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Centrale nucléaire de Golfech

centrale nucléaire française From Wikipedia, the free encyclopedia

La centrale nucléaire de Golfech est implantée dans la commune de Golfech dans le département de Tarn-et-Garonne en région Occitanie, en bordure de la Garonne.

Pays
Région
Département
Commune
Faits en bref Pays, Région ...
Centrale nucléaire de Golfech
La centrale nucléaire de Golfech vue d'Auvillar, une commune voisine.
Administration
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Opérateur
Construction

1982 (tranche 1)

1984 (tranche 2)
Mise en service

1991 (tranche 1)

1994 (tranche 2)
Statut
en fonction
Direction
Cyril Hisbacq[1]
Réacteurs
Fournisseurs
Type
Réacteurs actifs
2 x 1 310 MW
Puissance nominale
2 620 MW
Production d’électricité
Production annuelle
17,05 TWh (2019)[2],[3]
Facteur de charge
74,3 % (2019)
85,0 % (jusqu'en 2019)[4]
Production moyenne
17,65 TWh (2014-2019)
Production totale
485,79 TWh (fin 2019)

Source froide
Site web
Fermer

La centrale est constituée de deux réacteurs à eau pressurisée du palier P'4. Mises en service en 1991 et 1994, ces deux tranches ont chacune une puissance nette de 1 310 MWhe.

Présentation

Le CNPE (centre nucléaire de production d'électricité) de Golfech, d'une superficie de 200 hectares[5], possède deux tranches nucléaires. Chaque tranche est équipée d'un réacteur nucléaire à eau pressurisée (REP) de 1 310 MW de palier P'4. Elles ont été mises en service respectivement en 1991 et 1994[6]. La centrale est équipée de deux tours aéroréfrigérantes (une pour chaque tranche) qui assurent un circuit de refroidissement semi-fermé pour chacune des unités de production. Ces tours de refroidissement sont les plus hautes d'Europe[réf. nécessaire] (178,5 mètres de haut). Le pompage en Garonne sert à compenser l'évaporation des aéroréfrigerants (le panache de vapeur d'eau) et à refroidir des circuits auxiliaires de sûreté ou de support à la production.

En 2019, le site a produit 17 TWh, ce qui correspond environ à 50 % de la consommation de l'Occitanie. La centrale de Golfech emploie environ 1 020 personnes quotidiennement (770 salariés EDF et 250 prestataires)[7].

Caractéristiques des réacteurs

Les deux réacteurs de la centrale nucléaire de Golfech sont des réacteurs à eau pressurisée (REP) modèles du palier P'4, de même que les réacteurs des centrales nucléaires françaises de Belleville (1 et 2), Cattenom (1,2 3 et 4), Nogent (1 et 2) et Penly (1 et 2).

Les caractéristiques des réacteurs en service sont les suivantes[6],[8] :

Davantage d’informations Nom du réacteur, Modèle ...
Nom du réacteurModèleCapacité (MW)ExploitantConstructeurDébut constr.1re divergenceRaccord. au réseauMise en service comm.1re visite décennale(début)2e visite décennale 3e visite décennale
Thermique (MWt)brute (MWe)Nette (MWe)
Golfech-1[2] P'4 REP 1300381713631310EDFFramatome17 nov 198224 avril 19907 juin 19901er février 199123 mars 200124 mars 2012 au 22 juillet 2012[9] 25 février 2022 au 20 janvier 2024[10]
Golfech-2[3] P'4 REP 1300381713631310EDFFramatome1er octobre 198421 mai 199318 juin 19934 mars 199412 juin 200426 avril 2014 au 13 juillet 2014[11] 19 avril 2025 au 07 octobre 2025
Fermer

Histoire

1965 : annonce du premier projet

En 1965, le préfet de la région Midi-Pyrénées annonce officiellement un projet de centrale électronucléaire près de Malause (Tarn-et-Garonne). EDF entame alors des démarches pour assurer l'acquisition des terres nécessaires. En 1967, une commission d'enquête reconnaît d'utilité publique le premier projet d'une centrale nucléaire de 2 réacteurs de 800 MW de type UNGG à Golfech. En 1968 débutent les travaux de la centrale hydroélectrique de Malause.

