Seine-Maritime
département français numéro 76, situé en Normandie
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La Seine-Maritime, dénommée Seine-Inférieure jusqu'au , est un département français de la région Normandie[1],[2],[3], dont il héberge plus du tiers de la population. L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) et La Poste lui attribuent le code 76.
| Seine-Maritime | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Création du département | |
| Chef-lieu (Préfecture) |
Rouen |
| Sous-préfectures | Dieppe Le Havre |
| Président du conseil départemental |
Bertrand Bellanger |
| Préfet | Jean-Benoît Albertini |
| Code Insee | 76 |
| Code ISO 3166-2 | FR-76 |
| Démographie | |
| Gentilé | Seinomarin |
| Population | 1 260 964 hab. (2023 |
| Densité | 201 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 40′ nord, 0° 50′ est |
| Superficie | 6 278 km2 |
| Subdivisions | |
| Arrondissements | 3 |
| Circonscriptions législatives | 10 |
| Cantons | 35 |
| Intercommunalités | 18 |
| Communes | 708 |
| Liens | |
| Site web | seinemaritime.fr |
| modifier |
|
Sa préfecture est Rouen et sa plus grande ville est Le Havre.
Gentilé
Histoire

Le département de la Seine-Inférieure est créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir d'une partie de la province de Normandie. En 1800 sont créés 5 arrondissements : Dieppe, Le Havre, Neufchâtel, Rouen et Yvetot.
Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (), le département est occupé par les troupes britanniques de à novembre 1818 (voir « Occupation de la France à la fin du Premier Empire »).
Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III, la Seine-Inférieure fait partie des départements placés en état de siège afin de parer à tout soulèvement massif[8]. En 1926, les arrondissements de Neufchâtel et d'Yvetot sont supprimés.
Elle prend le nom de « Seine-Maritime » le [9].
Pendant mai 68, le département est celui des premières usines en grève. Chez Renault-Cléon, jeudi à 5 heures, l'équipe du matin trouve portes fermées, la grève ayant été déclenchée le mardi à 15 heures[10]. Plusieurs centaines de salariés de l'équipe de nuit restent enfermés dans les bâtiments administratifs et le directeur de l'usine refuse de quitter l'entreprise.
Armoiries
| Blasonnement :
« De gueules à la fasce ondée d'argent, accompagnée de deux léopards d'or armés et lampassés d'azur. »[11]
Commentaires : Armoiries proposées par Robert Louis en 1950[12]. Ce sont les armes de la Normandie avec une fasce évoquant la Seine. |
Géographie

La Seine-Maritime, baignée par la Manche de l'estuaire de la Seine jusqu'à l'embouchure de la Bresle, fait partie de la région Normandie. Elle est limitrophe des départements de la Somme, de l'Oise, du Calvados et de l'Eure.
Le plateau crayeux du pays de Caux occupe la majeure partie du département, qui comprend aussi, à l'est, le Petit Caux et le pays de Bray, ainsi qu'au sud, la vallée de la Seine.
Les principales villes du département sont : Rouen, Le Havre, Dieppe, Fécamp, Elbeuf, Barentin, Yvetot et Lillebonne.
- Paysages de la Seine-Maritime :
- Les falaises du Tréport, au nord.
- Neufchâtel-en-Bray à l'est.
- La vallée de la Seine, entre Le Havre et Tancarville à l'ouest.
Climat
Le climat de la Seine-Maritime est océanique. Il existe des différences de température entre le littoral et l'intérieur du département. En hiver, les températures enregistrées sur la côte sont plus douces que celles relevées plus à l'est. L'effet inverse est notable en été. Les terres du pays de Bray, situées plus en altitude, connaissent quelques épisodes neigeux en hiver. Les vents dominants viennent du sud-ouest ou de l'ouest. Ils peuvent souffler en tempête en automne et en hiver.
Interventions publiques
En 2017, le département dispose d'un budget de 1,8 Mrd€[13].
