Hinda Gharbi
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| Directrice générale |
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| Naissance | Tunis |
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| Nationalité |
Tunisienne, australienne |
| Dirige |
|---|
Hinda Gharbi, née en à Tunis[1], est la directrice générale de Bureau Veritas depuis .
Jeunesse et formation
Hinda Gharbi est née en à Tunis dans une famille de cinq enfants. Dès l'âge de sept ans, elle passe ses étés dans des camps de vacances dans la campagne tunisienne mais aussi au Maroc[2].
Elle passe son baccalauréat en Tunisie, qu'elle obtient à 18 ans[3]. Faisant partie des meilleurs étudiants de sa classe, elle postule à une bourse d'études sponsorisée par le gouvernement tunisien pour permettre aux étudiants de poursuivre leurs études supérieures en France ou en Allemagne, et l'obtient[4],[2].
Elle choisit alors de rejoindre la France en raison de sa maîtrise de la langue française[4] et fait des études d'ingénieur à l'École nationale supérieure d'ingénieurs électriciens de Grenoble[5].
En deuxième année d'école d'ingénieur, elle doit faire un stage en milieu industriel. Elle choisit de le faire sur le terrain chez Schlumberger dans la région Nord des Pays-Bas. Ce stage est révélateur pour elle en voyant les possibilités d'évolution de carrière à l'international offerte par le groupe[6].
En troisième et dernière année d'école d'ingénieur[6], elle suit aussi un master of sciences en traitement des signaux à l'institut national polytechnique de Grenoble[7]. En , elle obtient ses deux diplômes[6].
Carrière chez Schlumberger : de 1996 à 2022
Hinda Gharbi effectue plus de vingt ans de carrière internationale chez Schlumberger, débutant comme ingénieure de terrain avant d’assumer des responsabilités techniques et managériales, puis d’accéder à plusieurs fonctions de direction régionale et mondiale.
Des débuts opérationnels sur le terrain
À partir de 1996, elle travaille au sein du groupe Schlumberger. A sa prise de fonction, elle suit un parcours de formation pour se préparer à devenir ingénieur de terrain dans le domaine pétrolier, un mois en Tunisie puis trois mois en Écosse[6].
Sa première affectation est au Nigeria pour une période de trois ans[8]. Elle travaille à des interprétations géophysiques sur une plate-forme de forage dans le golfe de Guinée[5]. La langue de travail est l'anglais, langue qu'elle parle de façon hésitante au départ[8].
Au cours de cette période passée au Nigeria, elle suit un programme de formation imposé par Schlumberger à tous ses nouveaux ingénieurs. Elle est promue ingénieur de terrain général et est mutée à Houston au Texas pour une nouvelle période de trois ans, au cours de laquelle elle occupe successivement trois postes différents[9]. Elle s'occupe du recrutement des nouveaux ingénieurs, dans un contexte où le secteur pétrolier et gazier n'est pas très attirant pour les jeunes diplômés[9]. Sa troisième mission pendant le séjour à Houston consiste à diriger la base opérationnelle dans le Golfe du Mexique ce qui l'amène à prendre pour la première fois des responsabilités de management d'équipe[10].
A la fin de sa troisième année à Houston, elle est mutée à Aberdeen en Écosse pour travailler au sein du département des ressources humaines[10].
Evolution vers des responsabilités techniques
En 2007, Schlumberger lui confie la gestion de la filiale Asie-Pacifique avec résidence à Bangkok. En 2013, elle s'occupe des ressources humaines du groupe à Londres. Elle reçoit ensuite la responsabilité de la branche Wireline. En 2017, elle entre au Comité exécutif du groupe. En 2019, elle est candidate au poste de directeur général de Schlumberger, mais Olivier Le Peuch est choisi pour ce poste. En , elle est nommée directrice générale de la branche Services et équipements de la société, patronne de l'activité pétrolière et de l'informatique du groupe, et administratrice de Rio Tinto. Hinda Gharbi décide de toutefois quitter le groupe[11],[12].
Carrière au Bureau Veritas
En , elle est recrutée par Bureau Veritas comme directrice de l'exploitation, avec perspectives de devenir rapidement directrice générale[13]. Au cours des huit premiers mois de sa prise de fonction elle parcourt quinze pays pour découvrir les différentes implantations du Bureau Veritas. Ces rencontres visaient à rencontrer les équipes, établir des contacts avec certaines parties prenantes (clients, autorité locale) et comprendre les différents métiers du groupe.
Elle devient directrice générale adjointe du groupe en [1].
En effet, un an plus tard, en , elle est nommée directrice générale de la société, avec comme objectif d'accélérer la croissance. Elle mène alors une politique de rachat de diverses PME. En 2024, elle est la patronne d'un groupe de 80 000 personnes dont la capitalisation boursière est de 11 milliards d'euros[14]. En , elle arrive à faire entrer Bureau Veritas au CAC 40[15]. Elle devient ainsi la 4e femme dirigeant une entreprise du CAC 40[5].
En 2025, elle reçoit le prix de la femme d'influence économique[1]. Elle est coprésidente du conseil d'entreprises France-Arabie saoudite du Medef international.[1]