Catherine MacGregor
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| Directrice générale d'Engie | |
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| depuis le |
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Catherine Fiamma |
| Nationalité | |
| Formation |
École centrale Paris (jusqu'en ) |
| Activités |
| Distinction |
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Catherine MacGregor, née Catherine Fiamma le à Salé (Maroc), est une ingénieure centralienne et cheffe d'entreprise de nationalité française.
Ses parents, d'origine corse et basque[1], sont professeurs de mathématiques[2]. Elle a été élevée au Maroc jusqu'à l'âge de 14 ans[1]. Catherine MacGregor est elle-même mère de deux filles[3].
Elle est ingénieure, diplômée de l'École centrale Paris, dont elle sort en 1995.
Elle travaille pendant 23 ans chez Schlumberger. Elle y dirige des activités de forage au Congo, en mer du Nord[4], aux États-Unis, en Malaisie, au Royaume-Uni et en France[5]. Elle s'intéresse notamment à l'utilisation de la sismique 3D pour la récupération assistée du pétrole[6].
En , elle est candidate au poste de présidente de Schlumberger, mais le conseil d'administration préfère nommer Olivier Le Peuch. Elle est alors nommée présidente New Ventures de TechnipFMC. En 2020, elle est pressentie pour diriger Technip Energies, une société en cours de création basée à Paris d'environ 12 000 personnes issue de la scission de TechnipFMC en deux entités séparées.
Après avoir été auditionnée par les cabinets de recrutement Korn Ferry et NB Lemercier & Associés, elle est nommée directrice générale d'Engie le , avec entrée en fonctions le . Dans ce poste prestigieux et très exposé politiquement, elle succède à Isabelle Kocher, partie le et remplacée provisoirement par Claire Waysand.
Comme patronne exécutive de Engie, elle applique une stratégie définie par le conseil d'administration présidé par Jean-Pierre Clamadieu[7]. Elle négocie la vente d'Equans à Bouygues, avec une promesse du repreneur de maintenir l'emploi pendant 5 ans. Elle réorganise l'organigramme. Elle ne parvient pas à fermer les deux dernières centrales nucléaires belges, dont la durée de vie est prolongée jusqu'en 2035 par décision du gouvernement belge. Mais elle maintient l'objectif de développer les énergies renouvelables dont la part dans la production de ENGIE devrait passer à 58 % en 2030[2].
Catherine MacGregor a été décrite positivement par d'anciens collaborateurs : des articles de presse rapportent des propos qui la désignent comme une personne « très simple aux loisirs sans surprise (cinéma ou scrabble) »[1], « directe, méthodique, tenace, très opérationnelle »[5], « humble et courageuse »[4], « efficace, mais elle sait écouter » (Thierry Pilenko)[3].
Jusqu'à l'arrivée de Christel Heydemann à la tête d'Orange en 2022, elle est la seule femme à la tête d'une entreprise du CAC 40[8]. Depuis le , outre les 2 précédentes, 2 autres femmes dirigent des entreprises du CAC 40 : Estelle Brachlianoff (Veolia) et Hinda Gharbi (Bureau Veritas)[9].
Elle siège au conseil d'administration de Microsoft depuis et est active au sein du Forum économique mondial[10].
En juin 2024, elle signe une tribune pour s'opposer notamment aux idées du Rassemblement national (RN) de renégocier la participation de la France au marché intérieur de l’électricité et du gaz naturel, de renoncer aux objectifs de la transition écologique de l'UE ou encore de supprimer un régulateur indépendant[11].
Selon une source diplomatique, elle joue un rôle « actif » dans la réconciliation entre la France et le Maroc, dont elle est native et où elle se rend à plusieurs reprises en 2024. Elle figure notamment parmi la quarantaine de chefs d'entreprise accompagnant le président de la République française, Emmanuel Macron, lors de sa visite d'État dans le pays, du au [12]. À cette occasion, Engie conclut un partenariat stratégique majeur (jusqu'à 17 milliards d'euros d'investissements) avec le groupe OCP pour décarboner les activités de ce dernier à travers des projets d'énergies renouvelables, de stockage, d'infrastructures électriques, d'hydrogène vert et de dessalement[13], [14],[15].
Le , lors de l'Assemblée générale des actionnaires, elle est reconduite pour quatre ans dans son mandat de Directrice Générale d'Engie. Cette décision est approuvée à 97% des voix[16].
Le , Catherine MacGregor annonce la signature d'un accord en vue du rachat de UK Power Networks, le plus grand gestionnaire de réseau de distribution d'électricité du Royaume-Uni (192 000 km de lignes, 8,5 millions de clients), pour plus de 12 milliards d'euros[17],[18],[19]. Il s'agit de la plus grosse opération de croissance externe d'Engie et de la plus grande acquisition énergétique britannique depuis au moins une décennie[18],[20]. « ENGIE était présent dans la production d'électrons verts, mais il nous manquait cette jambe de croissance qu'ont certains de nos pairs dans les réseaux électriques. Et avec l'acquisition de UK Power Networks, on se dote de cette deuxième jambe de croissance », résume Catherine MacGregor[17]. Après cette annonce, couplée à celle des résultats financiers 2025 d'Engie, le cours de bourse de la société s'envole pour atteindre son plus haut niveau 15 ans[18].