Alain Delon
acteur franco-suisse
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Alain Delon est un acteur, réalisateur, chanteur et producteur franco-suisse, né le à Sceaux (Seine) et mort le à Douchy-Montcorbon (Loiret).
Douchy-Montcorbon (France)
| Nom de naissance | Alain Fabien Maurice Marcel Delon |
|---|---|
| Naissance |
Sceaux (France) |
| Nationalité |
Française Suisse (à partir de 1999) |
| Décès |
(à 88 ans) Douchy-Montcorbon (France) |
| Profession |
Acteur Réalisateur Producteur |
| Films notables | Voir filmographie |
| Séries notables |
Cinéma Fabio Montale Frank Riva |
Figure emblématique et icône du cinéma européen, il est l'un des acteurs français les plus célèbres, représentatifs et influents, tant en France qu'à l'étranger.
Révélé par Plein Soleil (1960) de René Clément, qui le propulse au rang de sex-symbol, Alain Delon enchaîne avec Rocco et ses frères (1960) et Le Guépard (1963). Ces deux chefs-d'œuvre de Luchino Visconti consacrent la renommée internationale de l'acteur français. Devenu une star mondiale, Delon est courtisé par Hollywood, mais ses expériences américaines, peu concluantes, le poussent à renoncer à une carrière outre-Atlantique. Il incarne ensuite l'archétype du polar français, interprétant des personnages froids et énigmatiques dans des films tels que Mélodie en sous-sol, Le Samouraï, Le Clan des Siciliens, Le Cercle rouge, ou Un flic. Son jeu intense et épuré, marqué par une sobriété captée et sublimée par Jean-Pierre Melville, influence plusieurs générations de cinéastes.
Son éclectisme l'amène à explorer des genres variés : le mélodrame avec La Piscine, le drame avec L'Éclipse, le film historique avec Monsieur Klein, le film d'aventures avec Les Aventuriers, le film politique avec Deux Hommes dans la ville, le western avec Soleil rouge et Zorro, ou encore le thriller psychologique avec Le Professeur. Dans les années 1980, Delon poursuit sa carrière au cinéma tout en se tournant davantage vers la réalisation et la production. À partir des années 1990, il fait des apparitions ponctuelles, comme dans Une chance sur deux, où il retrouve Jean-Paul Belmondo, son rival et complice à l'écran depuis Borsalino, ou encore dans Les Acteurs (2000), où il est invité par Bertrand Blier à jouer son propre rôle d'acteur mélancolique. Son apparition dans Astérix aux Jeux olympiques (2008) marque l'un de ses derniers rôles au cinéma, où il joue avec autodérision sur sa propre image.
Delon mène aussi une carrière à la télévision, avec des séries et téléfilms à forte audience (Fabio Montale et Frank Riva).
Alain Delon connaît ses plus grands succès au box-office français entre le début des années 1960 et le milieu des années 1970. Sur la période 1956-1990, il cumule 55,8 millions d'entrées, se classant 6ᵉ parmi les acteurs français derrière Louis de Funès, Bourvil, Belmondo, Jean Gabin et Fernandel. Les films auxquels il participe attirent plus de 136 millions de spectateurs en France, auxquels s'ajoutent plusieurs dizaines de millions d'entrées à l'étranger. Plusieurs de ses œuvres comptent parmi les plus grands succès du cinéma français et italien, tant sur le plan critique que commercial, et Delon demeure l'un des acteurs français les plus reconnus à l'international[1]. Quatre films dans lesquels il tient un rôle principal figurent dans l'ouvrage de référence 1001 films à voir avant de mourir : Rocco et ses frères, L'Éclipse, Le Guépard et Le Samouraï.
Nommé en 1963 au Golden Globe de la révélation masculine pour Le Guépard, il reçoit en 1972 un David di Donatello spécial pour l'ensemble de sa carrière, ainsi qu'un Ours d'or d'honneur au Festival de Berlin. Il obtient également des prix d'honneur dans plusieurs festivals internationaux et la Palme d'honneur au Festival de Cannes en 2019. Monsieur Klein, qu'il coproduit, obtient le César du meilleur film et lui vaut une nomination au César du meilleur acteur. Il est également nommé pour Mort d'un pourri, avant de remporter cette distinction pour Notre histoire.
Biographie
Origines, enfance et adolescence (1935-1953)
La famille Delon

Alain Fabien Maurice Marcel Delon[a],[2],[3] naît le , à 3h25[b], à Sceaux, dans l'ancienne Seine (aujourd'hui Hauts-de-Seine). Il est le fils de Fabien Delon (1904-1977[4]), projectionniste au cinéma Le Régina Palace de Bourg-la-Reine, et d'Édith Arnold (1911-1995), employée à la pharmacie Martin-Lavigne dans la même ville. Sa famille appartient à la petite bourgeoisie[c].
Les Delon sont originaires de Saint-Vincent-Lespinasse, dans le Tarn-et-Garonne, et leur lignée remonte à Jean Delon, né au XVe siècle. L'arrière-grand-père paternel d'Alain, Fabien Delon (Saint-Vincent-Lespinasse, - Figeac (Lot), ), ingénieur des ponts et chaussées, fut fait chevalier de la Légion d'honneur le [5]. Sa grand-mère paternelle, Marie-Antoinette Evangelista (née en 1867 à Prunelli-di-Fiumorbo)[6], d'origine corse, épouse le Jean-Marcel Delon, percepteur dans la même commune[6],[7]. Selon Jean-Louis Beaucarnot, une légende familiale évoque un lien de parenté entre les Evangelista et les Bonaparte[8]. Mais les jeunes mariés doivent quitter la Corse[d]. Au fil des mutations, ils s'installent à Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire)[d], où naissent deux enfants : François Fabien — qui utilisera son second prénom — et Jeanne Lucidor.[d].
Cette branche des Delon manifeste un goût marqué pour le mouvement[d]. Fabien (le petit-fils) n'y échappe pas : il quitte l'Auvergne pour s'installer près de Paris, où il devient directeur de cinéma, alors en plein essor[d]. Passionné par le cinématographe, il débute dans la production avant de se tourner vers l'exploitation[d]. En , il participe comme administrateur au tournage du court-métrage Sans histoire, chargé de la gestion financière[d]. Dépassé par les exigences techniques du cinéma parlant, il abandonne la production pour se concentrer à la diffusion[d]. Le , au Plessis-Robinson, il épouse Édith Arnold, 24 ans, fille d'un cavalier de manège et d'une couturière. Le couple s'installe dans une modeste maison au 5 avenue Jules Gravereaux, à L'Haÿ-les-Roses, en proche banlieue parisienne.
Divorce, famille d'accueil, retour au foyer
Les parents d'Alain Delon divorcent en décembre 1940 (il a alors quatre ans)[b],[9]. Ni l'un ni l'autre ne se sent en mesure de l'élever : le père est mobilisé et change souvent d'affectation, la mère reprend son emploi de préparatrice en pharmacie[e]. L'enfant est confié à la famille Nérot, rue de la Terrasse près de la prison de Fresnes[f]. Le père Nérot, ancien gardien, entretient des liens avec le personnel pénitentiaire[f]. Alain grandit dans un milieu modeste mais affectueux, jouant parfois dans les cours de la prison[f].
Sous l'Occupation allemande, la prison accueille des résistants et futurs déportés ; tortures et exécutions se multiplient, interdisant aux enfants tout jeu libre dans l'enceinte[f]. Delon est particulièrement marqué par l'exécution de Pierre Laval, fusillé à proximité[g]. Les Nérot veillent à son éducation catholique (il fait ses deux communions)[g]. Interrogé sur son avenir, il répond vouloir devenir motard[g]. M. Nérot meurt en 1946, suivi peu après de son épouse[g]. Alain est repris par sa mère, remariée depuis 1941 à Paul Boulogne et mère d'une fille, Paule-Édith (née en 1943)[g]. Son père, revenu à Bourg-la-Reine, s'est également remarié et a eu d'autres enfants[h]. Dans ces familles recomposées, Alain se sent étranger et développe un sentiment de rejet[h].

Scolarité turbulente
Delon est placé en pension dans plusieurs établissements religieux (collèges Saint-Nicolas d'Issy-les-Moulineaux, de Buzenval à Rueil-Malmaison, Saint-Gabriel à Bagneux, puis Saint-Nicolas d'Igny)[i]. Indiscipliné et provocateur, il est renvoyé à six reprises[10]. Il garde un souvenir très négatif de ces années, marquées par la solitude, les changements fréquents d'établissement et les punitions[j]. Hors du cadre scolaire, il s'épanouit grâce au cinéma : son père l'emmène au Cinéac-Montparnasse où il découvre Les Justiciers du Far-West, Michèle Morgan, Ava Gardner (Les Tueurs), Madeleine Lebeau, et lit des revues spécialisées[k]. À 14 ans, il fugue avec un camarade, dans l'espoir de rejoindre Chicago où un oncle supposé possède une usine[l]. Interceptés par un maraîcher et remis à la gendarmerie de Châtellerault, ils sont ramenés au pensionnat et sanctionnés[l],[11],[12],[13],[14].
De figurant à charcutier

À 14 ans, Alain Delon tourne son premier rôle (un voyou[m]) dans le court-métrage muet Le Rapt (22 secondes[10]) d'Olivier Bourguignon[15],[16].
Les études terminées, il n'a ni goût ni aptitude pour une scolarité classique[m]. Sa mère, remariée au charcutier Paul Boulogne à Bourg-la-Reine, lui trouve une place dans la boutique familiale[17]. Il obtient un certificat d'aptitude professionnelle de charcutier-traiteur et travaille également chez d'autres charcutiers (L'Haÿ-les-Roses et rue Saint-Charles à Paris[note 1],[n])[18]. Il pratique intensivement le cyclisme et participe à des compétitions au Vélodrome d'Hiver, où il rencontre André Pousse, futur acteur et ami[o].
Armée et errances (1953-1957)
La Marine et l'Indochine
En 1953, à 17 ans, Alain Delon s'engage dans la Marine nationale pour trois ans[p]. Il est enregistré comme matelot de 3e classe no 1203 T 53, sans spécialité[q]. Après une formation à Pont-Réan, il choisit de prolonger pour cinq ans et part en Indochine, obtenant l'accord parental[r],[s]. Il suit une formation radio aux Bormettes puis embarque sur le Gustave Zédé avant d'être affecté à terre à Saïgon (caserne Francis-Garnier[t]) après Diên Biên Phu[s],[u]. Il apprécie la camaraderie mais accumule les sanctions pour insubordination, retards, absences et incidents (dont un vol de matériel et un accident de jeep non autorisé blessant un camarade)[v],[w]. Promu matelot de 2e classe en décembre 1954, il est ensuite rétrogradé au grade de mousse, interdit de séjour en Indochine et renvoyé en France[w]. Son contrat est annulé ; il doit rembourser une partie de la prime (prise en charge par sa mère)[19],[w].
Retour en France et vie instable à Paris
De retour en France en , il est arrêté à Marseille pour port d'arme illégal et condamné à 45 jours de prison, prolongeant son service[20],[x]. Libéré en mai 1956 après 1 195 jours sous l'uniforme (dont près d'un an en détention militaire), il ne reçoit ni certificat de bonne conduite ni prime[y]. Son livret militaire est expurgé (seuls « sept jours pour mauvaise conduite » figurent) et il conserve une médaille commémorative de la campagne d'Indochine[20],[y].
Après l'armée, Alain Delon rompt avec ses parents et s'installe à Paris[z]. Il vit d'abord chez un ancien quartier-maître près de Pigalle, fréquente le milieu de la prostitution et enchaîne les petits boulots (manutentionnaire aux Halles, serveur aux Champs-Élysées)[z]. En 1957, il est condamné à deux mois de prison (amnistiée en 1959) pour avoir tiré dans une vitrine avec une arme de 9 mm[20]. Il découvre Saint-Germain-des-Prés et côtoie de jeunes comédiens, dont Jean-Paul Belmondo[note 2].
Devenir acteur par accident (1957-1958)
Introduction dans le milieu du cinéma

À ce moment-là, Delon ne pense toujours pas à devenir acteur[aa]. Il vit au jour le jour, porté par le hasard des rencontres. Il devient l'amant de Monique Aïssata, dite Zizi, ancienne danseuse martiniquaise paralysée par la polio[ab]. Elle présente Alain à ses amis du milieu, l'introduisant sans le savoir dans les cercles du cinéma français[ab]. Sa beauté et son charisme lui ouvrent des portes[ac]. Il rencontre Brigitte Auber, qui l'introduit dans le milieu du cinéma et du théâtre[ab]. Il noue une liaison avec elle et fréquente Cannes en 1957, où il attire l'attention d'Henry Willson[ad].

Premiers essais
D'abord réticent, Delon accepte ensuite à condition que ses frais soient pris en charge[ae]. Willson vante Delon auprès de David O. Selznick, le présentant comme un nouveau « French lover » à la Louis Jourdan, et lui décroche une audition, en dépit de la faible maîtrise de l'anglais de l'acteur[ae]. À Rome, Delon est accueilli par Rock Hudson et présenté à Selznick, qui accepte de lui faire passer un bout d'essai. L'annonce de ce test paraît dès le lendemain dans The Hollywood Reporter : « Henry Willson signed to agent Brigitte Auber's husband… Jimmy Dean type named Delon »[af]. Lors de ce premier essai, Delon doit interpréter une scène mêlant plusieurs émotions. S'il prend l'exercice à la légère, sa photogénie et son aisance sont remarquées[af]. Selznick envisage un contrat de sept ans, sous condition que l'acteur perfectionne son anglais[21]. Il hésite à signer, peu sûr d'être fait pour cette profession[22]. Finalement, il refuse.
De retour à Paris, Brigitte Auber l'encourage à suivre des cours de théâtre auprès de Simone Jarnac mais il abandonne rapidement. Leur relation se détériore, et les deux se séparent[af],[ag].
Peu après, il contacte Henry Willson pour lui annoncer qu'il renonce à partir aux États-Unis[ah]. L'agent hollywoodien tombe des nues : c'est la première fois qu'un jeune Français refuse un contrat de sept ans avec un grand producteur américain[ah].
Au fil des soirées et des rencontres, Alain Delon fait la connaissance de Michèle Cordoue[ag]. Compagne d'Yves Allégret, elle présente Delon à son mari[ag]. Cordoue, fascinée par son charme et sa beauté, le pousse à envisager sérieusement une carrière d'acteur[ai]. Ce dernier lui confie le rôle de Jo, un jeune gangster, dans Quand la femme s'en mêle (1957)[ai]. Delon accepte davantage par reconnaissance que par vocation[ah]. Le tournage révèle son naturel et sa photogénie et il prend rapidement goût au métier[aj]. Delon incarne un tueur à gages, chargé par Henri Godot dit Riton (interprété par Jean Servais) d'éliminer les gêneurs[aj]. Le film sort en novembre 1957 ; sa présence est remarquée malgré un succès modéré (moins d'un million d'entrées[ak])[al]. La presse commence à s'intéresser à ce nouveau venu et le magazine Cinémonde publie deux articles[al]. Delon raconte :
« Je ne connaissais rien de ce métier-là. Tout ce que je connaissais du cinéma c'était Jean Gabin, Michèle Morgan, Jean Marais. Et je ne me sentais pas capable, je ne savais pas dans quoi j'allais me fourrer… Quinze jours après avoir commencé je suis tombé amoureux de mon métier, c'est-à-dire amoureux de la caméra[am]. »
Ascension (1958-1959)
Notoriété grandissante
Edwige Feuillère encourage Delon et lui présente son agent, Olga Horstig[an]. Il enchaîne avec Sois belle et tais-toi (1958) de Marc Allégret aux côtés de Jean-Paul Belmondo et Henri Vidal[an]. Il y incarne un petit caïd[ao] dans une comédie policière qui approche les deux millions d'entrées[ap]. Le public lui préfère cependant les jeunes des Tricheurs de Marcel Carné[ap]. Le nom de Delon est d'ailleurs brièvement envisagé pour Les Tricheurs, il passe une audition mais Marcel Carné lui préfère Jacques Charrier[aq].
En , Alain Delon profite de sa notoriété grandissante pour revenir au Festival de Cannes, où il est cette fois pleinement admis dans le monde du cinéma[aq]. De retour à Paris, il entame une liaison avec la danseuse Rita Cadillac du Crazy Horse[aq]. À la fin de l'année, la presse publie une photo rassemblant les nouveaux espoirs du cinéma français, millésime 1958[ar]. Y figurent Jean-Claude Brialy, Pierre Brice, Alain Saury, Jacques Charrier, Maurice Sarfati, Georges Poujouly, et Alain Delon.
Delon réside désormais au 3 quai Malaquais, face à la Seine, dans un quartier voisin de l'Institut de France[as]. Georges Beaume, journaliste et futur agent de Delon, devient son mentor et l'incite à se cultiver[as].
En 1958, Alain Delon obtient le rôle masculin principal dans Christine de Pierre Gaspard-Huit, adaptation de Liebelei d'Arthur Schnitzler. Romy Schneider, déjà star européenne grâce à la série Sissi, le choisit[23]. Son cachet atteint 75 millions de francs, contre 400 000 pour Delon, qui a accepté un gros rabais pour obtenir le rôle[at]. Leur rencontre à Orly est orchestrée par la production ; la barrière linguistique et la mise en scène officielle rendent les premiers contacts artificiels[23],[at]. Sur le tournage, une idylle naît[au]. Après la réalisation, ils s'installent ensemble quai Malaquais puis à Tancrou[av],[aw]. Le couple, surnommé « Les fiancés de l'Europe », devient l'un des plus médiatisés du moment[av]. Le film sort en décembre 1958 et rencontre un succès honorable en France (près de 3 millions d'entrées) malgré un accueil plus froid en Allemagne[aw].

