Catherine Erhel

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Nom de naissance
Catherine Marie-Félicité ErhelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Catherine Erhel
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Catherine Marie-Félicité ErhelVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Journaliste indépendant, réalisatrice de documentaire, écrivaineVoir et modifier les données sur Wikidata
Rédactrice à

Catherine Erhel est une journaliste, autrice et documentariste française, née le à Boulogne-Billancourt et morte le à Paris à l'âge de 57 ans. Elle est reconnue pour son engagement pour les droits humains et son analyse des affaires judiciaires et sociales.

Catherine Erhel naît à Boulogne-Billancourt en 1950[1],[2],[3].

Emprisonnée brièvement après Mai 68, elle publie en 1977 Prisonnières, un ouvrage témoignant de la condition des femmes incarcérées, coécrit avec Catherine Leguay.

En 1982, elle rejoint le journal Libération, où elle couvre les rubriques Police, Famille et Justice. Elle signe la plupart de ses articles "CRL" (C pour Catherine, RL pour Erhel)[1],[4]. Elle y dénonce notamment les conditions de détention et l'augmentation des taux de suicide en prison[1],[5]. Syndicaliste engagée, elle représente la Confédération française démocratique du travail (CFDT) au sein du journal[1],[4]. En 1995, à l’issue d’un long conflit social, elle quitte Libération pour se consacrer à l'écriture de livres[1],[5], puis à l'écriture de documentaires[6],[4].

Elle publie en 1998 aux éditions JC Lattès L'Affaire Alexi, six meurtres en quête d'auteur. Elle y tente d'éclaircir un fait divers glaçant : en , la police découvre six corps sans vie dans une villa tranquille de Louveciennes, en banlieue parisienne. Les victimes sont identifiées comme le père d'Alexi, sa belle-mère, les parents de celle-ci, ainsi qu’un couple d’amis. Alexi, âgé de 16 ans et demi, se déclare presque aussitôt l’auteur des meurtres[7],[8].

De 1998 à 2000, Catherine Erhel préside la section française de l'Observatoire international des prisons (OIP)[5], association qui agit pour le respect des droits de l'homme en prison et milite pour un moindre recours à l'incarcération.

En 1999, Catherine Erhel écrit avec Gilles Cayatte un premier documentaire, qu'il réalise : Le Roman d'un menteur. L'enquête revient sur Jean-Claude Romand, faux médecin et la spirale du mensonge qui l'a conduit à assassiner sa femme, ses enfants et ses parents[6].

En 2000, Erhel rejoint la rédaction du Nouvel Observateur[1].

En 2001, elle écrit avec Gilles Cayatte un second documentaire, également réalisé par ce dernier : L'Affaire Markovic. Cette enquête raconte la machination politique engendré par la mort de Stevan Marković, un ressortissant yougoslave employé de l'acteur Alain Delon[9].

En 2004, elle écrit et réalise avec Julien Donada Un homme d'affaires russe assassiné, sur l'affaire Alexi[10], sujet de son ouvrage de 1998.

Erhel commence en 2006 l'écriture d'un documentaire sur le thème du rapport des Français à l'argent[4], documentaire qui restera inachevé.

Elle meurt le vendredi , à l'Hôtel-Dieu, à Paris, où elle était hospitalisée pour un cancer[1].

Bibliographie

Filmographie

Références

Voir aussi

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