Center for Immigration Studies

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Center for Immigration Studies
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Idéologie
Chiffre d'affaires
2,2 M$ (), 2,1 M$ (), 3 M$ (), 2,4 M$ (), 2,8 M$ (), 2,9 M$ (), 2,9 M$ (), 3 M$ (), 3,4 M$ (), 3,2 M$ (), 2,5 M$ (), 3,7 M$ (), 3,8 M$ (), 3 M$ ()Voir et modifier les données sur Wikidata
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Le Center for Immigration Studies (CIS) est un think tank américain anti-immigration. Il est en faveur d'une diminution considérable du nombre d'immigrants et produit des analyses qui vont dans le sens de ce point de vue. Le CIS a été fondé par l'historien Otis L. Graham (en) et l'eugéniste et nationaliste blanc John Tanton en 1985, comme une émanation de la Federation for American Immigration Reform (en) (FAIR). Il s'agit de l'une des organisations anti-immigration fondées par John Tanton, avec FAIR et NumbersUSA (en).

Les rapports publiés par CIS ont été contestés par des spécialistes de l'immigration, des vérificateurs de faits, des organes de presse et des organismes de recherche sur l'immigration. L'organisation a eu une influence significative sur la première administration Trump. Le Southern Poverty Law Center a décrit le CIS comme un groupe haineux ayant des liens avec le mouvement nativiste américain.

Administration Trump

Le CIS a été fondé par Otis L. Graham (en) et John Tanton en 1985, en tant qu'émanation de la Federation for American Immigration Reform (en) (FAIR) et fait partie des nombreuses organisations anti-immigration fondées par Tanton, avec FAIR et NumbersUSA (en). Otis L. Graham, professeur émérite d'histoire à l'université de Californie à Santa Barbara, a été le président fondateur du CIS, puis membre fondateur de son conseil d'administration[1]. John Tanton, ophtalmologue, eugéniste et nationaliste blanc, a joué un rôle déterminant dans la fondation du CIS[2],[3],[4],[5],[6],[7]. Le CIS a d'abord été une branche de recherche de la FAIR avant de devenir indépendant en 1986[8]. Selon Carly Goodman, historienne spécialisée en immigration, Tanton a créé le CIS comme une entité distincte de la FAIR afin de produire des recherches ayant une apparence d'objectivité[9].

Le CIS ne fournit pas de détails sur son financement, mais selon Politifact, la Colcom Foundation (en) est l'une de ses principales ressources[3].

Le CIS est considéré comme conservateur[10],[11],[12],[13], une étiquette que l'organisation rejette[14]. Après que le CIS a été qualifié d'« ouvertement de droite » dans un article de la National Public Radio (NPR), l'ombudsman de la NPR Edward Schumacher-Matos (en) a insisté au contraire sur la « diversité politique » de l'organisation[15].

Le CIS a influencé la campagne de Trump en 2016 et la rhétorique de la première administration Trump sur l'immigration[16],[17],[18],[19],[20],[21],[22].

En 2017, Jon Feere, ancien analyste pour le CIS, rejoint l'Immigration and Customs Enforcement dans l'administration Trump. Dans ses écrits pour le CIS, Feere avait affirmé que donner naissance sur le sol américain permettait aux immigrés d'accéder aux prestations sociales et à d'autres avantages, ce qui encouragerait un « tourisme de naissance » (une pratique qui consisterait pour des étrangers à venir aux États-Unis pour accoucher de citoyens américains)[23]. CNN a noté que Politifact a en grande partie démystifié ces affirmations, concluant que les enfants nés aux États-Unis n'aident guère leurs parents immigrés à long terme. Les enfants citoyens ne peuvent pas parrainer leurs parents pour l'obtention de la citoyenneté avant l'âge de 21 ans et toute prestation sociale serait accordée à l'enfant et non à ses parents sans papiers, qui ne remplissent pas les conditions requises. Le Pew Research Center a également constaté que le nombre de bébés nés d'immigrés non autorisés aux États-Unis a diminué régulièrement ces dernières années[24].

En , l'administration Trump a défendu l'affirmation du CIS selon laquelle le statut DACA « a pris des emplois à des centaines de milliers d'Américains en permettant à ces mêmes étrangers illégaux de prendre ces emplois » en citant des éditoriaux écrits par des membres du CIS. Cependant, les économistes consultés par PolitiFact ont rejeté l'affirmation, en expliquant que le marché du travail n'est pas fixe ou à somme nulle[25].

En , le président Trump a nommé Ronald Mortensen, un membre du CIS, secrétaire d'État adjoint pour le Bureau of Population, Refugees, and Migration (en), un poste de haut niveau du département d'État qui supervise la réinstallation des réfugiés. Mortensen a été un critique virulent de l'immigration irrégulière[26].

En , Todd Bensman, membre du CIS, a faussement affirmé que les femmes migrantes bénéficiaient gratuitement d'une chirurgie oculaire élective au laser dans les centres de détention, et que leurs enfants recevaient des appareils dentaires gratuits[27].

Positions et activités politiques

Le CIS est favorable à la réduction de l'immigration régulière[28],[29] et à l'application de mesures plus strictes contre l'immigration irrégulière[30].

Soutien à la politique de séparation des familles de l'administration Trump

En 2018, le CIS a défendu la décision de l'administration Trump de séparer les enfants immigrés sans papiers de leurs parents, arguant que cette politique dissuadait les familles immigrées de franchir la frontière américaine et affirmant qu'elle « protégeait en fait les ressortissants étrangers[31]. Lors d'un événement organisé au CIS en , le directeur intérimaire sortant de l'Immigration and Customs Enforcement, Thomas Homan (en), a défendu cette politique[32].

Opposition aux villes sanctuaires

Le CIS s'oppose aux villes sanctuaires, qui sont des juridictions qui limitent la coopération avec les agences fédérales d'application des lois sur l'immigration ou qui donnent la priorité aux ressources d'application de la loi pour d'autres choses que l'application des lois sur l'immigration[33],[34].

Opposition aux permis de travail pour les étudiants universitaires étrangers

Le CIS demande la suppression des permis de travail « Optional Practical Training (en) », que les étudiants étrangers inscrits dans les universités américaines peuvent utiliser pour obtenir des stages[35].

Publications

Le CIS publie des livres et affiche sur son site web une variété d'annonces, de rapports de recherche, de mémorandums, d'articles d'opinion, de transcriptions de débats d'experts, de témoignages devant le Congrès et de vidéos[source secondaire souhaitée].

Projet 2025

Le CIS est membre du conseil consultatif du Projet 2025, un ensemble de propositions politiques conservatrices et de droite de la Heritage Foundation visant à remodeler le gouvernement fédéral des États-Unis et à consolider le pouvoir exécutif si le candidat républicain remporte l'élection présidentielle de 2024[36].

Critiques

Références

Liens externes

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