Caterina Gabrielli
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Surnommée La Coghetta, la petite cuisinière[1], Soprano léger, Caterina Gabrielli travaille avec Porpora et, selon les mémoires de Carlo Goldoni, fait ses débuts à Lucques en 1747. Elle chante à Naples, puis à Venise (1754), mais sa conduite scandaleuse amène les autorités de Venise à la frapper d’ostracisme. Elle s’installe à Vienne en 1755, y rencontre Métastase qui devient son mentor. Elle conquiert la faveur de l’empereur François Ier. Mais l’impératrice en prend ombrage[2]. Elle est proche de Tommaso Traetta dont elle crée plusieurs œuvres[3].
Elle part alors en Espagne et inaugure une longue collaboration avec Tommaso Traetta. Elle séjourne à Saint-Pétersbourg où elle enchante Catherine II , puis à Londres[3].
Elle mène de multiples intrigues sentimentales. Sa liberté de mœurs lui vaut d’être expulsée à plusieurs reprises (Milan, Naples). Merveilleuse actrice, séduisante, elle savait se rendre odieuse, chantant sotto voce si tel était son caprice, mais elle savait à l'occasion se montrer généreuse. Emprisonnée par le vice-roi de Palerme pour avoir refusé de chanter un opéra, elle donne des concerts quotidiens en prison et paie les dettes des prisonniers. Décontenancé, le vice-roi finit par la faire libérer au bout de 12 jours[4].
Elle se retire à Rome en 1782 au Palazzo Cesarini. Caterina Gabrielli est décédée à Rome le , selon le registre des décès de la paroisse de San Celso [3].
Sa sœur Francesca Gabrielli, mezzo-soprano, joue souvent auprès d’elle les rôles de seconda donna.