Chantal Nobel
actrice française
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Chantal Bonneau, dite Chantal Nobel, née le à Rouen (Seine-Inférieure) et morte le à Ramatuelle (Var), est une actrice française.
Ramatuelle (France)
| Naissance | |
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| Décès |
(à 77 ans) Ramatuelle (France) |
| Sépulture |
Cimetière de Ramatuelle (d) (depuis le ) |
| Nom de naissance |
Chantal Bonneau |
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| Période d'activité |
- |
Biographie
Enfance et formation
Chantal Bonneau dite Nobel naît le à Rouen en France[1]. Fille de Guy et de Denise Bonneau, elle a douze ans quand son père meurt[2],[3]. Sa mère se remarie avec Bernard Loisel, pharmacien[2].
À quatorze ans, elle commence sa formation au conservatoire de Rouen[3],[4]. Puis à dix-sept ans, elle intègre le conservatoire d'art dramatique de Paris[4].
Chantal Bonneau se fait connaître sous son vrai nom, avant d'adopter un premier pseudonyme Jackie Nobel puis Chantal Nobel soufflé par son professeur l'acteur Robert Manuel[3],[5],[6].
Carrière
En 1968, Chantal Nobel débute au théâtre et connaît un premier succès à vingt ans dans un rôle secondaire, dans la pièce de théâtre Boeing Boeing de Marc Camoleti à l'affiche depuis 1960[4],[2].
En parallèle, la comédienne apparaît dans des rôles mineurs pour son premier film d'espionnage La Main noire (1969) de Max Pécas et la comédie La Honte de la famille (1969) de Richard Balducci[2].
En 1979, elle décroche le rôle principal, celui de Sophie, née Lambrefoux, veuve Champlitte et épouse de Nicolas Ozareff, à la fin du Premier Empire dans La Lumière des justes, adapté de l'œuvre romanesque éponyme d’Henri Troyat.
En 1985, elle participe au Rallye Paris-Dakar[7] aux côtés de Georges Groine, après le tournage au cours de l'année 1984 où elle tient le premier rôle féminin du feuilleton à succès Châteauvallon.
Accident
Le à 3 h 20 du matin, sa carrière s'interrompt brutalement après un enregistrement de l'émission Champs-Élysées. Chantal Nobel est victime d'un grave accident de voiture à bord de la Porsche 924 Carrera GT conduite par le chanteur Sacha Distel lors de la traversée de Maltaverne, petit village près de Tracy-sur-Loire[8].
Affirmant qu'il ne roulait qu'à 70 km/h, Sacha Distel donne sa version de l'accident : « J'ai vu les bandes blanches plastifiées qui deviennent aussi glissantes que des flaques d'huile dès qu'il pleut. Dans la courbe à gauche, à la sortie du parking des camions, si j'avais été trop vite, comme certaines personnes bien intentionnées l'ont laissé entendre, je serais sorti à droite, n'importe quel pilote professionnel vous le dira. Or, la voiture a touché un petit remblai de béton le long de la chaussée. Ça a fait déjanter les deux roues droites, la voiture, déséquilibrée, a fait un petit tête-à-queue et est allée se ficher dans un pylône à proximité »[9].
Après vingt et un jours passés dans le coma à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, grièvement blessée au visage et handicapée à vie à 80 %, Chantal Nobel se retire de la vie publique dans le Sud de la France, mettant fin du même coup à la série Châteauvallon. Elle porte plainte contre Sacha Distel[10],[11]. La version de Chantal Nobel divergeait de celle de Distel car elle affirma que la vitesse du véhicule était de 150 km/h ; de plus, elle lui avait plusieurs fois demandé de ralentir. En 1988, Sacha Distel est condamné à un an de prison avec sursis pour blessures involontaires[12],[13].
