Alors que Per jòia recomençar de Robert Lafont n'est pas encore à proprement parler une création du CDO, Lo darrier moton de Gaston Beltrame, sera le premier vrai spectacle du le Centre Dramatique Occitan, créé en 1971[6]. En 1972, ce premier spectacle est invité aux Journées du Théâtre des Nations[7] organisées par Jean-Louis Barrault et Jack Lang[8]. Il sera joué à la Sorbonne,[9] aux côtés du Teatro Campesino de Californie et la Cuadra de Séville[10].
En 1973, le Centre Dramatique Occitan présente Dòm Esquichòte ò lo torn de Provença de Bautesar de Robert Lafont au Festival occitan créé à Avignon par André Benedetto. Le spectacle est salué par Colette Godard, qui préfére alors le Quichotte occitan du Off à celui présenté au Festival In à la Cour d'Honneur[11]. C'est une reconnaissance inattendue pour le Théâtre Occitan de l'époque.
Après Le chant général de Pablo Neruda[12], Martin Bidoret ò lo còp d’Estat de 1851 de Gaston Beltrame[6] conduit le CDO à participer au Festival Mondial du Théâtre de Nancy en 1975[13], festival dirigé à l'époque par Jack Lang[14]. En 1976, il présente Poupre et Compagnie[15] de René Merle au Centre Dramatique National de Nice[16]. En 1977, il crée Mon bèu pais tot estrifat. Robert Lafont écrit pour le CDO La révolte des cascavèus[6] en 1977. Cette création sera présentée au Festival de Carcassonne dirigé par Jacques Echantillon[13].
Puis le Centre Dramatique Occitan monte une série de pièces en Oc de Florian Vernet : Proprietat privada, Radassa e companhia, et L’asili[5]. Operacion Chòla Babau et Es enebit d’intrar conduira le CDO à Barcelone[13] pour la Semaine occitane du Palau Güell à l'occasion de l’exposition Mille ans de littérature occitane[16]. Il présente alors Mon bèu païs tot estrifat, spectacle de poésie en Oc à l’Institut del Teatre Catalá[16]. Operacion Chòla Babau est également programmé à la Maison de la Culture de Rennes[13]. En 1980, il adapte M7 Catalunya d'Albert Boadella, créant Rapport Wallace Müller, qui sera présenté au Centre Dramatique National de Rennes[16].
Après Nini Polyphème de Florian Vernet[17], Robert Lafont écrit pour le CDO La Croisade[18], ainsi que La Révolte des cascavèus qui sera portée à l'écran en 1983 par une adaptation et réalisation d'André Neyton, devenant la première pièce occitane à être produite et diffusée nationalement par FR3[19],[13].
En 1985 le CDO produit Le venin du théâtre, du Catalan Rodolf Sirera, puis Odyssée 86, Contes de la Méditerranée, en collaboration avec la chanteuse grecque Nena Venetsanou, sur des musiques de Miquèu Montanaro. Le spectacle sera joué plus de 400 fois, de Perpignan à Athènes[20]. En 1987, il monte également Bloody Mary show de Rodolf Sirera[12].
Le CDO produit ensuite plusieurs « sons et lumières », comme Gaspard de Besse en 1988, Le siège de Mons l'année suivante ainsi qu'une adaptation de Maurin des Maures de Jean Aicard[21]. En 1991, la compagnie traite de l'immigration italienne avec le spectacle Il viaggio, puis un spectacle tiré de poèmes de René Char. Suivront alors les spectacles historiques, avec La farandole de la liberté en 2001 traitant du coup d'état de 1851 et Barras, le Vicomte à l’ail en 2003[5]. En 2004, le CDO crée un spectacle sur L'affaire du XVe corps et le racisme anti-méridional avec La légende noire du Soldat O[22]. Ce spectacle obtient le label de la Mission du Centenaire 14-18[23]. L’affaire de la Belle Cadière, qui alimenta la chronique de toutes les grandes capitales européennes au XVIIIe siècle, sera crée en 2006[24], puis la Résistance en Provence sera le sujet du prochain spectacle Du beurre dans les rutabagas en 2008[21]. Enfin, le CDO créé en 2010 un hommage à Robert Lafont qui vient de s'éteindre, intitulé Occitania for ever[17].
Dès 2011, le CDO développe un concept novateur de randonnées-théâtre, un parcours théâtral dans les collines ponctué de scènes de Thèâtre, d'abord sur Maurin des Maures, puis sur Gaspard de Besse, le bandit au grand cœur[21].
Le problème de la langue est abordé en 2016 dans Moi, Gaston Dominici, assassin par défaut, puisque Gaston Dominici, fut un coupable tout désigné par manque de vocabulaire français[25],[26]. En 2023, Duel Républicain (Les trompe-la-mort de l'An)[27], traite du conflit entre Jacobins et Girondins[28].