe siècle. Le premier seigneur connu est Géraud, au début de ce siècle. Aimeri d'Aubeterre fut moine à l'abbaye de Saint-Cybard.
Sur la colline, roc à pic de craie blanche, les seigneurs d'Aubeterre édifièrent au XIIe siècle le château au-dessus de l'église monolithe Saint-Jean. Aubeterre était alors une vicomté, qui passa par alliance à la maison de Castillon en la personne de Pierre II[40].
Au XIIe siècle, Pierre de Castillon, seigneur d'Aubeterre, fait creuser l'église monolithe lors de son retour de croisade[41].
Principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Aubeterre se trouvait sur une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait en Charente par Nanteuil-en-Vallée, Verteuil-sur-Charente, Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême, Mouthiers, Blanzac, Puypéroux, Montmoreau et Bonnes. Une autre branche venant d'Angoulême passait plus à l'est, par Villebois et Gurat, avant de rejoindre Aubeterre[42].
En 1246, le seigneur d'Aubeterre a reconnu le comte d'Angoulême comme son suzerain[43].
En 1278, Pierre V fut dépouillé de la vicomté d'Aubeterre et la reconnut en foi et hommage au comte d'Angoulême. Sa plus jeune fille épousa Pierre Raymond, seigneur d'Ozillac, qui devint ainsi vicomte d'Aubeterre. La famille Raymond conserva Aubeterre pendant tout le XIVe siècle et fut du côté du roi de France contre les Anglais pendant la guerre de Cent Ans[40].
En septembre 1346, durant la guerre de Cent Ans, le comte de Derby s'empara de la ville[44].
Le roi d'Angleterre Édouard III confia en 1357 la garde de la ville au seigneur de Mussidan (Auger de Montaut-Mussidan, † 1360, puis son fils Raimond II ou III, † 1406) qui la conserva en 1360 lors du traité de Brétigny qui rétrocédait, entre autres terres, l'Angoumois et le nord de la Saintonge à l'Angleterre, alors que celle-ci possédait toujours le sud de la Saintonge selon le traité de Paris de 1259[45],[Note 2]. Le vicomte Gardrad Raymond, fils de Pierre Raymond, ne fit allégeance au prince de Galles que le [40].
En 1366, Aubeterre était une des neuf châtellenies de la sénéchaussée d'Angoumois, dirigée par le sénéchal anglais Henri de La Haye[46],[Note 3]. Entre 1356 et 1412, la seigneurie d'Aubeterre a changé sept fois de mains entre les Anglais et les Français. Gardrad Raymond, seigneur d'Aubeterre, fut un grand recruteur et chef de bandes des compagnies anglo-gasconnes, avant d'être engagé par Du Guesclin pour aller guerroyer en Espagne en 1366[47].
La petite-fille de Gardrad Raymond épousa Guy Bouchard, chevalier, et Aubeterre resta aux mains des Bouchard pendant les deux siècles suivants.
Temps modernes (XVIe – XVIIIe siècle)

Lorsque arrivèrent les guerres de religion, le vicomte d'Aubeterre, François Bouchard, embrassa avec ardeur le parti protestant. L'assassin du duc de Guise, Poltrot de Méré, aurait été un de ses pages. François Bouchard s'enfuit à Genève avec sa femme et Aubeterre fut prise par le duc d'Anjou. Leur fils David Bouchard, rentrant d'exil de Suisse, fut pris en charge par le vicomte André de Bourdeilles, sénéchal du Périgord et frère aîné de Brantôme, qui lui donna sa fille Renée en mariage en 1579 et le fit venir à la religion catholique. Le jeune vicomte d'Aubeterre mourut en 1593 des suites d'une blessure reçue au siège de Lisle en Périgord par les ligueurs[40].
Leur fille unique Hippolyte épousa en 1597 François d'Esparbès de Lussan, qui devint vicomte d'Aubeterre. Cet homme remarquable, aux idées protestantes contrairement à son père, fidèle compagnon d'Henri IV avant et après son accession au trône, aida ce dernier à reconquérir son royaume contre la Ligue. Il obtint le gouvernement de la ville de Blaye, en 1612 il fut gouverneur et sénéchal de l'Agenais et du Condomois et fut maréchal de France en 1620.
Il reconstruisit le château (pavillon renfermant la chapelle, bretèches, tour ronde), et fit ériger Aubeterre en marquisat. Après de nombreux services à la France, il mourut en janvier 1628 dans son château.
Il avait 12 enfants dont sept garçons. La succession donna lieu à un long procès, qui se termina en 1650 par un arrêté du parlement de Paris, qui stipula que tous les biens seraient partagés entre les deux fils aînés. La branche aînée, dont descendra Joseph-Henri Bouchard d'Esparbès, conserva le titre de marquis d'Aubeterre. Le fils cadet prit le titre de comte d'Aubeterre et vécut au château de Bonnes[40].
Au XVIIIe siècle, la juridiction d'Aubeterre s'étendait sur 19 paroisses et 40 fiefs. Le chapitre collégial dépendait du diocèse de Périgueux, et l'église protestante du colloque d'Angoumois[48].
Époque contemporaine
Au début du XXe siècle, la commune d'Aubeterre était aussi desservie par la ligne ferroviaire de Parcoul à Ribérac par une gare[40].
Politique et administration
Liste des maires
Budget et fiscalité 2024

En 2024, le budget de la commune était constitué ainsi[51] :
- total des produits de fonctionnement : 852 000 €, soit 2 614 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 646 000 €, soit 1 983 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 159 000 €, soit 488 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 138 000 €, soit 423 € par habitant ;
- endettement : 94 000 €, soit 288 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 12,02 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 49,79 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 58,43 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation : 21 300 €[52].
Politique environnementale
Dans son palmarès 2025, le Conseil national de villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune[53].
La commune est adhérente de l'association Les Plus Beaux Villages de France[54].
Population et société
Démographie
Évolution démographique
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[56].
En 2023, la commune comptait 312 habitants[Note 4], en évolution de −19,17 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 13,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 60 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 166 hommes pour 198 femmes, soit un taux de 54,4 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,59 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Remarques
Aubeterre a la particularité d'être le chef-lieu de canton le moins peuplé de tout le département de la Charente.
Économie
Agriculture
La commune fait partie de l'aire d'origine contrôlée du Cognac « Bons Bois »[61] et de l'AOC/AOP Noix du Périgord[62].
Équipements, services et vie locale
Enseignement
L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Aubeterre, Bonnes et Laprade. Aubeterre accueille l'école primaire, et Bonnes et Laprade les écoles élémentaires[63].
Télévision
À partir de 2010, le tournage de la série télévisée La Nouvelle Maud se déroule à Aubeterre. L'actrice Emma Colberti y tient le premier rôle et Gérard Rinaldi y joue peu avant sa disparition. La série s'arrête au bout de deux saisons faute d'obtenir des audiences suffisantes même si la chaine de télévision France 3 qui diffusait ce programme déclare ne pas remettre en cause la qualité des épisodes produits[64].