La baisse du prix du pétrole, et un conflit opposant le CEA à EDF à propos du choix entre les filières nucléaires graphite-gaz et eau sous pression, feront qu'aucun nouveau projet de centrale nucléaire ne sera décidé entre 1967 et 1969. Après le départ de De Gaulle en 1969, la filière française graphite-gaz maîtrisée par le CEA est abandonnée, ce qui entraîne l'abandon du premier projet de centrale nucléaire de Golfech.

1973 : annonce du second projet

En février 1973 est inaugurée la centrale hydroélectrique d'une puissance de 69 MW sur la Garonne. Le directeur régional d'EDF annonce que la centrale nucléaire sera construite à l'horizon 1985.

Le , un document du ministère de la qualité de vie confirme le choix de Golfech pour l'implantation d'une centrale. Le ministère de l'industrie demande aux préfets de région de saisir les bureaux des assemblées concernées pour consultation.

Le , un référendum organisé par les cantons de Valence-d'Agen et d'Auvillar se prononce à 83 % contre l'implantation de la centrale de Golfech (4 177 voix contre sur 5 028 exprimées).

En avril 1978, le conseil régional de Midi-Pyrénées se prononce contre l'implantation de la centrale de Golfech à l'unanimité moins deux abstentions.

En , EDF précise que Golfech est le site définitivement retenu pour la région Midi-Pyrénées et qu'il comprendra 4 réacteurs à eau pressurisée de 1 300 MW.

En janvier 1979, le parti communiste se prononce contre la centrale de Golfech en raison du caractère antidémocratique du projet. Toujours en janvier, le conseil général de Tarn-et-Garonne se prononce contre le projet à 21 voix contre, 2 voix pour, 4 abstentions.

En , le Parti socialiste de Lot-et-Garonne rejoint ses camarades du PS de Tarn-et-Garonne pour dire non à la centrale de Golfech, avec le MRG, le PSU, la LCR, la CFDT, la FEN, la Ligue des droits de l'homme, etc.

Le , 5 000 marcheurs, élus en tête, se rendent sur le site de la future centrale pour effectuer un lâcher de ballons, démontrant l'éventuelle propagation jusqu'en Espagne d'un nuage radioactif.

Le , 9 maires refusent d'accueillir le dossier de l'enquête d'utilité publique du projet Golfech.

En , le PC se prononce pour la centrale nucléaire de Golfech car la région est « à la limite de la catastrophe au point de vue des ressources énergétiques ».

1980 : enquête d'utilité publique

En 1980, la commission d'enquête d'utilité publique rend un avis favorable à la construction des 4 réacteurs, et une pétition réunit 30 000 signatures contre le projet.

Les 26, 27 et , 10 000 personnes se rendent sur le site du projet à l'initiative du Comité antinucléaire (CAN) de Golfech.

1981 : élection de François Mitterrand

En février 1981, Jean Glavany (PS) assure par un courrier au CAN de Golfech que le site ne sera pas ouvert sans un vaste débat sur le recours au nucléaire. Le CAN de Golfech appelle alors à voter François Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981. Après son élection, l'abandon du projet nucléaire de Plogoff est annoncé, ainsi que l'arrêt de 14 sites ouverts. Golfech n'est que simplement suspendu momentanément par le nouveau gouvernement, malgré cela, les travaux d'EDF continuent sur le site.

En , 4 000 personnes marchent sur le site en chantier. L'opposition avec les forces de l'ordre donne lieu à de violents affrontements. En novembre, une nouvelle marche réunit de 4 à 7 000 personnes et donne lieu à de longs et violents affrontements avec 2 000 CRS, gardes mobiles ou gendarmes et une dizaine de pronucléaires.

1989 : occupation d'une tour

Après la catastrophe de Tchernobyl en 1986, le mouvement antinucléaire se réveille. La nouvelle coordination Stop Golfech, créée à l'occasion de l'occupation d'une tour aéroréfrigérante de la centrale par 5 activistes pendant 5 jours en 1989, tente de bloquer le démarrage de la centrale.

