Champ de bataille de Waterloo

From Wikipedia, the free encyclopedia

Champ de bataille de Waterloo
Zone protégée par la loi du 26 mars 1914 (en pointillés) et par l'arrêté du 12 mai 2015 (en trait plein)
Géographie
Pays
Région
Province
Coordonnées
Ville proche
Superficie
9,86 km2
Administration
Type
Champ de bataille (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Patrimonialité
Logo du patrimoine mondial Patrimoine mondial
Critères
(ii) (d), (iii) (d), (vi) (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation sur la carte du Brabant wallon
voir sur la carte du Brabant wallon
Localisation sur la carte de Belgique
voir sur la carte de Belgique

Le champ de bataille de Waterloo est l'aire où se déroula la bataille de Waterloo le actuellement protégée et inscrite au Patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne.

Enjeu commémoratif et touristique

Le site est dans un état proche de celui du XIXe siècle. Durant ce siècle-là, la région n'est que peu concernée par l'industrialisation et conserve sa vocation agricole. Au début du XXe siècle, afin de préserver le champ de bataille d'une urbanisation anarchique et d'une spéculation foncière due à sa proximité avec Bruxelles, naît le projet de sauvegarde. Les Britanniques, sensibles à cette protection, apportent des fonds récoltés par souscription publique pour permettre au gouvernement belge d'indemniser les propriétaires des lieux. Le Parlement belge vota le une loi protégeant le site de la bataille[1]. Il s'agit de la première loi du genre en Belgique[2]. Cette loi a jusqu'à présent été respectée, à l'exception du couvent des Dominicaines de Fichermont qui a été construit en 1929 dans la partie nord-est du champ de bataille avec l'accord du gouvernement de l'époque.

En , la Direction de la protection du Patrimoine du Service public de Wallonie lance une procédure d'extension de la zone protégée. La superficie protégée par la loi de 1914 passerait ainsi de 535 ha à 1 193,17 ha. Les bourgmestres des communes concernées, à savoir Braine-l'Alleud, Lasne et Waterloo, marquent leur opposition au projet[3].

En , la Région wallonne prend un arrêté de classement étendant la protection du site de 451 hectares complémentaires, n'englobant pas l'agglomération de Plancenoit, initialement prévue, dans la nouvelle zone protégée. Au total, 986 hectares sont depuis lors inclus dans le périmètre de protection[4].

Waterloo fut tout au long du XIXe siècle le champ de bataille le plus visité d'Europe[5]. En 2018, le lieu était encore le neuvième site touristique le plus fréquenté en Région wallone[6].

Dans la perspective du bicentenaire de Waterloo, la région wallonne a mis en valeur la route Napoléon, trajet que Napoléon a emprunté en Belgique durant les quatre jours qu'il y est resté[7].

Enjeu touristique mais aussi culturel, ce lieu mythique par excellence peut être l'objet de « controverses locales, régionales, fédérales, voire européennes »[8]. Ainsi le site de la bataille de Waterloo est délimité entre quatre communes (Braine-l'Alleud qui revendique être le lieu des principales phases de la bataille[9], Genappe, Lasne et Waterloo) qui se disputent cette attraction touristique majeure d'autant plus que ce site est protégé depuis le et que c’est la commune de Waterloo qui bénéfice des principales retombées économiques[10].

Le champ de bataille aujourd'hui

Notes et références

Annexes

Related Articles

Wikiwand AI