Delon enchaîne avec Faibles Femmes (1959) de Michel Boisrond (plus de 2,3 millions d'entrées[ax]) puis Le Chemin des écoliers (1959) aux côtés de Bourvil et Lino Ventura (plus de 2,5 millions d'entrées[ay])[az],[ba]. En moins de deux ans, il devient un jeune premier incontournable du cinéma européen[ay], tout en cherchant à éviter l'enfermement dans les rôles de séducteur[ba].
Le , sur le plateau, Alain annonce ses fiançailles avec Romy[ay]. Deux semaines plus tard, les fiançailles officielles ont lieu en Suisse, au bord du Lac de Lugano[ay].
Un projet de Jacques Becker, aux côtés d'Orson Welles et Brialy, tombe à l'eau[ay]. C'est finalement René Clément qui lui offrira une nouvelle voie[ay]. Lui, deux fois oscarisé, prépare un thriller solaire tourné en pleine Méditerranée.
Apogée du mythe Delon (1959-1969)

En 1959, René Clément adapte The Talented Mr. Ripley, roman de Patricia Highsmith, sous le titre Plein Soleil. Le récit aboutit au meurtre de Greenleaf par Ripley, qui usurpe ensuite son identité pour s'approprier sa fortune[bb]. René Clément recherche de jeunes acteurs au physique avantageux afin que l'apparence des personnages dissimule leurs tensions intérieures[bb]. Alain Delon ne figure pas initialement parmi ses choix et sur les conseils de Georges Beaume, le réalisateur visionne Faibles Femmes[bb]. Clément propose d'abord le rôle de Philippe Greenleaf à Delon, avec Jacques Charrier prévu pour Ripley[bc]. Lors d'une réunion chez le réalisateur en présence de Bella Clément et des frères Hakim, Delon, après avoir étudié le scénario, refuse le rôle de Greenleaf et demande celui de Ripley[24],[bd]. Si les producteurs s'opposent vivement à cette exigence, Bella Clément intervient en faveur de Delon, et René Clément finit par céder[be]. Les producteurs acceptent eux aussi le changement : Delon incarne donc Tom Ripley et perçoit un cachet de 35 millions de francs[be]. Maurice Ronet reprend le rôle de Greenleaf et Marie Laforêt complète le trio principal[be]. Le tournage a lieu d' à , principalement dans le sud de l'Italie[be]. Plein Soleil sort en mars 1960, tandis que l'affiche met en avant Delon torse nu sur fond de ciel bleu[bf]. La critique est élogieuse et le film attire 2,4 millions de spectateurs en France[bg],[bf]. Ce rôle marque l'émergence d'Alain Delon comme star mondiale[25],[bg].


Olga Horstig, l'agent de Delon, présente l'acteur à Luchino Visconti après une représentation de Don Carlos à Londres[bh]. Préparant Rocco et ses frères, le cinéaste organise des essais qui confirment son choix[bh]. Visconti affirme qu'il renoncerait au projet sans Delon, ayant écrit le rôle-titre pour lui[bh]. Le film, inspiré d'un roman, suit le destin d'une famille méridionale immigrée à Milan : cinq frères et leur mère Rosaria[bi]. Le tournage commence le 22 février 1960 à Milan[bj]. Delon bénéficie d'une certaine liberté sur le plateau et devient le favori de Visconti[bj]. Le film sort en Italie fin 1960 et se classe deuxième au box-office national, derrière La Dolce Vita de Fellini[bk]. En France, il attire plus de 2 millions de spectateurs[bl].
Des projets à foison


Après Rocco et ses frères, Alain Delon enchaîne les propositions[bl]. Il retrouve René Clément pour Quelle joie de vivre (1961)[bm]. Visconti lui offre de débuter au théâtre dans Dommage qu'elle soit une putain de John Ford, avec Romy Schneider[bn]. La pièce connaît un grand succès public en Europe[bo], malgré des critiques mitigées[bn]. Delon apparaît également dans Les Amours célèbres (1961) de Michel Boisrond, dans le segment médiéval[bp].
Le nom de Delon commence à circuler à Hollywood[bq], et parmi les projets envisagés, David Lean pense à lui pour Lawrence d'Arabie[br]. Toutefois, le calendrier entre en conflit avec Le Guépard de Visconti, ce qui arrange Delon, qui se retire du projet[br].

Il tourne ensuite L'Éclipse (1962) de Michelangelo Antonioni aux côtés de Monica Vitti[bs]. Malgré son succès auprès du public modéré, le film reçoit un accueil critique favorable, et performe au Japon, où la popularité de Delon attire les spectateurs[bt]. Delon participe aussi à un téléfilm de François Chalais, Le Chien (1962)[bu], diffusé sur l'unique chaîne française[br]. Il enchaîne aussitôt avec Le Diable et les Dix Commandements de Julien Duvivier[bv]. Delon y joue dans le sketch Tes père et mère honoreras, tourné à Cabourg et au Théâtre Sarah Bernhardt. Delon poursuit avec L'Amour à la mer, un film réalisé par Guy Gilles[bw].

Luchino Visconti adapte ensuite Le Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa[bx]. Delon incarne le jeune et ambitieux Tancrède, aux côtés de Burt Lancaster et Claudia Cardinale[bx],[by]. Le tournage débute le 14 mai 1962 à Palerme[bz]. Marqué par un conflit avec Visconti, Delon déclinera les projets ultérieurs du cinéaste, notamment Sandra[ca].
Delon collabore pour la première fois avec Jean Gabin et Henri Verneuil dans Mélodie en sous-sol (1963), un film noir centré sur un hold-up[cb]. Il y interprète Francis, jeune complice de M. Charles (Gabin). Delon s'adapte rapidement à la méthode Gabin. Celui-ci, initialement sceptique, dira finalement :
« Lorsque j'ai appris qu'on avait choisi Delon pour Mélodie en sous-sol, je me suis dit qu'il n'y aura pas d'affinités entre nous. J'ai eu tort. J'aime beaucoup ce môme-là. Son sérieux en impose à tous. Il travaille comme un forcené. Il discute quand il trouve qu'une indication, un jeu de scène ne lui convient pas. C'est un battant. J'aime ça[26]. »
Le film sort en mars 1963, avant Le Guépard, et rassemble plus de 3,5 millions de spectateurs en France[cc]. Delon devient l'un des acteurs français les plus en vue, avec deux films dans le top 10 du box-office annuel[cd].

Delon apparaît brièvement dans La Femme rousse (1962) et Carambolages(1963)[cd],[ce]. Puis il tourne La Tulipe noire (1964) de Christian-Jaque, où il incarne un double rôle[cf]. Le tournage a lieu en Espagne ; une altercation avec un photographe rend publique sa relation avec Francine Casanova (future Nathalie Delon)[cf]. Le film attire 3 millions de spectateurs en France et connaît un large succès international (notamment en Union soviétique où il cumule 47 millions d'entrées[27] ; en Hongrie, il se classe sixième de l'année avec 1 470 000 entrées[28])[cg]. Simultanément, il retrouve René Clément pour Les Félins (1964), un thriller avec Jane Fonda et Lola Albright[ch].

Delon cumule alors une quinzaine de films, une pièce de théâtre et des apparitions télévisées[ci]. Il figure également parmi les acteurs français les mieux payés, tandis que la Cinémathèque française lui consacre un festival en mars 1964[cj].
Delon s'associe avec Georges Beaume pour monter sa société de production[ck]. Avec Delbeau, il produit L'Insoumis (1964) d'Alain Cavalier[ck]. Delon y joue un déserteur de la Légion étrangère impliqué dans un enlèvement[cl]. Le tournage se déroule dans le sud de la France[cm]. Le film fait l'objet d'une plainte judiciaire liée à son sujet (guerre d'Algérie) et est interdit en France jusqu'en 1967[cn],[co]. Delbeau produit également un court-métrage documentaire (Le Journal d'un combat) avant de cesser ses activités[co]. Delon, découragé, se tourne vers les États-Unis[co].
Excursion à Hollywood

À partir de 1964, Alain Delon est lié par contrat à la Metro-Goldwyn-Mayer pour cinq films[cp]. Il tourne d'abord La Rolls-Royce jaune (1964) dans un segment avec Shirley MacLaine[cp]. Il épouse Nathalie le 13 août 1964 et s'installe brièvement à Hollywood avec elle[cq],[cr]. Il joue ensuite dans Once a Thief (1965), sorti en France sous Les Tueurs de San Francisco, polar réalisé par Ralph Nelson[cs]. La MGM invite Delon aux Oscars 1965 pour remettre un prix[ct].

Delon signe également avec Columbia, et quitte la MGM[cu]. Il tourne Les Centurions (1966) de Mark Robson aux côtés d'Anthony Quinn, George Segal, Maurice Ronet, Michèle Morgan et Claudia Cardinale (plus de 4 millions d'entrées en France[cv])[cu]. Il apparaît ensuite dans Paris brûle-t-il ? (1966) de René Clément, où il incarne Jacques Chaban-Delmas[cw]. Il participe enfin au western parodique Texas, nous voilà (1966) avec Dean Martin pour Universal[cx]. Texas Across the River rencontre un succès relatif avec 4,5 millions de dollars de recettes en deux mois (Top 20 des succès de 1966)[cy].
Retour en Europe

De retour en Europe après son expérience américaine, Alain Delon tourne Les Aventuriers (1967) de Robert Enrico, aux côtés de Lino Ventura[cz]. Le scénario, librement adapté d'un roman de José Giovanni, suit deux amis qui partagent des rêves d'aventure. Le film sort en avril 1967, reçoit un accueil critique favorable et attire plus de trois millions de spectateurs en France[da]. Delon participe ensuite à Histoires extraordinaires (1968), film à sketches adapté de nouvelles d'Edgar Allan Poe[da]. Il choisit de travailler avec Louis Malle pour le segment William Wilson, transposé en Italie au XIXe siècle[da]. Delon incarne un aristocrate cruel hanté par son double et Brigitte Bardot tient le rôle féminin secondaire[da]. Une complicité naît entre Delon et Bardot, tandis que les relations avec Louis Malle sont tendues ; ce sera leur unique collaboration[db]. Le film est présenté hors compétition au Festival de Cannes 1968, interrompu par les événements de Mai 68. Il sort en salles un mois plus tard et enregistre un peu moins d'un million d'entrées en France[dc].
Le héros solitaire de Melville
Jean-Pierre Melville conçoit Le Samouraï (1967) spécialement pour Alain Delon[dd]. Le film suit un tueur à gages trahi par ses commanditaires et traqué par la police[dd]. Le tournage débute le 19 juin 1967 dans les studios de Melville rue Jenner à Paris[de], mais un incendie détruit les décors[df]. Delon met son hôtel particulier à disposition pour certaines scènes[dg]. Le film sort en octobre 1967[dg]. L'accueil public est d'abord réservé (moins de deux millions d'entrées[dh]), mais Le Samouraï devient progressivement un classique du cinéma, influençant de nombreux réalisateurs internationaux[dh].
Melville écrit à propos de sa rencontre avec Delon :
« Je découvrais un acteur humble et d'un immense talent. Nous nous adressâmes très peu la parole, trop occupés à nous déchiffrer. (…) Ce fut pour moi – et, je l'espère, pour lui – une des plus belles lunes de miel que j'aie jamais connues. Voilà la qualité indiscutable d'Alain Delon : c'est un professionnel véritable. Un acteur pour qui rien d'autre n'existe que le film (…)[df]. »


Delon enchaîne avec Diaboliquement vôtre (1967) de Julien Duvivier, adapté d'un roman de Louis C. Thomas[di]. Il y joue un homme amnésique après un accident de voiture[di]. Le tournage se déroule du 21 août au 27 septembre 1967, principalement au manoir de Théméricourt[di]. Duvivier meurt un mois après la fin du tournage et Delon supervise le montage[dj]. Durant ce tournage, Delon dépose une demande de divorce le 24 août 1967[dj]. Il tourne ensuite La Motocyclette (1968) de Jack Cardiff, avec Marianne Faithfull. Le tournage a lieu en octobre 1967 à Shepperton, Heidelberg et Genève[dk]. Le public britannique est séduit et classe La Motocyclette au sixième rang annuel du box-office[dl].
Début 1968, Delon retrouve le registre policier avec Adieu l'ami (1968) de Jean Herman. Il choisit Charles Bronson comme partenaire et le tournage commence le 15 janvier 1968 à Marseille[dm]. Le film sort en août 1968 et attire plus de 2,6 millions de spectateurs[dn]. En parallèle, Delon prépare son retour au théâtre avec Les Yeux crevés de Jean Cau[do]. Un projet initié à l'automne 1967 et retardé à plusieurs reprises[dp]. La première a lieu le : la critique est partagée mais le public répond présent jusqu'aux événements de Mai 68[dq]. Le divorce entre Nathalie et Alain Delon est prononcé le [dr].
Ébranlé par Mai 68, Alain Delon fonde Adel Productions afin de gagner en contrôle artistique[ds]. Il fait une brève apparition dans Ho ! (1968) de Robert Enrico[ds].
Il tourne ensuite La Piscine (1969) de Jacques Deray. Le scénario, écrit par Jean-Claude Carrière, met en scène un couple (Jean-Paul et Marianne) dont l'été à Saint-Tropez est perturbé par l'arrivée d'un ancien amant et de sa fille[dt]. Delon suggère Romy Schneider pour le rôle de Marianne et Maurice Ronet pour celui d'Harry[du]. Le tournage commence le 16 août 1968 au domaine de l'Oumède près de Saint-Tropez[dv]. Le film sort en janvier 1969 et connaît un grand succès international, renforçant l'image du couple Delon-Schneider à l'écran[dw].

En octobre 1968, le meurtre de son secrétaire Stevan Markovic perturbe la vie personnelle et professionnelle de Delon[dx]. Il décline en outre plusieurs projets (dont L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville)[dy]. Selon Valeurs actuelles, il figure parmi les acteurs les mieux rémunérés en France avec trois millions de francs par film, derrière Jean-Paul Belmondo (5 millions) et Louis de Funès (3,5)[dz].
Delon retrouve Henri Verneuil pour Le Clan des Siciliens (1969)[ea]. Il y incarne un criminel poursuivi par la police (Lino Ventura) et protégé par une organisation mafieuse dirigée par Jean Gabin[ea]. Le film sort en 1969 et se classe troisième au box-office français[eb].
Avec Adel Productions, Alain Delon produit Borsalino (1970) de Jacques Deray, librement inspiré de Bandits à Marseille d'Eugène Saccomano[29],[ec]. Le film retrace l'ascension de deux gangsters marseillais dans les années 1930[ed]. Delon et Jean-Paul Belmondo incarnent les rôles principaux[ee]. Le tournage commence le 15 septembre 1969 après une reconstitution soignée du Marseille de l'époque[ef],[ed]. Malgré des tensions locales, le film sort le 20 mars 1970, bat des records à Paris dès la première semaine et totalise plus de 4,7 millions d'entrées en France[eg]. Il connaît également un succès international, notamment en Italie, et reçoit une nomination aux Golden Globes comme meilleur film étranger[30]. Delon retrouve Jean-Pierre Melville pour Le Cercle rouge (1970), avec Yves Montand et Bourvil[eh]. Le film sort en et obtient un succès comparable à Le Clan des Siciliens[ei]. Delon enchaîne ainsi trois succès majeurs[ej].


