Celhia de Lavarène
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Cet article est une ébauche concernant une journaliste française.
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Célhia de Lavarène est une journaliste d'investigation, collaboratrice aux Nations Unies et écrivaine française.
Elle vit depuis 1991 à New York, afin d'assurer la couverture des institutions de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour différents médias, tels que Le Quotidien de Paris, Jeune Afrique, RFI et Mediapart[1],[2].
Outre son travail de journaliste pigiste, elle participe à sept missions organisées par l'ONU. La première a lieu en Afrique du Sud comme observatrice électorale à l'occasion de ses premières élections multiraciales sud-africaine en 1994. Suivent le Cambodge - où elle découvre le tourisme sexuel sur fond de mission humanitaire - et la Bosnie : elle est embauchée en 2001 par le général et diplomate Jacques-Paul Klein et nommée responsable de l’unité de lutte contre la traite d’êtres humains, pour s’attaquer notamment à la prostitution forcée dont enfantine et lutter contre le trafic de jeunes femmes sévissant dans les Balkans[3]. En , elle est envoyée pour une mission similaire au Liberia, après 14 années de guerre civile, où elle met en place et dirige le programme Trafficking In Person Unit (TPU)[4]. Ses différentes interventions à l'aide d'équipes policières internationales permettent la libération des centaines de jeunes filles et mineures, et la fermeture de nombreux lieux de prostitution forcée[5]. Durant ses sept missions de l'ONU, elle exerce aussi la fonction de conseillère politique en Slavonie orientale, et dans le Timor oriental[6].
En 2013, elle participe au documentaire Putains de guerre[7].
Elle publie chez Fayard Un visa pour l'enfer : Une femme combat les marchands du sexe en et republié chez Flammarion en 2014, où ses expériences au Liberia sont relatées. Son second ouvrage Les étoiles avaient déserté le ciel sort en 2016 chez Balland, sorte de carnet de voyages où le lecteur est entraîné dans les coulisses et les dérives des missions de maintien de la paix de l'ONU.
Elle dénonce également les raisons de l'inaction de l'ONU dans une interview donnée par Arte en 2016, parmi lesquelles les nominations de personnes non compétentes et les copinages avec des pays enfreignant les droits de l'homme[8].
Elle crée une ONG internationale, Stop Trafficking of People (Halte au trafic des personnes, STOP)[9] dont l'objectif est d'accueillir dans leur pays d’origine les jeunes gens libérés des réseaux de prostitution, en œuvrant avec un soutien psycho-social pour les aider à se réinsérer dans une vie. Son président d'honneur est Denis Mukwege, prix Nobel de la paix ; l’acteur Daniel Craig et la cantatrice Jessye Norman en sont membres[10].
Dans un numéro thématique de Recherches internationales, elle publie en 2021, « L’ONU est-elle toujours la caisse de résonance des problèmes du monde ? »[11].
En reconnaissance de son combat contre la traite des êtres humains à des fins d'exploitation sexuelle, Célhia de Lavarène reçoit la Légion d'honneur des mains de l'ambassadeur Bernard Miyet, le [5]
Notes et références
- ↑ « Celhia de Lavarène : biographie et publications », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ « L'ONU peut-elle encore venir au secours des peuples qui le lui demandent ? », sur le site de l'institut Sciences Po, (consulté le )
- ↑ Rebuffel Catherine, « Célhia de Lavarène, contre le trafic des jeunes filles », La Croix, (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Célhia de Lavarène : au nom de toutes les gamines », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (en) « Stop Trafficking of People | Legion d'Honneur », sur STOP Live Website (consulté le )
- ↑ « Des résolutions de l'Onu aux bordels de Bosnie », sur La Nouvelle République, (consulté le )
- ↑ « Putains de guerre », sur Internet Movie Database, (consulté le )
- ↑ 28 minutes - ARTE, « Celhia de Lavarène dénonce la situation à l'ONU- 28 minutes - ARTE », (consulté le )
- ↑ (en) « ACCUEIL », sur STOP Live Website (consulté le )
- ↑ La_Croix, 13 janvier 2007
- ↑ Célhia de Lavarène, « L’ONU est-elle toujours la caisse de résonance des problèmes du monde ? », Recherches Internationales, vol. 119, no 1, , p. 135–140 (DOI 10.3406/rint.2021.1784, lire en ligne, consulté le )