1990 : mise en route du premier réacteur

La mise en route du réacteur no 1 (1re divergence) a finalement lieu le .

1993 : mise en route du second réacteur

La mise en route du réacteur no 2 (1re divergence) a lieu le à 18h13.

1993 à aujourd'hui

Actuellement, la centrale nucléaire de Golfech comprend deux réacteurs bien que le site ait été étudié et conçu pour l'implantation de 4 réacteurs.

  • Entre avril et juillet 2014, lors de la deuxième visite décennale de l'unité de production numéro 2, EDF a procédé à un « rebobinage » de l'alternateur de cette dernière, c'est-à-dire que les 168 barres qui composent le stator (partie fixe qui forme, avec le rotor, l'alternateur) ont été changées[15].
  • Le jeudi vers 21 heures, un drone non identifié a été repéré par les gendarmes du peloton spécialisé de surveillance de la Gendarmerie (P.S.P.G.) en train de survoler le site nucléaire. Il est finalement parti en direction du département de Lot-et-Garonne[16]. Même évènement le mercredi , où cette fois-ci deux drones ont survolé la centrale par plusieurs passages de 21 heures à 23 heures[17].

Communication et prévention

La communication de l'industrie nucléaire se base essentiellement sur les arguments d'un risque non significatif d'accident majeur, d'un impact environnemental relativement faible, et de l'inéluctabilité de la présence de centrales nucléaires au travers du monde.

Commission locale d'information (CLI)

La Commission locale d'information nucléaire de Golfech (CLI) date de 1982. Ces commissions techniques sont relatives à la protection des populations pour l'une et au suivi du fonctionnement et de l'impact de la centrale pour l'autre. La CLI est une organisation mise en place par les autorités locales. En 2011, son Président est le maire de Golfech, Alexis Calafat. La CLI compte des membres venant de divers milieux. Depuis 2017, le conseiller départemental Mathieu ALBUGUES préside la Commission locale d'information nucléaire de Golfech.

Plan particulier d'intervention

Dans le cas particulier où un accident nucléaire se produirait, il existe à Golfech un plan particulier d'intervention (PPI) dans un périmètre de 20 kilomètres, alors que l'évacuation sur un périmètre de 20 km s'est révélée être insuffisante lors de l'accident de Fukushima[18]. Le périmètre est étendu de 10 à 20 kilomètres en 2019[19].

Exercices de sûreté

Afin de parer à toute éventualité d'accident nucléaire, des exercices de sûreté sont organisés sur un rythme quinquennal. L'exercice n'est pas effectué avec les 20 000 habitants des 31 communes concernées par les 10 kilomètres du plan particulier d'intervention (PPI), pour des raisons pratiques[20].

L'exercice de sûreté de 2008 a notamment concerné l'automate d'appel des populations du périmètre des deux kilomètres, périmètre à protéger rapidement, et l'évacuation des personnes de ce périmètre (400 foyers). Par ailleurs, la population abonnée à une ligne fixe de téléphone (hors dégroupage et téléphones portables et liste rouge) est avertie par téléphone au travers d'un système d'appel des populations en phase réflexe (système SARRPE), déclenché depuis la centrale nucléaire, ou à défaut depuis l'astreinte nationale EDF à travers le réseau internet. Cependant, le téléphone ne peut sonner que si une communication n'est pas déjà en cours et si le réseau téléphonique (voire électrique) n'est pas défaillant. Selon les statistiques d'EDF de 2008, en situation de fonctionnement, l'automate d'appel peut toucher 70 % des foyers situés sur le périmètre[21]. Le système permet d'effectuer jusqu'à deux appels par foyer en moins d'une heure. Les populations non référencées en tant que foyer, comme les salariés itinérants par exemple, n'entrent pas dans la statistique. Le cas échéant, toute la population est avertie au travers des sirènes.