Les investissements : chiffres clés
La solidarité : 817,7 M€[14]
Les engagements de solidarité restent le premier budget de la collectivité avec 817,7 M€ :
- Revenu de Solidarité Active : 261,4 M€ ;
- Allocation Personnalisée d'Autonomie et personnes âgées : 209,6 M€ ;
- Enfance et Famille : 184,9 M€ ;
- Personnes en situation de handicap : 151,7 M€ ;
- Protection Maternelle et Infantile, Santé Publique : 3,6 M€ ;
- Coopération décentralisée : 0,41 M€ ;
- Lutte contre les discriminations et le racisme : 0,35 M€.
Développement du territoire : 88,1 M€
Égalité des droits (Éducation, Culture et Sport) : 136,3 M€
Mobilité, la sécurité et la protection de l’environnement : 162,7 M€
Frais de structure : 243,8 M€[14].
L'encours de la dette du département de la Seine-Maritime est de 989 M€ au . Il a diminué de plus de 247 M€ entre le et le .
Développement économique
Emplois, revenus et niveau de vie
Selon les résultats du recensement de la population de l'Insee pour 2023, le département de la Seine-Maritime comptait 773 229 résidents âgés de 15 à 64 ans.
Population active et chômage
Le taux d'activité des 15 à 64 ans s'établit à 74,0 % (dont 64,7 % d'actifs ayant un emploi et 9,3 % de chômeurs). Les inactifs représentent 26,0 % de cette tranche d'âge, répartis entre élèves et étudiants (10,4 %), retraités ou préretraités (6,5 %) et autres inactifs (9,2 %)[15].
En 2023, 71 560 personnes sont au chômage, soit un taux de chômage départemental de 12,5 %. Le chômage touche particulièrement les jeunes actifs :
- 15 à 24 ans : 24,5 % ;
- 25 à 54 ans : 11,0 % ;
- 55 à 64 ans : 9,5 %.
Parmi les 502 921 résidents actifs pourvus d'un emploi, les professions intermédiaires (27,4 %), les employés (26,9 %) et les ouvriers (23,2 %) constituent plus des trois quarts de la population occupée, devant les cadres et professions intellectuelles supérieures (16,2 %), les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (5,3 %) et les agriculteurs exploitants (0,9 %)[15].
Répartition et évolution des emplois au lieu de travail
Le nombre d'emplois localisés dans le département s'élève à 514 625 en 2023, en progression par rapport à 2017 (495 461) et 2012 (507 639). Le salariat concerne 90,3 % de ces postes, et les femmes occupent 49,0 % de l'ensemble des emplois.
Le secteur tertiaire regroupe à lui seul 76,7 % des emplois seine-marins (44,6 % dans le commerce, les transports et les services divers et 32,1 % dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale). L'industrie représente 14,5 % des emplois, la construction 7,0 % et l'agriculture 1,7 %.
| Secteur d'activité | 2012 | 2017 | 2023 | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Emplois | % | Emplois | % | Emplois | % | Part des femmes | Part des salariés | |
| Agriculture | 9 323 | 1,8 % | 9 121 | 1,8 % | 8 841 | 1,7 % | 26,2 % | 44,7 % |
| Industrie | 81 552 | 16,1 % | 76 014 | 15,3 % | 74 700 | 14,5 % | 27,5 % | 95,6 % |
| Construction | 38 190 | 7,5 % | 33 460 | 6,8 % | 36 136 | 7,0 % | 11,3 % | 83,4 % |
| Commerce, transports, services divers | 217 146 | 42,8 % | 213 729 | 43,1 % | 229 546 | 44,6 % | 46,8 % | 88,4 % |
| Administration, enseignement, santé, action sociale | 161 427 | 31,8 % | 163 138 | 32,9 % | 165 402 | 32,1 % | 71,3 % | 94,3 % |
| Ensemble | 507 639 | 100,0 % | 495 461 | 100,0 % | 514 625 | 100,0 % | 49,0 % | 90,3 % |
Agriculture et pêche
L'agriculture occupe une place prépondérante sur le territoire. En 2024, la surface agricole utile (SAU) déclarée s'élevait à 388 403 hectares[16]. Le recensement agricole décennal de 2020 dénombrait 4 795 exploitations agricoles pour 7 782 emplois en équivalent temps plein (ETP) et une production brute standard (PBS) de 984,2 M€[16].
