Chaos Festival
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Genèse

Les organisateurs du festival, issus du label Chaos Productions, qui fête alors ses deux ans d'existence, s'inspirent des Journées du chaos en Allemagne, une série de concerts de la scène punk allemande[1]. Le maire d'Orléans, Jacques Douffiagues, autorise le festival, et argumente devant le conseil municipal : « On prend la subvention du ministère, merci Jack, on fait au passage plaisir aux gosses des bouseux du coin, personne n’en saura jamais rien »[2].
Programmation et organisation
Sont programmés les groupes français Sub Kids, Kidnap, Collabos, Reich Orgasm, Komintern Sect, Trotskids et Camera Silens[3]. Plusieurs de ces groupes étaient liés au label Chaos Productions[4]. Le service d'ordre pour cette soirée était essentiellement composé de Hells Angels, et l'athmosphère devient rapidement très conflictuelle et violente, entre ce service d'ordre, les skinheads et les punks[5],[6],[7].
Impact
Ce festival rend visible une scène punk provinciale très active[7]. Carl, le chanteur de Komintern Sect, déclare : « J’ai toujours eu l’impression que ce que nous faisions n’avait rien d’extraordinaire et, au contraire, j’ai toujours pensé que les autres faisaient beaucoup mieux que nous ou tout au moins, que plein d’autres sales gosses pouvaient en faire autant. Nous n’étions que des gamins de province, nous n’intéressions pas grand monde, les médias spécialisés ne parlaient pas ou peu de nous… mais avec le recul, il faut bien reconnaître que ces moments étaient exceptionnels puisque nous prenions en main nos destins. On faisait ce que l’on voulait, sans que personne nous dise ce que l’on avait à faire »[8]