Lors de son hospitalisation en 1985, trois paparazzi pénètrent dans sa chambre d'hôpital pour prendre des photos d'elle contre sa volonté, déguisés en soignants. Le professeur Viars, chef du service anesthésie-réanimation de la Pitié-Salpêtrière, avait été choqué par ce procédé, scandaleux pour sa patiente et son service. L'affaire a donné lieu à la condamnation des paparazzi et à leur inscription au fichier. La « jurisprudence Chantal Nobel », découlant de l'arrêt de la cour d'appel de Paris du , élargit la notion de respect du domicile. Il est en effet admis dans cet arrêt que la chambre d’hôpital est considérée comme le domicile privé du patient pendant le temps où il y réside[14].
Elle entreprend une longue rééducation. C'est là que, six mois après le drame, elle épouse en secret, alors qu’elle ne se déplace qu'en fauteuil roulant, son compagnon Jean-Louis Julian. Ils achètent une maison à Ramatuelle. Les séquelles de ses blessures l'obligent encore à marcher avec une canne[15].
En 1996, elle est invitée dans l'émission Studio Gabriel de Michel Drucker ; c'est sa première apparition télévisuelle après onze années[16].
Vie privée
En , Chantal Nobel a une fille, Alexandra, avec son compagnon Jacques-Henri Marin. Elle épouse, en 1985, le bijoutier Jean-Louis Julian, déjà père d'une fille, et avec qui elle a une autre fille, Anne-Charlotte, née en . Elle a quatre petits-enfants[17].
Mort
Chantal Nobel meurt à l'âge de 77 ans le à son domicile de Ramatuelle[18]. Ses obsèques se déroulent le en l'église de Ramatuelle, suivies par l'inhumation dans l'intimité au cimetière communal[19].
Filmographie
Cinéma
Longs métrages
- 1969 : La Main noire de Max Pécas : Éléonore
- 1969 : La Honte de la famille de Richard Balducci : Nathalie Maspie
- 1971 : La Grande Maffia de Philippe Clair : Mlle Ducœurjoli
- 1972 : L'Odeur des fauves de Richard Balducci : Marie Fulton
- 1972 : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil de Jean Yanne
- 1974 : Le Permis de conduire de Jean Girault : une employée de banque
- 1974 : Les murs ont des oreilles de Jean Girault : Claudine
- 1975 : Opération Lady Marlène de Robert Lamoureux : Madame de Parcy
- 1976 : L'Année sainte de Jean Girault : une hôtesse de l’air
- 1976 : Le Jour de gloire de Jacques Besnard : Mlle Verger
- 1982 : Te marre pas... c'est pour rire ! de Jacques Besnard : Janine Royer, l'assistante de Marcello
- 1983 : Flics de choc de Jean-Pierre Desagnat : Wanda Romanoff
- 1984 : Les parents ne sont pas simples cette année de Marcel Jullian : Alexandra Labruyère
Télévision
Téléfilms
- 1975 : La Rôtisserie de la reine Pédauque de Jean-Paul Carrère : Jahel
- 1976 : L'Homme de sable de Jean-Paul Carrère : Moïra
- 1979 : Histoires de voyous: Des immortelles pour Mademoiselle de Paul Siegrist : Florence Fizzi-Dorini
- 1981 : Adieu ma chérie de Serge Friedman
- 1982 : Ultimatum de Georges Farrel : Laureen Seygmoor
Séries télévisées
- 1973 : Les Dossiers du professeur Morgan (saison 3, épisode 2 : Un travail d'artiste)
- 1977 : Aurore et Victorien : Agnès de Réquistat, la sœur ainée d'Aurore
- 1977 : Mariages : Fabienne
- 1978 : Ces merveilleuses pierres de Paul Siegrist : Jacqueline Lefranc
- 1979 : La Lumière des Justes de Yannick Andrei : Sophie de Champlitte / Sophie de Lambrefoux
- 1980 : Les Dames de cœur : Agatha (saison 1, épisode 4 : Jupons en batailles)
- 1981 : Salut champion : Juliette Majoureau (13 épisodes)
- 1983 : Secret diplomatique (saison 1, épisode 3 : JMort d'un ambassadeur)
- 1985 : Châteauvallon de Paul Planchon, Emmanuel Fonlladosa : Florence Berg (26 épisodes)