Productions végétales
Les grandes cultures et les prairies dominent les paysages ruraux du département, notamment sur le plateau du pays de Caux et dans le pays de Bray :
- Céréales : le blé tendre constitue la première culture avec près de 101 000 ha et une production de plus de 756 000 tonnes en 2024, complétée par l'orge (28 000 ha) et le maïs grain[16] ;
- Plantes industrielles et à fibres : le département est réputé pour la culture du lin textile (plus de 44 500 ha de plantes à fibres déclarés en 2024), la betterave industrielle (1,56 million de tonnes récoltées sur plus de 18 000 ha) et le colza (23 000 ha)[16] ;
- Cultures maraîchères et tubercules : la production de pomme de terre est également significative (plus de 686 000 tonnes sur environ 15 300 ha)[16] ;
- Surfaces fourragères : les prairies permanentes représentent plus de 96 000 ha, auxquelles s'ajoutent le maïs fourrage (près de 32 000 ha) et les prairies temporaires[16].
Élevage et production laitière
L'élevage constitue un pilier historique de l'agriculture locale :
- Bovins et filière laitière : le cheptel bovin comptait 357 067 têtes en 2024, dont 73 418 vaches laitières et 55 951 vaches nourrices (viande). La production laitière départementale a atteint près de 5,68 millions d'hectolitres de lait de vache cette même année[16] ;
- Autres élevages : la filière porcine représente 126 914 têtes, complétée par les cheptels ovins (36 000 têtes) et caprins[16].
Pêche et sylviculture
- Pêche : l'activité halieutique s'articule autour de la façade maritime et des ports de Le Havre, Dieppe (premier port coquillier de France pour la coquille Saint-Jacques), Fécamp et Le Tréport ;
- Sylviculture : le patrimoine forestier départemental compte plusieurs massifs majeurs, dont les forêts domaniales d'Eawy, d'Arques, de Brotonne et de Roumare.
Commerce
Industrie
Les zones industrielles, dans la vallée de la Seine, se répartissent sur trois pôles principaux : l'estuaire (zone industrialo-portuaire du Havre), la zone Lillebonne/Notre-Dame-de-Gravenchon en amont du pont de Tancarville et Rouen.
Les activités industrielles sont diverses : la pétrochimie (raffinerie de Normandie, Total ; raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon, ExxonMobil, Shell), les industries de pointe, en particulier les usines automobiles Renault (Sandouville, Cléon, Dieppe) et deux centrales nucléaires à Penly (2 × 1 300 MW) au nord de Dieppe et à Paluel (4 × 1 300 MW) à l'est de Fécamp.
Les activités portuaires sont réparties sur différents sites : port du Havre (premier port à conteneurs de France), grand port maritime de Rouen, port du Havre-Antifer et ports secondaires (Dieppe, Fécamp et Le Tréport).
Recherche
Transports
L'axe Paris – Rouen – Le Havre est l'axe de transport majeur du département, construit autour de la Seine navigable et parcouru par les autoroutes A13 et A131 et par la ligne ferroviaire majeure de Paris-Saint-Lazare au Havre. Les ports du Havre et de Rouen sont deux des plus importants ports maritimes français, et jouent un rôle majeur dans l'économie du département et sa physionomie.
Tourisme
Le tourisme est diversifié entre Rouen, la vallée de la Seine, les stations balnéaires du littoral (Étretat[17], Fécamp, Dieppe, Le Tréport). On peut également évoquer les ports, parmi lesquels, notamment, Saint-Valery-en-Caux pour la plaisance. La Seine-Maritime dispose de huit passages d'eau entre Rouen et l'embouchure de la Seine, permettant la traversée de celle-ci par des bacs amphidromes, en complément des ponts.
Le département possède, dans la commune de Saint-Pierre-en-Port, un musée consacré aux croyances et aux traditions cauchoises des années 1950. Le musée retrace les croyances en matière d'exorcisme, de secrets de sorciers et de Saints guérisseurs et propose des reconstitutions des pièces à l'époque[18].
