Catulle 9
poème de Catulle
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Catulle 9 est un poème du poète romain Catulle (84 av. J.-C.–54 av. J.-C.), écrit en vers hendécésyllabiques phaléens.
Texte
Texte latin
Vērānī, omnibus ē meīs amīcīs |
Traduction française
Veranius, ô le premier, le plus cher de mes nombreux amis, te voilà donc enfin rendu à tes dieux domestiques, à tes frères qui te confondent dans un même amour, à ta vieille mère ! te voilà donc de retour ! Pour moi, quelle heureuse nouvelle ! Je vais te revoir échappé aux dangers, je vais écouter ces récits où, selon ta coutume, tu nous peindras les contrées de l'Espagne, ses hauts faits, ses peuples divers. Penché sur ton cou, je baiserai tes yeux, je baiserai ta bouche. O vous, les plus heureux des mortels, en est-il un parmi vous plus joyeux, plus heureux que moi ?[1] |
Analyse
E.T. Merrill qualifie le poème d’« expression de joie » suite au retour d’ Espagne de Veranius, l’ami du poète. De telles expéditions vers les colonies étaient courantes chez les jeunes Romains de l’époque : comparer Fabullus dans Catulle 28.
Dans sa traduction victorienne de Catulle, RF Burton intitule le poème « À Véranius revenu de voyage ».