Cathédrale de Pouzzoles

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Nom localBasilica Cattedrale di San Procolo Martire
Cathédrale Saint-Procule de Pouzzoles
Image illustrative de l’article Cathédrale de Pouzzoles
Présentation
Nom local Basilica Cattedrale di San Procolo Martire
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Basilique mineure
Rattachement Diocèse de Pouzzoles
Début de la construction Fin Ve siècle
Fin des travaux Début VIe siècle
Autres campagnes de travaux XVIIe siècle, 1994, 2003
Style dominant Baroque, Renaissance, contemporain
Site web Site de la cathédrale
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la Campanie Campanie
Province Naples
Ville Pouzzoles
Coordonnées 40° 49′ 19″ nord, 14° 07′ 21″ est
Géolocalisation sur la carte : Italie
(Voir situation sur carte : Italie)
Cathédrale Saint-Procule de Pouzzoles
Géolocalisation sur la carte : Campanie
(Voir situation sur carte : Campanie)
Cathédrale Saint-Procule de Pouzzoles

La cathédrale de Pouzzoles ou cathédrale Saint-Procure-Martyr est une église catholique romaine de Pouzzoles, en Italie. Il s'agit de la cathédrale du diocèse de Pouzzoles. Elle est dédiée à saint Procule, diacre et martyr avec les laïques Eutyque et Acuce à Pouzzoles, en 305 lors de la Grande persécution des chrétiens ordonnée par l'empereur Dioclétien (fête le 18 octobre).

De par ses destructions et reconstructions, elle représente une remarquable synthèse de l'histoire de la ville, de sa fondation à nos jours. Fermée à la suite d'un incendie en 1964, elle a été rouverte au culte en 2014, après des travaux d'une quinzaine d'années[1].

Rénovation

Dressée sur une colline du Rione Terra, l'édifice originel, érigé en l'honneur de l'empereur Auguste sur un capitole datant du IIe siècle avant J.-C., remonte à l'époque étrusco-romaine. Un capitolium (en latin) était un ancien temple romain dédié à la triade capitoline des dieux Jupiter, Junon et Minerve.

Entre la fin du Ve et le début du VIe siècle, les habitants de Pouzzoles décidèrent de dédier l'édifice de l'époque augustéenne à leur saint patron Procule et d'en faire une église. En 1538, il subit de graves dommages suite à une éruption volcanique des champs Phlégréens (destruction du village de Tripergole). L'évêque Gian Matteo Castaldo le restaura et, pour couvrir les dépenses nécessaires, obtint du pape Paul III, par un décret du 16 juin 1544, le droit de vendre les biens immobiliers de la mense épiscopale jusqu'à la somme de 200 ducats d'or.

Partie baroque conservée.
Rénovation avec les fonts baptismaux, et au fond l'espace baroque.

En 1643, à la demande de l'évêque Martino de León y Cárdenas, une église de style baroque fut construite, intégrant les vestiges romains. Elle fut conçue par l'architecte Bartolomeo Picchiatti, avec les conseils artistiques de Cosimo Fanzago. Par ailleurs, en 1633, un nouveau clocher fut érigé (démoli en 1968, d'où furent récupérées trois de ses quatre cloches antiques).

La cathédrale fut également enrichi par de magnifiques tableaux d'artistes renommés de l'époque, parmi lesquels Artemisia Gentileschi, Giovanni Lanfranco, Cesare Fracanzano, Francesco Fracanzano, Agostino Beltrano, Massimo Stanzione et Paolo Domenico Finoglia

Classée monument national par décret royal du 21 novembre 1940, elle a été élevée au rang de basilique mineure pontificale par une bulle du pape Pie XII datée du 25 novembre 1959[2].

La nef centrale de la cathédrale fut entièrement détruite par un incendie dans la nuit du 16 au 17 mai 1964 (qui révéla la structure du temple d'Auguste). Le feu se déclara dans la très haute charpente en bois recouverte d'une voûte en treillis de roseaux (camera a canne). L'incendie fut si intense qu'il généra une chaleur suffisante pour calcifier les murs de pierre et le marbre ancien. Des transferts de plusieurs peintures s'opérèrent vers des musées de Naples, tels que Capodimonte et San Martino. Depuis lors, l'église Santa Maria della Consolazione fait office de pro-cathédrale, et depuis 1995, l'église moderne San Paolo est la cocathédrale.

Le Rione Terra, où se dresse la cathédrale de Pouzzoles, fut évacué en 1970 suite aux dégâts subis après une crise sismique, mais aussi en raison de conditions sanitaires insuffisantes. Seul l'évêque resta sur place pour superviser les travaux de restauration, commencés en 1968. Cependant, des obstacles bureaucratiques et des difficultés de financement retardèrent considérablement le projet, entraînant son interruption définitive en 1979. Le tremblement de terre du 23 novembre 1980, qui contraignit l'évêque à quitter les lieux, et l'aggravation de l'instabilité du sol (bradyséisme) en 1983-1984 conduisirent à l'abandon total du monument. Les Champs Phlégréens sont sujets à une lente déformation du sol appelée "bradyséisme" (littéralement, mouvement lent du sol), qui se produit à des vitesses variables au fil du temps, entraînant à la fois un soulèvement et un affaissement de la zone affectée. Les travaux reprirent en 1994, après une interruption d'environ deux ans, grâce à la création d'un consortium, baptisé « Rione Terra ». Finalement, en juillet 2003, la région de Campanie annonça un concours international de conception pour la restauration du monument[3].

Vestiges du temple romain.

Parmi les douze projets soumis, celui du groupe de Marco Dezzi Bardeschi a été retenu[4]. L'objectif était de respecter le patrimoine archéologique et baroque Renaissance existant grâce à une solution à la fois moderne et sobre, capable de s'intégrer harmonieusement à la structure existante ; le matériau choisi pour cette fusion inédite a été le verre.

À l'intérieur du volume du presbytère et de l'atelier de lapidaire (ruine conservée comme témoignage du passé), un nouveau bâtiment a été érigé faisant appel à des technologies et des matériaux modernes dans le respect de la stratification et de l'importance des structures préexistantes. L'intention architecturale était clairement de délimiter la parcelle appartenant au temple-cathédrale et de la séparer des autres interventions, afin de préserver la partie la plus délicate, fragile et ancienne du complexe. Ce nouveau bâtiment abrite quatre espaces : le presbytère, les bureaux paroissiaux, l’atelier de lapidairerie et le nouveau clocher. Le revêtement mural choisi se compose d'un mur périphérique orné de brise-soleil en terre cuite, aux surfaces sablées et aux couleurs évoquant la terre cuite napolitaine[5].

Architecture actuelle

Notes et références

Annexes

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