- Le Musée des croyances et traditions cauchoises de Saint-Pierre-en-Port
- Le musée.
- La reconstitution d'une salle à manger des années 1950.
- La reconstitution d'une salle de classe des années 1950 au musée.
- La reconstitution d'un oratoire.
- Les grimoires de sorcellerie conservés au musée.
- Une poupée de sorcellerie conservée au musée.
Le département compte un village classé parmi les Plus Beaux Villages de France : Veules-les-Roses[19]. Il possède aussi, dans la commune d'Allouville-Bellefosse, un chêne pédonculé de plus de 1200 ans et qui est inscrit depuis 2009 à l'inventaire du patrimoine culturel immatériel en France[20].
- Photo du chêne pédonculé d'Allouville-Bellefosse.
- Le Jardin jungle d'Eu.
- La nef de l'abbatiale Saint-Georges-de-Boscherville.
- Magnolia visibles au bois des Moutiers à Varengeville-sur-Mer.
- Le funiculaire du Tréport.
Routes touristiques
Plusieurs routes touristiques dans le département permettent de découvrir le patrimoine selon un thème :
- la route des abbayes, qui va de l'abbaye de Graville, au Havre, à celle de Saint-Ouen, à Rouen, en passant par Montivilliers, l'abbaye de Gruchet-le-Valasse, l'abbaye de Saint-Wandrille, l'abbaye de Jumièges et celle de Saint-Martin-de-Boscherville ;
- la route de l'ivoire (Dieppe, Yvetot) ;
- la route du verre (pays de Bray) ;
- la route des colombiers (pays de Caux) ;
- la route des fruits (vallée de la Seine), l'été.
Parcs et réserves naturelles
Les principaux sites sont le parc naturel régional des Boucles de la Seine normande, la côte d'Albâtre avec ses plages de galets et ses falaises, le jardin botanique du bois des Moutiers, parc de 12 hectares à Varengeville-sur-Mer, le jardin jungle d'Eu et le parc zoologique de Clères.
Châteaux
Les principaux châteaux sont le château d'Arques-la-Bataille (vestiges), le château d'Ételan (Renaissance flamboyante) à Saint-Maurice-d'Ételan, le château de Filières (XVIe au XVIIIe siècle) à Gommerville, le château de Miromesnil près de Dieppe, lieu de naissance de Guy de Maupassant, le château de Cany-Barville et le château de Galleville à Doudeville. Le Château d'Eu est l'ancienne résidence d'été du roi Louis-Philippe Ier.
- Le clocher de l'abbaye de Graville.
Les résidences secondaires
Selon le recensement général de la population du , 3,8 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires en 2017[21].
Ce tableau indique les principales communes de la Seine-Maritime dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux en 2008 :
| Commune | Population SDC | Nombre de logements | Rés. secondaires | % Rés. secondaires |
|---|---|---|---|---|
| Veulettes-sur-Mer | 321 | 497 | 341 | 68,58 % |
| Quiberville | 522 | 594 | 343 | 57,81 % |
| Veules-les-Roses | 572 | 807 | 445 | 55,18 % |
| Saint-Martin-aux-Buneaux | 664 | 620 | 332 | 53,60 % |
| Criel-sur-Mer | 2 724 | 2 134 | 873 | 40,90 % |
| Étretat | 1 505 | 1 387 | 548 | 39,51 % |
| Yport | 976 | 753 | 279 | 37,00 % |
| Sassetot-le-Mauconduit | 947 | 681 | 239 | 35,18 % |
| Saint-Pierre-en-Port | 842 | 612 | 209 | 34,09 % |
| Varengeville-sur-Mer | 1 040 | 760 | 258 | 33,95 % |
| Le Tréport | 5 576 | 4 153 | 1 339 | 32,25 % |
| Saint-Valery-en-Caux | 4 470 | 2 868 | 604 | 21,06 % |
Source : Insee, chiffres au .
Démographie
En décembre 2005, un sondage a été mené pour déterminer le nom à donner à ses habitants. Depuis, les habitants de la Seine-Maritime sont officiellement appelés les « Seinomarins »/« Seinomarines »[6].