Robert Evans pense à Delon pour Le Parrain, mais Coppola opte pour Al Pacino[ek]. Delon apparaît brièvement dans Fantasia chez les ploucs (1971) de Gérard Pirès et produit Madly (1970), réalisé par sa compagne Mireille Darc, dans lequel il joue le rôle principal[el],[em]. Le film ne rencontre pas de succès[en]. Malgré l'échec, Delon finance un nouveau projet : Sortie de secours, également sans succès[en]. Il enchaîne avec la comédie Doucement les basses (1971) de Jacques Deray, un échec commercial ; puis le western Soleil rouge (1971) avec Charles Bronson et Toshiro Mifune, renouant avec le succès (septième au box-office 1971)[eo],[ep]. En 1972, il tourne La Veuve Couderc (1972) de Pierre Granier-Deferre avec Simone Signoret[eq]. Le film attire plus de deux millions de spectateurs[er]. Il incarne ensuite l'assassin de Trotsky dans L'Assassinat de Trotsky (1972) de Joseph Losey aux côtés de Richard Burton et Romy Schneider[er]. Mal accueilli, le film est interdit dans plusieurs pays[es]. Delon apparaît furtivement dans Il était une fois un flic de Georges Lautner et retrouve Melville pour Un flic (1972) avec Catherine Deneuve et Richard Crenna[es]. Malgré des critiques sévères, ce dernier film rassemble près de 1,5 million de spectateurs[et]. La même année, Delon tourne Le Professeur (1972) de Valerio Zurlini, qui connaît un succès important en Italie, contrairement à la version française[eu]. Delon co-produit dans la foulée Elles sont dingues, ces nénettes (1972), un échec commercial[eu]. Plus tard, le président du Conseil des ministres italien, Giulio Andreotti, remet le prix David di Donatello pour son « éminente collaboration aux productions franco-italiennes »[eu].


En , il fait une apparition dans Aujourd'hui à Paris… de Pierre Tchernia[ev]. Delon enchaîne ensuite avec Scorpio, tourné aux États-Unis, où il retrouve Burt Lancaster[ev]. Le tournage a lieu à Paris, Vienne et Washington[ew]. Scorpio rencontre un succès modéré en France mais fonctionne mieux à l'international[ew]. Avec Traitement de choc, Delon s'aventure comme producteur et acteur dans un thriller aux accents dystopiques[ex]. Il y incarne un médecin qui exploite des immigrés portugais pour des traitements de régénérescence réservés à une élite[ex]. Annie Girardot est présente à l'affiche[ex]. Le film attire 1,8 million de spectateurs[ey].
L'acteur se retrouve au sommet des charts grâce à la chanson Paroles... Paroles..., enregistrée avec Dalida[ey]. Le titre s'impose dans plusieurs pays, y compris le Japon[ey]. Des années plus tard, il en reprendra une version avec Céline Dion[ey].
Deux ans après La Veuve Couderc, Delon tourne Les Granges brûlées sous la direction de Jean Chapot et le duo Signoret-Delon est reconstitué[ez]. Le scénario, rappelant l'affaire Dominici, se déroule autour d'un meurtre près d'une ferme familiale dominée par une matriarche incarnée par Signoret[fa]. Le tournage débute en dans le Haut-Doubs[fa]. Les Granges brûlées reçoit un accueil mitigé et rencontre un succès inférieur à La Veuve Couderc[fb]. Delon enchaîne avec Big Guns : Les Grands Fusils (Tony Arzenta), un polar italien[fc]. Delon y joue un tueur à gages qui, en voulant quitter la Mafia, provoque la mort de sa famille et entreprend alors une vengeance[fc]. En France, le film ne rencontre pas le succès mais renforçe la popularité de Delon auprès du public italien[fd]. Avec Adel Productions, Delon produit et joue dans Deux Hommes dans la ville (1973) de José Giovanni, plaidoyer contre la peine de mort avec Jean Gabin[fd]. Peu après, Delon apprend le décès de Jean-Pierre Melville, victime d'une rupture d'anévrisme[fe]. Il tourne ensuite La Race des seigneurs (1974) de Pierre Granier-Deferre avec Jeanne Moreau, puis rejoint la production de Les Seins de glace (1974) de Georges Lautner avec Mireille Darc[ff],[fg]. Delon produit la suite Borsalino and Co (1974) de Jacques Deray[fh]. Le film obtient environ un tiers des entrées du premier volet[fi]. Il incarne ensuite Zorro (1975) dans une adaptation familiale tournée en Espagne, où il réalise la plupart de ses cascades[fj]. Le film, peu performant en France, rencontre un grand succès à l'étranger, notamment en Italie, en Amérique du Sud, en URSS (1976), puis en Chine (1978), où 70 millions de spectateurs sont recensés[fk]. En 1975, il tourne Flic Story de Jacques Deray avec Jean-Louis Trintignant, adapté du livre de Roger Borniche (près de deux millions d'entrées)[fl]. Après ce succès, Delon tourne Le Gitan de José Giovanni, où il y incarne Hugo Sénéart, inspiré du criminel Luciano Lutring[fl]. Le film attire un peu moins de spectateurs que Flic Story, mais davantage que Borsalino and Co[fm].

En 1976, il coproduit et joue dans Monsieur Klein de Joseph Losey, drame sur l'Occupation[fn]. Le tournage s'achève en et le film sort en salles en de la même année[fo]. La prestation de Delon est saluée par la critique et il est nommé au César du meilleur acteur, sans l'emporter [fo]. La production remporte en outre trois César (meilleur film, meilleure réalisation et meilleure direction artistique) mais attire seulement environ 700 000 spectateurs en France[fp].
Renouvellements et déclin progressif (1976-2000)
Alain Delon reste proche de José Giovanni et finance Comme un boomerang (1976)[fq]. Le scénario, inspiré d'un fait divers réel (l'affaire Bruno Triplet), suit un industriel influent, ancien membre du Milieu, qui tente de sauver son fils adolescent condamné pour le meurtre accidentel d'un policier lors d'une soirée[fq]. Le tournage commence le 22 mars 1976 aux studios de la Victorine à Nice[fr]. Quatre jours plus tôt, Delon apprend la mort de Luchino Visconti[fr]. Le film ne rencontre pas le succès attendu en salles[fs]. Encouragé par le succès de Flic Story, Roger Borniche publie Le Gang[ft]. Adel Productions en acquiert les droits et Jacques Deray réalise le film[ft]. Delon incarne le chef du gang des Tractions et porte une perruque frisée afin de modifier son image[ft],[fu]. Environ un million de spectateurs se rendent en salles[fv]. Delon apparaît ensuite dans Armaguedon (1977) , qui endosse le rôle du docteur Michel Ambrose, spécialiste en psychopathologie criminelle. Le film dépasse à peine 700 000 entrées en France[fw]. Par ailleurs, Delon est affecté par la mort de Jean Gabin le 15 novembre 1976[fx]. Delon tourne ensuite L'Homme pressé (1977) d'Édouard Molinaro, où il incarne un quadragénaire antiquaire[fy]. C'est un nouvel échec et le film ne couvre pas ses coûts[fz].

Delon renoue avec le succès avec Mort d'un pourri (1977) de Georges Lautner[ga]. La majorité des personnages évoluent dans un univers corrompu, à l'exception du protagoniste principal (Delon) et d'un commissaire[gb]. Le film attire plus de 1,8 million de spectateurs et se classe parmi les quinze films les plus vus de l'année[gc]. Il s'agit de sa dernière collaboration avec Maurice Ronet, Georges Lautner, Michel Audiard et Mireille Darc[gc]. Delon est nommé pour ce rôle au César du meilleur acteur mais Jean Rochefort remporte le prix pour Le Crabe-Tambour (rôle que Delon avait refusé)[gc]. En 1978, Delon investit dans la coproduction anglo-canadienne Power Play de Martyn Burke, un échec commercial[gd]. Il produit et joue un rôle secondaire dans Attention, les enfants regardent (1978) de Serge Leroy, qui ne rencontre pas le succès escompté[ge]. Delon assure la narration française du documentaire Il était une fois l'Amérique (1978), produit pour le bicentenaire des États-Unis, avant d'incarner le pilote du Concorde dans The Concorde… Airport '79 (1979) de David Lowell Rich, quatrième volet de la série Airport[gf]. Le film est un échec commercial et attire moins d'un million de spectateurs en France[gg]. Delon tente un retour vers le registre sentimental avec Le Toubib (1979) de Pierre Granier-Deferre, où il incarne un chirurgien militaire[gh]. Le film attire 1,7 million de spectateurs, en deçà des attentes de Delon[gi]. Durant ce tournage, Albert R. Broccoli, producteur de James Bond, aurait approché Delon comme possible successeur de Roger Moore, sans suite[gj]. Delon revient au polar avec Trois Hommes à abattre (1980) de Jacques Deray, septième collaboration avec le réalisateur[gk]. Il incarne Michel Gerfaut, ancien militaire et joueur de poker, qui devient la cible de tueurs après avoir secouru un homme blessé[gk]. Le film attire 2,1 millions de spectateurs en France[gl], seuil que Delon n'avait pas atteint depuis Deux Hommes dans la ville sept ans plus tôt[gm]. En 1980-1981, Delon tourne Téhéran 43, thriller d'espionnage soviéto-franco-allemand sur un complot visant Churchill, Roosevelt et Staline lors de la conférence de Téhéran en 1943[gl]. Le film passe inaperçu en France mais attire 47,5 millions de spectateurs en URSS[gl].
Films de « flic », réalisations, explorations

Delon franchit le pas de la réalisation avec Pour la peau d'un flic (1981), et en assume également la production[gn]. Il incarne Choucas, ancien policier devenu détective privé, enquêtant sur la disparition d'une jeune femme aveugle[gn]. Anne Parillaud obtient le rôle féminin principal et une relation amoureuse naît entre eux[go]. Le film sort le ; la critique est globalement favorable et le film attire 2,3 millions de spectateurs, un succès supérieur à ses deux précédents polars[gp]. C'est la troisième fois que Delon tourne dans un film comportant le mot flic dans le titre[gp]. Il joue ensuite dans Le Choc (1982) de Robin Davis, où il incarne un tueur à gages qui souhaite se retirer[gq]. Catherine Deneuve partage l'affiche dans le rôle d'une éleveuse de dindons[gq].
Le , le décès de Romy Schneider est annoncé et Delon prend en charge l'organisation des obsèques[gr].
Delon réalise son deuxième film, Le Battant (1982), adapté d'un roman d'André Caroff. Il assume seul le scénario, la réalisation, la production et la distribution[gs]. Le film attire près de deux millions de spectateurs, en deçà des attentes[gt]. Delon met définitivement fin à sa carrière de réalisateur après ce projet, et produit Le Jeune Marié (1983) de Bernard Stora[gt]. La relation entre Delon et Parillaud prend fin en 1983, peu après ce tournage[gu]. Sur le plan personnel, Delon traverse une autre rupture : Mireille Darc quitte le domicile conjugal en [gt]. La même année, il incarne le baron de Charlus dans Un amour de Swann (1984), film qui déçoit avec 800 000 spectateurs[gv].
Delon fait son retour à la chanson en duo avec Shirley Bassey sur Thought I'd Ring You[gv] en 1983. Le disque séduit le public et se hisse dans les classements européens[gv].
En 1984, Bertrand Blier réalise Notre histoire (1984) avec Delon dans le rôle d'un garagiste désenchanté[gw]. Le film sort le 16 mai 1984 ; la critique salue la prestation de Delon, mais le public reste réservé (880 000 entrées)[gx]. Delon reçoit le César du meilleur acteur en 1985 pour ce rôle[gy]. La cérémonie est marquée par son absence[gz].
Dans la filmographie d'Alain Delon, Un amour de Swann et Notre histoire constituent des exceptions au sein d'une période principalement tournée vers le polar[ha].
Delon acquiert les droits de L'Intouchable (scénario de Philippe Setbon) et le produit sous le titre Parole de flic (1985) de José Pinheiro[ha]. Il incarne Daniel Pratt, ancien policier d'élite revenu venger le meurtre de sa fille[ha]. Une chanson, I Don't Know, est enregistrée avec Phyllis Nelson[hb]. Le film attire 2,5 millions de spectateurs[hc]. Le 26 mai 1986, Jack Lang lui remet les insignes de commandeur des Arts et Lettres[hd]. Sur le plan personnel, Delon se sépare de Catherine Bleynie après plus d'un an et demi de relation[he]. En 1987, Delon présente Le Passage de René Manzor, film qui attire près de deux millions de spectateurs[hf]. La même année, il est touché par les décès de Lino Ventura et de Dalida[hg]. Delon participe ensuite à la version française du film documentaire Dear America – Lettres du Vietnam[hh]. Il y lit l'avant-dernière lettre d'un soldat : une protestation contre l'oubli des morts au combat[hh]. Il tourne la minisérie télévisée Cinéma (1988) de Philippe Lefebvre et enregistre la chanson Comme au cinéma[hi],[hj]. En , il devient le premier parrain civil de la Patrouille de France, avec qui il partage un vol[hk]. Delon tourne Ne réveillez pas un flic qui dort (1988) de José Pinheiro, où il incarne un commissaire[hl]. Peu avant le tournage, Adel Productions, la société de Delon, est radiée[hm]. À sa suite, Leda Productions est fondée, mais ne produira que deux films avec Delon avant de cesser ses activités en 2009[hm]. Ne réveillez pas un flic qui dort subit un échec commercial et critique ; il dépasse à peine les 800 000 entrées[hn]. À la suite de cet échec, plus aucun film avec Delon n'utilisera le mot « flic » dans son titre[hn]. La popularité de l'acteur reste pourtant intacte. En , un sondage Ipsos le place en tête des acteurs français préférés[hn]. Peu avant le tournage, Adel Productions, la société de Delon, est radiée[hm]. À sa suite, Leda Productions est fondée, mais ne produira que deux films avec Delon avant de cesser ses activités en 2009[hm].
Des choix hasardeux
En 1989, Delon tourne Nouvelle Vague (1990) de Jean-Luc Godard, sa première collaboration avec un cinéaste de la Nouvelle Vague[ho]. Le film, présenté à Cannes, attire seulement 140 000 spectateurs et ne marque ni l'œuvre de Godard ni celle de Delon[hp]. Il joue dans Dancing Machine (1990) de Gilles Béhat, thriller où Delon incarne un ancien danseur étoile soupçonné de meurtres[hq]. Le film attire 580 000 spectateurs[hr]. En 1991, Delon tourne Le Retour de Casanova (1992) d'Édouard Niermans, adapté d'Arthur Schnitzler[hs]. Il incarne un Casanova vieillissant et désenchanté[ht]. Le film est sélectionné à Cannes mais reçoit un accueil critique froid et attire 357 000 spectateurs[hu]. Jacques Deray retrouve Delon pour Un crime (1993), qui comptabilise seulement 66 000 entrées, un échec inédit pour l'acteur en tête d'affiche[hv]. Le déclin de la carrière de l'acteur se confirme avec L'Ours en peluche (1994) et ses 10 000 entrées[hw]. Cet échec s'inscrit dans une tendance plus large de désaffection du public pour les films avec Delon, amorcée dès Ne réveillez pas un flic qui dort, et prolongée avec Dancing Machine, Le Retour de Casanova, Un crime et Nouvelle Vague[hx]. Delon anime une rubrique hebdomadaire sur La Cinquième où il présente un film chaque lundi pendant un an.[hy].
En 1995, il apparaît dans Les Cent et une nuits de Simon Cinéma d'Agnès Varda[hz]. La même année, le Festival de Berlin lui remet un Ours d'or d'honneur[ia]. La cérémonie berlinoise donne lieu à une réception chez le président Roman Herzog et Delon reçoit une lettre manuscrite de félicitations de François Mitterrand[ia]. Le , Delon préside la vingtième cérémonie des César, événement auquel il avait toujours refusé de participer[ib]. Du au , la Cinémathèque française lui rend hommage en programmant cinquante de ses films[ic]. En parallèle, Delon prépare son retour au théâtre après presque trente ans d'absence : il accepte de jouer Variations énigmatiques d'Éric-Emmanuel Schmitt[ic]. La première a lieu le : la presse reste partagée mais les représentations attirent un large public[id].
Delon revient au cinéma avec Le Jour et la Nuit (1997) de Bernard-Henri Lévy[ie]. Le film, tourné au Mexique, est très mal accueilli par la critique et le public (77 000 spectateurs en France)[if]. Delon retrouve Jean-Paul Belmondo dans Une chance sur deux (1998) de Patrice Leconte. Le film, précédé d'une forte promotion, attire à peine un million de spectateurs[ig].