Zone d'impact d'un accident

Dans l'hypothèse d'un accident nucléaire où la centrale libérerait un nuage radioactif dans l'atmosphère, les zones impactées dépendraient du vent et de la pluie. Le vent le plus fréquent est le vent Bordeaux-Toulouse (43 % des cas et 59 % des cas de situation pluvieuse). Dans cette configuration, les villes de Montauban, Castelsarrasin, Toulouse, Narbonne et Perpignan seraient atteintes. Le temps nécessaire au nuage pour atteindre Toulouse est estimé dans 70 % des cas à plus de trois heures. Toutefois, la ville de Toulouse ne pourrait pas être évacuée, d'une part en raison des embouteillages qui y bloquent fréquemment la circulation, et d'autre part en raison de la panique vraisemblablement générée par l'évacuation d'une grande ville[22].

Impact des rejets dans la Garonne

Lorsque la centrale fonctionne, les effluents radioactifs liquides proviennent du circuit primaire de la centrale nucléaire et des circuits annexes nucléaires. Les principaux rejets radioactifs liquides sont constitués par du tritium, du carbone 14, des iodes et d’autres produits de fission. La totalité de ces effluents est collectée, puis traitée, pour retenir l’essentiel de la radioactivité. Les effluents sont ensuite acheminés vers des réservoirs d’entreposage où ils sont analysés, sur le plan radioactif et sur le plan chimique, avant d’être rejetés selon la réglementation.

L'impact thermique de la centrale est limité par l'utilisation d'un circuit de réfrigération semi-fermé équipé de tours aéroréfrigérantes. La réglementation de l'arrêté de impose un échauffement maximum de 1,25 °C du au , de 2 °C le reste de l'année.

Les circuits de refroidissement de la centrale de Golfech sont confrontés à la problématique des amibes (Nægleria fowleri) et de la légionnelle. Ces micro-organismes sont potentiellement dangereux pour la santé, sont naturellement présents dans l'eau de la Garonne utilisée pour le refroidissement de la centrale. Les amibes peuvent trouver un biotope favorable dans les eaux tièdes. Afin de contrôler cette population de micro-organismes en période d'été, le circuit de réfrigération fait l'objet d'un traitement saisonnier à la mono-chloramine.

Selon les associations opposées à l'énergie nucléaire, les rejets liquides de la centrale de Golfech posent également la question de la qualité de l'eau pompée dans la Garonne pour l'irrigation et de l'eau courante. Ces rejets peuvent notamment contenir de l'iode 131 (289 becquerels/litre en 2003). Ces rejets conduisent également au réchauffement de la Garonne[23].

Depuis le , et comme l’ensemble des autres acteurs du nucléaire en France (CEA, ANDRA, Marine nationale…), la centrale de Golfech transmet les résultats de sa surveillance de l’environnement au réseau national de mesures de la radioactivité dans l’environnement, réseau mis en place par l’IRSN. L’ensemble de ces données sont disponibles sur le site internet www.mesure-radioactivite.fr[24].

Emplois et formation

En 2020, la centrale nucléaire de Golfech emploie 1020 personnes (770 salariés EDF et 250 prestataires)[7]. Elle est également concernée par un grand chantier d'embauches, afin de transmettre un savoir-faire acquis depuis plusieurs décennies par les agents du nucléaire aux nouvelles générations. Toutefois, en dépit du fort taux de chômage, certains métiers du nucléaire sont difficiles à pourvoir[25]. Une réduction des coûts a pu être effectuée au travers du plan Altitude 7005, conduisant à la réduction d'environ 60 emplois à Golfech entre 2005 et 2010, et à un changement d'employeur pour les salariés sous-traitants[26].

Pour la formation des salariés du nucléaire, trois équipements ont été mis en service :

  • le chantier école, une reproduction des locaux situés en zone nucléaire,
  • un simulateur de conduite, qui imite le pilotage des réacteurs de la centrale,
  • le chantier maquette, pour s'entraîner sur du matériel à taille réelle[27].

Urbanisme du voisinage de la centrale

En 2011, l'urbanisme du voisinage est un sujet controversé, en particulier autour des notions de la zone de deux kilomètres, du Porter à connaissance du préfet, et de la possible dépréciation du foncier avoisinant[28].