Communes les plus peuplées
La Seine-Maritime a la particularité d'être un des rares départements, avec les Bouches-du-Rhône (Aix-en-Provence et Marseille), le Rhône (Lyon et Villeurbanne), la Seine-Saint-Denis (Montreuil-sous-Bois et Saint-Denis) et la Réunion (Saint-Denis et Saint-Paul), à posséder deux communes de plus de 100 000 habitants, en l'occurrence, Le Havre et Rouen. Cette particularité est d'autant plus forte que ces deux communes ne font, en plus, pas partie de la même agglomération.
| Nom | Code Insee |
Intercommunalité | Superficie (km2) |
Population (dernière pop. de réf.) |
Densité (hab./km2) |
Modifier |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Le Havre | 76351 | CU Le Havre Seine Métropole | 46,95 | 166 687 (2023) | 3 550 | |
| Rouen | 76540 | Métropole Rouen Normandie | 21,38 | 117 662 (2023) | 5 503 | |
| Saint-Étienne-du-Rouvray | 76575 | Métropole Rouen Normandie | 18,25 | 29 518 (2023) | 1 617 | |
| Sotteville-lès-Rouen | 76681 | Métropole Rouen Normandie | 7,44 | 29 003 (2023) | 3 898 | |
| Dieppe | 76217 | CA de la Région Dieppoise | 11,67 | 28 496 (2023) | 2 442 | |
| Le Grand-Quevilly | 76322 | Métropole Rouen Normandie | 11,11 | 25 789 (2023) | 2 321 | |
| Le Petit-Quevilly | 76498 | Métropole Rouen Normandie | 4,35 | 22 208 (2023) | 5 105 | |
| Mont-Saint-Aignan | 76451 | Métropole Rouen Normandie | 7,94 | 20 165 (2023) | 2 540 | |
| Fécamp | 76259 | CA Fécamp Caux Littoral Agglomération | 15,07 | 17 313 (2023) | 1 149 | |
| Montivilliers | 76447 | CU Le Havre Seine Métropole | 19,09 | 15 478 (2023) | 811 | |
| Elbeuf | 76231 | Métropole Rouen Normandie | 16,32 | 15 474 (2023) | 948 | |
| Bois-Guillaume | 76108 | Métropole Rouen Normandie | 8,85 | 14 539 (2023) | 1 643 | |
| Canteleu | 76157 | Métropole Rouen Normandie | 17,61 | 14 402 (2023) | 818 | |
| Oissel-sur-Seine | 76484 | Métropole Rouen Normandie | 22,19 | 12 317 (2023) | 555 | |
| Barentin | 76057 | CC Caux-Austreberthe | 12,74 | 12 022 (2023) | 944 |
Vie quotidienne en Seine-Maritime
Culture
Sports
Lieux de culte
Pour l'Église catholique romaine, le département correspond à l'archidiocèse de Rouen et au diocèse du Havre. Il y a une forte présence de l'Église réformée (protestants) à Bolbec, à Lillebonne, au Havre et à Rouen. L'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours est présente en Seine-Maritime avec deux paroisses au Havre et à Rouen.
Médias
La presse écrite est représentée par Paris-Normandie, Le Havre Presse, Havre libre, Le Courrier cauchois, Les Informations dieppoises, Liberté-Dimanche, Le Réveil de Neufchâtel, L'Éclaireur Brayon et Le Journal d'Elbeuf.
Administration et politique
- Liste des députés de la Seine-Maritime
- Liste des sénateurs de la Seine-Maritime
- Liste des conseillers départementaux de la Seine-Maritime
- Communes de la Seine-Maritime
- Anciennes communes de la Seine-Maritime
- Liste des préfets de la Seine-Maritime
- Hôtel de préfecture de la Seine-Maritime
Politique locale
Le conseil départemental édite : « Seine-Maritime Le magazine ».
Exécutifs des instances politiques départementales de la Seine-Maritime
De 2004 à 2014, le président du conseil départemental[22] est Didier Marie. En application de la réglementation régissant le cumul des mandats en France, Didier Marie (sénateur par suite de la démission de Marc Massion) abandonne la présidence le . Son successeur, Nicolas Rouly, a été élu lors de l'assemblée plénière le même jour.
