Champart
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Le champart est une redevance du paysan due au seigneur, à l'Époque féodale et sous l'Ancien Régime, qui consiste à prélever une part de la récolte, à céder au seigneur. Il est prélevé après la dîme due au clergé. En tant que redevance, il représente une partie ou la totalité du cens appliqué à une tenure.
Le bénéficiaire est appelé « champarteur ».
Selon les provinces, il s'appelle : arrage, gerbage, parcière, tasque (en Provence[1]), terrage, soyeté[2].
Dans le Nord, on utilise généralement le terme terrage, et plus rarement l'expression de droit de soyeté. Le champart ou terrage caractérisait le Hainaut et le Cambrésis. Il était inconnu dans une partie de la Flandre wallonne et en Flandre maritime[3].
C'est un prélèvement en nature effectué par le seigneur sur les terres roturières lorsqu'elles sont en culture, le plus souvent sur les céréales (plus faciles à conserver), en moyenne une gerbe sur huit. Le bénéficiaire devait venir le « quérir » (chercher). On ne pouvait réclamer les arriérés non-perçus.
En Provence, ce droit variait entre 1/25e et au maximum, 1/6e des récoltes[1].
À partir du XVIe siècle, il est souvent converti en cens payé en argent de valeur équivalente, en particulier en Île-de-France. Des champarts en nature se perpétuent cependant jusqu'à la Révolution, par exemple en Bourgogne.