Après avoir renoncé à la tournée internationale de Variations énigmatiques, l'acteur choisit finalement de rejouer la pièce[ih]. La tournée s'achève le et la pièce rencontre de nouveau le succès[ih]. Delon ne souhaite pas poursuivre davantage l'expérience théâtrale[ih].
Le , le conseil municipal de Chêne-Bougeries, sa commune de résidence, approuve sa demande de naturalisation suisse[ii]. C'est en que Delon devient officiellement citoyen suisse[ii].
Après Agnès Varda, qui a rendu hommage au cinéma, Bertrand Blier souhaite saluer les acteurs français dans son film intitulé Les Acteurs : Delon est filmé seul, évoquant les grands acteurs disparus[ij].
En 2001, Rosalie van Breemen quitte Delon[ik]. En fin de carrière, il reçoit plusieurs distinctions : le trophée de l'Acteur mondial des mains de Mikhaïl Gorbatchev à Vienne, puis le Saint-Georges d'honneur à Moscou, remis par Nikita Mikhalkov[il].
Adieux au monde artistique (2000-2024)
Plébiscites à la télévision
À plus de 60 ans, il décide de quitter le cinéma pour éviter « le combat de trop »[il]. Il reste toutefois actif au théâtre et à la télévision en acceptant le rôle principal dans une adaptation de la trilogie marseillaise de Jean-Claude Izzo sur TF1 : Fabio Montale[im]. TF1 diffuse le premier épisode le [in]. Le succès est immédiat, avec 12 millions de téléspectateurs au rendez-vous[in]. Si les deux épisodes suivants enregistrent une légère baisse, la moyenne de la trilogie atteint 11,3 millions de téléspectateurs[in].
Encouragé par le succès de Fabio Montale, Delon annonce le au journal de 20h de France 2 qu'il va incarner le personnage principal d'une nouvelle série policière, Frank Riva, produite cette fois par France Télévisions[io]. Le tournage débute en et Delon participe également comme coproducteur[ip]. Le premier épisode de Frank Riva, diffusé le , attire 7,5 millions de téléspectateurs[iq]. Les deux suivants enregistrent respectivement 6,5 et 7,4 millions[iq]. Le succès conduit à la commande d'une deuxième saison[iq]. Cependant, lors de la diffusion en 2004, les audiences chutent progressivement de 4,5 à 3 millions[iq]. Une troisième saison déjà écrite est abandonnée[iq].
Entre les deux saisons de Frank Riva, Delon tourne un téléfilm : Le Lion, inspiré du roman de Joseph Kessel[ir]. Initialement prévu pour Jean-Paul Belmondo, le projet est récupéré par Delon, qui confie l'adaptation à Philippe Setbon[ir]. L'acteur choisit d'y faire jouer sa fille, Anouchka, âgée de 12 ans[ir]. Le tournage a lieu en Afrique du Sud pendant l'été 2003, sous la direction de José Pinheiro[is]. Avant la diffusion de Le Lion, Delon reçoit l'ordre du Ouissam Alaouite à Marrakech. Il reçoit également une Étoile d'or remise par Claudia Cardinale[it]. Le Lion, diffusé à Noël 2003, réunit près de 6 millions de spectateurs et arrive en tête des audiences[it].
Le théâtre plutôt que le cinéma
À l'automne 2004, Alain Delon revient au théâtre avec Les Montagnes russes d'Éric Assous, pièce à deux personnages[iu]. Les représentations se jouent à guichets fermés du au [iv].
En , Alain Delon se rend à Munich où il reçoit un Diva d'honneur, récompensant l'ensemble de sa carrière[iw]. Plus tard, le maire de Paris Bertrand Delanoë lui remet la grande médaille Vermeil lors du lancement de l'exposition Paris au cinéma, dont Delon est président d'honneur[iw].
Sur la demande de Françoise Hardy, Delon interprète Modern Style, reprise d'un titre de Jean Bart, avec la chanteuse[iw].

Delon annonce en fin d'année son retour sur scène, dans une adaptation théâtrale du roman Sur la route de Madison de Robert James Waller[ix]. Philippe Hersen reprend le projet avec l'intention de réunir Alain Delon et Mireille Darc[iy]. En 2007, la pièce est lancée au Théâtre Marigny et rencontre le succès[iz].
En 2008, Alain Delon remet un César posthume à Romy Schneider[ja].
Delon joue ensuite Love Letters, pièce d'Albert Ramsdell Gurney centrée sur la correspondance entre deux personnages, où il partage la scène avec Anouk Aimée[jb]. Delon s'occupe par ailleurs de la mise en scène[jb].
Alain Delon opère un retour au cinéma en incarnant Jules César dans la superproduction européenne Astérix aux Jeux olympiques, quatrième film d'Astérix[jc]. Sorti en dans des milliers de salles en Europe, le film est un échec critique et déçoit au regard des scores de ses prédécesseurs[31],[32]. Il totalise néanmoins 6,8 millions d'entrées en France[31], devenant le plus grand succès de la carrière de Delon[jd].
« César ne vieillit pas, il mûrit. Ses cheveux ne blanchissent pas, ils s'illuminent. César est immortel. Pour longtemps. César a tout réussi, tout conquis. C'est un guépard, un samouraï. Il ne doit rien à personne. Ni à Rocco, ni à ses frères, ni au clan des Siciliens. César est de la race des seigneurs. D'ailleurs, le César du meilleur empereur a été décerné à César ! Ave moi ! »
— Monologue autoréférentiel de Jules César / Alain Delon dans Astérix aux Jeux olympiques (2008), introduit par la musique du Clan des Siciliens[jc].

En 2009, la maison Dior choisit Alain Delon pour incarner l'image de son parfum Eau sauvage[je]. La campagne repose sur un cliché datant de 1966, pris à Saint-Tropez par Jean-Marie Périer[je]. La campagne connaît un succès notable, relançant le parfum parmi les meilleures ventes masculines[je].
Delon apparaît brièvement dans Un mari de trop, comédie romantique diffusée sur TF1, dans le rôle du père d'un des protagonistes[jf]. Il est également le parrain du pavillon français à l'Exposition universelle de Shanghai en 2010[jf]. La même année, il est nommé président d'honneur à vie du comité Miss France, participant aux cérémonies de couronnement[jf]. On le voit tenant la main de Mireille Darc, le à l'église Saint-Roch, aux obsèques d'Annie Girardot[33].

Sur le plan artistique, Delon souhaite partager la scène avec sa fille Anouchka[jg]. Ensemble, ils travaillent sur Une journée ordinaire, pièce écrite par Éric Assous ; les représentations se déroulent de à [jh]. Delon et sa fille enregistrent également le commentaire du documentaire L'Occupation intime, diffusé sur TF1 en [ji]. En , il reçoit un prix d'honneur au Festival de Locarno puis fait un caméo dans S Novym godom, mamy!, comédie russe sortie en [jj]. Anouchka Delon remonte sur scène aux côtés de son père pour Une journée ordinaire, entre et , en France, en Suisse et en Belgique[jk].
En , il subit une intervention à l'hôpital Lariboisière pour un problème aux nerfs du visage, souffrant alors de maux de tête fréquents[jl]. À l'automne 2015, le Japon lui rend hommage via l'Institut français, qui organise à Tokyo une rétrospective intitulée Alain Delon, l'unique et son double, présentant huit films[jm]. Durant l'été 2016, il prête sa voix au spectacle Génération De Gaulle, projeté sur la croix de Lorraine à Colombey-les-Deux-Églises[jn]. Se tenant éloigné des plateaux de tournage, il consacre davantage de temps à la gestion de ses collections[jo].
Dernières années

Delon continue de refuser des propositions qui ne correspondent pas à ses attentes[jo]. Le , il est profondément bouleversé par le décès de Mireille Darc[jp]. Peu à peu, ses contemporains disparaissent et Delon se retire peu à peu de la sphère médiatique[jq].
Il effectue un bref retour au cinéma à l'occasion du film Toute ressemblance... de Michel Denisot, où il apparaît dans une scène aux côtés de Franck Dubosc[jr]. En , Alain Delon enregistre Je n'aime que toi, une chanson écrite par Julia Paris et composée par Rick Allison[js]. En , il est invité à l'Élysée à l'occasion d'un dîner d'État en l'honneur du président chinois Xi Jinping[js].

Le , lors du festival de Cannes, il reçoit une Palme d'honneur pour l'ensemble de sa carrière[34].
Alain Delon confie en vouloir tourner une dernière fois avant sa mort : « [J'ai] envie de faire un film et surtout de faire mon dernier film. Celui qui restera pour toujours. Et après, je pourrai partir, je n'aurai plus rien d'autre à faire ». Après avoir finalement exprimé le désir de tourner un film avec le réalisateur Patrice Leconte, Alain Delon renonce en 2022 à ce projet cinématographique, La maison vide[35].
Le , la presse annonce le décès de Jean-Paul Belmondo, âgé de 88 ans[jt]. Delon ne participe pas à l'hommage national aux Invalides et choisit d'assister à la messe en l'église Saint-Germain-des-Prés[ju]. Il s'agit de sa dernière apparition publique médiatisée[36].
Touché par la guerre en Ukraine, Delon exprime publiquement son soutien à Volodymyr Zelensky[jv]. Le , avec Catherine Deneuve, il lit des poèmes ukrainiens sur TV5 Monde[jw]. Plus tard, le décès d'Ari Boulogne est annoncé[jw]. Il annonce par ailleurs la vente d'une partie de sa collection d'art[jw].
En , il est annoncé que Delon a été diagnostiqué d'un lymphome diffus à grandes cellules B, un cancer du système lymphatique, en 2021, à l'âge de 85 ans[jx].
Mort, réactions et obsèques
Alain Delon meurt le à 3 h du matin, à 88 ans, des suites d'un lymphome diffus à grandes cellules B, dans sa maison de Douchy-Montcorbon (Loiret)[37],[38],[39].
Les hommages affluent aussitôt. En France, de nombreuses personnalités saluent sa mémoire : Brigitte Bardot, Claudia Cardinale, Paul Belmondo, Patricia Kaas, Céline Dion, Costa-Gavras, Michel Sardou, Isabelle Adjani, Jean Dujardin, Patrick Bruel, Michel Drucker, Line Renaud, et bien d'autres[40],[41],[42],[43],[44],[45],[46],[47],[48],[49],[50],[51],[52],[53],[54]. À l'étranger, les témoignages viennent d'Antonio Banderas, Sophia Loren, Jean-Claude Van Damme, Jim Jarmusch, John Woo, Shohreh Aghdashloo ou encore Piers Morgan[55],[56],[57],[58],[59]. L'Académie des arts et techniques du cinéma salue « une icône éternelle du septième art »[60], tandis que la Mostra de Venise évoque une star « au style inoubliable »[61],[62].
Des dirigeants politiques, comme Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy, Gabriel Attal, Anne Hidalgo ou Marine Le Pen expriment leur reconnaissance. Le président Macron le décrit comme « mélancolique, populaire, secret » et « plus qu'une star : un monument français »[63]. Des réactions viennent aussi d'Italie, d'Ukraine, de Roumanie, de Côte d'Ivoire, de Bulgarie, et même des ambassades de Chine, de Russie et du Paraguay[64],[65],[66],[67],[68],[69],[70],[71].
Le lendemain, sa mort fait la une de la presse mondiale[72],[73],[74],[75],[76],[77],[78],[79],[80],[81]. La presse étrangère parle notamment du « dernier grand mythe du cinéma français »[82]. Le New York Times le décrit comme un acteur « intense et intensément beau »[83], The Guardian comme un « symbole de la beauté perdue des années 1960 »[84], et The Japan Times le compare à James Dean[85]. La série Plus belle la vie, encore plus belle lui rend hommage dans l'épisode du [86].
De nombreuses chaînes de télévision, en France comme à l'étranger (Allemagne, Italie, Espagne, Iran, Chine, etc.) adaptent leur programmation pour saluer sa carrière[87],[88],[89],[90],[91],[92],[93],[94],[95],[96],[97],[98].
Fidèle à ses souhaits, Alain Delon refuse tout hommage national[99]. Il est enterré le dans une chapelle privée sur son domaine de la Brûlerie, auprès de ses trente-cinq chiens[100],[101]. Une cinquantaine d'invités sont présents, dont ses trois enfants[102],[103]. La cérémonie est célébrée par Jean-Michel Di Falco[104],[105].
Hommages en France
L'émotion se prolonge à travers de nombreux hommages culturels. Plusieurs cinémas et festivals lui consacrent rétrospectives et projections[106],[107],[108].
Le Festival de Cannes 2025 lui rend également hommage avec l'exposition Cannes fait le mur, qui habille les façades de la ville à son effigie[109],[110]. Le salon du Palm Beach est rebaptisé à son nom[111]. Tout comme à Sarlat-la-Canéda, où une impasse a été baptisée en hommage à Alain Delon, la commune de Bouc-Bel-Air compte également une Impasse Alain Delon[112]. À La Bocca, à Cannes, le parvis du campus Georges Méliès devient le Parvis Alain Delon[113].
Le , jour où il aurait eu 89 ans, un ciné-concert Le Dernier Samouraï reprend les musiques de ses films au Palais des congrès[114],[115],[116]. Il est également honoré dans les rubriques In Memoriam des BAFTA, European Film Awards, SAG Awards, David di Donatello[117],[118],[119] — mais son absence aux Oscars 2025, crée la polémique[120],[121],[122],[123]. Lors de la 50ᵉ cérémonie des Césars, une séquence revient sur sa carrière[124].
À l'occasion du premier anniversaire de sa disparition, une cérémonie se tient le à Douchy-Montcorbon, où il repose[125]. À cette occasion, le stade communal est renommé en son honneur[126]. Une projection publique du documentaire Delon-Douchy, vient clôturer cette journée de commémoration[127].
Hommages internationaux
Dans le monde entier, l'aura d'Alain Delon est célébrée. Aux États-Unis, l'American French Film Festival, la Cinémathèque Américaine (en) et l'AFI organisent des projections[128],[129],[130],[131]. La Cinémathèque québécoise lui consacre une rétrospective[132].
En Amérique latine, le Brésil (Festival Varilux de Cinema Francês)[133],[134],[135], Cuba (Festival du film français)[136],[137],[138], le Pérou, la Colombie[139],[140],[141] et d'autres pays diffusent ses œuvres dans leurs cinémathèques ou centres culturels.
En Asie, Remember Alain Delon à Hanoï projette trois de ses films emblématiques sur le continent : Soleil rouge, Le Cercle rouge et Plein Soleil[142]. À Tokyo, l'Institut français du Japon organise une rétrospective enrichie de conférences[143]. Singapour et Calcutta (SRFTI (en)) lui rendent hommage également[144],[145],[146].
En Europe, des projections ont lieu en Suisse, au Luxembourg (lb), au Royaume-Uni, en Grèce, en Italie, en Bulgarie[147],[148],[149],[150],[151],[152],[153],[154],[155],[156],[157],[158],[159]. En Hongrie, un ciné-concert autour de Delon et Belmondo est donné au Théâtre Erkel, avec l'Orchestre symphonique de Budapest[160].
Vie privée
- Les compagnes notoires d'Alain Delon (chronologie)
- Brigitte Auber (1956)
- Romy Schneider (1958-1963)
- Nico (1961)
- Dalida (1962)
- Nathalie Delon (1962-1968, épouse 1964-1968)
- Maddly Bamy (1968-1971)
- Mireille Darc (1968-1983)
- Anne Parillaud (1981-1986)
- Rosalie van Breemen (1987-2001)
Compagnes et enfants
De 1958 à 1963, Alain Delon et Romy Schneider ont une histoire d'amour et se fiancent le . En pleine réconciliation franco-allemande, ils sont surnommés « les fiancés de l'Europe »[161].
La chanteuse allemande Nico, avec qui il a une brève relation, met au monde le un garçon, Christian Aaron Boulogne dit Ari Boulogne. C'est durant le tournage du Guépard qu'il apprend la naissance d'un enfant, Ari, à Paris, de sa relation passée avec Nico, qu'il refuse de reconnaître comme sien[jy]. Même si l'enfant a été élevé par Édith, la mère d'Alain Delon, et adopté par son beau-père dont il prend le nom de famille, Alain Delon a toujours nié en être le père[162],[163]. En 2001, dans son livre de souvenirs L'amour n'oublie jamais, Christian Aaron Boulogne maintient être le fils d'Alain Delon.
Entre 1962 et 1968, Alain Delon partage sa vie avec Francine Canovas (connue sous le nom de Nathalie Delon). Alain Delon épouse Nathalie Delon le à La Ville-aux-Clercs (Loir-et-Cher). Leur fils, Anthony, naît le à Hollywood (Californie). En résidence séparée à partir depuis , le couple divorce le [164].
Durant quinze ans, entre 1968 et 1983, Alain Delon partage sa vie avec l'actrice Mireille Darc[165],[166]. Darc accepte que Maddly Bamy, l'une des Claudettes de Claude François, fasse ménage à trois durant quelques années avec elle et Delon, jusqu'à ce que la danseuse rejoigne le chanteur Jacques Brel[167].
Au début des années 1980, Delon nourrit une idylle avec l'actrice Anne Parillaud, puis une autre, plus courte, avec Catherine Bleynie (née en 1952), divorcée de Didier Pironi[168]. Il s'affiche avec Bleynie en couverture de magazines en 1985[169],[170]. En 1987, il rencontre Rosalie van Breemen, un mannequin néerlandais, sur le tournage du vidéo-clip de sa chanson Comme au cinéma. Il a avec elle deux enfants : Anouchka, née le , et Alain-Fabien, né le [164]. Ils se séparent en 2001, après quatorze ans d'union[io].
Lors d'un entretien accordé en 2021 à Paris Match, Alain Delon indique avoir une compagne japonaise, Hiromi Rollin ; la vraie nature de cette relation est ensuite au cœur d'une affaire judiciaire[171].
Plusieurs liaisons lui sont connues. Au milieu des années 1960, Alain Delon vit une idylle avec Dalida. Ils sont amis depuis leur première rencontre à Paris, en 1955, alors qu'ils sont voisins de palier dans un immeuble situé avenue des Champs-Élysées[172]. En 1962, il vit une courte aventure avec Annette Stroyberg[jz]. Pendant le tournage de Marco Polo, Alain Delon séduit Marisa Mell, qui décrit dans son autobiographie une liaison passionnée avec lui[ka]. À la fin de la décennie, s'installant dans un appartement rue François-Ier, Delon fait la rencontre d'une jeune femme d'une vingtaine d'années, la future Lova Moor, une relation discrète dure entre eux durant environ quinze ans[kb]. Delon est vu à Madrid, au Café de Chinitas, avec Bárbara Rey, leur liaison dure de 1974 à 1976[kc].
Alain Delon a plusieurs petits-enfants. Par Anthony, Alyson Le Borges née en 1986, Lou née en 1996 et Liv née en 2001[173]. Par Anouchka, Lino né en 2020[174]. Par Alain-Fabien, Romy née en 2025[175].
- Les enfants reconnus d'Alain Delon
- Anthony Delon (né en 1964)
- Anouchka Delon (née en 1990)
- Alain-Fabien Delon (né en 1994)
Possible bisexualité
Deux biographies, Les Derniers Mystères Delon de Bernard Violet et Alain Delon, un destin français de Philippe Durant[kd], publiées après la mort de l'acteur, affirment que Delon aurait vécu une période de bisexualité durant les trente premières années de sa vie[176],[177],[178],[179],[180]. Anthony Delon refuse de commenter, appellant au respect de la mémoire de son père[181],[182].
Fliation Delon-Boulogne
Après la mort d'Ari Boulogne en [183], sa fille Blanche dépose en 2024 une requête au Tribunal civil de première instance de Genève pour un prélèvement ADN d'Alain Delon pour confirmer, ou non, si elle est sa petite-fille[184],[185],[186],[187]. Le décès d'Alain Delon, survenu quelques semaines plus tard, rend toute analyse impossible[188].
Parallèlement, une autre procédure judiciaire vise à établir la filiation entre Alain Delon et Ari Boulogne[189],[190]. Avant son décès en 2023, il avait engagé une demande de reconnaissance de paternité[191]. La cour conclut que la demande est prescrite, mettant ainsi fin aux démarches après plusieurs années de contentieux[192],[193].
Affaire Hiromi Rollin
Le , ses trois enfants portent plainte contre celle qui est présentée comme la dame de compagnie de l'acteur, pour harcèlement moral, détournement de correspondances, maltraitance animale, violences volontaires, séquestration et abus de faiblesse[194],[195]. Le procureur de Montargis classe sans suite les deux plaintes déposées par les trois enfants Delon à l'encontre de la sexagénaire, en raison d'infractions insuffisamment caractérisées[196]. La plainte d'Hiromi Rollin, déposée en réponse contre les enfants Delon est également classée sans suite pour les mêmes motifs[197].
Affaire Alain Delon
Le , Alain Delon porte plainte contre son fils Anthony à la suite d'une interview accordée par celui-ci au magazine Paris Match[198]. Par la suite, Anthony Delon dépose une main courante contre Anouchka, lui reprochant de ne pas avoir informé la famille des résultats négatifs de cinq tests cognitifs effectués par leur père entre 2019 et 2022, après qu'il a été victime d'un grave AVC en 2019[199].
Affaibli physiquement par un cancer[200], Delon est placé en sous le régime de la curatelle renforcée par décision judiciaire, à la suite d'une audience tenue au tribunal de Montargis en présence des trois enfants de l'acteur[201],[202],[203],[204]. Cette mesure fait suite à une période où Delon est déjà placé sous sauvegarde de justice depuis le [205],[206],[207].
Succession
Un an après le décès d'Alain Delon en , son héritage fait l'objet de plusieurs procédures judiciaires[208],[209].
Saisie d'armes
En 2024, lors d'une perquisition au domicile d'Alain Delon à Douchy-Montcorbon, les autorités saisissent soixante-douze armes à feu et plus de trois mille munitions, sans qu'aucune autorisation de détention ne soit délivrée à l'acteur[210],[211]. Cette saisie entraîne l'ouverture d'une enquête pour dépôt d'arme illicite et acquisition illicite d'armes de catégories A (armes à feu et matériels de guerre) et B[212],[213]. En , le procureur de la République de Montargis annonce que la procédure engagée est classée sans suite[214],[215].
Santé