Liste d'incidents

La centrale nucléaire de Golfech (vue aérienne). On distingue nettement ses deux tours aéroréfrigérantes (une pour chaque tranche).
  • Le  : lors d'une opération de contrôle des chaînes de mesure du flux neutronique au cœur d'un des réacteurs, EDF n'a pas respecté une des conditions associées aux spécifications techniques d'exploitation (classé au niveau 1 de l'échelle internationale des événements nucléaires (INES)).
  • Le  : l'Autorité de sûreté nucléaire se rend compte que le , EDF a conduit la réaction en chaîne dans un réacteur avec une surpuissance de 7 % pendant 30 heures (classé au niveau 1 de l'échelle INES).
  • Le  : le bâtiment d'un réacteur est évacué à la suite du déclenchement d'une alarme de détection de radioactivité atmosphérique. Une dizaine de salariés d'entreprises prestataires présentent une légère contamination (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[29].
  • Le  : contamination interne d'un intervenant sur l'unité de production no 2 (tranche no 2)[30].
  • Le  : à la suite d'un défaut sur un tableau d'alimentation électrique, une chaîne de mesure de la puissance du réacteur de l'unité de production no 2 (tranche no 2) est devenue indisponible (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[31].
  • Le  : écart d'exploitation lors de l'arrêt programmé de l'unité de production no 2 (tranche no 2) (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[32].
  • Le  : écart d'exploitation lors de la réalisation de travaux de maintenance sur l'unité de production no 2 (tranche no 2) (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[33].
  • Le , des prélèvements opérés dans la Garonne, en amont et en aval, ont été analysés par un laboratoire de la CRIIRAD et montrent des teneurs en tritium plus élevées en aval qu'en amont de la centrale[34].
  • Le  : écart d'exploitation lors de la mise à l'arrêt de l'unité de production no 2 (tranche no 2) (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[35].
  • Le  : déclenchement d'une alerte PUI (plan d'urgence interne) à la suite d'un dégagement de fumée dans les locaux électriques de l'unité de production no 2 (tranche no 2)[36].
  • Le  : non-respect d'une règle d'exploitation sur l'unité de production no 1 (tranche no 1) (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[37].
  • Le  : des intervenants EDF s'aperçoivent de l'indisponibilité d'un boremètre (appareil mesurant la concentration de bore dans le circuit primaire) sur l'unité de production no 1 (tranche no 1) (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[38].
  • Le  : second déclenchement intempestif de la sirène d'alarme en seulement un mois[39],[40].
  • Le , en raison de l’échauffement d’une pompe du bâtiment d’entreposage de l'unité de production no 2 (tranche no 2), les équipes de la centrale sont intervenues pour procéder à l’arrêt de cette pompe et son remplacement immédiat[41].
  • Le , un membre d'une équipe de maintenance s'aperçoit que deux vannes d'isolement qui traversent l'enceinte de confinement de l'unité de production no 2 (tranche no 2) sont ouvertes. Or, pour garantir l'étanchéité du bâtiment réacteur, il faut qu'une des deux vannes soit fermée (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[42].
  • Pendant l'année 2012, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a enregistré 38 incidents mineurs[43].
  • Le , sur l'unité de production no 1 (tranche no 1), des intervenants EDF se rendent compte de l'inversion de deux sondes mesurant le flux neutronique dans le cœur du réacteur (classé au niveau 1 de l'échelle INES)[44].
  • Le , sur l'unité de production no 1 (tranche no 1), une équipe de maintenance d'EDF se rend compte de l'indisponibilité d'un système d'évacuation de vapeur du circuit secondaire (classé au niveau 1 sur l'échelle INES)[45].
  • Le , sur l'unité de production no 1 (tranche no 1), le réacteur s'est mis en arrêt automatique à la suite de l'arrêt d'une pompe du circuit secondaire. L’événement n'a pas été classé sur l'échelle INES[46].
  • Le , sur l'unité de production no 1 (tranche no 1), durant la montée en puissance du réacteur après un arrêt pour rechargement de combustible, les équipes d'EDF détectent un écart de paramétrage au niveau des protections automatiques du réacteur. Cet incident est dû à un mauvais paramétrage du débit d'eau du circuit secondaire. Ce dernier a été classé au niveau 1 de l'échelle INES[47].
  • Le , lors de l'arrêt de l'unité de production no 2 (tranche no 2) pour sa visite décennale, une baisse de pression du circuit primaire en dessous de la limite autorisée par les règles générales d'exploitation a été détectée pendant 38 minutes (classé au niveau 1 sur l'échelle INES)[48].
  • Le , sur l'unité de production no 2 (tranche no 2), le réacteur s'est mis en arrêt automatique à la suite d'une défaillance d'un composant électrique, probablement un fusible. L’événement n'a pas été classé sur l'échelle INES[49].
  • Les 7 et , durant l'arrêt de l'unité de production no 1 (tranche no 1), une cellule d'alimentation électrique est restée déconnectée à l'issue d'une opération d'entretien sur les alimentations électriques du système de ventilation du bâtiment combustible. Cela a rendu indisponible l'un des deux systèmes redondants de ventilation du bâtiment combustible (classé au niveau 1 sur l'échelle INES)[50].
  • Le , un rejet radioactif gazeux dépassant les seuils autorisés a eu lieu. Le seuil d’alarme à la cheminée a été dépassé, près de 136 GBq ont été relâchés, soit moins de 0,3% de l'activité annuelle autorisée[51].
  • Le un incident de niveau 2 a eu lieu, impactant directement le circuit primaire du cœur[52].
  • Le , une fuite de vapeur survient sur le circuit primaire pendant une opération de maintenance du réacteur no 1 (incident de niveau 1 sur l'échelle INES), après le changement d'un robinet vapeur[53],[54].
  • Le , une erreur humaine lors d'une maintenance à la centrale a brièvement désactivé une partie du système de refroidissement du réacteur no 1. Rapidement corrigé, cet incident classé au niveau 1 sur l'échelle INES n'a eu aucun impact sur la sécurité[55].