Le , Pascal Martin est élu président du conseil départemental avec 36 voix en sa faveur contre 28 pour Nicolas Rouly et 2 pour Hubert Wulfranc. Deux conseillers départementaux ont voté blanc. Élu sénateur du département le à la suite de la démission de Charles Revet, il abandonne la présidence du conseil départemental le même jour.
Le , Bertrand Bellanger succède à Pascal Martin en tant que président de la majorité divers droite. Il est élu par 38 voix pour 70 inscrits et 44 votants[23]. Bertrand Bellanger a été élu conseiller départemental du canton de Mont-Saint-Aignan en , aux côtés de Catherine Flavigny. Accompagnant le changement de majorité à la tête du Département de la Seine-Maritime, il devient alors vice-président chargé de l'arrondissement de Rouen.
Découpage administratif
La Seine-Maritime est composée de 35 cantons. Avant le redécoupage cantonal de 2014, la Seine-Maritime comptait 69 cantons[24]. Rouen comptait sept cantons ; ce nombre est ramené à trois par la réforme.
Découpage électoral
Le département est divisé en 10 circonscriptions législatives :
- 1re circonscription - Rouen-Nord
- 2e circonscription - Bois-Guillaume - Gournay-en-Bray
- 3e circonscription - Rouen-Sud - Le Petit-Quevilly - Sotteville-lès-Rouen - Saint-Étienne-du-Rouvray
- 4e circonscription - Le Grand-Quevilly - Elbeuf - Petit-Couronne - Grand-Couronne
- 5e circonscription - Lillebonne
- 6e circonscription - Dieppe - Neufchâtel-en-Bray
- 7e circonscription - Le Havre-Nord
- 8e circonscription - Le Havre-Sud
- 9e circonscription - Fécamp
- 10e circonscription - Yvetot
Tendances et résultats politiques
Le département de Seine-Maritime est traditionnellement considéré comme de gauche, avec une forte présence communiste dans certains secteurs comme Le Havre, Dieppe, Le Tréport ou Saint-Étienne-du-Rouvray. C'est d'ailleurs en Seine-Maritime que le Front de gauche a réalisé son meilleur score au niveau national lors de l'élection régionale de 2015.
Le département a basculé de justesse à droite lors de l'élection départementale de 2015, mais est en revanche le seul département normand à avoir voté majoritairement à gauche lors de l'élection régionale de 2015[25].
Lors des élections présidentielles et législatives de 2017, la Seine-Maritime a confirmé son ancrage très à gauche en plaçant Jean-Luc Mélenchon en deuxième position, juste derrière Marine Le Pen, et en envoyant notamment trois députés issus du Parti communiste français (dont deux élus avec le soutien de La France insoumise), faisant ainsi de la Seine-Maritime le département le plus représenté au sein du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.
| Élection / collectivités | Gauche radicale | Gauche | Centre | Droite | Droite radicale |
|---|---|---|---|---|---|
| Élection présidentielle de 2022 (1er tour) | 25,82 % | 5,58 % | 30,06 % | 3,78 % | 34,76 % |
| Conseil régional de 2021 | 0 | 8 | 4 | 18 | 6 |
| Conseil départemental de 2021 | 8 | 30 | 5 | 23 | 0 |
| Députés | 4 | 1 | 3 | 2 | 0 |
| Sénateurs | 1 | 2 | 1 | 2 | 0 |
| Villes de + 25 000 habitants | 2 | 3 | 1 | 0 | 0 |
Enseignement
Les établissements scolaires du département de la Seine-Maritime dépendent tous de l'académie de Normandie ; ils sont sous la direction de l'inspection académique de la Seine-Maritime.
Santé
La santé et le social sont deux secteurs d'intervention qui entrent dans les compétences du conseil départemental. À ce titre, il est chargé de coordonner les actions en faveur des personnes âgées, des personnes en situation de handicap, des enfants, des familles et des personnes en difficulté. Il dispose aussi d’un droit de regard dans la gestion des établissements publics de santé présents sur le territoire départemental.