Delon est successivement soigné en 2012 et 2013 pour une arythmie cardiaque[216]. Il est admis et opéré en 2014 à l'hôpital Lariboisière à Paris pour un « problème de nerfs du visage »[217]. , invité vedette du Bal de l'Opéra de Vienne, l'acteur renonce à se rendre en Autriche pour raisons de santé[218]. Alain Delon est hospitalisé en à Montargis après avoir été victime d'une attaque cérébrale[219], puis en 2017 pour des problèmes de circulation, nécessitant un pontage[220].
En , il est victime d'un nouvel accident cardio-vasculaire et d'une hémorragie cérébrale, ce qui conduit à son hospitalisation à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris puis dans une clinique suisse[221]. En , l'acteur subit un traumatisme crânien après une chute à son domicile[222]. En outre, il est atteint d'un cancer du système lymphatique[222],[223],[224].
Selon une expertise médicale remise en , dans le cadre d'une enquête sur Hiromi Rollin, Alain Delon connaît une altération majeure de sa santé mentale et notamment une abolition totale du discernement[225],[226]. Après cette expertise médicale, il est placé sous une mesure de sauvegarde de justice[227].
Activités et passions
Activités entrepreneuriales
En 1971, Alain Delon fonde une société d'hélicoptères[ke]. Ses projets sont toutefois refusés par les autorités, en particulier Aéroports de Paris[ke]. L'activité cesse à la fin de l'année 1977[ke].
Alain Delon poursuit une carrière de chef d'entreprise à l'échelle internationale[kf]. En 1978, Delon crée à Genève sa société de diffusion de produits de luxe, Alain Delon Diffusion[kf]. L'une des premières initiatives de cette société consiste à lancer un parfum masculin, nommé Alain Delon. Ce parfum rencontre un succès mondial, atteignant un volume annuel de 1,5 million de flacons distribués dans 92 pays[kf]. Le marché asiatique devient central pour cette activité florissante[kf]. En 1984, un bureau nommé ADID (Alain Delon Information Desk) est ouvert à Osaka pour assurer la promotion de ses produits. Le tout est commercialisé sous le slogan : « The French élégance »[kg]. Sous son nom, on trouve un temps des parfums et des cigarettes jusqu'à ce qu'une partie des licences soit vendue[228]. La société de l'acteur commercialise encore du champagne, du cognac, de la bière, des montres et bijoux, des lunettes, ainsi que des vêtements et des accessoires à son nom[229],[230]. En 2006, Alain Delon Diffusion est remplacée par Alain Delon International Distribution (ADID), société basée à Genève, chargée de la promotion et distribution de produits associés à son nom, hors tabac, parfums et cosmétiques[kh].
Parallèlement, Delon devient l'égérie de Mazda pour la Capella et de Rémy Martin pour le marché asiatique[ki]. En 1984, Pierre Cardin lui propose 500 000 dollars pour porter ses costumes lors d'une tournée au Japon[ki]. Delon se lance également dans le mobilier, en se passionnant sur le design des meubles[kj]. Il s'associe avec la maison de décoration Jansen et Delon appose sur chaque meuble sa signature[kj]. Delon crée sa propre marque de meubles : ses affaires s'exportent dans une vingtaine de pays[kj].
En 2009, Alain Delon prête son image au parfum « Eau Sauvage » de Parfums Christian Dior. La photo choisie est prise lors du film La Piscine par le photographe Jean-Marie Périer. Dior joue sur l'image intemporelle de la jeunesse d'Alain Delon. La cigarette présente sur la photo d'origine a été effacée[231].
De 1992 à 2018, des cigarettes Alain Delon sont commercialisées sur le marché asiatique en échange d'une rémunération. L'existence de la marque, quasiment inconnue en France, est révélée en 2013 par le documentaire « Tabac : nos gosses sous intox » sur le tabagisme des enfants au Cambodge[232].
Activités et passions sportives

Passionné de boxe depuis son adolescence, Alain Delon assiste à de nombreux combats, notamment celui de Marcel Cerdan contre Robert Charron en 1946, au Parc des Princes[kk]. L'acteur s'est impliqué dans plusieurs productions liées à la boxe, notamment Rocco et ses frères et Borsalino[kl]. Il suit de près la carrière de Jean-Claude Bouttier et, en 1973, se lance dans l'organisation du championnat du monde des poids moyens entre Bouttier et Carlos Monzón[kl]. Le , le combat se déroule à Roland-Garros devant 15 000 spectateurs[km]. L'organisation de combats devient l'une de ses nouvelles passions[km].
En , à la demande de Charles Colonna, il s'investit dans l'organisation d'un championnat du monde de boxe à Ajaccio, avec Juan Martin Coggi et José Luis Ramirez à l'affiche[kn]. Il veille à la logistique et obtient une retransmission télévisée[kn].
Parallèlement, il se consacre au domaine équestre, passion né une décennie plus tôt sous l'influence de Jean Gabin[ko]. Guidé par Jacky Imbert, il investit seul ou avec des associés dans une quinzaine de chevaux[ko]. Il constitue une écurie de chevaux de course et obtient le titre de champion du monde des trotteurs avec ses chevaux Equileo et Fakir du Vivier[233].
Amateur d'art

Au fil des années, Alain Delon est devenu collectionneur d'œuvres d'art, dont des bronzes anciens, en particulier des sujets animaliers de Rembrandt Bugatti et de peintures[234].
Engagements
Alain Delon s'engage notamment pour la cause animale[kp]. Il est particulièrement attaché aux chiens et en possède plusieurs dizaines[ag].
Il met également sa notoriété au profit d'autres causes. En 2010, il devient parrain de l'opération « + de Vie », initiée par la Fondation des hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, visant à améliorer les conditions des personnes âgées hospitalisées[kq]. À la demande de Mireille Darc, il participe à une campagne télévisée[kq]. Il poursuit ensuite son engagement lors d'événements caritatifs, comme le Bal du printemps de Genève en 2014 pour la recherche en paraplégie, ou encore en tant que président d'honneur de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer[kq].
Résidences
Au fil des années, Alain Delon constitue un patrimoine immobilier important[235], comprenant plusieurs propriétés, notamment en France, au Maroc et en Suisse[236].

Dans les années 1960, il possède un hôtel particulier à Paris, situé 22, avenue de Messine, où il vit avec sa femme Nathalie Delon, qu'il revend en 1969[237].

Dès les années 1960, Delon possède un grand triplex parisien au 42, avenue du Président-Kennedy dans le seizième arrondissement, en front de Seine et avec vue directe sur la tour Eiffel[238], où il vit avec Romy Schneider puis avec Mireille Darc, à partir de 1969. En 2012, il revend ce luxueux triplex parisien de 780 mètres carrés et en obtient 46 millions d'euros[239].
En 1968, il réside avec sa femme Nathalie Delon aussi au no 3, rue François-Ier à Paris[240].

En 1971, tout en conservant son duplex parisien, il achète le domaine de La Brûlerie à Douchy-Montcorbon, dans le Loiret, comprenant un terrain de 55 hectares[241]. Il s'installe dès 1971 à Douchy avec sa compagne Mireille Darc dans l'une des dépendances du domaine et procède à de considérables et nombreux travaux[242].
Il fait détruire le château de la Brûlerie, pourtant inscrit aux Monuments historiques, puis fait creuser, à la place, un étang ; sa nouvelle demeure comprend un grand bureau, une salle de jeu, une salle de cinéma, une salle de sport, deux piscines, un cimetière et une chapelle dotée d'emplacements mortuaires dont celui de l'acteur[243]. Comme il le déclare régulièrement à la presse et aux médias, il souhaite que sa dépouille repose dans la chapelle du domaine de Douchy[244], construite dans le parc à côté du cimetière canin où reposent ses 35 chiens, « ses plus fidèles compagnons »[245].
Le couple Darc- Delon découvre Marrakech durant les fêtes de fin d'année en 1981[kr]. Ils s'intéressent au palais de la Zahia, alors mis en vente par la comtesse de La Rochefoucauld[kr]. Subjugué par le lieu, Alain Delon décide de l'acquérir[kr]. Darc y trouve un refuge, contrairement à Delon, qui préfère Douchy[kr]. Le palais changera de mains en 1993 après leur séparation, devenant la propriété d'Arielle Dombasle et Bernard-Henri Lévy[kr].
En 1985, il s'installe également en Suisse, à Chêne-Bougeries, une commune du canton de Genève. En 1990, il obtient le permis C (autorisation d'établissement)[246],[247]. Le , le conseil communal de Chêne-Bougeries vote la naturalisation suisse d'Alain Delon, ainsi que de ses deux enfants, Anouchka et Alain-Fabien, âgés de huit et cinq ans à l'époque, puis le , il prête serment dans la salle du Grand Conseil de Genève.
En 2005, il revend sa villa de Chêne-Bougeries en Suisse pour 3,5 millions de francs suisses et déménage la même année dans un appartement situé dans le luxueux quartier de Champel-Florissant à Genève, qu'il acquiert pour 2,85 millions de francs suisses en 2017[248] et dans lequel sa fille Anouchka réside[249].
Amateur d'art averti, il a fait construire une galerie souterraine pour abriter sa collection de tableaux, dans le manoir de Douchy[250],[251].
Travail d'acteur et personnalité
Notoriété et influences