Fuite de janvier 2010

  • Le , le ministère public a demandé au tribunal de police de Castelsarrasin de condamner EDF à une amende de 2 000 euros pour la fuite du [59]. EDF a été complètement relaxé en première instance. Les associations opposées à l'énergie nucléaire ont fait appel, ainsi que le ministère public.

Risque sismique

Selon un document de l'Autorité de sûreté nucléaire datant d', des anomalies pourraient rendre le système de commande à distance des robinets inopérant après un séisme, remettant ainsi en cause le fonctionnement, important pour la sûreté, de ces robinets.

Canicule de 2003

Les 13 et  : la centrale nucléaire de Golfech a commis une infraction concernant les rejets d'eau chaude dans la Garonne : le de 16h50 à 21h38, pendant une durée de 4h48 et le de 13h à 17h30 pendant une durée de 4h30 [62]. Le , EDF a obtenu de l’Autorité de sûreté nucléaire une dérogation pour la centrale nucléaire de Golfech. Mais du 13 au , la centrale a dépassé à plusieurs reprises les limites légales, en particulier le pendant environ 5h30, malgré la dérogation octroyée depuis le [63]. Les 5 et , la centrale commet à nouveau des infractions pendant une durée totale de 21 heures (toujours malgré la « dérogation » accordée par l’ASN). Or, la production de la centrale n'a pas été arrêtée[63].

À la suite des canicules de 2003 et 2006, EDF a réalisé d’importants travaux sur les aéroréfrigérants des centrales situées en bord de fleuve ou de rivière. Près de 200 millions d’euros ont été investis afin d’améliorer leurs performances et ainsi assurer un refroidissement plus efficace de l’eau avant que celle-ci ne soit rejetée et donc de respecter les limites fixées par la réglementation.

Divertissement

Dans le sketch Premier chanteur nucléaire des Chevaliers du Fiel, Éric Carrière, un des deux membres du groupe, joue le rôle de Jean-Paul André, un chanteur ayant un handicap mental né tout près de la centrale nucléaire de Golfech et interprétant une chanson humoristique sur la Simca 1000[64].

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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