La ferme de la Papelotte est une ferme située sur le champ de bataille de Waterloo qui faisait partie du système de défense de Wellington et fut occupée brièvement par les troupes françaises le .
La ferme se situe près de la rue des Cosaques, à l'extrémité sud de la commune de Waterloo, à environ 2 km à l'est de la butte du lion. On y accède par le chemin de la Papelotte.
La ferme vue du sud.
Historique
Le porche et la tour octogonale vus depuis la cour.
La ferme de la Papelotte est mentionné dès la fin du XVIIe siècle, d'après l'historienbelgeJacques Logie le nom Papelotte serait l'équivalent wallon du mot papilotte car il semble que les terres autour de la ferme ne soit pas de bonne qualité[1]. La ferme consiste déjà en un quadrilatère, en revanche le bâtiment aujourd'hui visible a été construit sur les ruines de l'ancienne ferme[1]. D'après la vente de la ferme en 1807, la ferme est un quadrilatère ceinturant une cour pavée et comprenait, une maison d'habitation, une étable, une écurie, une grange avec son hangar, des puits, un verger et des dépendances[1]. Le bâtiment aujourd'hui visible a été construit au XIXe siècle, la partie la plus ancienne peut-être issue de l'ancienne ferme est la remise à véhicule avec ses six arcades et la porte sud-est de la ferme[1]. La grande grange au nord du bâtiment a été construit en 1856[1]. En 1884 la ferme est touchée par un incendie dont il reste des trace sur une partie des portes carbonisé encore pour une partie conservées[1].
Défendue par deux régiments de Nassauviens (soldats allemands originaires du Duché de Nassau, intégrés à l'armée hollandaise), elle a été occupée brièvement par les troupes françaises[2]. Parmi les personnalités ayant été dans la ferme ce jour-là et ayant laissé un témoignage, on peut citer Marcellin Marbot qui commandait le 7e régiment de hussards et dont l'uniforme est présenté dans la salle dédié aux Cent-Jours au Musée de l'Armée.
La ferme fut partiellement incendiée lors de la bataille et ne fut reconstruite qu'en 1857-1858, époque à laquelle fut érigée la tour octogonale qui surmonte le porche[3],[4].
Vendue en 1999 à la société immobilière Imbra, qui gère depuis 1931 les biens fonciers des descendants de Jeanne Solvay (1864-1947)[4], la ferme abrite actuellement le centre équestre de la Papelotte.
Architecture
Comme la ferme de la Haie Sainte, la ferme de la Papelotte est un exemple typique de ferme brabançonne en quadrilatère dont les bâtiments sont disposés autour d'une cour centrale.
Comme souvent en Brabant wallon, la ferme présente une maçonnerie de briques peintes à la chaux de couleur blanche, sauf la base des murs, peinte en noir sur une hauteur de quelques dizaines de centimètres. Les toitures, en bâtière simple (sauf la grange et le corps de logis qui présentent des bâtières à croupes), sont couvertes d'ardoises.
La façade ouest, en briques apparentes à l'extérieur, est percée d'un large portail dont les piédroitsharpés en pierre bleue supportent un arc en anse de panier. Ce portail est surmonté d'une tour octogonale en briques ornée de chaînages d'angle en pierre blanche. Cette tour (complètement atypique pour une ferme brabançonne) repose sur une base carrée qui porte quatre petites tourelles de pierre aux angles.
Au nord, la ferme présente une vaste grange datée de 1856[2] qui s'ouvre sur la cour par une porte semblable au portail occidental (encadrement de pierre bleue, piédroits harpés et arc en anse de panier).
Une remise à voitures s'ouvre sur l'angle est de la cour par six arcades en anse de panier séparées par des piles en pierre bleue[2].
La grange.
La grange.
Les arcades de la remise à voiture.
Références
123456Bernard Coppens et Patrice Courcelle (préf.Jean-Philippe Tondeur, ill.Patrice Courcelle), Waterloo 1815 les carnets de la campagne no4: La Papelotte, Bruxelles, Editions de la Belle Alliance, , 80p., p.4,5
123Le Patrimoine monumental de la Belgique, Wallonie 2, Brabant, Arrondissement de Nivelles, Pierre Mardaga éditeur, 1998, p.581.