Reconnaissance de ses pairs
Parmi ceux qui lui ont succédé directement, Gérard Depardieu témoigne de son admiration pour Delon : « […] Gabin, Delon, Michel Simon… Je les regardais travailler comme un débutant devant ses maîtres »[252]. Il ajoute également que, selon lui, « Belmondo et Delon étaient des symboles. À eux deux, ils incarnaient la France des années 1970 et du début des années 1980 »[252].
Par ailleurs, des artistes de la jeune génération du cinéma international, tels qu'Austin Butler[253], Zac Efron[254], Jack Huston[255], Aaron Taylor-Johnson[256],[257], Charles Melton[258] ou Robert Pattinson[259] continuent de citer Delon comme un acteur ou modèle inspirant.
Une influence mondiale
Sa célébrité, liée autant à son physique qu'à son jeu d'acteur, a inspiré et continue d'influencer de nombreux acteurs internationaux : Richard Gere, Tom Cruise, Ryan Gosling, Benicio del Toro, Keanu Reeves, Antonio Banderas, Viggo Mortensen, Chow Yun-fat, Tony Leung, Lee Byung-hun ou Jeong Woo-seong ou encpre Gael García Bernal ont trouvé une source d'inspiration dans ses rôles.
De nombreuses personnalités du cinéma américain, européen ou asiatique, parmi les plus célèbres dans leur pays respectif comme Pamela Anderson[260], Javier Bardem[261], Jackie Chan[262], Jean-Claude Van Damme[263],[264], Michael Douglas[265],[266],[267], Jodie Foster[268], Stephen Frears[269], Meiko Kaji[270], Kyle MacLachlan[271], Edward Norton[272], Clive Owen[273],[274], Nicolas Winding Refn[275], Mickey Rourke[276], Matthias Schoenaerts[277], Mark Strong[278], Quentin Tarantino[279], Guillermo del Toro[280], Bruce Willis[281], John Woo[282],[283], Harvey Weinstein[284],[285], ont exprimé du respect ou de l'admiration pour la carrière, les rôles, le style et la longévité d'Alain Delon[286],[287].
Leonardo DiCaprio considère Alain Delon comme l'un des acteurs les « plus cool dans l'histoire du cinéma »[288],[289],[290]. L'acteur canadien Keanu Reeves affirme que Delon est son modèle d'acteur : « C'est un acteur tellement charismatique. Je pense qu'il a en lui quelque chose entre la tension et la mélancolie »[291]. Dans ses analyses cinématographiques, le réalisateur américain Quentin Tarantino évoque à plusieurs reprises Alain Delon, notamment à travers ses rôles dans les films de gangsters et polars européens[292]. Tarantino exprime par ailleurs une admiration marquée pour l'acteur français, mettant en avant sa collaboration avec Jean-Pierre Melville, notamment dans Le Samouraï[292]. Il considère également Delon comme l'une des figures masculines majeures du cinéma d'action européen des années 1970[293].
Influence d'Alain Delon

Modèle d'identité artistique, Alain Delon est cité parmi les plus beaux acteurs de l'histoire du cinéma[294],[295],[296],[81],[84]. Sa présence à l'écran et son physique lui ont conféré un statut d'« icône » et de « légende » du cinéma, tant en France qu'à l'étranger[297],[298],[299],[300],[301],[302],[303],[304],[82]. De la Corée du Sud à la Chine, de nombreux cinéastes se sont inspirés du parcours d'Alain Delon et particulièrement de son interprétation de Jeff Costello dans Le Samouraï (1967)[305].
De nombreux musiciens ont intégré l'image d'Alain Delon dans leurs textes[306].
En France, Alain Delon est reconnu à de multiples reprises comme l'une des personnalités les plus importantes et appréciées au cours des décennies 1980 à 2000[307]. Selon une étude menée par le Ministère de la Culture en 2000, plus de 80 % des Français de plus de 18 ans identifient l'acteur, ainsi que 70 % des jeunes de 12 à 17 ans[308],[309]. À l'instar de Brigitte Bardot, il demeure encore aujourd'hui une figure du cinéma et de la mémoire collective en France[310],[311],[312],[313].
Projets inaboutis ou refusés
Au cours de sa carrière, Alain Delon s'est vu proposer des rôles de plusieurs productions emblématiques, illustrant ainsi sa reconnaissance internationale[314]. Parmi ceux-ci figurent :
- Lawrence d'Arabie
- La Nuit de l'iguane
- Viva Maria !
- Propriété interdite
- Max et les Ferrailleurs
- Le Dernier Tango à Paris
- L'Innocent
- Taxi Driver
- Le Crabe-Tambour
- Rencontres du troisième type
- À nous la victoire
- Cotton Club
- Le Regard d'Ulysse
- Le Masque de Zorro
- Mesrine
Delon se voit proposer en 1979 le rôle de James Bond par Albert Broccoli. Delon décline l'offre[315],[316]. L'acteur est également invité à incarner Sherif Ali dans Lawrence d'Arabie par le producteur Sam Spiegel[317],[318]. Delon refuse néanmoins de porter des lentilles de contact brunes pour le rôle et quitte le projet[319],[320]. Robert Evans a également envisagé pour Alain Delon le rôle de Michael Corleone dans Le Parrain : « Francis m'a dit : "On a un gros problème. Tu veux un type qui te ressemble, et je veux un type qui me ressemble.” Moi, je voulais Alain Delon, vous comprenez ? C'est comme cela qu'il était décrit dans le livre. Je me trompais. Francis a poursuivi : "Je veux Al Pacino, et c'est moi le réalisateur. Si tu ne le prends pas, je ne fais pas ce putain de film." J'ai répondu : "D'accord. Je l'engage, ton nabot ! »[321],[322],[323]. Delon, de son côté, écarte d'emblée la proposition : « Il fallait que j'apprenne à parler anglais avec l'accent italien. Cela ne me plaisait pas. »[324].
Selon l'American Film Institute, Delon est envisagé pour jouer dans Fanny[325] de Joshua Logan (1961), Le Cher Disparu de Tony Richardson (1965), Propriété interdite[326] de Sydney Pollack (1966), La Bataille de San Sebastian[327] (1968) de Henri Verneuil (1968), et À nous la victoire[328],[329] de John Huston (1981)[330],[331]. Delon décline La Nuit de l'iguane et Propriété interdite[cy].

Notoriété à l'étranger

La notoriété internationale d'Alain Delon s'est construite progressivement à partir des années 1960, notamment grâce à une série de collaborations avec des cinéastes majeurs du cinéma européen[332]. En France, il devient un symbole du star-system[333], mais c'est son image de solitaire et ambigu, mise en valeur par Jean-Pierre Melville dans Le Samouraï (1967), qui lui confère un statut culte à l'international[334],[335]. Cette reconnaissance mondiale s'est également consolidée par la diffusion massive de ses films à l'étranger, en particulier en Asie et en Union Soviétique, où Delon jouissait dans les années 1970 d'une popularité comparable à celle des grandes stars hollywoodiennes[336],[337]. Depuis, la notoriété internationale d'Alain Delon dépasse le simple cadre cinématographique et s'inscrit dans une reconnaissance culturelle planétaire[338],[339],[340]. Il demeure encore l'un des acteurs français les plus célèbres et les plus reconnus à l'international, solidement ancré dans la mémoire collective des cinéphiles du monde entier[341],[337].


Festivals et rétrospectives
Alain Delon a été célébré par des rétrospectives, festivals et événements dans les cinémathèques, complexes culturels et musées du cinéma nationaux du monde entier[342],[343],[344],[345],[346],[347],[129],[348],[349],[350],[351],[352],[353],[354],[355].
Opinions politiques
Engagement initial et influences

Alain Delon se définit comme gaulliste[356], affirmant avoir été « élevé dans l'esprit du général de Gaulle »[357]. Il est engagé de longue date à droite, acquérant en 1970 le manuscrit de l'affiche À tous les Français du 20 juin 1940 et le remettant au chancelier de l'ordre de la Libération[358].
Soutiens politiques dans les années 1970-1980
Comme de nombreux artistes, il appelle à voter pour Valéry Giscard d'Estaing lors des présidentielles de 1974 et 1981[359],[360]. En 1988, il soutient Raymond Barre au premier tour[361].
Relations avec l'extrême droite et la droite traditionnelle

À la fin des années 1980, Delon exprime son amitié et sa sympathie pour Jean-Marie Le Pen[362],[363], tout en nuançant : certaines parties de son programme lui « conviennent, d'autres non ». Il estime que l'extrême droite « regroupe quelques millions de Français » et qu'il faut en tenir compte[364]. Il soutient Jacques Chirac en 1995, participant à plusieurs meetings[ib], et en 2013, il salue la progression du Front national[365],[366],[367], ce qui provoque sa démission de la présidence à vie du jury Miss France[note 3],[368],[369]. Malgré cela, il affirme préférer Nicolas Sarkozy au FN[370] et manifeste en 2014 sa sympathie pour Force Vie de Christine Boutin[371].
Opinions sociales
En , Delon critique les changements dans les rôles de genre et la vision égalitaire des orientations sexuelles. Il déclare être indifférent au mariage gay, mais opposé à l'adoption par les couples homosexuels[note 4],[372].
Amitiés et collaborations au-delà de la droite
Alain Delon entretient des liens avec des personnalités aux idées opposées aux siennes[364]. Il collabore avec Luchino Visconti (proche du Parti communiste italien), finance le film Monsieur Klein de Joseph Losey (banni de Hollywood pour ses sympathies communistes) et demande en 1986 que Jack Lang, socialiste, lui remette les insignes de commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres[373]. Il soutient également Anne Hidalgo, candidate socialiste à Paris en 2014[374].
Engagements récents
Lors de la primaire des Républicains de 2016, il préfère Alain Juppé à Nicolas Sarkozy[375],[376], puis soutient François Fillon à l'élection présidentielle de 2017[377], mais ne vote pas au second tour contre Macron[378].
En 2018, il signe une tribune dans Le Monde la tribune pour le climat, dénonçant la responsabilité des hommes dans la destruction de la planète[note 5],[379],[380].
Lors de l'élection présidentielle américaine de 2020, il aurait voté pour Joe Biden, critiquant Donald Trump[note 6],[381]. Pour l'élection présidentielle de 2022, il soutient Valérie Pécresse, la qualifiant de « la seule femme » qu'il souhaiterait à l'Élysée[382].
Filmographie
Théâtre
- 1961 : Dommage qu'elle soit une putain de John Ford, mise en scène Luchino Visconti, avec Romy Schneider, Daniel Sorano, Silvia Monfort, Gisèle Gallois, théâtre de Paris
- 1968 : Les Yeux crevés de Jean Cau, mise en scène Raymond Rouleau, avec Marie Bell, Jacques Dacqmine, théâtre du Gymnase
- 1996 : Variations énigmatiques d'Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Bernard Murat, avec Francis Huster, théâtre Marigny
- 1998 : Variations énigmatiques d'Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Bernard Murat, avec Stéphane Freiss, reprise au théâtre de Paris
- 2004 : Les Montagnes russes d'Éric Assous, mise en scène Anne Bourgeois, théâtre Marigny
- 2007 : Sur la route de Madison d'après le roman de Robert James Waller, mise en scène Anne Bourgeois, avec Mireille Darc, théâtre Marigny
- 2008 : Love Letters d'Albert Ramsdell Gurney, mise en scène Alain Delon, avec Anouk Aimée, théâtre de la Madeleine
- 2011 : Une journée ordinaire d'Éric Assous, mise en scène Jean-Luc Moreau, théâtre des Bouffes-Parisiens
- 2013 : Une journée ordinaire d'Éric Assous, mise en scène Anne Bourgeois, tournée
Discographie
- 1967 : Laetitia : B.O. du film Les Aventuriers
- 1968 : Les Moulins de mon cœur[383], éditée en 2013 dans Michel Legrand Anthology (coffret 15 CD EmArcy Records)[384],[385]
- 1973 : Paroles... Paroles... : duo avec Dalida, reprise de la chanson italienne Parole parole, un duo enregistrée par Mina et Alberto Lupo ; la chanson est enregistrée au Studio des Dames à Paris en 1972
- 1983 : Thought I'd ring you : duo avec Shirley Bassey
- 1985 : I Don't Know : duo avec Phyllis Nelson, bande originale du film Parole de flic
- 1987 : Comme au cinéma : musique de Romano Musumarra
- 2006 : Modern Style : duo avec Françoise Hardy (paroles et musique de Jean Bart), enregistré sur l'album (Parenthèses…), paru chez Virgin/EMI.
Spectacles
- 1978 : La Cinéscénie (Puy du Fou).
- 2000, Alain Delon est la voix du narrateur dans le spectacle La Bataille du Donjon au Puy du Fou.
- 2016 : Génération de Gaulle de Christophe Marlard : collaboration à la création du film en mapping vidéo de la saison 4 du film De Gaulle en Grand projeté sur la croix de Lorraine au Mémorial Charles de Gaulle[386].
- 2017 : Génération de Gaulle, saison 2 de Christophe Marlard.
- 2018 : Génération de Gaulle[387], saison 3 de Christophe Marlard.
Box-office
France
Selon les données publiées par Le Film français dans son classement des champions français du box-office (chiffres d'entrées cumulées depuis 1956), Alain Delon connaît ses meilleurs résultats entre le début des années 1960 et le milieu des années 1970. Il figure régulièrement parmi les acteurs les plus populaires et les plus performants de cette période. Par la suite, ses performances deviennent plus mitigées, sans pour autant l'empêcher de rester parmi les dix acteurs ayant attiré le plus de spectateurs en France sur l'ensemble de la période couverte par le classement, de 1956 à 1990[388].
Sur l'ensemble 1956-1990, Alain Delon cumule 55,8 millions d'entrées et se classe 6ᵉ des champions français du box-office, derrière Louis de Funès (161,3), Bourvil (126,3), Jean-Paul Belmondo (102,4), Jean Gabin (84,1) et Fernandel (60,3), mais devant Lino Ventura (52,9), Gérard Depardieu (49,1), Jean Marais (49) et Bernard Blier (46,9)[388].
De 1960 aux années 1980, l'acteur a également dominé le box-office international (en ce qui concerne la distribution des films français à l'étranger), devenant l'un des acteurs les mieux rémunérés de l'histoire du cinéma français[389],[390]. À cette époque, il perçoit plus d'un million de francs par film — l'équivalent d'environ un million d'euros aujourd'hui[228],[391]. Delon figure encore, fin 1992-début 1993, dans la catégorie des cachets de 5 à 10 millions de francs aux côtés de Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo et Isabelle Adjani[392].
Union soviétique
A l'instar de Jean-Paul Belmondo, Jean Marais ou Pierre Richard, Alain Delon fait partie des acteurs français les plus populaires en Russie. Ses films cumulent un total de plus de 300 millions d'entrées (avec 13 films recensés[393]). Ce nombre est minime, car les résultats au box-office des films sortis en Union soviétique tels que Le Choc, La Piscine, Pour la peau d'un flic, Monsieur Klein, Un flic, Le Clan des Siciliens, Le Cercle rouge, etc. ne sont pas disponibles. Son succès en Union soviétique constitue un phénomène unique : une vedette occidentale capable de rivaliser en popularité avec les plus grands acteurs soviétiques[394],[395].
Italie
Alain Delon a entretenu une relation privilégiée avec le cinéma italien, collaborant avec des réalisateurs de renom tels que Luchino Visconti, Michelangelo Antonioni ou encore Valerio Zurlini[396],[397],[398]. L'une de ses premières incursions dans le cinéma italien est Rocco et ses frères (1960). Visconti, convaincu par Delon, a choisi ce dernier pour incarner Rocco, déclarant : « J'avais besoin de cette candeur… Si on m'avait contraint à prendre un autre acteur, j'aurais renoncé à faire le film. D'autant qu'il a la mélancolie de qui se sent forcé de se charger de haine quand il se bat, parce que, d'instinct, il la refuse… »[399]. Le film est considéré comme un classique du cinéma européen et totalise plus de 10 millions d'entrées en Italie[400]. En 1963, Delon retrouve Visconti pour Le Guépard pour une fresque historique ou il y interprète Tancrède Falconeri, un jeune prince sicilien. Le succès est immense, avec 12, 8 millions d'entrées. Le film est considéré comme une autre œuvre importante du cinéma[401]. Par ailleurs, trois films avec Alain Delon dans un rôle principal (Rocco et ses frères, Le Guépard et L'Éclipse) figurent sur la liste des 100 films italiens à sauver, une initiative du Ministère de la Culture italien visant à préserver les œuvres qui ont « changé la mémoire collective du pays entre 1942 et 1978 ». À sa mort, l'Italie salue un acteur faisant partie intégrante de son histoire cinématographique[402],[403].
Publications
En tant qu'auteur
- Alain Delon (auteur), Philippe Barbier (auteur), Brigitte Bardot (préface), Delon : Les femmes de ma vie, Éditions Carpentier, 2011, 160 p. (ISBN 2-84167-715-X).
En tant que préfacier
- Jean Cau, Le Candidat, Xenia, 2007.
- Norbert Saada, Mathieu Alterman, préface par Alain Delon Norbert Saada : producteur de légendes, Ramsay, 2021.
- Luc Larriba, La Piscine, avant-propos écrit par Alain Delon, Huginn & Muninn, 2022.
Distinctions
Décorations et médailles
Médaille commémorative de la campagne d'Indochine[20],[y]
Officier de la Légion d'honneur (remise par Jacques Chirac en 2005[404] ; chevalier en 1991, remise par François Mitterrand[405])
Officier de l'ordre national du Mérite (nommé directement officier en 1995)[406]
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres ()[407]
Commandeur de l'ordre du Ouissam alaouite (septembre 2003, remise par le Prince Rachid ben El-Hassan Alaoui)[408],[409]
Grande médaille de Vermeil de la ville de Paris, remise par le maire Bertrand Delanoë (2006)[410],[411]
Chevalier 3e classe de l'ordre du Mérite ukrainien pour une contribution personnelle significative au renforcement de la coopération interétatique, au soutien de la souveraineté de l'État et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, à la popularisation de l'État ukrainien dans le monde (par décret du Président Zelensky daté du 4 septembre 2023)[412],[413],[414]- Médaille de la Fondation de la France libre (2018)[415]
Honneurs
- Premier parrain de la Patrouille de France (1988)[416]
- Citoyen d'honneur de la Ville de Colmar (2009)[417]
- Une rue dans le quartier du Val-de-Moine à Cholet (Maine-et-Loire), est baptisée d'après le nom de l'acteur (2020)[418],[419].
- Une impasse Alain Delon a été créée à Sarlat-la-Canéda, ainsi qu'une autre dans la commune de Bouc-Bel-Air, après la mort de l'acteur.
- À La Bocca (Cannes), le parvis du campus Georges-Méliès devient le Parvis Alain Delon[113]. Il forme le cœur du pôle universitaire consacré au cinéma et à l'audiovisuel[113].
- Préside le jury du Festival du film du monde de Montréal en 1978
- Invité d'honneur de la onzième édition (2017) du Festival International du Film Policier de Liège[420].
- Préside en 1995 et 2002 le Festival du film policier de Cognac[421].
Récompenses

