Catherine Opie
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California Institute of the Arts (Master of Fine Arts) (jusqu'en )
| Professeure émérite (en) UCLA Department of Art (d) | |
|---|---|
| depuis |
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Domiciles |
Rancho Bernardo (en), Silver Lake, San Francisco, Poway, Koreatown |
| Formation |
San Francisco Art Institute (baccalauréat en beaux-arts) (jusqu'en ) California Institute of the Arts (Master of Fine Arts) (jusqu'en ) |
| Activités |
| A travaillé pour |
Université de Californie à Los Angeles (depuis ) Université Yale (- |
|---|---|
| Chaire |
Lynda and Stewart Resnick Endowed Chair in Art (d) |
| Mouvement | |
| Représentée par |
Lehmann Maupin Gallery (d) |
| Personnes liées |
Ilene Chaiken, Susan Stryker (amie) |
| Genres artistiques |
Portrait photographique, cityscape photography (d), photographie de paysage, photographie d'architecture |
| Site web | |
| Distinctions |
Catherine Opie (née en 1961 à Sandusky dans l'Ohio[1]) est une photographe américaine[2] lesbienne, militante pour les droits des LGBT[3].
Elle vit et travaille à Los Angeles[1].
Catherine Opie quitte sa famille pour étudier au California Institute of the Arts, elle en sort diplômée en 1988[4].
De 2000 à 2001, elle enseigne la photographie à l'université Yale et depuis 2001, elle est professeur à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA).
Elle a également été membre du conseil d'administration du Museum of Contemporary Art (MoCA), fonction qu'elle quitte en 2012, en contestation à la nomination de Jeffrey Deitch et à la démission du conservateur en chef, Paul Schimmel[5].
Elle et Julie Burleigh, sa femme, sont mères d'un enfant, Oliver[6].


Carrière artistique
Très vite après ses études, Catherine Opie s’intéresse à la photographie. Elle réalise une série de portraits Being and Having au début des années 1990 dans laquelle les modèles sont placés devant un fond jaune, sans expression, ils fixent l'objectif[7]. L'artiste joue avec les genres en apposant des moustaches, symbole masculin, à des femmes.
Catherine Opie est aujourd'hui connue principalement pour ses clichés de lesbiennes, notamment butch, de personnes transgenres et de pratiquants du BDSM (bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme) comme Ron Athey ou les scarifications[8]. Elle met en scène les personnes en leur faisant prendre des poses ou en leur demandant de rejouer des scènes de la vie quotidienne. Elle déclare à ce sujet : « Je suis un peu une documentariste tordue[9]. » Elle se concentre sur le marginal et les personnalités avec une différence[7].
Elle réalise aussi des portraits plus classiques de personnalités et artistes telles que Kara Walker, David Hockney ou Gillian Wearing[10] ou encore de joueurs de football américain, surfeurs et lycéens[3].
Son travail, notamment ses portraits, est rapproché par son esthétique de la peinture de la Renaissance flamande, elle-même revendique un héritage de Hans Holbein le Jeune[9].
Depuis 2001, elle se consacre surtout au paysage : vues du ciel ou de l'océan, espaces d'architecture urbaine[11],[12].
Expositions personnelles (sélection)
- Saint Louis Art Museum, 2000
- Catherine Opie, The Photographers' Gallery, Londres, 2000[9]
- Walker Art Center, Minneapolis, 2002
- Museum of Contemporary Art, Chicago, 2006
- Catherine Opie: American Photographer, Solomon R. Guggenheim Museum, New York, 2008-2009
- Los Angeles County Museum of Art, 2010 et 2016
- Catherine Opie: Empty and Full, Institute of Contemporary Art, Boston, 2011[13]
- Catherine Opie: Portraits and Landscapes, Wexner Center for the Arts, Ohio State University, Columbus, 2015[11]
- Catherine Opie: 700 Nimes Road, Hammer Museum, Los Angeles, 2016[14]
Collections
Prix et distinctions
- Citibank Private Bank Emerging Artist Award, 1997[18]
- Larry Aldrich Award, 2004[2]
- United States Artist Fellowship, 2006[19]
- Women's Caucus for Art: President's Award for Lifetime Achievement, 2009[20]
- Julius Shulman Excellence in Photography Award, 2013[18]
- Smithsonian Archives of American Art Medal, 2016[21]
- Guggenheim Fellowship from the John Simon Guggenheim Memorial Foundation, 2019[22],[23]