Ce que je crois (Mauriac)
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Ce que je crois est un essai de François Mauriac paru en 1962 aux Éditions Grasset, dans la collection du même nom[1].
Selon Jean-Claude Baudet, il y expose « une idéologie catholique correspondant à des idées encore assez répandues dans la société française[2]. »
Ce livre ne s'adresse ni aux savants, ni aux philosophes, ni aux théologiens. j'ai voulu répondre le plus simplement possible à la question : « Pourquoi êtes-vous demeuré fidèle à la religion dans laquelle vous êtes né ? » C'était m'exposer à faire le jeu de l'adversaire. Le risque est à la mesure de la simplicité et de la naïveté qui m'auront tenu à genoux, durant toute ma vie, mais qui, de l'enfance à la vieillesse, m'auront permis de sentir, de toucher, de posséder un amour que je ne voyais pas.
La sincérité d'un tel ouvrage en fait un message bouleversant qui concerne tous les hommes.
François Mauriac y retrace son itinéraire spirituel, sans omettre les objections contre l'Église qu'il eut le plus de mal à surmonter (à dix-huit ans, il faisait déjà ses délices d'Anatole France), en passant par des confidences sur lui-même, sur sa famille et sur son enfance,. Mais, dépassant son cas personnel, il engage sa foi dans le siècle, et rappelle « qu'il n'est pas d'autre politique permise au chrétien que la recherche du royaume de Dieu et de sa justice. »
Ouvrage pathétique, par la lutte qui se laisse voir à chaque page entre l'homme et le chrétien, l'homme qui avoue son « hédonisme inguérissable », le chrétien qui se répète la parole de saint Jean : « Et si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur. » Ce livre oblige chacun au tête-à-tête avec sa propre conscience.