Depuis les années 1960, Alain Delon a été récompensé dans différents pays : Allemagne, Argentine, Belgique, Égypte, Espagne, Italie, Maroc, Mexique, Pologne, Suisse, Roumanie, Russie, Sénégal, Taïwan, Turquie, Ukraine, souvent pour honorer l'ensemble de sa carrière[422].
- Prix Ciak d'oro 1961 : Récompensé avec Monica Vitti[423] pour L'Éclipse[424]
- Étoiles de cristal 1962 : meilleur acteur pour Quelle joie de vivre
- Victoires du cinéma français 1963 : meilleur acteur français pour Mélodie en sous-sol
- David di Donatello 1972 spécial
- Valentino d'Oro 1974 : Prix de l'acteur de l'année[425]
- Kangouro d'Or : Prix décerné en 1977 à Dakar[426]
- Cérémonie des Golden Horse Awards 1981 : Prix spécial[427],[428]
- César 1985 : César du meilleur acteur pour Notre histoire
- Bambi Awards 1987 : Bambi International[429],[430].
- Festival du film de Taormine 1989 : Prix pour l'ensemble de sa carrière[431]
- Prix Sant Jordi du cinéma 1991 : Prix spécial du jury du meilleur film (Le Guépard), remis par le Ministre espagnol de la Culture Jordi Solé Tura[432],[433]
- Berlinale 1995 : Ours d'or d'honneur
- Festival international du film de Mar del Plata 1997 : Prix pour l'ensemble de sa carrière, remis par Norma Aleandro[434],[435],[436]
- Goldene Kamera 1998 : Caméra d'Or (pour l'ensemble de sa carrière ; Belmondo reçoit la même récompense le même jour)[437],[438]
- Festival international du film du Caire 1999 : Prix pour l'ensemble de sa carrière[439]
- Festival international du film de Moscou 1998 : Georges d'honneur pour l'ensemble de sa carrière[440]
- Prix Flaiano 1999 : Prix pour l'ensemble de sa carrière[441].
- Telekamery Awards (en) : Prix pour l'ensemble de sa carrière[442],[443]
- Mostra de Valence du cinéma méditerranéen 2000 : Palme spéciale[444],[445]
- Trophée de l'Acteur mondial 2001, remis par Mikhaïl Gorbatchev lors de la cérémonie des Hommes de l'année 2001[446],[447]
- Prix international de l'ONU et de l'Unicef comme Meilleur acteur de l'année (2003)[448]
- Festival international du film de Marrakech 2003 : Étoile d'Or[449]
- Festival Faces of Love Film (en) 2005 : Flèche d'argent[450]
- Festival international du film d'Istanbul 2006 : Prix pour l'ensemble de sa carrière[451],[452]
- DIVA – Prix allemand du divertissement 2006 : DIVA Honorary Award[453]
- Prix de l'Excellence française 2009
- Brutus du cinéma 2009 : Meilleur César
- Prix de la chaîne de télévision Telezvezda 2011 : Prix spécial en tant qu'invité d'honneur[454]
- Festival du film (es) d'Acapulco 2011 : Prix spécial[455]
- Festival international du film de Locarno 2012 : Lifetime Achievement Award
- Armenian Music Awards 2012 (en) : Prix spécial[456]
- Gérard du cinéma 2012 : Gérard du rôle de sa vie
- Festival international du film de Transylvanie 2017 : Prix pour l'ensemble de sa carrière[457],[458],[459]
- Festival de Cannes 2019 : Palme d'honneur
- Hommage du Festival La Rochelle Cinéma en 2022[460]
Nominations
- Golden Globe de la révélation masculine de l'année pour Le Guépard
- Laurel Awards 1964 : 13e Top Male New Face[461].
- César 1977 : César du meilleur acteur pour Monsieur Klein
- César 1978 : César du meilleur acteur pour Mort d'un pourri
- Jupiter Awards 1982 : Meilleur Acteur International pour Trois Hommes à abattre[462]
Pour approfondir
Documentaires
En français
- Alain Delon, cet inconnu, Philippe Kohly, 2015[463].
- Alain Delon, la beauté du diable et les femmes, Antoine Lassaigne, 2018[464].
- Alain Delon, la solitude d'un fauve, Laurent Allen-Caron, 2019[465].
- Alain Delon, l'ombre au tableau, Daisy d'Errata, Karl Zéro, 2021[466].
- Romy et Alain, les éternels fiancés, Olivier Monssens, 2022[467].
- Alain Delon, confidentiel, Fabrice Babin, 2022[468].
- Delon-Melville, la solitude de deux samouraïs, Laurent Galinon, 2024[469].
- Delon, l'explosion d'une famille, Yves Couant, Jérémie Paire, Stéphanie Zenati, David Couloume et Fabrice Babin avec Manuela Braun et Floriane Soyer, 2024[470].
- Alain Delon : la guerre fratricide, Nathalie Renoux, 2024[471].
- Le Mystère Alain Delon, Nabila Zaknoun, 2024[472].
- Delon-Douchy, Ghislaine Graillet, 2025[473].
En anglais
- Discovering Alain Delon, Lyndy Saville, 2015[474].
En russe
- Vsevolod Tarasov et Marianna Pozdirka, Ален Делон. Мужчина на все времена (Alain Delon. Un homme pour toutes les saisons), 2010[475].
- Ален Делон. Уникальный портрет (Alain Delon. Un portrait unique), 2024.
Articles
- Ginette Vincendeau, The perils of trans-national stardom: Alain Delon in Hollywood cinema, article pour la revue Mise au point, 2014[333].
- Édouard Launet, « Un mythe vivant autoproclamé Alain Delon », Le petit livre des gros égos, Presses Universitaires de France, 2015, p. 9-12.
- Sébastien Le Pajolec, « Les vies télévisuelles d'Alain Delon (1959-2003) », Télévision, vol. 6, no 1, 29 juin 2015, p. 63–80[476].
- Pierre Chédeville, « Alain Delon », Médium, vol. 51, no 2, 7 avril 2017, p. 67–75[477].
- Simber Atay, « Alain Delon as Protagonist of the Beginning of the End », European Journal of Literature, Language and Linguistics Studies, 2021[478].
- Thibaut Bruttin, « Jean Vautrin et Jean-Patrick Manchette, « combustibles » de Jean-Paul Belmondo et Alain Delon ». Critique (Paris) n° 937-938.6‑7 (2025), p. 499‑513. Bruttin, T. (2025)[479].
Podcasts et émissions
Podcasts
- Laure Adler, Entretien avec Alain Delon (2 épisodes), L'Heure bleue (France Inter), 6 mai 2019[480].
- Albane Penaranda, Alain Delon passe à la réalisation — « Pour la peau d'un flic » (Les Nuits de France Culture), 23 janvier 2024[481].
- Julien Tharaud, Alain Delon (8 épisodes), Destins extraordinaires (Europe 1), 18 août 2024[482].
- Sophie Davant, Alain Delon et Mireille Darc, Les histoires d'amour extraordinaires (Europe 1), 31 août 2024[483].
- Thierry Jousse (présentation), Alain Delon, star magnétique (4 épisodes), France Musique (Ciné Tempo), septembre 2024[484].
- Laurent Delmas (présentation), Delon par Delon (10 épisodes), France Inter, avril 2025[485].
- Jacques Ourévitch et Jean-Claude Brialy (archives), Alain Delon et Brigitte Bardot au micro d'Europe 1, Au cœur des archives, 10 août 2025[486].
Alain Delon, acteur né (19 épisodes), sélection de 19 épisodes issus des archives par Radio France[487].
Émissions
- Alain Delon, acteur et producteur d'exception, LCP-Assemblée nationale / INA, 2025[488].
Bibliographie
De nombreux ouvrages (biographies, albums, roman, BD...) sont consacrés à Alain Delon, aussi bien en France qu'à l'étranger (Allemagne, Espagne, Grèce, Italie, États-Unis, Royaume-Uni, Russie)[489],[490].
Livres ayant pour sujet Alain Delon
- (ja) Toshiko Minami, アラン・ドロン 血とバラの美学, Librairie Haga, , 176 p. (ISBN 978-4-8261-0014-4)
- Olivier Dazat, Alain Delon, Seghers, , 191 p. (ISBN 978-2-232-10126-7)
- (de) Rein A. Zondergeld, Alain Delon. Seine Filme - sein Leben., Heyne Verlag, , 207 p. (ISBN 978-3-453-86070-4)
- (de) Rolf Aurich, Alain Delon, Henschel Verlag, , 104 p. (ISBN 978-3-894-87221-2)
- Collectif, Alain Delon, La Cinémathèque française, , 106 p. (ISBN 978-2-900596-15-9)
- Emmanuel Haymann, Alain Delon - Splendeurs et mystères d'une superstar, Éditions Favre, , 284 p. (ISBN 978-2-8289-0600-9)
- Henry-Jean Servat, Alain Delon l'insoumis (1957-1970), Éditions Albin Michel, , 100 p. (ISBN 978-2-226-11645-1)
- Bernard Violet, Les Mystères Delon - la biographie non autorisée, Flammarion, , 562 p. (ISBN 978-2-08-068105-8)
- Henry-Jean Servat, Alain Delon, l'indompté (1970-2001), Albin Michel, , 96 p. (ISBN 978-2-226-12193-6)
- Roberto Chiesi, Alain Delon, Gremese, , 128 p. (ISBN 978-88-7301-498-0)
- Philippe Durant, Alain Delon/Jean-Paul Belmondo - Destins Croisés, Editions Carnot, , 352 p. (ISBN 978-2-848-55084-8)
- Franck Prazan, Alain Delon - Mes années 50, COMMUNIC ART, , 68 p. (ISBN 978-2-916-27715-8)
- Franck Prazan et Christian Dureau, Delon-Romy: Ils se sont tant aimés, Éditions Didier Carpentier, , 133 p. (ISBN 978-2-841-67604-0)
- (ja) 映画に挑戦しつづける美貌のスター アラン・ドロン, Modern Film Company, , 288 p. (ISBN 978-4764821422)
- Philippe Crocq et Jean Mareska, Alain Delon et Romy Schneider: Les fiancés de l'éternel, Éditions Alphée, , 281 p. (ISBN 978-2-753-80557-6)
- Olivier Rajchman, Delon/Belmondo: L'Etoffe des héros, Timée-éditions, , 141 p. (ISBN 978-2-354-01234-2)
- Christian Dureau, Alain Delon en plein soleil, Didier Carpentier, , 141 p. (ISBN 978-2-84167-769-6)
- Nicole Calfan, Lettre entrouverte à Alain Delon, Éditions de l'Archipel, , 1 p. (ISBN 978-2-809-80772-1)
- Philippe Durant, Gabin, Ventura, Delon… Les légendes du Polar, Didier Carpentier, , 256 p. (ISBN 978-2-35584-322-8)
- (el) ΚΟΝΤΟΠΟΥΛΟΣ ΒΑΣΙΛΗΣ (Kontopoulos Vassilis), ΑΛΑΙΝ ΝΤΕΛΟΝ (ALAIN DELON), ΟΔΟΣ ΠΑΝΟΣ (Rue Panos), , 112 p. (ISBN 978-9-604-77194-3)[491]
- Patrice Leconte et Guillaume Evin, L'Encyclopédie Alain Delon, Hugo Image, , 216 p. (ISBN 978-2-7556-2495-3)
- Vincent Quivy, Alain Delon, ange et voyou, Le Seuil, , 416 p. (ISBN 978-2-02-130357-5, lire en ligne).
- Nick Rees-Roberts, Darren Waldron, Alain Delon : Style, Stardom and Masculinity, Bloomsbury Academic USA, 2017.
- Stéphane Guibourgé, La Mélancolie d'Alain Delon, Pierre-Guillaume de Roux, , 219 p. (ISBN 978-2-36371-190-8)
- Stéphane Dolivet, Alain Delon et moi, Éditions Les Cygnes, , 40 p. (ISBN 978-2-36944-285-1)
- Jean-Marc Parisis, Un problème avec la beauté - Delon dans les yeux, Fayard, , 320 p. (ISBN 978-2-213-69907-3)
- Baptiste Vignol, Alain Delon - Une carrière, un mythe, GM (Guy Messina), , 144 p. (ISBN 978-2-37797-065-0)
- Jean-Jacques Jelot-Blanc, Alain Delon: Ses plus belles images de films, AKFG Editions, , 168 p. (ISBN 979-1-095-06144-1)
- Isabelle Giordano, Alain Delon film par film, Gallimard, , 240 p. (ISBN 978-2-7424-5973-5)
- Baptiste Vignol, Alain Delon - Le dernier guépard, Gründ, , 240 p. (ISBN 978-2-324-02620-1)
- Christophe Leclerc, Alain Delon - L'acteur qui offre son âme, L'Harmattan, , 160 p. (ISBN 978-2-343-19414-1)
- Patrick Manchette, Je vais faire du cinema ! Alain Delon Genèse, Patrick Manchette, (ISBN 978-2-957-52340-5)
- (de) Thilo Wydra, Eine Liebe in Paris - Romy und Alain, Heyne Taschenbuch, , 368 p. (ISBN 978-3-453-60619-7)
- Jean-Marc Parisis, Un problème avec la beauté - Delon dans les yeux, Le Livre de Poche, coll. « (hors collection) », , 272 p. (ISBN 978-2-253-23781-5)
- (ru) Брагинский Александр (Alexander Braginsky), Ален Делон без маски (Alain Delon sans masque), Зебра-Е (Zebra-E), , 432 p. (ISBN 978-5-907164-93-2)
- (ru) (Пронченко Зинаида Сергеевна) Pronchenko Zinaida Sergeevna, Ален Делон (Alain Delon), Санкт-Петербург (Saint-Pétersbourg), Сеанс, , 272 p. (ISBN 978-5-6042795-0-2)
- Laurent Galinon, Delon en clair-obscur, Mareuil, , 220 p. (ISBN 978-2-37254-265-4).
- Collectif, Delon - En large et en travers, Marabout, , 256 p. (ISBN 978-2-501-17108-3)
- Jérôme d'Estais, Schneider, Adjani, Delon et les autres, Marest, , 64 p. (ISBN 978-2-263-00590-9)
- (it) Massimo Moscati, Alain Delon. L'ultimo divo, Bibliotheka Edizioni, , 288 p. (ISBN 978-8-869-34819-8)
- Denitza Bantcheva et Liliana Rosca, Amours et mémoires, Marabout, , 208 p. (ISBN 979-10-401-1374-4)
- (es) Javier Salvago, La primera que lo llamo Alain Delon (Roman), Editorial Renacimiento, , 292 p. (ISBN 978-84-19617-87-3)
- Christiane Brandon, Alain Delon, notre idole, notre tout, Amalthée, , 278 p. (ISBN 978-2-310-05511-6)
- (de) Peter Bentz, Alain Delon, Bookmundo, , 84 p. (ISBN 978-9-403-71144-7)
- Bernard Pascuito, Delon, une vie aux aguets, L'Archipel, , 360 p. (ISBN 978-2-8098-4267-8)
- Philippe Durant, Alain Delon, un destin français, Nouveau Monde, , 884 p. (ISBN 9782334181693).
- Marc Dufaud, Alain Delon, Casa, , 120 p. (ISBN 978-2-38058-562-9)
- Samuel Blumenfeld, Delon Belmondo - Un couple impossible, Éditions des Équateurs, (ISBN 978-2-38284-595-0)
- Bernard Violet, Les derniers mystères Delon - Tous ses secrets révélés, Robert Laffont, , 714 p. (ISBN 9782221277706)
- Thierry Drocourt, Alain Delon - Je vais faire du cinéma, Balland, , 230 p. (ISBN 9782940515936)
