Catulle 8

poème de Catulle From Wikipedia, the free encyclopedia

Catulle 8 est un poème du romain Catulle connu pour son incipit, Miser Catulle[1]. Il est écrit en vers choliambique.

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Catulle 8
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Sujet
Amour non partagé (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Date de création
Ie siècle av. J.-C.Voir et modifier les données sur Wikidata
Publié dans
Poésies de Catulle (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Séquence
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Texte

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Vers Latin original Traduction
1 Misēr Cătūlle, dēsĭnās ĭnēptīre, Pauvre Catulle, cesse de déraisonner
2 et quōd vĭdēs perīssĕ pērdĭtūm dūcās. et ce que tu vois perdu, tiens-le pour perdu.
3 Fulsērĕ quōndam cāndĭdī tĭbī sōlēs, Ont brillé autrefois pour toi d'éblouissants soleils
4 cum vēntĭtābās quō pŭēllă dūcēbat quand tu t'empressais de venir où ta bien-aimée te menait,
5 amātă nōbīs quāntum ămābĭtūr nūlla. aimée de moi comme aucune ne le sera plus.
6 Ibi īllă mūlta tūm jŏcōsă fīēbant En ce temps-là se multipliaient ces parties de plaisir
7 quae tū vŏlēbās nēc pŭēllă nōlēbat, que toi, tu désirais et que ta bien-aimée ne refusait pas
8 fulsērĕ vērē cāndĭdī tĭbī sōlēs. Vraiment ont brillé pour toi d'éblouissants soleils.
9 Nūnc jam īllă nōn vūlt : tū quŏque īmpŏtēns nōlī, Maintenant, elle n'en veut plus : toi aussi, malgré ta passion, renonce
10 nec quaē fŭgīt sectārĕ, nēc mĭsēr vīve, ne t'acharne pas à courir après une fille qui te fuit et ne vis plus malheureux
11 sed ōbstĭnātā mēntĕ pērfĕr, ōbdūrā mais, avec obstination, sois ferme, tiens bon.
12 Valē pŭēlla ! Jām Cătūllŭs ōbdūrat, Adieu, ma bien-aimée ! Désormais Catulle tient bon
13 nec tē rĕquīret nēc rŏgābĭt īnvītam. il ne te courtisera plus et ne te fera plus des avances contre ton gré.
14 At tū dŏlēbis, cūm rŏgābĕrīs nūlla. mais c'est toi qui souffriras quand on ne t'en fera plus.
15 Scelēstă, vaē te ! quaē tĭbī mănēt vīta ? Scélérate, malheur à toi. Quelle existence te reste-t-il ?
16 Quis nūnc te ădībit ? Cuī vĭdēbĕrīs bēlla ? Qui à présent t'approchera ? Qui te trouvera jolie ?
17 Quem nūnc ămābis ? Cūjŭs ēssĕ dīcēris ? Qui à présent aimeras-tu ? De qui te dira-t-on la conquête ?
18 Quem bāsĭābis ? Cuī lăbēllă mōrdēbis ? Qui embrasseras-tu ? À qui mordilleras-tu les lèvres ?
19 At tū, Cătūlle, dēstĭnātŭs ōbdūra. Mais toi, Catulle, résolument, tiens bon.
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Analyse

L'orateur, avec une certaine vanité, se dit qu'il faut répondre à la froideur de Lesbia par la froideur. Catulle était manifestement tombé sous le charme de sa maîtresse volage et avait du mal à supporter sa froideur avec dignité[1]. Tout en se plaignant de l'injustice de son comportement, il semble garder espoir en une réconciliation[2]. Merrill date le poème d'environ 59 av. J.-C., soulignant la différence de ton avec l'« amertume brève et acerbe » qui caractérise les poèmes écrits après que le narrateur se soit convaincu de l'indignité de Lesbia. Il estime que ce poème a manifestement été écrit durant cette période d'éloignement temporaire, interrompue par la décision volontaire de Lesbia[3],[4].

Dans sa traduction victorienne de Catulle, RF Burton intitule le poème « À lui-même racontant l'inconstance de Lesbie »[5].

Inspiration

Sources

Référence

Pour en savoir plus

Liens externes

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