- Laurence Pieau, François Vignollet, Les derniers jours du samouraï, Robert Laffont, , 352 p. (ISBN 9782221280508)
- Zinaïda Pronchenko, Yves Gauthier (traduction), Alain Delon, Éditions Tourgueneff, , 164 p. (ISBN 9791097871727)
- David Kuhn, Alain Delon, Éditions Du Layeur, , 224 p. (ISBN 9782383780915)
- Olivier de Tullasky, Alain Delon: 100 aquarelles de l'icône du cinéma, , 103 p. (ISBN 979-8254184522)
Autres ouvrages en relation avec Alain Delon
- Jacques Rémy, La fabuleuse aventure de Marco Polo, Robert Laffont, , 244 p. (ISBN 978-2-221-20570-9)
- Collectif, Les Bugatti d'Alain Delon, Éditions de l'Amateur, , 86 p. (ISBN 978-2-85917-073-8)
- Les grandes rencontres, Paul Giannoli, Presses de la Cité, , 315 p.
- Carlo Scaringi, Zorro, Gremese, , 78 p. (ISBN 978-88-7301-355-6)
- Gaia Servadio, Luchino Visconti : a biography, F. Watts, , 262 p. (ISBN 978-0-297-77812-7)
- Jacques Lamalle, Ca, c'est du cinéma ! : le 7e Art et la manière, Les Dossiers du Canard, 1987.
- Collectif, Les Bugatti d'Alain Delon, Éditions de l'Amateur, , 86 p. (ISBN 978-2-85917-073-8)
- Renate Seydel, Romy Schneider : images de ma vie, Schirmer-Mosel, 1988.
- Collectif, Nouvelle Vague, L'Avant-Scène Cinéma, 1990, 144 p.
- Yvan Chiffre, A l'ombre des stars : 30 ans d'action dans le cinéma, Denoël, 1992.
- Henriette Marello et Sylvie Renoir, La Cantinière du cinéma - Belmondo, Delon et les autres, Ramsay, , 234 p. (ISBN 978-2-84114-020-6)
- Carlo Scaringi, Zorro, Gremese, 1999.
- Henri Agel, Le beau ténébreux à l'écran, Éditions L'Harmattan, 2000.
- Dimitra Stavropoulou, Les stars masculines de cinéma comme mythes et symboles dans la société contemporaine, ANRT, 2000.
- José Giovanni, Mes grandes gueules - Mémoires, Fayard, 2002.
- Ginette Vincendeau, Jean-Pierre Melville : an American in Paris, BFI, 2003.
- Alain Brassart, Les jeunes premiers dans le cinéma français des années 60, Cerf, , 395 p. (ISBN 978-2-204-07489-6)
- Denitza Bantcheva, René Clément, Editions du Revif, 2008.
- Ginette Vincendeau, Les stars et le star-système en France, L'Harmattan, , 316 p. (ISBN 978-2-296-06686-1)
- Philippe Durand, La Bande à Gabin, Points Virgule, 2011.
- Augustin Burger, Jacques Deray : un cinéaste à mi-chemin, Le Bord de l'eau, 2012.
- Diane Arnaud, Changements de têtes de Georges Méliès à David Lynch, Rouge Profond, , 222 p. (ISBN 978-2-915083-50-7)
- Hohannes Thiele, Romy Schneider, Place des Victoires, , 319 p. (ISBN 978-2-8099-0448-2)
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Bandes dessinées et Mook (livre-magazine)
- Jean-Yves Le Naour et Emmanuel Cassier (dessin), L'Affaire Markovic, Bamboo, 2022.
Mook (livre-magazine)
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Périodiques
Périodiques francophones
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- Amis du Film et de la TV no 250, mars 1977. Dites-moi Mr Alain Delon (Entretien)
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- Avant-Scène Cinéma, no 261, 1er février 1981. Alain Delon
- Cahiers de la Cinémathèque, no 57, octobre 1992. Jean-Paul Gorce, Delon-Tonkin
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- Ciné Révélation, no 229, 21 août 1958. Simone Huinh, Alain Delon...
- Ciné-Bulles, vol. 19, no 4, automne 2001. Michel Coulombe, Le procès Delon
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- Cinéma 63, no 78, juillet 1963. Petit lexique des acteurs français d'aujourd'hui
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- Cinéma Français, no 38, octobre 1980. Producteur, acteur, Alain Delon ou le sens du défi (Entretien)
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- Cinématographe, no 103, septembre 1984. Alain Delon (Dossier)
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- La Cinématographie française, no 2069, 13 juin 1964. Guy Allombert, Alain Delon : Avoir des coudées franches (Entretien)
- Cinémonde, no 1317, 3 novembre 1959. Alain Delon et Romy Schneider
- Cinémonde, no 1348, 7 juin 1960. Henri Rode, Alain Delon...
- Cinémonde, no 1435, 6 février 1962. Alain Delon : Je suis comme je suis
- Cinémonde, no 1545, 17 mars 1964. Pierre Guénin, Opinion publique : Alain Delon a-t-il vraiment la cote d'amour ? (Entretien)
- Cinémonde, no 1550, 21 avril 1964. Jean Durand, Les grands rivaux du Box-office : Alain Delon - J.-P. Belmondo
- Cinémonde, no 1566, 11 août 1964. De Romy à Nathalie la corde au cou pour Alain Delon
- Cinémonde, no 1569, 1er septembre 1964. New-York - Alain et Nathalie : Just Married
- Cinémonde, no 1604, 4 mai 1965. Henri Rode, Ne tirez pas sur Alain Delon. Une interview exclusive
- Cinémonde, no 1612, 29 juin 1965. Les confidences exclusives d'Alain Delon (à suivre)
- Cinémonde, no 1624, 2 novembre 1965. Henri Rode, J'ai 30 ans et je m'en fous (Entretien)
- Cinémonde, no 1639, 15 février 1966. Tout ce que vous devez savoir sur Alain Delon
- Cinémonde, no 1654, 3 juin 1966. Une partie de campagne chez les Delon : Quelle joie de vivre
- Cinémonde, no 1670, 6 décembre 1966. Henri Rode, L'insupportable et dévastateur Monsieur Delon
- Cinémonde, no 1698, 20 juin 1967. Henri Rode, Alain Delon no 1 de nos jeunes premiers prend son 2e souffle (à suivre)
- Cinémonde, no 1745, 14 mai 1968. Alain Delon, un héros de notre temps
- Cinémonde, no 1828, 24 mars 1970. Face à face Delon-Belmondo (Enbtretien)
- Ciné-Revue, vol. 34, no 49, 6 décembre 1954. Le bouleversant pardon d'Alain Delon à son fils : Je ne lui en veux pas. J'ai simplement peur pour lui
- Ciné-Revue, vol. 38, no 52, 26 décembre 1958. Robert Chazal, Alain Delon...
- Ciné-Revue, vol. 39, no 33, 14 aoput 1959. Jean Vietti, Quatre mousquetaires en vogue...
- Ciné-Revue, vol. 41, no 08, 24 février 1961. Jean Vietti, Alain Delon... La vérité sur Romy et moi
- Ciné-Revue, vol. 42, no 45, 1er novembre 1962. Alain Delon biofilmographie
- Ciné-Revue, vol. 44, no 46, 12 novembre 1964. A Hollywood Alain Delon affirme : J'ai tourné une page de ma vie (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 45, no 13, 25 mars 1965. Que se passe-t-il exactement pour Alain Delon à Hollywood ?
- Ciné-Revue, vol. 45, no 49, 2 décembre 1965. Alain Delon... mais lui, il a complètement oublié Romy
- Ciné-Revue, vol. 46, no 13, 31 mars 1966. Alain Delon : il joue actuellement le tout pour le tout
- Ciné-Revue, vol. 47, no 37, 14 septembre 1967. Alain Delon
- Ciné-Revue, vol. 49, no 31, 31 juillet 1969. Jacques Baroche, Alain Delon... (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 50, no 25, 18 juin 1970. Alain Delon et le cinéma français en 1970
- Ciné-Revue, vol. 51, no 27, 8 juillet 1971. Jacques Baroche, Alain Delon règle ses comptes avec les compétences du cinéma français
- Ciné-Revue, vol. 51, no 48, 2 décembre 1971. Alain Delon : On m'en veut parce que j'ai de l'argent et des filles...
- Ciné-Revue, vol. 52, no 32, 10 août 1972. David Dugas, L'émouvant cri du coeur d'un homme pour lequel seule compte la tendresse...
- Ciné-Revue, vol. 52, no 47, 23 novembre 1972. Alain Delon
- Ciné-Revue, vol. 53, no 19, 10 mai 1973. Alain Delon jette le masque ! (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 54, no 04, 24 janvier 1974. La violence est-elle plus nocive que la pornographie ?
- Ciné-Revue, vol. 54, no 19, 9 mai 1974. Le merveilleux roman d'amour du couple no 1 du cinéma français : Alain Delon - Mireille Darc (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 55, no 01, janvier 1975. Des supermarchés pour Alain Delon (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 55, no 49, 4 décembre 1975. Alain Delon : Je n'aime pas les femmes qui disent tout de suite OUI (Entretien)
- Ciné-Revue vol. 56, no 41, 7 octobre 1976. J. V. Cottom, La prodigieuse carrière d'Alain Delon, le no 1 du cinéma français
- Ciné-Revue vol. 57, no 16, 21 avril 1977. Alain Duroy, Alain Delon, Jean-Paul Belmondo : salut l'artiste !
- Ciné-Revue, vol. 57, no 49, 8 décembre 1977. Alain Delon : Le jour où je ne serai plus le numéro un, on aura le droit de me cracher à la g... (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 58, no 19, 11 mai 1978. Roger Houze, Alain Delon : Je suis une star, je suis heureux de l'être (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 59, no 03, 18 janvier 1979. Alain Delon dit tout sur sa vie et sur ses ambitions (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 59, no 42, 18 octobre 1979. Alain Delon : La France est colonisée par le cinéma américain (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 60, no 41, 9 octobre 1980. Alain Delon tel qu'il est ! Les confidences de la partenaire D. DI Lazzaro
- Ciné-Revue, vol. 61, no 35, 27 août 1981. Alain Delon : Je n'ai pas peur de le dire : j'ai réussi ma vie (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 62, no 04, 21 janvier 1982. Catherine Deneuve - Alain Delon : le couple choc !
- Ciné-Revue, vol. 62, no 41, 7 octobre 1982. Alain Delon : la passion du défi
- Ciné-Revue, vol. 62, no 46, 11 novembre 1982. Le merveilleux cadeau d'Alain Delon à nos lecteurs
- Ciné-Revue, vol. 63, no 04, 27 janvier 1983. Alain Delon révèle ses fabuleux secrets de star ! (Entretien)
- Ciné-Revue, vol. 63, no 22, 2 juin 1983. Gérard Néves, La vérité sur la deuxième vie d'Alain Delon
- Ciné-Revue, vol. 64, no 02, 12 janvier 1984. Gérard Néves, Alain Delon : ce qui n'a jamais été dit !
- Ciné-Revue, vol. 64, no 16, 19 avril 1984. Dalila Di Lazzaro : elle a découvert le séducteur Delon qu'on ne connait pas...
- Ciné-Revue, vol. 64, no 36, 6 septembre 1984. Gérard Néves, Alain Delon : le mystère de son départ à Hollywood !
- Ciné-Revue, vol. 64, no 48, 29 novembre 1984. Alain Delon
- Ciné-Revue, vol. 65, no 19, 9 mai 1985. Paul Emmanuel, Alain Delon, l'autre visage d'une star !
- Ciné-Revue, vol. 65, no 24, 13 juin 1985. Gérard Néves, Alain Delon, la star de tous les défis !
- Ciné-Revue, vol. 65, no 31, 1er août 1985. Gérard Néves, Les quatre vérités d'Alain Delon ! Interview exclusive
- Ciné-Revue, vol. 65, no 36, 5 septembre 1985. Vive le roi Delon !
- Ciné-Revue, vol. 66, no 15, 10 avril 1986. Alain Delon : superforme pour une superstar !
- Ciné-Revue, vol. 66, no 19, 8 mai 1986. Gérard Néves, Alain Delon : une superbe preuve d'amour au cinéma !
- Ciné-Revue, vol. 66, no 23, 5 juin 1986. Henry Chapier, Le Sacre d'Alain Delon !
- Ciné-Revue, vol. 66, no 48, 26 novembre 1987. Alain Duroy, Alain Delon à la conquête de la Chine
- Ciné-Revue, vol. 67, no 20, 14 mai 1987. Gérard Néves, Le nouvel Alain Delon : la folie du bonheur et la force de la sagesse
- Ciné-Revue, vol. 68, no 06, 11 février 1988. Alain Delon tourne Cinéma
- Ciné-Revue, vol. 68, no 40, 6 octobre 1988. Gérard Néves, Télévision et cinéma : le double événement Alain Delon !
- Ciné-Revue, vol. 69, no 10, 9 mars 1989. Delon-Godard : une affiche d'exception !
- Ciné-Revue, vol. 69, no 40, 5 octobre 1989. Alain Delon : et si on parlait métier, amour et amitié (Entretien)
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- Ciné-Revue, vol. 70, no 46, 15 novembre 1990. Alain Delon : des sensations fortes au Japon
- Ciné-Revue, vol. 70, no 51, 20 décembre 1990. Marc Deriez, Alain Delon, papa d'une petite fille : pourquoi nous vous disons la vérité
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Périodiques étrangers
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- Film und Fernsehen, vol. 23, no 4, 1995. Andre Simonoviescz, Der Mann, der ein Fremder bleibt
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- Iskoustvo Kino, no 4, avril 2003. Bernard Violet, Tajny Delona
- Iskoustvo Kino, no 5, mai 2003. Bernard Violet, Tajny Delona
- Iskoustvo Kino, no 6, juin 2003. Bernard Violet, Tajny Delona
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- Stars, no 21, janvier 1995. Alain Delon
Articles connexes
Liens externes
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- Photos d'Alain Delon sur les plateaux de télévision ou de tournages sur ina.fr
- Alain Delon au Château de la Brulerie - Douchy
- Dossier « Une légende nommée Delon », dans les archives de la Radio télévision suisse en ligne.